Hello!
Voilà le deuxième chapitre.
J'espère qu'il vous plaira.
Je voudrais juste dire à Freak que non, je n'abandonne pas Dernière chance. Je compte m'y remettre bientôt. J'espère avoir le temps de finir un chapitre rapidement.
Bonne lecture à tous.
Bises.
Chapitre 2:
LA SHINIGAMI.
La cloche de la porte d'entrée tinta joyeusement quand Gin entra dans la boutique. Il jeta rapidement un coup d'oeil autour de lui, scrutant les ombres familières des rayonnages et, surpris de ne voir personne venir l'accueillir, décida d'aller au devant de son professeur.
- Hello, cria-t-il en trottinant vers l'arrière boutique. C'est moi. J'espère que Urahara est en forme, je me sens d'humeur à lui coller une raclée!
Il traversa rapidement le magasin vide et ouvrit les shoji donnant sur l'habitation. Au moment où la porte s'ouvrait, une énergie inhabituelle l'assaillit. Gin resta figé un instant sur le pas de la porte.
- Un shinigami! Murmura-t-il.
Inquiet, il se précipita à l'intérieur de la maison.
- Urahara, s'écria-t-il. Il y a un shinigami!
- Tais-toi, imbécile! Fit une voix sur sa gauche.
Gin s'arrêta net et se retourna pour voir un gamin aux cheveux rouges se diriger vers lui.
- Toujours aussi insolent, le morveux, siffla-t-il, agacé.
Jinta lui lança un regard noir.
- Le patron a de la visite, tu vas lui attirer des ennuis, crétin.
- Un shinigami?
Le gamin hocha la tête.
- Sosuke! Murmura Gin.
Gin fronça les sourcils et, sans tenir compte de l'avertissement du gamin, ouvrit les shoji de la salle de séjour. Il se retrouva alors nez à nez avec une jeune filles aux cheveux noirs retenus en chignon, et aux yeux foncés qui lui lancèrent un regard glacial. Elle portait un kimono noir et un sabre qui ne laissaient aucun doute sur sa nature. Il avait trouvé le shinigami dont il avait senti le réiatsu en entrant. Il ouvrit la bouche pour parler mais aucun mot ne lui vint à l'esprit. La fille passa devant lui sans lui accorder d'attention, ni prononcer le moindre mort, comme s'il n'existait pas, et quitta la pièce.
Il y eut un instant de silence durant lequel le reiatsu de la shinigami disparu de la boutique comme si elle s'était évaporée, puis Gin se tourna vers Urahara.
- Que fait un shinigami ici?
- Elle est en mission, répondit le marchand en enfonçant son bob à rayure sur sa tête.
Gin lui lança un regard nettement sceptique.
- Une mission? A qui tu vas faire croire ça. C'est un hasard qu'elle se pointe aujourd'hui? La veille de l'anniversaire de Sosuke?
Urahara camoufla ses yeux sous le bord de son chapeau, mais Gin eut le temps de remarquer l'inquiétude qui y brillait. Le marchand ne semblait pas plus rassuré que lui.
- Il est sur le point de s'éveiller, rappela Gin. J'attends ce moment depuis deux ans déjà. Cette shinigami risque de tout faire foirer.
- Je sais, fit Urahara, mais rassures-toi, j'ai eu l'occasion de discuter avec elle. Elle est ici en mission d'extermination, elle ignore que deux shinigami illégaux existent dans cette ville. Elle ne sais absolument rien de Sosuke, ni de toi. Ce serait vraiment un coup du sort si elle rencontrait Sosuke. Et de toute façon, a cette heure demain, le sceau sera brisé et il aura accès à ses pouvoirs. J'ai envoyé notre amie mademoiselle shinigami à l'autre bout de la ville. On est tranquille.
Gin le fixa un instant de sous ses paupières closes.
- Qu'est-ce qui te permet d'affirmer qu'elle n'est pas là pour Sosuke?
Un sourire moqueur naquit sur les lèvres de Urahara qui fourra la main dans sa veste et en tira une minuscule fiole contenant un liquide blanchâtre. Gin l'examina un instant avant de demander, les bras croisés sur le torse.
- C'est quoi ça? Du Véritaserum?
Urahara éclata de rire:
- Tu as trop lu Harry Potter, Gin-kun. Mais tu as raison, c'est un filtre de vérité. Cette petite shinigami ne m'a pas menti en me disant les raisons de sa présence ici. Elle ignore qui est Sosuke.
- Je l'espère pour elle, fit Gin d'un ton menaçant.
Urahara déploya son éventail pour cacher son sourire.
- Aller viens, Gin-kun. Tu as un grand besoin de te défouler, on dirait. Je suis tout à toi. Tessai!
Un type de grande taille, portant des lunettes et des cheveux étrangement tressés apparu comme par magie à coté du marchand.
- Oui patron?
- Tout est prêt? Demanda simplement Urahara.
- Oui, patron, fit le dénommé Tessai. J'ai créé une barrière autour de la pièce, vous allez pouvoir vous donner à fond tous les deux.
