Blabla de l'auteur : Salut à tous. J'espère que votre semaine a été bonne. Dans ce chapitre, il ne se passe rien de très important. Sauf peut-être un moment que vous attendez genre … Depuis dix chapitres. J'en dis pas plus. En attendant, on passe aux rars Merci à nouna, MissNessaEvansCullen, Bonilia, et Miss Lizzie (Salut miss. Ravie de te revoir. C'est vrai qu'entre Nate et Jenny, tout commence, mais c'est plutôt bien partit, non ? Ouais, mais le père de Mitchie le voit moins. Et puis, c'est un truc de fille non ! Tu soulèves là un point important, faut-il que Jordan soit présent à la villa pour que Shane et Mitchie s'avoue ce qu'ils ressentent pour l'autre ? Débat ouvert sur ma page facebook (Missy Tagada si t'es intéressée) Bisous), Lia Rose (Salut miss. Pour tes idées, je vais y penser, c'est juré ptdrrr. On a vu, je crois, que Mitchie ne tenait pas l'alcool, on va pas récidiver, tu crois pas ? mdr Bisous) Sarah (Hey miss. Welcome ! ^^ Et oui, ils commencent enfin à se rapprocher. Espérons que ça continue, parce qu'entre-nous, ça devient long mdr. Enfin comme tu le verra dans ce chapitre, ils sont bien parti ^^. Sinon pour Nate et Jenny, in fact, ils se rapprochent aussi et devine, c'est pas fini mdr. Ouais tout le monde là-bas, ça va être la révolution mdr Bisous), pour leurs reviews.

Disclaimer : L'univers entier appartient à Disney (malheureusement) Jenny n'est qu'un juste mélange de mon clone et moi ! Quant au reste, je ne revendique pas leur appartenance ! Si vous les voulez, (idée, réplique, ou autre) servez-vous, si vous m'autorisez à garder mon personnage masculin préféré !;)

Merci à Chris87 pour ses corrections.

Chapitre 17 Deux semaines !

POV de Shane

La soirée fut agréable et nous rentrâmes, ensuite, à notre hôtel promptement. Nous devions faire nos sacs, prévenir Sam et Jason et payer la note. En plus, la journée avait été longue et j'avais mal aux pieds. Je ne rêvais que d'une chose, me coucher. Naturellement Nate était ravi que Jenny vienne avec Mitchie, aussi je me fis un plaisir de le questionner sur elle. Il vira rouge brique et retourna la situation à son avantage en me posant plusieurs questions sur notre artiste. Selon lui, j'en pinçais pour elle. N'importe quoi ! Elle était gentille certes et j'aimais parler avec elle, mais de la à dire que je l'aimais, il y a une marge.

« - Alors pourquoi tu passes ton temps à lui faire des farces et des remarques ? Parce que d'un point de vue extérieur, on dirait que tu ne veux pas qu'elle t'oublie. D'ailleurs Asha a une théorie très intéressante à ce sujet …

« - J'aime bien la taquiner, y a rien de mal à ça. Bon je vais me coucher !

Aussitôt, je m'enfuis de sa chambre et regagnais la mienne. Je l'entendis cependant se moquer de moi, avant que je ne ferme sa porte. Ils ont tout faux ! Je ne suis pas amoureux d'elle. Je l'apprécie simplement pour ce qu'elle est. Même si j'ignore qui elle est vraiment, j'en ai eu un aperçu aujourd'hui et ca m'a plut. C'était presqu'aussi agréable que lorsque je l'ai tenu dans mes bras. J'avoue, j'aime la sentir contre moi, mais ça ne fait pas de moi une victime de l'amour, si ? Non ! Bon alors où ont-ils été pêché cette attirance soudaine ? Secouant la tête, je me couchais. Vivement qu'on retourne à la maison. Les matelas ici sont trop durs.

