Avant de vous laisser lire la suite, je voudrais m'excuser dix millions de fois pour l'énorme retard de mongole avec lequel je vous offre la suite! J'espère sincèrement que ce ne sera pas comme ça pour les prochaines fois! Bonne lecture :/

Lexie qui s'excuse :(


Phase cinq – Retard du shopping

«Bella...» Je ne savais pas ce qu'elle voulait dire. Je voulais le savoir, mais je ne voulais pas la pousser. Je regardai son visage alors qu'elle réfléchissait au prochain mot. Je n'avais jamais vu Alice chercher ses mots jusqu'à maintenant, alors j'étais plutôt étonnée. Au lieu de la presser, puisque je ne voulais pas interrompre le fil de ses pensées, je patientai même si la voiture roulait toujours aussi vite sur la route.

Quelques secondes passèrent et elle me regarda avec incertitude. Alors là je devins curieuse, qu'est-ce qu'elle voulait me dire exactement? J'aurais souhaité pouvoir entendre ses pensées comme Edward le fait ou encore avoir son don pour voir le futur puisqu'elle restait silencieuse. Si elle ne me le disait pas bientôt, j'allais lui sauter dessus et exiger qu'elle parle. Comme si elle pouvait entendre mes pensées, encore là je ne suis pas certaine puisque ses yeux se voilèrent une fraction de seconde, elle se mit à rire de moi. Je la fusillai du regard puis croisai mes bras et regardai ailleurs, furieuse. Son rire s'éteignit peu après et je sentis sa main sur ma joue, puis elle la retira.

«Bella, je suis désolée. C'est seulement que je ne sais pas comme le formuler.» s'excusa-t-elle et je me sentis mal de m'être fâchée contre elle, même si c'était juste un peu. Je l'entendis soupirer et aussitôt que je me retournai pour lui faire face, ses yeux étaient déjà retournés vers la route. Je me sentis alors pire puisqu'il semblait que je venais de la blesser. Je voulais l'entendre rire encore une fois et ça m'était égal si c'était parce qu'elle se moquait de moi.

«C'est correct si tu ne peux pas le dire, tu n'es pas obligée.» lui dis-je rapidement parce que je voulais qu'elle redevienne la vraie Alice. Il y avait un certain malaise entre nous et je ne m'étais jamais sentie aussi inconfortable avec elle avant. Ça, c'était juste étrange. Comment est-ce que mon putain de nom avait pu changé toute cette belle atmosphère en quelque chose de si délicat? Ah, c'est vrai, je porte la poisse.

«Bella, ce n'est pas que je ne veux pas le dire, c'est que je ne sais pas comment le dire pour le rendre le moins gênant pour nous.» Ce n'était pas déjà gênant? En quoi ça changerait quelque chose que ce soit pire?

«Dis-le, ça m'est égal.» Puisque c'était déjà gênant, peu importe ce qu'elle avait à dire ne pourrait qu'alléger la tension, ou la décupler.

«Eh bien, Bella, je t'aime.» Bon, ça n'aurait pas pu être pire, non? Elle vient tout juste de me dire qu'elle m'aime et je me sens heureuse. Pas extrêmement heureuse parce que je sais déjà qu'elle tient beaucoup à moi. Alors où était le point? Je n'avais pas oublié qu'elle m'aimait, ça c'était certain.

«Je sais Alice et je t'aime aussi.» dis-je avec un sourire et je vis le coin de ses lèvres se retrousser pour faire un sourire avant de se retourner vers moi. Le regard de ses yeux mielleux renfermait quelque chose que je crus imaginer. Amour, désir et … est-ce que c'était de l'excitation? L'amour était là et je comprenais pourquoi, mais qu'est-ce qui en était du désir et de l'excitation? Je devrais le lui demander. Cependant, avant que j'aie pu le faire, son sourire se transforma en gloussement et c'est là que je sentis sa main sur ma joue. Je n'arrivais pas à croire que son toucher m'ait manqué autant. Et maintenant, quand elle mettait sa main là, sur ma joue, j'avais l'impression de lui appartenir, à elle et seulement elle. Puis elle soupira, un soupir de contentement et ses lèvres bougèrent. Si j'avais encore été humaine, je n'aurais pas été capable de comprendre les mots.

«Tu n'as pas la moindre idée depuis combien de temps j'ai envie de faire ça.» Est-ce que je viens vraiment d'entendre ça? Ou bien mes oreilles me jouent des tours? Je ne me rendis même pas compte que ma tête s'était tournée pour mieux se blottir contre sa main, mais mes yeux la regardaient elle, plus confus que jamais. Alice pouffa et prit la sortie vers Vancouver. À ce moment, je ne prêtais même pas attention à la route puisqu'Alice utilisait ses sens, incluant sa capacité à pouvoir voir où elle va. Elle n'avait certainement pas besoin de mon aide.

«Veux-tu savoir pourquoi j'ai arrêté de te toucher, même si ce n'était qu'amical?» Ma question silencieuse allait être répondue et maintenant elle me rendait curieuse. Je hochai la tête et je sentis la voiture aller quelque part, je ne savais pas où et ça m'était complètement égal. Alice allait me dire quelque chose que je voulais savoir. Elle sembla penser à ce qu'elle allait dire, mais j'entendis la voiture déraper sur un arrêt et je pris une chance de regarder dehors et vis que nous n'étions même pas au centre d'achats. En fait, nous nous trouvions dans un parc naturel. Pourquoi étions-nous dans un parc naturel? Nous n'allions pas chasser, et même là, il n'y aurait aucun animal assez satisfaisant pour nous.