Urahara rangea son éventail et se tourna vers Gin.
- Allons-y.
Gin le suivit, les sourcils froncés, visiblement de mauvaise humeur. Tous les deux disparurent sous la trappe menant à la salle d'entraînement.
- Il a l'air drôlement furax, le décoloré, fit Jinta, les bras croisés derrière la tête.
- Ichimaru est anxieux pour son ami, c'est compréhensible, fit Tessai.
Jinta tourna la tête vers lui.
- Pourquoi?
- Il craint probablement que la shinigami soit venue pour empêcher Aizen Sosuke d'accéder à ses pouvoirs de shinigami.
- Il va avoir seize ans demain, le sceau va être brisé, non?
Tessai hocha la tête.
- C'est ce qui devrait normalement se produire. Mais si un shinigami renforce le sceau avant sa libération, Aizen perdra définitivement ses pouvoirs et restera humain à jamais.
- Dur, fit gamin avec tout l'air de s'en moquer.
Tessai se contenta de hocher la tête et alla refermer la trappe de la salle d'entraînement afin d'empêcher les reiatsu de Gin et de Urahara de se répandre en ville et d'attirer l'attention de la shinigami.
--
Sosuke serra son noeud de cravate et prit sa veste, posée sur le dossier de sa chaise de bureau, avant de se saisir de sa sacoche. Il quitta sa chambre et descendit prendre son petit déjeuner avec les autres. Il posa son cartable près de la porte et accrocha sa veste sur la patente avant de rejoindre sa famille à table. Quand il entra dans la cuisine, les conversations s'interrompirent, ce qui l'amusa. Un petit sourire s'afficha sur ses lèvres en pensant que sa mère, son frère et sa soeur préparaient son anniversaire.
- Bonjour tout le monde, fit-il en s'asseyant à sa place. Gin n'est pas là!
- Il est partit tôt, ce matin encore, fit Hanako en lui servant une tasse de thé et un bol de riz encore chaud. Il devait travailler.
Sosuke hocha la tête, en se disant que ce boulot prenait vraiment beaucoup de temps à Gin. Il se demanda quel genre de parents pouvaient ainsi se moquer de leur enfant au point de l'obliger à travailler pour avoir un peu d'argent de poche. Certainement le même genre de parents qui quittaient sa famille sans un mot d'excuse ni un adieu! Cette évocation de son père le mit en colère et il serra les poings sur ses baguettes.
- Sosuke? Fit Hanako, inquiète.
- Hé! Regardez, c'est à coté! S'écria Sachiko, interrompant sa mère et offrant une bonne excuse à son frère pour ne pas répondre.
Elle sauta de sa chaise et alla monter le son de la télé qui marchait en sourdine jusque là. Sosuke se tourna vers le petit écran et fronça les sourcils. Sur l'écran une journaliste parlait dans un micro pendant que derrière elle des pompiers s'affairaient à éteindre un incendie dans un bâtiment complètement effondré.
"Il était sept heures ce matin quand plusieurs explosions ont secoué l'immeuble Sukari dans le quartier Kinogaya de Karakura. L'immeuble, heureusement vide à cette heure, s'est ensuite en partie effondré, recouvrant le voisinage d'une épaisse couche de poussières. Les habitants du quartier ont déclaré avoir vu plusieurs fenêtres voler en éclats et des murs s'effondrer peu avant les explosions. La police, arrivée sur les lieux, a fait les premières constatations et semble avoir d'ores et déjà exclu l'hypothèse d'une fuite de gaz. Plusieurs voix parmi les riverains évoquaient ce matin la possibilité d'un attentat. L'immeuble Sukari abritait en effet une banque ayant des intérêts dans certains pays d'Asie en proie à des troubles internes risquant de mener à une guerre civile ...
Sosuke cessa d'écouter. A sa stupéfaction, il vit, derrière la journaliste, une silhouette émerger des décombres en époussetant son kimono noir comme si de rien n'était. Il se redressa brusquement pour mieux regarder l'écran. Personne ne semblait s'intéresser à la fille alors que les secouristes étaient à deux pas d'elle. Sosuke passa une main sur ses yeux et quand il les rouvrit, la fille avait disparu.
- Qu'il y-a-t-il, Sosuke-nii? Demanda Sachiko en le fixant avec un froncement de sourcils. Tu as encore vu un fantôme?
- Celui-ci était étrange! Murmura le jeune homme. J'en avais jamais vu comme ça!
La famille de Sosuke connaissait bien entendu sa faculté de voir les fantômes. Sachiko d'ailleurs, même si elle ne les voyait pas comme lui, pouvait deviner les contours de leurs silhouettes, mais elle ne pouvait pas les entendre. Seijirô, en revanche était comme Hanako: incapable de les voir et de les entendre, ce qu'il regrettait d'ailleurs amèrement.
- Oh, mince, je vais être en retard! S'écria Sosuke en regardant sa montre.
Il se leva précipitamment et enfila sa veste à la va-vite.
- Hé, hé, hé! appela Hanako. Ton déjeuner!
