Chapitre :L'oreille fine (partie 1)
Spoilers : Ce chapitre est davantage une spéculation basée sur un spoiler que le chapitre précédent. Alors que ce dernier donnait était totalement basé (à l'exception de la fin évidemment, ce n'est pas le genre de chose qu'ils laissent sortir avant la diffusion de l'épisode) sur ce qu'on savait des prochains épisodes, ce chapitre ne se base que sur la présence du sniper dont l'arrivée est prévue pour l'épisode 6X10. Le reste n'est qu'une vague spéculation basée sur l'espoir et la patience qu'avait conseillés Gordon Gordon lors de la saison 5. Se déroulerait à la fin de la saison 6.
NA : Comme je n'ai pas encore terminé d'écrire ce one-shot et que j'en suis à la treizième page et qui m'en reste pas mal à écrire, je vais en faire un two-shot! Comme je l'ai déjà dit, je ne suis pas douée pour le drame; mais cette histoire me traînait dans la tête depuis un bon moment.
Disclaimers : Le sniper n'est pas mon idée, les personnages et le concept n'est pas de moi.
Dans la pénombre d'un chic loft de Washington, ne pouvant apercevoir que l'ombre des meubles qui s'y trouvait, un œil externe aurait pu croire qu'il n'y avait âme qui vive. Pourtant, une oreille fine pouvait entendre les soupirs et les vaporeux gémissements qui provenaient de la chambre à coucher. Une inspiration, un grognement, un petit rire de satisfaction.
Alors que toute la ville s'était endormie, que la lumière sur le réveil révélait de rouge un 4 :07 lumineux et que même les criminels les plus endurcis étaient au repos, les deux meilleurs combattants du crime de Washington étaient plus qu'éveillés. Enlacés et ne se lassant pas de ce qu'ils faisaient, c'était avec une passion à faire envie qu'ils consommaient près de huit années de tension.
S'écroulant lourdement sur lui, elle garda sa tempe collée à sa poitrine écoutant le cœur qu'elle savait maintenant ne battait que pour elle. Elle embrassa tendrement la frontière de son muscle pectoral droit, puis remonta le long de son sternum laissant derrière elle un sillage de baisers et se dirigea vers son visage pour le regarder dans les yeux. Elle n'avait jamais ressenti une telle émotion auparavant; il le savait. Ses mains robustes et rudes remontèrent à son visage et effacèrent les cheveux qui l'empêchaient de la regarder dans toute sa beauté qu'il avait tant souhaité voir de si près. Il tira son visage vers le sien et l'embrassa.
« Eh! Chuchota-t-elle en brisant le baiser.
- Eh, répondit-il sur le même ton.
- C'était plutôt épatant cela.
- Plutôt épatant? Répéta-t-il avec un ton faussement offusqué.
- Totalement épatant, extraordinairement épatant, si épatant que j'en perds mon vocabulaire.
- J'ai toujours cherché un moyen de te faire perdre ton vocabulaire.
- C'est vrai qu'il est plutôt diversifié.
- Un peu trop diversifié.
- Tu n'aimes pas mon vocabulaire?
- Je l'aimerais davantage si je comprenais simplement la moitié de ce qui sort de ta bouche, sourit-il avant de poser un léger baiser sur ses lèvres. Ta superbe, pulpeuse et délicieuse bouche.
- Mmm, gémit-elle. Ce serait mal de demander un congé demain et de rester au lit toute la journée?
- Ce serait tentant, dit-il avant de l'embrasser à nouveau, mais je ne peux pas. Je dois prendre Parker, Rebecca doit comparaître tôt et n'a pu trouver de nounou pour lui. Mais je suppose qu'à nous trois, on pourrait luncher ensemble et lui parler du récent développement.
- Je suppose, malgré que je croie qu'il s'agisse davantage d'une conversation de fin de soirée.
- Ça ne nous empêche pas de nous réunir pour le lunch.