Lorsque je m'éveillais, je fronçais les sourcils. J'avais fait un drôle de rêve, certes agréable certes, mais étrange. Il ne ressemblait pas à ceux que je faisais habituellement. Dans celui là, Mitchie et moi étions ensemble. Impossible, surtout que Jordan n'existait pas, puisque je ne l'avais pas vu. Haussant les épaules, je me levais sans enthousiasme et commençais à me préparer en songeant qu'on retournait à la villa ce soir. Ragaillardi par cette bonne nouvelle, je mis plus de temps à me préparer. Etrange, ce n'était pas mon genre de me faire beau pour voyager habituellement. Quand je fus prêt, je fis ma valise et rejoignis mon meilleur ami. Lui aussi semblait s'être préparé avec plus que soin que d'habitude. Il me regarda et nous échangeâmes un sourire. Si on nous demande, je dirais que c'est pour l'image du groupe. On ne peut pas arriver dans un lieu public débraillé, de toute manière. J'allais payer la note et montais dans la limousine. Celle-ci nous déposa devant chez Mitchie et nous restâmes interdits en les voyant danser devant la maison en chantant. J'avoue que la Macarena n'est pas ma chanson préférée, mais là, j'adorerais la danser avec elle. Je secouais la tête et mon ami les appela. Elles se stoppèrent d'un coup et nous rejoignirent avec leurs sacs. Elles nous saluèrent avec froideur et tandis que mon artiste boudait dans son coin, Jenny nous dit :

« - Y a intérêt à ce que le voyage se passe bien, parce qu'on était en plein cérémonial de chance chez les indiens scout de Mars !

Nous la regardâmes, incrédules et elle nous expliqua.

« - Avant chaque voyage en avion, on danse la Macarena trois fois de suite et la Danse Des Canards pour nous porter chance. C'est une tradition des scouts indiens de Mars, dit-elle avant d'ajouter, vraiment aucune culture !

Aussitôt, elles se regardèrent et éclatèrent de rire. Je n'avais pas trop suivi mais bon, je songeais que c'était une ânerie sans doute. Le voyage en voiture fut rapide mais notre avion n'arrivait que dans une heure. Nous nous assîmes à l'écart et elles se regardèrent. Echangeant un sourire, elles se levèrent en mettant quelque chose dans leur poche. Inquiet, je les regardais, ainsi que Nate. Qu'allaient-elles faire ? Elles se placèrent au milieu de la pièce et discutèrent quelques secondes accordant ce qu'elles avaient pris, puis nous firent face. Avec un grand sourire, elles reprirent leur tradition des indiens Mars scout, ou un truc du genre. Je crus qu'on allait les montrer du doigt en rigolant mais bientôt d'autres personnes se joignirent à elles et elles chantèrent afin que tout le monde suive. Ne pouvant m'en empêcher je les filmais avec mon appareil numérique. A la fin elles revinrent tranquillement vers nous l'air de rien.

« - C'est bon, notre avion ne s'écrasera pas ! On a invoqué la protection des poissons rouges d'Australie, ça devrait suffire, assura Mitchie sérieusement.

Sur ces mots, elles s'assirent avec nous et observèrent les alentours. Finalement notre avion arriva et je blêmis. Je ne voulais pas qu'elles connaissent mon dégoût pour ce genre de voyage. Remettant un masque impassible, je suivis tout le monde dans l'appareil et m'assis aussi loin que possible du hublot.

Nous arrivâmes à Miami avant midi. La voiture nous attendait déjà et nous roulâmes rapidement jusqu'à la maison. J'entendais déjà mon lit m'appeler. Seulement lorsque nous passâmes la porte, je fus étonné du silence qui régnait. Haussant les épaules, nous allâmes déposer nos sacs et Nate fit découvrir la maison à Jenny alors que Mitchie et moi, allâmes nous changer. Lorsque j'arrivais au jardin, elle y était déjà entrain d'escalader le gros chêne. Je l'observais me demandant ce qu'elle faisait. Elle s'arrêta à deux mètres du sol, approximativement et observa les alentours. Soupirant, je plongeais dans l'eau, appréciant l'instant. Deux minutes après, une folle hurla « la bombe » en sautant dans l'eau comme un boulet de canon. Ayant fermé les yeux, je sursautais et lorsqu'elle réapparut, j'arquais un sourcil.

