Rating: T parce que le sujet est morbide, et parce que Cid ne sait pas être poli.
Résumé: Un voyage pour enquêter sur la mort d'un être cher peut cacher d'autres motivations. La mort n'est jamais facile à accepter... Et si finalement ce qu'ils avaient cherché tout ce temps c'était une chance de lui dire toutes ces choses passées sous silence ?
Rappel: L'usage de l'italique indique un flash back.
Chapitre sept: Tue-les tous
Vincent avait voyagé de nuit et était désormais de retour à Wutaï. Il eut une rapide entrevue avec Godo où il se garda bien d'expliquer que Yuffie était vivante. Selon lui, la décision de renaître au monde appartenait à Yuffie. Elle se manifesterait auprès de son père quand elle le voudrait. Et il songea que dans le fond, il faisait une fleur à Cid qui aurait sûrement apprécié de savoir que Godo restait dans l'ignorance et la souffrance. Vincent se fichait de Godo, seul importait Yuffie, et pour cela il devait savoir comment trouver Slevin.
Godo dût être effrayé par son air déterminé, car il céda très vite à sa demande et lui expliqua comment trouver le village de Slevin ainsi que son dernier repère connu.
Après cela, Vincent traversa la ville assez rapidement, puis dirigea son skate volant vers le village non loin de Wutaï. Il y interrogea toutes les personnes susceptibles de savoir où était Slevin, la famille en particuliers. Personne ne put lui répondre. Mais il n'abandonna pas si facilement et dirigea ses recherches vers l'ancien repère de l'homme. Il y trouva quelques hommes en train de dévaliser les lieux et obtint le numéro de téléphone de l'homme en échange de leurs vies.
Il appela Reeve au milieu de la nuit, sachant que son ami aurait retrouvé le bâtiment de la WRO après avoir prévenu Cloud et Tifa.
-Tu as encore ton localisateur de PHS ? s'informa-t-il.
-Oui, tu as trouvé le numéro de Slevin ?
Vincent le lui donna.
-Il faut que tu l'appelles pour que je le localise, expliqua Reeve. Et plus tu le maintiens au bout plus j'ai de chance d'être précis.
-Je te mets en attente, répondit Vincent.
Il composa le numéro qu'on lui avait donné. Une réponse survint au bout de quelques sonneries.
-Ouais ?
-...
-C'est quoi le problème ?
-...
-Oh du con, vous êtes qui ? s'impatienta la voix.
-Je suis Vincent Valentine, répondit enfin Vincent.
-Ah ouais ? Et t'es qui Vincent machin chose ?
-Yuffie Kisaragi était mon amie, vous l'avez tuée.
-Quoi ? Nan mais je crois qu'il y a erreur là, tu te prends pour quoi ? Tu me menaces ? Attends mon coco, si je te trouve…
- Je te trouverai avant, Slevin.
Il y eut un léger silence des suites de la menace sous-jacente dans la voix de Vincent, puis Slevin reprit:
-J'ai pas peur de toi.
-Tu devrais. Car quand je te retrouverai, tu ne seras plus.
Vincent raccrocha sans laisse Slevin se remettre de la menace de mort. Il n'était pas intéressé par le fait d'effrayer cet homme. Il le détestait, seul sa mort comptait. Pour Yuffie.
Il reprit l'appel de Reeve.
-Il est dans un vieil entrepôt aux alentours de Midgard, énonça Reeve. Mes agents avaient repéré une activité anormale depuis quelques semaines, ça doit correspondre aux allées et venues des hommes de main de Slevin.
-Tu mets l'entrepôt sous surveillance, ordonna Vincent. Je veux savoir combien il y a d'hommes, où est le bureau de Slevin, et où sont les sorties.
-Tu ne crois pas que cette mission est dangereuse seul ?
-... Je le fais pour récupérer ma coéquipière, répondit Vincent après un silence.
Il ne laissa pas Reeve protester, et il raccrocha.
Il reprit la route sans attendre mais fit une étape chez Cid pour recharger son engin. L'homme voulut le persuader de le laisser venir mais Vincent refusa. Cid ne chercha pas à discuter, s'il y avait bien une chose de bien dans cette histoire, c'était qu'il savait désormais qu'il pouvait faire confiance à Vincent lorsqu'il s'agissait de Yuffie. Alors il le laissa partir, mais obtint auparavant la promesse qu'il y aurait une balle pour lui. Vincent le prévint également qu'il faudrait qu'il se tienne prêt pour venir le récupérer lui, et Yuffie.