Elle lui tendit une boite à bentô enveloppée dans un torchon.
- Et celui de Gin, il es parti sans, ce matin.
Sosuke prit la seconde boite et les plaça toutes les deux dans le sac que Seijirô lui tendait.
- Merci, petite tête!
Il ébouriffa gentiment les cheveux de son frère et s'en alla en mettant le sac sur son épaule.
- A ce soir, bonne journée.
Sur le pas de la porte, il enfila ses chaussures et mit ses chaussons dans son casier avant de sortir.
Sosuke se hâta sur la route pour arriver à l'heure à son premier cours de la journée. Il traversait l'avenue Yoshidari en face du nouveau centre commercial quand un hurlement inhumain le fit sursauter. Il s'arrêta net, un long frisson glacé remontant le long de son échine. Il regarda un instant autour de lui mais personne ne semblait l'avoir entendu. Tout le monde continuait à vaquer à ses occupations comme si de rien n'était.
- C'est ... Un fantôme qui cri comme ça?
Oubliant ses cours et son retard, Sosuke fit demi tour et partit en courant dans la direction d'où provenaient les cris. Il longea la palissade cachant le chantier de démolition du vieil hôpital Matsukura. Un nouveau cri se fit entendre, suivit de ce qui ressembla à un violent coup de vent qui fit crier de surprise les promeneurs. Sosuke écarquilla les yeux en voyant surgir du bâtiment une créature étrange, un monstre portant un masque blanc taché de sang séché. Il n'avait jamais vu pareille créature jusque là. Il la regarda approcher, trop abasourdi pour pouvoir bouger. La créature se jeta sur lui. A ce moment une explosion éventra la façade du bâtiment en ruine et une silhouette flou se précipita vers lui. Sosuke eut a peine le temps de cligner des yeux avant que la fille au kimono noir se trouve devant lui. Elle dégaina son sabre et trancha en deux la créature au masque, sous les yeux exorbités de Sosuke qui ne comprenais rien à ce qui se passait.
- Mais! ... Qu'es-ce que? ...
La fille lui lança un regard dédaigneux par dessus son épaule avant de disparaître comme par enchantement, laissant l'adolescent dans la plus vive confusion.
- Qu'est-ce que c'était que ça?
Il n'avaient encore jamais vu un fantôme en tuer un autre, et il n'en avait encore jamais vu comme ceux là. Il secoua la tête et regarda sa montre.
- Et merde!
Il se mit à courir en direction du lycée, oubliant la curieuse scène à laquelle il avait assisté.
Sosuke entra dans la classe au moment où la cloche sonnait. Il eut juste le temps de s'asseoir à sa place habituelle, à coté de Gin, avant que le professeur Ochi n'arrive. Elle fit l'appel pendant que Sosuke sortait ses affaires de son sac puis annonça qu'elle allait rendre les copies du dernier devoir. La plupart des étudiants poussèrent des soupirs de désespoir.
- Le moins que je puisse dire c'est que personne n'a aimé le roman, si j'en juge par vos notes.
Gin se tourna vers Sosuke au moment où la prof commençait sa distribution.
- Qu'est-ce que tu faisais? J'ai cru que tu ne viendrais pas!
- Il m'est arrivé un truc bizarre en route, commença Sosuke, mais il fut interrompu quand la prof se dressa entre eux:
- J'ai adoré votre critique de l'oeuvre, Ichimaru, fit-elle en lui donnant sa copie. Vous êtes le seul a avoir osé me dire clairement que vous avez détesté en argumentant votre point de vue. Vous avez quand même lu le roman jusqu'au bout à ce que j'ai pu constater.
- Ouaip! Fit Gin avec un sourire en coin.
- Vous aussi, Aizen, fit Ochi en se tournant vers Sosuke. Mais vous avez aimé semble-t-il!
- Oui, beaucoup, fit-il en prenant sa copie.
Gin lui lança un regard sceptique et attendit que la prof s'éloigne avant de lancer à mi-voix:
- Menteur, tu m'as dit que tu détestais ce bouquin!
Sosuke lui lança un sourire en coin.
- Oui, mais tu te souviens, je t'ai parié que je pouvais faire un devoir capable de faire croire à Ochi que j'avais adoré son bouquin.
Gin eut un sourire de comploteur.
- Tu es un manipulateur né, So-kun! Je peux lire?
Sosuke lui tendit sa copie et Gin passa le reste de l'heure à lire le devoir de son ami.
A la fin du cours de littérature, Ochi quitta la salle pour laisser sa place à son collègue. Les élèves profitèrent de l'instant pendant lequel ils étaient seuls pour se mettre à discuter. Gin rendit son devoir à Sosuke.
- C'était, très instructif, commenta-t-il avec un sourire moqueur.
- Tu me dois un paquet de clopes!
Gin haussa les sourcils:
- Sosuke, je ne fume pas et toi non plus.
Sosuke laissa échapper un rire moqueur:
- Un coca au Club Eight, suffira, dans ce cas.
Gin hocha la tête.