« - Dis-moi ça t'arrive souvent ?

« - Moi ? A chaque fois que je vois une piscine, chef !

Voilà qui était rassurant. Me tournant vers mon meilleur ami, je lui demandais s'il avait croisé Jason. Il m'assura que non, avant de me demander où j'avais caché Mitchie ? Qu'il est drôle. Sans un mot, je lui montrais l'arbre et il arqua un sourcil. Contrairement à moi, il préféra s'allonger sur un transat, profitant du calme, puisque même Jenny restait silencieuse, se contentant de faire la planche. Autant dire que c'était vraiment reposant. Sauf quand Mitchie, en voulant sûrement descendre, glissa et tomba au sol, heureusement sur ses jambes. Elle avait légèrement crié ce qui avait amené l'attention sur elle et déclara :

« - Même pas mal !

Elle sourit et rentra dans la maison. Haussant les épaules, je fermais, à nouveau, les yeux et je l'entendis simplement revenir. Soulevant une paupière, je la vis s'allonger au sol, une feuille devant elle. Elle commença à crayonner et j'arrêtais de la fixer. Si je n'avais pas eu conscience de toutes les personnes qui étaient dans le jardin, j'aurais pu me croire seul au monde. C'était agréable ! Le vent qui soufflait légèrement, l'eau qui clapotait doucement, les gazouillements d'oiseaux et plus loin, des enfants qui riaient. Rien ne pouvait briser cet instant. Malgré moi, je repensais à une des soirées, que j'avais passées à Greenville, chez la famille Torrès. Nous étions, tous les quatre, allongés dans son jardin, face au ciel étoilé et plus précisément à une phrase qu'avait dit Jenny. C'était ce genre de soirée, simple à souhait, qui faisait craquer sa meilleure amie. Surtout quand elle avait ajoutée en souriant qu'il ne lui manquait juste que la main de son copain dans la sienne. Je ne sais pas pourquoi, mais à cet instant, j'avais eu envie d'entrelacer mes doigts avec les siens. Etrange ! J'entendis la porte d'entrée s'ouvrir et je tendis l'oreille. Apparemment Jason avait passé la nuit chez sa copine. Il monta rapidement, puis redescendit presqu'aussitôt, pour rejoindre le jardin. J'ouvris les yeux et je le vis passer la baie vitrée. Il eut un temps d'arrêt en nous voyant, puisque nous avions dit que nous arriverions dans la soirée. Soudain, le calme qui régnait en maître sur l'endroit fut brisé.

« - Mitchie, hurla-t-il. T'es revenue !

Elle eut juste le temps d'éloigner ses feuilles, qu'il la prit dans ses bras avant de sauter dans l'eau. Apparemment, elle avait prévu le coup. Ils refirent surface et elle avait un grand sourire. Elle lui présenta Jenny, comme étant sa conscience professionnelle et il se chargea de la noyer, en signe de bienvenue. Et oui, c'est triste mais il aime jeter les gens à l'eau. D'ailleurs, il me lança un grand sourire et sortit de la piscine. Nate dut sentir le danger, puisqu'il se leva et commença à courir vers la maison. Je ris lorsque Jason le rattrapa. Le rejoignant, les deux filles commencèrent à le trainer vers l'eau. J'en sortis à mon tour et chatouillais ces deux demoiselles, afin qu'elles lâchent mon frère. Je me sentais solidaire, après tout à sa place, j'aurais aimé qu'il vienne m'aider. Celui-ci me remercia d'un regard quand finalement, elles se jetèrent sur moi, lui permettant d'échapper à notre ami. Seulement, celui-ci n'abandonna pas pour autant et alors que j'avais les deux filles contre moi, j'entendis un grand plouf. Je vis alors Nate ressortir la tête de l'eau en grognant.