«Eh bien Bella, chaque fois que je te touche je me sens comme ... bizarre, dans un bon sens. Je croyais que seul Jasper pouvait me donner ce genre de sensations, mais on dirait qu'il n'est pas le seul.» Qu'est-ce qu'elle disait? Je crois que j'ai arrêté de suivre à la partie où quand elle me touche, elle se sens bizarre dans un bon sens. Puis j'ai suivi et arrêté de suivre et j'ai entendu que quelqu'un n'était pas le seul. Plus déroutant encore? Vraiment.

«Whoa Alice, attend une minute, qu'est-ce que tu dis?» Est-ce que ça vient juste de sortir de ma bouche? Ben, au moins je ne me suis pas mise dans l'embarras. Okay, oui parce qu'elle a recommencé à rire, encore.

«Okay, en bref, je suis amoureuse de toi.» Pardon? Est-ce que tout ça était dans ma tête? Elle ne vient pas juste d'avouer, oui? Je la regardai sans pouvoir le croire. Elle me regarda à son tour et pendant un moment, ses yeux si joyeux et excités se remplirent de douleur.

«Pardon?» Voilà, j'ai dit ce qui était dans ma tête. Au mois il est dehors maintenant, mais la douleur dans les yeux d'Alice semble décupler. Ça me fait mal de voir ça, mais je ne sais pas si ce qu'elle a dit est vrai ou pas. J'ai besoin qu'elle me le confirme avant que je commence à y croire, comme ça je n'aurai pas l'air plus bête que je le suis déjà. Elle retira sa main de sur ma joue et se retourna en regardant ses genoux.

«Bella, je suis amoureuse de toi. Je comprends si...» Je me jetai sur elle avait même qu'elle ait pu finir. Mes bras étaient fermement enroulés autour d'elle et je souriais comme une débile mentale.

«Tu viens de faire de moi la femme la plus heureuse au monde.» couinai-je dans ses oreilles et maintenant, je pouvais sentir son corps secoué par le rire. Puis ses bras m'enlacèrent pour mieux me serrer contre elle.

«Et dire que je pensais que tu ne ressentais pas la même chose.» l'entendis-je dire entre deux rires, même si elle semblait s'être calmée un peu. C'était à mon tour maintenant de glousser tout en blottissant mon visage contre son cou.

«Ben, tu as mal pensé. Je suis amoureuse de toi depuis le jour où Jasper et toi êtes partis pendant la confrontation. Je n'aurais jamais cru pouvoir m'ennuyer autant de quelqu'un, plus qu'Edward.» Voilà, je l'ai dit, la vérité et mon amour pour Alice. Je me reculai lorsqu'elle arrêta de rire, mais je ne restreignis pas l'espace entre nous. Je me retrouvai à la regarder intensément dans ses yeux or. Maintenant, c'était son tour d'être déroutée.

«Donc, Edward ne te manque pas vraiment en ce moment?» Ben, me semble que c'est évident! Je secouai la tête alors qu'elle continuait: «Même pas un peu?»

«Juste un peu, mais tu me manques encore plus.» Même lorsque tu es juste là.

«Mais je suis juste là pourtant.» Il n'y avait pas de confusion dans ses yeux et le son de son rire parvenait à mes oreilles. Je souris à cela, sachant qu'elle trouvait ma déclaration plutôt amusante. Puis elle s'arrêta, plaça sa main sur ma joue et la caressa avec son pouce. Je m'appuyai sur sa main, me blottissant un peu plus avant de me retourner et de placer un léger baiser sur sa paume. Je vis son sourire, un sourire de bonheur, et tout ce que je pus faire fut de le lui retourner. Puis je pensai que je ne faisais qu'imaginer tout ça, encore une fois. Alice se pencha vers moi et ma respiration bloqua dans ma gorge, non que j'aie besoin de respirer de toute façon, mais respirer était essentiel, surtout si je voulais ou avais besoin de respirer l'odeur d'Alice. Et son odeur était si près de moi que ma tête chantait une chanson vraiment stupide. Puis la réalité me frappa quand je sentis ses lèvres sur les miennes. Mes yeux étaient déjà fermés lorsqu'elle s'était penchée et maintenant je sentais ses lèvres contre les miennes et je pouvais déjà ressentir les étincelles chatouillant mon corps. Toutefois, le baiser fut trop rapide, mais au moins il dura une éternité.

«Ben, umm, shoppeh...Je veux dire, shopping?» Bon, j'ai laissé un baiser envahir mon esprit et maintenant je parle comme une idiote.

«Tu peux ouvrir tes yeux Bella.» Maintenant, j'ai même l'air d'une idiote. J'ouvris mes yeux et fus accueillie par son visage souriant. «Bien, on peut faire du shopping plus tard, ou tu préfères t'en débarrasser maintenant?»

«Maintenant semble beaucoup mieux que plus tard, car lorsque Renesmée va revenir, elle va probablement se demander où je suis avant de réaliser que je suis avec toi.» C'était vrai, ça serait l'heure du dîner de Renesmée lorsqu'elle reviendrait et je ne voulais pas la laisser mourir de faim même si Esmé et Rose seraient déjà à la maison.

«Bien, nous avons toute la journée alors je suppose que je devrais te laisser aller jusqu'à ce qu'elle tombe endormie.» dit Alice en me faisant un clin d'œil. Je rougis encore une fois, même s'il n'y a aucune circulation sanguine dans mon système. Elle sortit du stationnement et conduisit jusqu'au centre commercial. Et puisqu'il y avait du trafic, et des policiers, elle dut ralentir. C'était de la torture pour toutes les deux puisque nous aimons la vitesse. Et là, nous étions prises à la vitesse humaine et il nous semblait qu'on n'arriverait pas au centre commercial de si tôt.