- Vous allez au Club Eight? Fit une voix près de Gin. On peu venir?
Il tourna la tête pour se retrouver nez à nez avec Rangiku.
- Euh! ...
Par dessus l'épaule de la blonde, il vit Tatsuki lui lancer un regard inquisiteur.
- Bien entendu, Matsumoto-chan, fit Aizen avec un grand sourire.
La blonde sembla rayonner de joie.
- Merci Aizen-kun! S'écria-t-elle en frappant dans ses mains, visiblement au comble du bonheur.
- Je t'en prie! C'est plus amusant quand on est plusieurs, pas vrai, Gin?
- Mouais! Grogna-t-il.
Gin se demanda s'il devait le remercier ou lui coller un coup de poing en pleine figure.
La journée se passa tranquillement, le petit groupe profita de la pause déjeuner pour allez au Club Eight, un café billard situé non loin du lycée. L'après midi, était consacrée aux différentes options que chacun avait choisi. Sosuke et Gin se séparèrent et gagnèrent l'un la classe de littérature européenne et l'autre la salle d'art plastique. Ils se retrouvèrent à quatre heures devant la grille du lycée afin de rentrer ensemble. Quand ils arrivèrent, ils découvrirent que la table avait été dressée dans le séjour. Hanako avait sorti sa vaisselle et sa nappe de fête.
- Comme je ne suis pas là demain, on fête ton anniversaire ce soir, Sosuke! Expliqua-t-elle.
- D'accord, fit le jeune homme un peu surpris.
Anniversaire ou pas, les bonnes habitudes ne changeaient pas. Hanako envoya les garçons se changer et se laver les mains avant le goûter puis tout le monde fut envoyé faire ses devoirs. Gin passa deux heures sur une dissertation d'histoire qu'il devait rendre le lendemain et que Sosuke avait fini depuis plus d'une semaine. Il laissa le reste en plan comme à son habitude et alla prendre une douche avant que Hanako n'appelle tout le monde pour le dîner. La petite famille s'installa à table et un joyeux remue-ménage s'éleva dans la salle.
- On se calme, les enfants, ordonna Hanako d'une voix douce en arrivant avec un paquet. Seiji-kun, assieds-toi correctement!
Seijirô, à genoux sur sa chaise, s'assit normalement sur ses fesses en râlant un peu pour la forme.
- Oh quel beau paquet, s'écria Gin en tendant les mains. Merci Hanako-san, c'est beaucoup trop!
Hanako éclata de rire et donna un petit coup du paquet sur la tête de Gin.
- Hé, mais, c'est drôlement lourd, fit-il.
Hanako tendit le paquet à Sosuke.
- Tiens, bon anniversaire mon chéri.
Sosuke se leva et prit sa mère dans ses bras.
- Merci, maman.
- Aller, ouvre.
Sosuke se rassit à sa place et ouvrit son cadeau.
- Waho, s'écria Gin en sautant sur ses pieds.
Sosuke acheva de déballer l'ordinateur portable offert par sa mère.
- C'est le dernier Ultimédia, le , s'extasia Gin. Il vient juste de sortir. Tu as une sacrée chance, So-kun!
Sosuke regardait l'ordinateur portable, incapable de dire le moindre mot.
- A coté de ça, le mien fait figure de vieux vélo, soupira Gin.
- Ca te plaît? Demanda Hanako.
- Beaucoup, je ne sais pas quoi dire.
Hanako lui adressa un petit sourire et Sosuke se pencha vers elle pour déposer un baiser sur sa joue. Il plaça l'ordinateur sur son assiette et l'ouvrit pour promener un instant ses doigts sur le clavier.
- Ne t'en sers pas à table, interdit Hanako.
- Non non, fit Sosuke en le refermant.
Il se leva et alla le poser sur la table basse devant le canapé.
- Merci, maman, c'est vraiment un super cadeau. J'en rêvais.
- Remercie plutôt ton frère, c'est lui qui a vendu la mèche, révéla Hanako avec un sourire.
En passant, Sosuke ébouriffa les cheveux de son frère.
- Merci, petite tête.
- Maieuh! Se plaignit Seijirô en essayant d'échapper à son frère.
Sachiko se leva à son tour:
- Tiens, ça c'est de ma part.
Elle lui tendit un paquet.
- Merci.
Sosuke ouvrit le paquet et découvrit un élégant pull en cashmere blanc et gris.
- Tu n'aurais pas dû.
Il embrassa sa soeur sur le front.
- Merci, il me plaît beaucoup.
Il mit le pull sur ses épaules sans se soucier des étiquettes pendant de l'une des manche.
- Et ça c'est de ma part, fit Gin.
Sosuke prit le dernier paquet en remerciant son ami.
- Oh, extra! Fit-il en ouvrant le cadeau. Ça fait un moment que je cherche ce livre sans le trouver. Comment tu as fait?
- Internet, mon vieux!
- Merci!
Gin regarda son ami avec un sourire en coin.
- Bah quoi, j'ai pas le droit à un baiser? Se plaignit-il.
