J'ai eu un peu de difficulté avec les temps de verbes.
Si quelqu'un voit quelque chose d'anormal, il peut me faire signe :)
Je ne mords pas de toute façon ;) Bonne lecture!
LexieGirl
Phase un – Un acte
J'étais assise au salon à tourner les pages des magasines de mode que la maison contient. Ne vous emportez pas, ce sont les seuls magasines qu'il y a dans la maison, à l'exception de ceux d'architecture qu'Esmé, ma belle-mère, lit. Parcourir toutes ces revues peut vous procurer des migraines, même si les vampires ne peuvent pas en avoir. Les magasines d'architecture sont amusants à lire, mais seulement lorsque je suis au bord du désespoir.
«Bella!» Oh, je l'entendis très bien. Le son le plus doux qui soit et son parfum me frappèrent de plein fouet. Je croyais que j'étais déjà au Paradis. J'aime tout chez elle: son parfum, sa voix, son corps mince et menu, la façon qu'elle a de marcher, absolument tout. J'aime tout ce temps que je peux passer avec elle maintenant que je fais partie de la famille, mais il y a toujours ce problème: je ne peux pas dire qu'elle est ma Alice.
«Alice, tu sais où je suis.» Répondis-je sur un ton de voix normal, sachant qu'elle m'entendrait. Vraiment, elle n'avait pas besoin de m'appeler si fort, pas alors que j'allais l'imaginer en train de crier mon nom pendant qu... Je me secouai rapidement, je ne voulais pas penser à cela alors qu'Alice pouvait le voir. Non que j'eusse décidé de lui faire quoique ce soit, mais une décision reste une décision et elle la verrait néanmoins.
«Bonjour ma chère Bella.» Dit Alice avec sa voix la plus douce avant de se pencher pour déposer un baiser sur mon front. Le baiser était rapide, mais je peux le sentir persister sur ma peau froide comme le marbre. C'est le désavantage à être un vampire: ma peau ne peut pas être chaude.
«Bonjour Alice.» J'essayai de garder un ton stable, particulièrement alors que ce doux baiser amical m'avait coupé le souffle. Je me demandai si elle savait l'effet qu'elle avait sur moi. Je me demandai si je devais le lui dire. Non, je ne lui dirai pas. Je ne veux pas mettre de malaise entre nous.
«Qu'est-ce que tu fais?» Demanda Alice de sa voix douce mélangée avec un soupçon de curiosité. Je souris et lui fis face. Nos visages étaient seulement à quelques centimètres de distance, mais elle ne sembla pas vouloir se reculer. Si j'avais pu rougir à ce moment, mes joues auraient déjà viré au cramoisie.
«Je lis un de tes magasines puisqu'il n'y en a pas d'autres que les tiens et ceux d'Esmé.» Je répondis avec un air un peu renfrogné, mais ce n'étaient que des blagues. Alice devait s'être aperçue des étincelles amusées dans mes yeux puisqu'elle se mis à rigoler de cette façon si mélodieuse qui n'appartient qu'à elle.
«Tu pourrais t'acheter tes propres magasines, tu sais. Ça te garderait de lire quelque chose que tu n'as pas envie de lire.» Elle avait raison, je pourrais toujours m'acheter des magasines qui me plairaient, mais le problème est: Qu'est-ce que je m'achèterais exactement? Je secouai la tête avant de regarder la revue de mode que j'avais déposée sur mes genoux.
«Je pourrais, mais je ne lis pas de magasines. Même lorsque j'étais encore humaine je n'en lisais pas.» Je ressentis une petite douleur au fond de moi. Ça me manquait d'être humaine, je devais l'admettre. Je m'ennuyais de sortir au soleil quand il y avait une journée ensoleillée et de sentir la chaleur des rayons sur ma peau. Je m'ennuyais de pouvoir enlacer Charlie sans le blesser. Je m'ennuyais de ma maladresse, la chose la plus embarrassante qui pouvait me manquer. Comme si elle pouvait lire mon esprit et compatir à ma douleur, Alice m'enveloppa de ses bras menus et m'attira dans son étreinte.
«Sortons et allons faire quelque chose d'amusant! Comme ça, tu ne resteras pas ici à lire quelque chose que tu vas connaître plus tard.» Je pouvais sentir son souffle sur ma peau de porcelaine. Et comme je l'ai dit plus tôt, si j'avais pu rougir, je l'aurais déjà fait. Ma respiration resta coincée dans ma gorge une seconde pendant laquelle je pus respirer son parfum si près de moi. Avoir ses bras autour de moi me donnait l'impression de fondre et j'étais reconnaissante de ne pas être debout, car je serais tombée.