« - Tu vas me le payer ça !

Sa menace n'eut cependant pas l'effet escompté puisqu'il souriait. Pour ma part, je me débattais toujours avec elles, tentant de les jeter dans l'eau afin d'avoir la paix. Jason dut le comprendre puisqu'il cintra Jenny à la taille et plongea dans l'eau. Libéré, j'attrapais sa meilleure amie, qui se figea et je nous laissais tomber dans la piscine. Nous nous regardâmes quelques secondes avant de rire. Trois d'entre-nous étaient encore habillés, mais aucun ne sortit. A la place, ils barbotèrent quelques instants. Jenny refit la planche et Nate se mit dans un coin pour l'observer. Pour ma part, j'avoue que je préférais regarder sa meilleure amie.

Une demi-heure plus tard, elle en sortit tranquillement, un grand sourire aux lèvres alors que personne, hormis moi, ne l'avais vu partir. Arrivée à la porte, elle lança à la cantonade, que le dernier à se laver serait un idiot fini. Je décidais de leur laisser plus d'avance et retins Jason avec Nate, alors que Jenny sortait pour se laver. Lorsque nous fûmes sûrs qu'elles avaient assez d'avance, nous noyèrent notre ami avant de sortir rapidement. Ce fut mon meilleur ami qui gagna la course et je partis donc chercher mes affaires tranquillement.

Vers vingt-deux heures, alors que Nate et Jenny allaient se coucher, elle retourna au jardin, que nous avions désertés depuis quelques heures et je la suivis sans trop savoir pourquoi. Elle alla jusqu'au fond du jardin et caressa l'écorce de l'arbre qu'elle avait escaladé, avant de s'éloigner de deux pas. Je me mis à sa hauteur et suivis son regard. Elle fixait le végétal. Je lui demandais ce qu'elle regardait et sa réponse m'arracha un sourire, puisqu'elle regardait la vie, selon elle évidemment ! Dubitatif, je fis comme elle, cherchant à savoir où elle voyait la vie, dans un arbre qui ne bougeait pas, sauf au grès du vent. Lorsque je lui fis part de ma remarque, elle rit doucement, puis se recula encore d'un pas avant de s'asseoir. Elle frappa la dalle à côté d'elle, dans une invitation et j'obtempérais. Elle m'expliqua alors, que dans le tronc, vivait des insectes qui se nourrissaient de lui, de même que les chenilles grignotaient ses feuilles et les oiseaux utilisaient ses branches pour faire leur nid. Vu sous cet angle, il me paraissait bien plus vivant d'un seul coup. Nous restâmes assis ainsi, sans un mot durant de longues minutes, puis elle bâilla.

« - Je crois que c'est l'heure de mon rendez-vous avec Morphée, rit-elle.

Me levant prestement, je lui tendis ma main afin de l'aider. Elle l'accepta et, histoire de lui faire une farce, je tirais fortement sur son bras. Elle se leva trop vite et me rentra dedans. Je ris doucement et elle fit mine d'être vexée. Les bras croisés sur sa poitrine, elle commença à rentrer. Je la rattrapais bien vite et lui fis face.

« - Allez Mitchounette, fais pas la tête, tu sais bien que, attends comment elle a dit déjà ? Ah oui ! Tu sais bien que je t'aime à la folie folle furieuse !

Dans un élan, venu d'ailleurs, je me penchais et lui fis la bise. Je la regardais et elle me sourit.

« - Bon, je veux bien te pardonner, à une condition. Demain, je te réveille et tu fais le repas avec moi d'ac ?