Et lorsque Vincent prit la route de Midgard, il se sentit plus vivant que jamais.
Yuffie apprécia la légère brise qui caressa son visage. Elle s'assit au sommet des rochers, et observa la mer face à elle, fascinée. Elle se demandait si Vincent avait découvert qu'elle était encore en vie. Mais elle songea amèrement qu'après tout ce temps, il n'avait pas dû comprendre le message. Elle aurait aimé pourtant qu'il la retrouve. Il l'aurait convaincue de revenir vivre au grand jour, et qui sait ? Peut-être aurait-il enfin compris qu'on ne vit mieux que dans le présent.
Elle n'avait cessé de penser à lui après être partie, elle s'était jurée de ne jamais retomber amoureuse, ou du moins, d'oublier Vincent. Mais ça avait été impossible, et douloureux. Elle aurait voulu le contacter lorsque Slevin avait commencé à l'ennuyer, mais elle doutait qu'il soit venu, et elle n'avait pas eu le courage d'affronter une blessure de plus.
Parfois, lorsqu'elle fermait les yeux à Wutaï, leurs souvenirs lui revenaient. Ils avaient été si heureux, et Vincent ne se l'était jamais avoué. C'était lui qui les avait tués, lui et ses dénis, lui et son égoïste douleur. Mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir, elle savait désormais ce qu'on ressentait quand on avait abandonné la personne qu'on aime en la sacrifiant à la mauvaise personne.
Maintenant elle fermait les yeux, et elle n'arrivait plus à se souvenir. Tout lui semblait sombre, sans avenir. Et elle avait l'impression d'être morte pour de bon, pas seulement aux yeux du monde. Ne plus exister pour le monde était une étrange sensation. Être un fantôme parmi ses pairs, être sans exister... Et ne jamais pouvoir revoir ceux qu'on aime.
Elle avait pensé à Cid souvent, et elle s'était dit qu'il l'aurait aidé si elle avait appelé. Il était un peu le père qu'elle aurait voulu avoir. Puis elle en était arrivée à la conclusion que n'importe lequel de ses amis seraient venus pour elle si le courage de les appeler ne lui avait pas manqué. Puis Nanaki lui avait expliqué que si elle contactait ses amis, Godo en profiterait pour annoncer son mariage avec Slevin, et elle n'aurait plus aucun droit de refuser.
Elle s'allongea lorsque le soleil eut disparu dans l'océan, puis chercha le sommeil.
Il lui sembla qu'elle rêvait de Vincent.
L'entrepôt était hautement gardé et d'après Reeve, la sécurité avait doublé depuis l'appel de Vincent la veille. Mais les nombreuses grandes fenêtres permettaient un accès rapide, et furtif de nuit, puisque des projecteurs auraient attiré l'attention des autorités.
Vincent entra par la fenêtre la plus proche de ce qu'il savait être le local où Slevin se trouvait. Il assomma quelques gardes sur son passage, mais parvint à entrer sans encombre dans le local.
Il le trouva vide. Il soupira et fouilla dans les papiers sur le bureau après avoir vérifié l'absence de caméra. Ce Slevin n'était qu'un débutant. Il vit quelques photos de Yuffie prises dans différentes villes, et repéra une carte où l'on pouvait suivre les déplacements de Yuffie. Des dates correspondaient à chaque croix, et Vincent fut surpris de voir qu'une semaine plus tôt, Yuffie avait été repérée à quelques kilomètres de son manoir.
Il roula la carte et la cacha sous sa cape avant de reprendre Cerberus en main. Il allait sortir, lorsqu'il entendit une porte derrière lui s'ouvrir. Il fit volte face et pointa Cerberus droit sur l'intrus.
Un homme d'une carrure plutôt médiocre et sans charisme leva les mains, Vincent songea que marier Yuffie à un tel crétin était une insulte faite à sa muse.
-Qui êtes-vous et comment êtes-vous entré ici ? couina l'homme.
-Vous n'avez donc pas entendu ce que je vous avais dit ? Je suis Vincent Valentine, Slevin, et je tiens mes promesses.
-Je n'ai pas tué Yuffie, glapit Slevin en sentant la tension monter.
-Vous avez tué Jini, sa doublure, et vous la traquez depuis plus d'un mois après lui avoir fait vivre un enfer à Wutaï. Vous méritez la mort.
-Écoutez, nous pouvons négocier...
Vincent serra ses doigts sur son arme.