Il tendit les lèvres comme pour embrasser quelqu'un et Sosuke lui fourra le livre dans la figure.
- Arrêtes tes bêtises, idiot!
- C'est pas, juste, je suis triste! Gémit Gin en ayant du mal à cacher son sourire amusé.
- Allons, les enfants, on ne chahute pas à table, rappela Hanako.
Elle se leva, embrassa son fils sur le front et ébouriffa les cheveux de Gin au passage avant de se rendre à la cuisine.
- Voilà de quoi fêter ça, annonça-t-elle en revenant.
Elle posa sur la table une bouteille de jus de fruit, trois petites tasses et un pichet de amazake, un saké doux et sucré très peu alcoolisé.
- Vous n'avez le droit qu'à une seule tasse, les garçons, fit-elle en les servant.
- C'est toujours mieux que rien, remarqua Gin en prenant la sienne.
- Je peux en avoir aussi? Demanda Sachiko avec espoir.
- Tu es trop jeune, lui rappela sa mère.
La gamine et son petit frère durent se contenter d'un verre de jus de fruit pêche-abricot.
- Kanpai! S'écrièrent Gin et Sosuke en trinquant avec Hanako.
- Bon anniversaire, Sosuke. Je n'en reviens pas que tu ais déjà seize ans. Où est mon petit bout de chou qui me réveillait quatre fois par nuit? Je regrette parfois l'époque où je pouvais voir tes fesses potelées en te changeant. Tu attendais toujours que je te retire ta couche pour faire pipi sur la table à langer.
Sachiko et Seijirô éclatèrent de rire. Une jolie rougeur s'étala sur le visage de Sosuke; qui arborait une expression gênée, au plus grand plaisir de Gin qui essayait de cacher son rire derrière sa tasse de saké vide. Peine perdue puisque ses épaules tressautaient.
- Arrêtes de glousser! Ordonna son ami, vexé.
- Tu ne comprends pas la chance que tu as, So-kun. J'aimerais bien que ma mère me dise ça.
Sosuke regretta aussitôt son éclat.
- Désolé.
- C'est pas grave.
- Aller, aller, les garçon, intervint Hanako, soucieuse de garder tout le monde de bonne humeur. Il est l'heure de manger.
Elle s'éclipsa à nouveau dans la cuisine et en revint avec un premier plat qu'elle posa au centre de la table. Le dîner se déroula dans une joyeuse ambiance. La cuisine de Hanako était délicieuse, comme toujours, mais elle semblait avoir fait un effort supplémentaire pour cette occasion. Les compliments sur les plats qu'elle amenait à table fusaient de toutes part. A la fin du repas elle débarrassa en compagnie de Sachiko, insistant pour que Sosuke reste a sa place. Elles revinrent cinq minutes plus tard portant un énorme gâteau au chocolat couvert de bougies allumées.
- Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, commencèrent-elles à chanter.
Gin, hilare, reprit le couplet de sa voix douce et vibrante, dans laquelle flottait quand même une légère moquerie. Hanako posa le gâteau au centre de la table et Sosuke dû sacrifier à la tradition et souffler les bougies.
- Attends, fit Hanako au moment où il se penchait sur le gâteau. Tu as fait un voeu? Fais un voeu, c'est la tradition!
"Je veux savoir ce qu'est cette voix! Fut la première idée de Sosuke puis son regard se posa sur sa mère. Je voudrais que papa revienne!
Il secoua la tête et essaya de se sortir ces bêtises de la tête. Il prit une longue inspiration et souffla sur les bougies.
- Waho! Toutes d'un coup! Fit Seijirô, admiratif. Ton voeux va se réaliser.
Sans prêter attention à ce que son frère venait de dire, Sosuke retira les bougies encore fumantes du gâteau et prit le couteau que sa mère lui tendait pour le couper, à la plus grande joie de tous. La bonne humeur se trouva encore renforcée par l'excellent gâteau et tout le monde se sentait d'une humeur festive. Sachiko et Seijirô tirèrent des pétards surprises, entraînant Gin, toujours à l'affût d'une bonne plaisanterie, dans leur jeu idiot. Bientôt, Sosuke se retrouva coiffé d'une couronne en papier doré, pour le plus grand plaisir de son ami.
- Sosuke Aizen, s'écria-t-il en riant, le roi de l'univers.
- Arrêtes de dire n'importe quoi Gin, soupira la victime de son amusement.
Devant Gin s'alignait tout un tas de petits jouets en plastique insignifiants trouvés dans les pétards surprises. Il semblait au comble de la joie et riait encore comme un enfant quand Hanako envoya tout le monde se coucher vers minuit. Elle resta en bas pour faire la vaisselle.
Gin souhaita une bonne nuit à Sosuke et aux enfants avant d'entrer dans sa chambre. Sosuke en fit autant et posa son ordinateur portable sur son bureau. Il fouilla dans la boite pour trouver le chargeur et le brancha à une prise afin avant de l'allumer.
- Génial, fit-il en s'asseyant sur sa chaise de bureau.