J'acquiesçais en lui demandant d'oublier les casseroles et le seau d'eau. Elle rit en hochant la tête, puis nous montâmes. Jason devait être dans sa chambre, puisque toutes les pièces étaient éteintes. Je voulus allumer, mais elle m'en empêcha, arguant que je devais connaître la maison où je vivais et donc que je pouvais me déplacer sans me cogner. Moi oui, mais elle ? Sachant qu'elle a la fâcheuse tendance à se frapper les orteils contre un meuble en plein jour, qu'est-ce que ça allait être là ? A mon grand étonnement, aucun de nous ne se fit mal et je regagnais ma chambre. Finalement, je commençais à l'apprécier vraiment. Sa façon de voir le monde me faisait moins peur et j'avoue que je commençais à voir certaines choses d'un autre œil. Sûrement l'influence Mitchie Torrès, songeais-je avant de sombrer dans un sommeil réparateur.

POV de Mitchie

La journée avait été plus qu'agréable et manifestement, on n'avait plus besoin de moi, sauf pour la nourriture, mais bon. Cependant, je décidais de rester quand même, pour ma meilleure amie. Elle semblait accro à Nate et celui-ci n'était pas indifférent, à en juger par les nombreux regards que j'avais surpris. Si grâce à moi, elle pouvait en plus trouver l'amour, c'était parfait. Je me levais et observais ma chambre. J'étais revenue somme toute et je ne le regrettais pas. J'attachais mes cheveux et sur la pointe des pieds, j'allais dans la chambre de Shane. Evidemment, il avait une discothèque impressionnante, puisqu'elle mangeait un sacré bout de son mur, côtoyant, une grosse armoire où était perchées une baffe et deux peluches. Intéressant ! J'observais le reste de la pièce. Les murs étaient d'un vert très doux et bien que je n'étais pas fan de cette couleur, j'aimais l'impression de repos que j'avais en les regardant. Je notais que l'autre ampli était sur une étagère où se côtoyaient des livres, allant de la bande dessinée à des classiques de la littérature. Un bureau était à côté, caché sous un chantier monstre. Il y avait aussi bien des vêtements, que des papiers. Sa guitare, posée sur son socle, était près de la fenêtre. Enfin son grand lit, avec des draps toujours aussi noirs que la dernière fois que j'étais venue. Il devait aimer dormir dans cette couleur, songeais-je en m'apercevant une fois de plus qu'ils faisaient ressortir le teint de sa peau et de ses cheveux. Il remua dans son sommeil et me fit face. Il semblait reposé et un léger sourire flottait sur ses lèvres, lui donnant un air angélique. M'approchant de lui, je m'agenouillais croisant mes bras sur son lit et m'approchant de son oreille, je l'appelais. Il grogna légèrement qu'il était trop tôt, mais finit par ouvrir les yeux. Le regard plein de sommeil, il était vraiment à tomber et quelque chose me remua l'estomac, mais contrairement à d'habitude, ce n'était pas douloureux, mais agréable. Je lui rappelais donc la scène de la veille et il soupira. S'asseyant, il passa la main dans ses cheveux, avant de se laisser retomber. Je le taquinais sur sa lenteur à se réveiller, mais il me fixa dangereusement. Je me levais rapidement, mais il m'attrapa le poignet et me fit tomber sur son lit. J'atterris là où quelques secondes avant ses jambes se trouvaient. Aussitôt, il sortit de ses draps et commença à me chatouiller. Je me mordis les lèvres à sang pour éviter de rire et de réveiller tout le monde. Il finit par se mettre au dessus de moi et s'arrêta d'un coup, alors que je commençais à rire. Je l'observais cherchant à comprendre pourquoi il s'était stoppé d'un coup, mais je me noyais dans son regard envoûtant. La légère torsion de mon estomac revint et je compris. J'étais entrain de tomber irrémédiablement amoureuse de lui. Mince alors ! Il allait falloir que je prenne mes distances, sans qu'il s'en aperçoive. Bon, en deux semaines, ça devrait être jouable, je n'aurais qu'à utiliser mes talents d'actrice. Après ça, il reprendrait sa vie de star et finirait par m'oublier. Soupirant, je lui demandais s'il comptait m'écraser encore longtemps et il sembla revenir à lui. Se dégageant, il me laissa partir et je le prévins que je l'attendais dans vingt minutes. Aussitôt, j'allais me laver, puis m'habillais de ma combi short blanche que je mis sur des collants fuchsia et m'attachais les cheveux avec une pince, pour dégager ma nuque. Il allait faire chaud aujourd'hui, c'était sûr. Lorsque je descendis, il était déjà entrain de mettre la table. Je lui souris et nous nous mîmes au travail. Il n'eut pas grand-chose à faire, puisque je voulais simplement discuter un peu avec lui, avant que tout le monde ne se réveille. Cependant, il prépara les toasts. Il me demanda comment j'avais eu le goût d'apprendre la cuisine et je lui racontais un morceau de ma vie.