-Je ne négocie jamais, encore moins lorsqu'il s'agit de la vie de Yuffie Kisaragi.
-Je l'ai retrouvée ! tenta Slevin. Elle est près de la mer, elle a pris un pass pour l'une des îles inexplorées ! Mes hommes vont l'intercepter d'ici peu de temps !
Vincent ne montra pas son hésitation. Mais il voyait que Slevin était un lâche qui tenait à la vie, il ne mentait pas.
-Vous n'auriez jamais dû vous en prendre à Yuffie, déclara-t-il.
Des coups de feu résonnèrent dans tout l'entrepôt, ils furent deux. Un pour Cid Highwind, l'autre pour Yuffie Kisaragi.
L'alarme fut déclenchée, mais lorsque les hommes de mains de Slevin entrèrent dans le local, son bureau était en feu, et leur chef gisait sans vie à côté. L'assassin était déjà loin.
-Allez Vinnie, je sais que tu adores les contes de fée, avoue ! rit Yuffie.
-Non je n'aime pas les contes de fée, marmonna Vincent sans la regarder.
Yuffie se redressa sur le grand lit pour le fixer. Il était assis contre la tête de lit, toujours impassible, mais à cet instant, elle le savait, il était légèrement mal à l'aise. Elle se déplaça jusqu'à lui et s'assit en tailleur.
-Alors pourquoi quand je fais un cauchemar tu m'en racontes ?
-Parce que c'est tellement soporifique que tu te rendors.
-Tu ne les connaîtrais pas par cœur si tu les trouvais si nuls, insista-t-elle non sans malice.
-Je ne connais que les débuts, les trois premières pages suffisent à t'endormir.
Le visage de Yuffie s'illumina et il comprit qu'il avait trop parlé.
-Mais c'est encore plus intéressant, triompha-t-elle. Tu apprends des contes de fée par cœur pour moi ?
Il ne se donna pas la peine de répondre et Yuffie s'allongea à côté de lui, glissant ses mains sous sa tête. Il baissa les yeux vers elle, il la sentait songeuse.
-Et si je te le demandais, tu m'en fabriquerais un de conte de fée ? murmura-t-elle.
-Je ne vois pas ce que tu veux dire.
-Eh bien, si un jour des méchants pirates m'enlèvent tu viendras me sauver ?
-Je suppose que oui, avoua-t-il. Mais je les massacrerai après, alors ça n'aurait rien d'un conte de fée.
-Moi ça me va, sourit-elle doucement. Tant que tu m'embrasses à la fin, toutes les péripéties me vont, ajouta-t-elle.
Il leva les yeux au plafond alors qu'elle roulait pour poser sa tête sur son ventre. Il la laissa faire, il s'était habitué à son contact. Il y avait beaucoup de choses qu'il la laissait faire, et il se trahissait souvent désormais. Mais il restait conscient de qui il était, et surtout, d'à quel point elle méritait mieux. Il ne pensait pas pouvoir la rendre heureuse, elle si douce et enfantine, si belle et si pleine de vie. Il aimait qu'elle soit encore là, mais il détestait qu'elle ne soit pas partie. Elle n'en faisait qu'à sa tête, et il n'avait plus le courage de vouloir la chasser.
-Hey coéquipier Vinnie ? l'appela-t-elle doucement.
-Hmm ?
-A quand notre prochaine mission ensemble ?
-Je ne sais pas, Reeve n'a pas encore appelé.
-Tu veilles sur mon sommeil hein ?
-Comme toujours, confessa-t-il.
Yuffie sourit et ferma les yeux, se serrant un peu plus contre lui. Il posa sa main sur son épaule et laissa tomber sa tête en arrière, soupirant silencieusement.
-Tu sais Vinnie, si tu me laissais faire, notre histoire ça serait un beau conte de fée.
Il ne répondit pas, il ne répondait jamais à ses déclarations... Parce qu'il ne savait plus lui dire non, et parce qu'au fond, il sentait qu'il se voilait la face.
Ah ! plus qu'un chapitre =)
Demain c'est la rentrée (VDM) donc je posterai le dernier chapitre effectivement dans deux jours mais je ne sais pas exactement quand je reviendrai poster de nouvelles choses.
Merci à Lys9191, lunastrelle, 666bulle, Ysa666, ShaKaan et Redfoxline, je n'ai pas pris le temps de vous répondre, j'en suis désolée, mais vos reviews me vont droit au coeur, merci mille fois =)