Il commença à pianoter sur le clavier, histoire d 'explorer les possibilités de son cadeau.
Une fois dans sa chambre, Gin laissa tomber le masque d'amusement et de bonne humeur qu'il avait porté toute la soirée et son inquiétude grandissante fit surface sur son visage. Avec un soupir, il se déshabilla et enfila la chemise et le short qui lui servait de pyjama. Il prépara ses affaires de cours pour le lendemain et rangea soigneusement sa dissertation d'histoire dans une pochette qu'il glissa dans sa sacoche. Il prépara également son uniforme propre et alla mettre sa chemise et son pantalon au sale. Revenu dans sa chambre, n'y tenant plus, il jeta un coup d'oeil à sa montre. Minuit vingt. Plus qu'une demie heure avant que le sceau ne se brise. Son anxiété monta d'un cran.
- Il faut que j'aille voir Urahara, murmura-t-il pour lui même. Et que je m'occupe de cette shinigami de malheur.
Il n'aimait pas l'idée de quitter la maison à ce moment, mais il devait aller voir Urahara. Il n'avait pas le choix, il espérait juste que la shinigami ne se pointe pas pendant son absence. Avec un soupir agacé, il tira ce qui ressemblait à un tube de bonbons de sa poche et en engloutit un. Aussitôt son âme shinigami fut expulsée de son corps et remplacée dans ce dernier par une âme artificielle. Son corps leva les yeux vers lui.
- Restes ici, ordonna-t-il en ouvrant la fenêtre. Et ne fait rien que je ne ferais pas moi-même. Si cette fille shinigami rapplique ici, préviens moi tout de suite.
- Ok, boss, répondit son corps.
Le shinigami passa par la fenêtre et s'éloigna dans la nuit.
Sosuke était assis dans son lit, feuilletant le livre que Gin venait de lui offrir. Il entendait sa mère finir le ménage dans la cuisine et Sachiko et Seijirô chahuter dans la salle de bain pour savoir qui serait le premier à se laver les dents. Avec un petit soupir, il posa son livre sur sa table de chevet et s'apprêtait à se coucher quand un étrange papillon noir flotta devant ses yeux. Surpris, Sosuke le suivit des yeux en se demandant comment il était entré, la fenêtre étant fermée.
- Il est tout proche!
La voix le fit sursauter et il se retourna vivement pour faire face à la fille qu'il avait vu le matin même tuer un autre fantôme. Elle traversa sa chambre sans lui accorder le moindre regard, comme s'il n'existait pas.
- Eh! Non mais, ça ne va pas d'entrer chez les gens comme ça! S'écria-t-il en l'attrapant par l'épaule.
Avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui se passait, il se retrouva sur le sol, les quatre fers en l'air, menacé par le sabre que tenait la fille. Il resta un instant bouche bée avant de râler.
- Non, mais qu'est-ce qui te prends, tu es folle?
Il se releva brutalement, la bousculant.
- Ca alors, c'est incroyable! Fit elle en le regardant d'un air ébahit. Tu peux me voir?
- Evidemment que je peux te voir, puisque je te parle!
- Tu peux aussi me toucher, continua-t-elle sans faire attention à sa remarque. Qui es-tu?
Sosuke leva les yeux au ciel.
- Aizen Sosuke, et toi, tu es?
- Hinamori Momo, troisième siège de la troisième division du Gotei 13.
Sosuke la regarda un instant les sourcils froncés.
- J'ai rien compris à ton charabia, la môme.
- Môme? Hé, je suis plus âgée que toi.
- Tu veux rire, tu as l'air d'avoir mon âge, et encore en étant généreux!
La fille lui lança un regard agacé.
- Je suis une shinigami, j'ai près d'un siècle d'existence.
Sosuke éclata de rire:
- Un dieu de la mort âgé d'un siècle ayant l'air d'être ma petite soeur. A qui tu veux faire croire ça?
Il lui ébouriffa les cheveux comme il le faisait fréquemment avec Seijirô.
- Aller, rentre chez toi.
Il n'eut pas le temps de dire ouf!, Momo pointa un doigt vers lui et marmonna un mot. Il se retrouva à nouveau au sol les pieds et poings liés par des entraves invisibles.
- Hé mais qu'est-ce que tu m'as fait?
- C'est un sort d'emprisonnement, ne t'inquiètes pas, tu ne crains rien.
Sosuke commença à se débattre pour se libérer.
- Inutile, seuls les shinigami les plus puissants peuvent se libérer d'un tel sort.
- Arrêtes avec tes shinigami.
Momo s'assit face à lui.
- C'est pourtant ce que je suis. Nous shinigami, nous veillons sur les âmes. Envoyer les âmes au Soul Society et détruire les hollow sont nos principales tâches.
- Hollow?
Elle hocha la tête:
- Ce sont des monstres qui n'ont rien d'humains, ils se nourrissent d'âmes humaines et tuent pour se les procurer. Ils ont tous un trou dans la poitrine et un masque sur le visage.
- Un masque blanc, comme le créature que tu as tué ce matin dans les ruines du vieil hôpital?