« - Je sais pas, je devais avoir cinq ans et grand-père venait de mourir ! Je ne savais pas spécialement ce que ça signifiait à ce moment-là mais maman était triste. Or, j'avais remarqué qu'elle avait toujours le sourire lorsqu'elle cuisinait. Du coup j'ai commencé à faire un gâteau, mélangeant tout et n'importe quoi, confondant le sucre et le sel, enfin t'imagine le massacre ! Heureusement, elle est arrivée avant que je mette le tout au four. Elle n'a pas crié, mais plutôt rigolé de l'état de la cuisine. Je pense que c'était nerveux, mais à l'époque, je me suis contentée de lui montrer le plat. Elle y a goûté puis elle a fait la grimace. Parait que j'avais mis trop de farine ! Mon œil, c'était immangeable, si tu veux mon avis, ris-je de ce souvenir. Enfin bref, elle m'a proposé de l'aider à nettoyer et de refaire un autre gâteau. J'ai accepté et elle s'est remise à sourire. Je crois que ça a été le déclic ! Au début, je lui proposais de l'aider juste pour la voir sourire et puis c'est resté.

Il acquiesça et je l'interrogeais, à mon tour, sur la naissance de sa passion. Il s'arrêta quelques secondes pour réfléchir, puis secoua la tête en riant au souvenir, j'imagine.

« - C'est pas aussi beau que toi ! Il faut savoir que Jordan étant plus âgé à eu la plupart de mes profs et à chaque cours, pas tous les jours, mais souvent, mes profs me comparaient à lui. En début d'année, c'était des phrases du genre « J'espère que tu es aussi doué que ton frère » et après c'était des « Je ne comprends pas Shane ! Ton frère arrivait facilement ce genre d'exercice, pourquoi ne lui as-tu pas demandé de l'aide ? » Et aux réunions parents-profs, c'était pire. Les profs expliquaient à mes parents que j'étais le mauvais garçon, ou en tout cas, je le prenais comme ça. Et puis, j'ai pris option musique. Au début, c'était juste parce que Jordan n'avait pas pris ce cours. Je savais que ce prof ne pourrait pas me comparer et puis j'avais déjà joué quelques accords sur la guitare de Nate à l'époque. J'étais franchement mauvais, mais bon. Enfin bref, j'ai pris ce cours et j'ai appris le solfège et le piano. Selon le prof, j'avais du talent à revendre. Au début j'y croyais pas, mais à force de l'entendre à chaque cours et de le voir s'émerveiller en m'entendant jouer une mélodie … J'ai fini par y croire. Je me suis donc acheté un cahier pour apprendre à gratter une guitare et je squattais chez Nate pendant des heures. Au point que sa mère a proposé à la mienne de m'adopter en riant. Maman a refusé préférant m'acheter mon propre instrument ! Au début, Jordan a voulut en jouer arguant, que si j'y arrivais, nul comme j'étais, ça devrait être un jeu d'enfant. Seulement même après des mois, il n'a jamais réussi à tirer un accord de valable. Ça a renforcé ce que mon prof disait. J'étais bon ! Du coup, je me suis mis à écrire des textes puis à inventer la mélodie et ma première chanson est née. Après, j'ai gardé le pli. Quand j'ai besoin de dire quelque chose, ou de passer un message, je compose une chanson.