«Tu veux dire, sortons et allons faire les vitrines?» J'ai demandé sur un ton plaintif. Je n'aime pas les magasins et c'est tout ce qu'Alice est capable de faire. Faire les magasins est ce qu'elle préfère, tout de suite après parler et irriter les gens. Je ne pouvais pas la blâmer, pas quand je l'aimais tellement que j'en étais à ne pas me soucier de si elle m'emmenait à l'autre bout du monde juste pour acheter une paire de talons rouges Stiletto. En fait, j'étais prête à la laisser m'emmener n'importe où autour du monde pour acheter des chaussures ou des vêtements ridiculement trop chers. En réalité, je voulais seulement passer plus de temps avec elle.
Je m'éloignai de l'étreinte d'Alice et regrettai aussitôt de l'avoir fait. Je pris le magasine de mes genoux et le rangea sur la table basse avant de me lever. Je me retournai vers elle et j'aurais juré pouvoir sentir mes genoux trembler à sa vue. Ses lèvres étaient serrées pour former une moue adorable. Ses jolis yeux miel-doré étaient grands, comme s'ils étaient sur le point de pleurer. Ses lèvres tremblèrent, complétant le plus mignon minois de bébé chien que j'aie vu. Elle savait à quel point je détestais les boutiques, elle savait à quel point je ne voulais pas y aller et faire sa poupée – même si je voudrais bien être sa poupée qu'on habille et qu'on déshabille – mais elle voulait y aller et l'expression qu'elle avait à ce moment était suffisante pour me montrer à quel point elle y tenait.
«Allez Bella, nous n'avons absolument rien à faire pendant que les garçons sont sortis chasser.» C'est vrai, j'avais presque oublié ça. Carlisle, Emmet, Jasper et Edward étaient partis «en randonnée» deux jours plus tôt. Ça me laissait avec Alice, Rosalie, Esmé et ma fille Renesmée. Cependant, Renesmée passait son temps avec Jake alors je n'avais pas vraiment besoin de m'inquiéter à son sujet. Rosalie qui commençait juste à m'aimer parce que j'avais un enfant - qu'elle prenait d'ailleurs comme si c'était sa propre fille - mais ça n'avait pas d'importance. Au moins, elle se souciait de moi pendant que je portais Renesmée et ça me suffisait. Normalement, ce serait Rosalie qui serait ici en train de lire des magasines tandis que je serais partie appeler Charlie. La situation avait été renversée sans que je le sache, mais Rosalie n'étais pas en train d'appeler Charlie, elle était en train d'avoir du plaisir avec Esmé en faisant les boutiques et tout ce qu'elles aiment d'autre. Alice était maintenant avec moi, seule, et elle voulait aller dans les magasins.
«On peut faire quelque chose d'autre aussi si tu veux.» J'essayai du mieux que je pu de résister à l'adorable minois d'Alice. Elle n'allait pas abandonner, je le savais; avoir à passer autant de temps avec elle – jour et nuit – m'avait amené à la connaître sous toutes ses coutures. Tout ce dont elle avait maintenant besoin de faire était d'attendre que je craque devant son adorable expression et ensuite de m'y noyer.
Cinq secondes plus tard.
«Okay Alice, tu gagnes encore une fois.» Je dis avec un soupir, essayant d'avoir l'air de quelqu'un qui ne pouvait pas être dérangé par une excursion de magasinage, mais j'avais mes raisons d'avoir hâte d'y être. Un, je ne peux vraiment pas résister à la plus jolie face de bébé chien au monde. Deux, c'est Alice dont je parle et je l'aime tellement que ça me fait mal de devoir agir comme si tout allait bien alors que ce n'est pas le cas. Trois, je veux passer le plus de temps possible avec elle, jusqu'à ce que les garçons reviennent à la maison.
Alice ricana et à ce moment, je pu sentir mon cœur de glace faire un grand bond. Pourquoi est-ce que seulement Alice pouvait le faire et pas Edward? Sérieusement, Edward est mon mari après tout et il n'est même pas capable de produire à mon cœur gelé un battement? Peut-être que je peux le lui faire, je sais à quel point il m'aime, mais on dirait que je me suis très éprise d'Alice maintenant. Je me demande quand j'ai commencé à développer mes sentiments pour elle. Je commençai à réfléchir à la question et me laissai guider par Alice vers sa Porsche. Je montai à l'intérieur sans hésitation et elle me rejoignit du côté du conducteur. La route vers peu importe où nous allions était tranquille puisqu'Alice fredonnait doucement. À ce moment, j'avais le temps de chercher la réponse à la question que je me posais un peu plus tôt: «Quand suis-je tombée amoureuse d'Alice Cullen?»