- Tu étais là, ce matin?
- Ouais! Et c'est aussi toi qui a attaqué l'immeuble Sukari, je t'ai vu dans les décombres.
- C'est vrai, admit-elle, mais comprend moi, il n'est pas dans mes habitudes de provoquer tant de dégâts mais ce hollow était coriace.
Sosuke cligna des yeux un instant puis une horrible réalisation le frappa.
- Hé, shinigami! Si tu es ici, ça veux dire que l'un de ces hollow est dans le coin, non?
- Oui, admit-elle. Je l'ai suivi jusqu'ici. Mais je ne parviens plus à sentir sa présence depuis quelques minutes.
Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, à ce moment un hurlement terrifiant se fit entendre et une explosion ébranla la maison. A l'étage inférieur, Hanako poussa un cri de terreur.
- Maman!
- C'est pas vrai, jura Momo.
Elle se précipita vers la porte et l'ouvrit. Une vague d'énergie menaçante les enveloppa faisant reculer la shinigami.
- C'est impossible, un tel réiatsu! Comment j'ai pu le manquer.
Venant des escaliers, ils entendirent Sachiko s'écrier:
- Maman, Seijirô vient de s'évanouir! ... Maman? ... Qu'est-ce qui se passe?
Un hurlement terrifié suivit cette question.
- Sachiko, non! S'écria Sosuke.
Il se redressa et essaya de se libérer, forçant sur ses liens invisible pour les briser.
- Arrêtes, ordonna Momo. Tu ne peux pas te libérer seul. Si tu insiste ton âme va ...
A ce moment, Sosuke brisa le sort avec un cri de rage, laissant Hinamori complètement abasourdie.
- Maman? Sachiko? S'écria-t-il en se ruant hors de sa chambre armé d l'un de ses shinai d'entraînement.
- Attends, n'y vas pas! Ordonna Momo en essayant de le retenir.
Il ne fit pas attention à elle et dégringola les escaliers à toute vitesses. Il se précipita dans la salle de séjour et s'arrêta net devant le spectacle d'horreur qu'il y découvrit. Le mur donnant sur la rue avait été défoncé et un monstre énorme se tenait dans l'encadrement du trou. Hanako, le corps ensanglanté, était au sol, immobile, et le monstre tenait Sachiko dans sa main géante.
- Sachiko! S'écria Sosuke.
La gamine ouvrit un oeil:
-Grand frère? ... Au secours!
Sosuke attrapa une brique dans les décombres et la lança contre le monstre.
- Et toi! Lâche ma soeur!
La brique se brisa sur le masque de la créature sans la blesser, mais le but était atteint, il avait attiré l'attention du monstre. Celui-ci lâcha Sachiko, qui s'effondra comme une poupée de chiffon sur le parquet, et se tourna vers lui. Le monstre poussa un hurlement terrifiant avant de se jeter sur lui. Il lui envoya un coup du revers de la main que Sosuke essaya de parer à l'aide de son shinai. Le choc l'envoya rouler au milieu de la rue, l'assommant presque.
- Argh!
Sosuke se releva difficilement, son shinai brisé à la main, et vit que le hollow s'avancer à nouveau vers lui.
- Ne restes pas là, bouges, ordonna Momo en arrivant sur place.
Elle tendit les mains vers le monstre et marmonna quelque chose. Une boule de feu jaillit de ses paumes et fusa vers le monstre. Celui-ci, déséquilibré par le choc, fit un pas en arrière, avant de lui lacer un regard.
- Aller, viens! S'écria la shinigami.
Elle s'élança en courant dans la direction opposée, pour l'attirer loin du jeune homme, mais sa diversion échoua. Le hollow la regarda partir et fit un pas derrière elle avant de se tourner à nouveau vers Sosuke.
- Oh non!
Momo revint aussitôt sur ses pas. Le monstre attaqua l'humain désarmé et se jeta sur lui gueule grande ouverte. Sans réfléchir, Momo se plaça en travers de sa route pour protéger l'humain. Un craquement sinistre se fit entendre quand la mâchoire de la créature se referma sur son corps.
- Tobiume! Appela-t-elle.
Une boule de feu explosa dans la gueule du monstre qui recula en hurlant et en secouant frénétiquement la tête.
Libéré, le corps ensanglanté de la shinigami s'effondra sur le bitume.
- Shinigami, s'écria Sosuke en se précipitant près d'elle.
- Tu me crois, maintenant? Demanda Momo d'une voix faible.
Il la prit dans ses bras.
- Quelle idiote, soupira-t-elle. Comment j'ai pu me faire prendre comme ça?
- Est-ce que ça va?
- Evidemment que ça ne va pas. Je ne peux plus me battre. Ce hollow va tous nous dévorer.
Sosuke ouvrit des yeux immenses derrière ses lunettes.
- Non, ça ne peut pas se finir comme ça, ragea-t-il.
Il lança un regard mauvais vers le hollow qui se débattait toujours contre la brûlure.
- Humain, il y a ... Il y a peut-être une solution, fit Momo en fermant les yeux.