J'acquiesçais à mon tour, comprenant un peu mieux la complexité de sa personnalité. Le repas terminé, nous plaçâmes tout sur la table, puis tout en nous installant, nous continuâmes à nous raconter nos vies. C'est comme ça que je me surpris à lui parler de Madisen, ma première meilleure amie morte des mains de son père et de ma passion soudaine pour l'art.

« - J'avais vu un psychologue à cette époque, mais ses séances ne donnaient rien de concluant. Maman m'a fait arrêter rapidement. Peu de temps après, j'ai eu un cours d'art, où nous devions laisser parler notre imagination. J'ai donc commencé à dessiner un peu n'importe quoi, traçant des traits sans chercher ce que ça donnerait. A la fin, j'avais deux petites filles qui pleuraient, assises au sol. C'est comme ça que ça a commencé, le prof nous a fait travailler la peinture, puis le dessin sous toutes ses formes. Comme je me débrouillais plutôt bien, il m'a conseillé d'essayer de voir si je n'étais pas douée dans un autre style d'art et je me suis retrouvée inscrite au club de théâtre. J'ai tout de suite aimé et par soucis d'orgueil, comme j'étais meilleure dans l'art que dans les matières normales, j'ai pris option musique, où j'ai appris le solfège comme toi. Après, … Disons que tout s'est enchaîné rapidement. En classe d'art, nous avons visité une exposition d'un ami peintre du prof et une expo photo. Je me souviens d'une qui m'avait laissé triste. Une jeune femme est venue près de moi et a commenté la photo en déclarant que la photographie était une des plus belles preuves de la beauté de la vie. Elle représentait pourtant une femme habillée de haillon au milieu d'un parc où quelques enfants riaient. J'ai contre argumenté en lui expliquant que je ne trouvais pas ça beau, mais triste. La femme semblait n'avoir qu'une trentaine d'année et pourtant son regard était désabusé. A croire qu'elle n'attendait plus rien de la vie ! Enfin bref, un homme, qui nous avait rejoint a rit doucement et s'est présenté. C'était l'exposant. Je lui ai donné mon avis, plus que positif sur son travail et il m'a complimenté sur ma vision exacte des choses ! Après, il m'a conseillé d'essayer de me mettre à la photo et si je le souhaitais, il serait ravi de me donner son avis. Au début, j'y ai pas trop cru, mais j'ai pris ses coordonnées, puis un jour, je m'ennuyais, j'ai emprunté le numérique de mes parents, pris la beauté de la vie et lui ait envoyé mes clichés par mail. Il m'a répondu plusieurs jours plus tard, que certains clichés valaient quelque chose et que je devais persévérer. Après, comme j'avais touchée à peu près à tout, sauf à la poterie et à la sculpture, j'ai décidé de m'y mettre. J'ai pris des cours de poterie et récemment des cours de sculpture. En mars, quand il a fallut faire nos inscriptions en fac, j'ai contacté plusieurs facultés d'art et j'ai été admise dans l'une d'entre elle !

« - Tout ça, grâce à ton prof en fait.

« - On a ce point en commun ! S'ils n'avaient pas été là, nous ne serions même pas à cette table.

Et voilà ! Bon, ils commencent à se raconter leurs vies et Mitchie s'aperçoit de ses sentiments et les comprends, elle ! J'espère que ça vous a plut !

Time Tell Will ! ! !

PS : Avis à ceux qui l'ignorent : Une page facebook a été ouverte pour mes histoires, si vous me cherchez, je suis sous « Missy Tagada » en attendant, un débat est ouvert. Faut-il que Jordan soit présent chez les garçons pour que Shane soit, comme l'a souligné Miss Lizzie, plus protecteur envers Mitchie ?