Sosuke baissa aussitôt les yeux vers elle.
- Quoi, quelle solution? Parle, je t 'écoute!
- Il y a un moyen de protéger ta famille. Mais c'est très dangereux!
- Je m'en fiche, je ferais n'importe quoi pour les sauver, même si ça me coûte la vie.
Elle pointa son sabre vers lui.
- Prend mon zanpakutô et transperce toi la poitrine avec. J'en profiterai pour te transmettre une partie de mes force. Tu deviendras momentanément un shinigami et tu pourras éliminer ce hollow.
Sosuke la regarda, stupéfait.
- C'est possible ça?
- Je ne sais pas. Tu as une force spirituelle très supérieure à la moyenne, mais il y a un risque. Si ça rate, tu mourras.
Sosuke prit le sabre et se redressa.
- Tant pis pour les risques.
Il retourna le sabre contre lui et, après avoir pris une profonde inspiration, se transperça avec. La douleur fut fulgurante et il tomba à genoux, le souffle coupé, sentant son esprit vaciller. Momo posa les mains sur la tsuka de son sabre. Aussitôt une immense chaleur se répandit en lui. Il eut l'impression qu'un mur se brisait, laissant affluer une force incroyable en lui. Tout devint blanc.
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Quand Sosuke ouvrit les yeux, il ne se trouvait plus dans la rue devant chez lui, mais dans un lieux étrange qu'il n'avait jamais vu. Une pièce entièrement décorée de miroirs qui renvoyaient son reflet à l'infini autour de lui.
- Qu'est-ce que? ...
- Ce n'est pas trop tôt, fit une voix.
Il se tourna dans cette direction et vit une sorte de brume dorée flotter vers lui.
- Ca fait je ne sais combien de temps que je t'appelle et que tu ne m'entends pas. Ca devenait lassant à la longue.
Sosuke fronça les sourcils en reconnaissant soudain la voix qu'il entendait pendant ses rêves.
- Qui es-tu? Enfin, disons plutôt qu'est-ce que tu es?
- Je suis toi, répondit le nuage de brume. Je suis la partie de toi qui veux se battre pour protéger ta famille. Je suis ton zanpakutô. Mon nom est ... !
Sosuke secoua la tête alors qu'un bourdonnement l'empêchait d'entendre le nom de la créature.
- Je ... J'ai rien entendu!
- Oh! Fit la brume, visiblement contrariée. Tu n'es pas encore prêt à entendre mon nom visiblement. Ce n'est pas grave, ça viendra bien tôt où tard. Pour l'instant, il te faut faire sans. Retourne là bas et prouve moi que tu es digne de ton réveil en éliminant ce hollow minable.
- Mais ...
Il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, tout devint blanc à nouveau et il eut l'impression de tomber dans un puis sans fond.
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Quand il reprit connaissance à nouveau, il se tenait dans la ruelle, devant chez lui. La première chose qu'il vit fut son propre corps étendu sur le sol, près d'une fille qui portait un simple yukata blanc. Il écarquilla les yeux en reconnaissant la fille shinigami. Il allait lui demander où était passé ses vêtements quand elle poussa un cri.
- Qu'est-ce que tu attends, idiot!
Sosuke se retourna pour voir le hollow foncer sur lui. Il brandit le sabre qu'il tenait à la main et lui trancha le bras d'un simple geste.
- Sale monstre. Je vais te faire regretter de t'être attaqué à ma famille!
Il se jeta sur le hollow.
Hinamori regardait la scène, absolument stupéfaite. Quand elle avait proposé ce plan à l'humain, elle ne s'attendait pas réellement à ce qu'il fonctionne. Mais à cours d'autres solutions dans leur situation désespérée, elle n'avait pu trouver autre chose. Et voilà que cet humain combattait un hollow à sa place, vêtu comme un shinigami, à l'aide d'un zanpakutô qui n'était pas Tobiume.
- Je ne comprend pas, murmura-t-elle. Je ne voulais lui prêter qu'une partie de mes pouvoirs mais il a tout pris. Cette drôle de sensation au moment où il s'est transpercé la poitrine, comme si une digue se brisait en libérant un flot impétueux d'énergie. Qu'est-ce que ça pouvait être? Et ce zanpakutô? Pourquoi il n'utilise pas Tobiume? C'est inouïe. Je n'avais jamais rencontré d'humains capable de voir les shinigami et les hollow, et encore moins capable de briser par leur seul volonté un kido d'emprisonnement. ... Mais qui est ce garçon?
A quelques pas de là, Sosuke achevait le hollow en le tranchant en deux. La bête s'évapora en particule d'énergie au moment où le jeune homme, épuisé, perdait connaissance. Momo, toujours complètement abasourdie s'avança jusqu'à lui et posa doucement sa tête sur ses genoux, tandis qu'un flot de questions se bousculaient dans sa tête.
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Sur un toi d'un immeuble voisin, Urahara libéra un Gin fou de rage de ses liens spirituel et s'éloigna, en le laissant sur place, un sourire satisfait aux lèvres.