- Ça ne nous empêche pas de nous réunir n'importe quand, finit-elle avant de l'embrasser alors qu'il les retournait pour couvrir son cou, ses épaules et sa poitrine de baisers volés et sensuels. Je pourrais faire cela toute la journée, dit-elle en soupirant. Mais qu'as-tu fait de moi, Seeley Booth?
- Probablement la même chose que tu as faite de moi, Dr Brennan », continua-t-il en l'embrassant plus profondément, explorant à nouveau les sphères les plus cachées de son anatomie qui malgré toute sa bonne volonté, il ne pourrait jamais nommer.
Quelques heures plus tard, debout sur la plateforme du laboratoire où elle travaillait, Temperence Brennan faisait tout son possible pour se concentrer sur son boulot. Les restes d'un homme qui avaient passés les deux dernières semaines à l'intérieur d'un réservoir d'essence d'une station-service avaient été amenés à l'institut Jefferson et Brennan, en grande professionnelle qu'elle avait toujours été, s'efforçait d'accorder autant d'attention à cette affaire en dépit des derniers développements dans sa vie personnelle. Alors qu'elle, Cam et Daisy tentaient de retirer ce qu'il restait d'essence de pétrole sur les restes, Hodgins recueillait le maximum d'échantillon afin de compléter ses analyses. C'est en tentant, sans grand succès, de tourner son attention vers son travail, que Brennan avait observé quelque chose d'inhabituel sur les jambes de la victime.
« Il y a d'étranges microfractures péri-mortem sur le bord antérieur de la fibula, mademoiselle Wick. Qu'en pensez-vous?
- Peut-être qu'il est tombé les pieds en premier? Dit-elle alors que Brennan vit du coin de l'œil son amie Angela monter sur la plateforme de travail, dévoilant son ventre arrondi qui annonçait la fin du troisième trimestre de sa grossesse.
- Angela, tu ne devrais pas être ici! Les vapeurs des produits pétrochimiques sont très dangereuses pour ta santé et celle de ton fœtus.
- Combien de fois devrais-je te demander de ne pas appeler mon bébé un fœtus, Bren? Je dois avoir un premier visuel du crâne si tu veux que je t'en fasse le croquis.
- Le nettoyage du crâne n'est pas encore terminé... Commença-t-elle alors qu'elle vit pénétrer dans le laboratoire la raison pour laquelle elle avait eu tant de difficulté à se concentrer toute la matinée. Il… il reste… des résidus d'essence… dans les… les… la… balbutia-t-elle alors qu'elle tournait son doigt autour de son œil droit.
- Le globe oculaire? Demanda Cam intriguée par le comportement de sa collègue.
- Le corps vitreux? Continua Hodgins.
- La face orbitaire du zygomatique droit? Devina Daisy alors que Brennan leva son index vers son interne du jour.
- C'est exact, mademoiselle Wick, excellent, la félicita-t-elle alors que Booth pénétra sur la plateforme de travail.
- Alors Bones, qu'avez-vous pour moi ce matin? » Demanda-t-il en se tapant dans les mains comme si de rien n'était.
N'arrivant à faire abstraction de la ruée de dopamine qui soudainement avait attaquée tout son corps, Brennan, tentant son possible d'éviter le regard de Booth, se fit prendre à son propre piège. Elle se retourna pour prendre un quelconque instrument sur le plateau qui se trouvait à ses côtés mais, avec une maladresse complètement inhabituelle, le bouscula et le fit tomber dans un bang sonore qui alerta tout le labo. Alors que Cam, Angela et Hodgins la regardèrent intrigués et que Booth se sentit amusé par le comportement de son amante secrète – lui-même avait eu sa dose de dopamine en pénétrant sur la plateforme; toutefois, ayant vécu presque cinq années à côtoyer une femme qu'il aimait en secret, il savait cacher ses émotions au moment où il se tenait près d'elle – Daisy se précipita aux côtés de Brennan pour l'aider à recueillir les instruments désormais non-stérilisés étendus sur le plancher. La remerciant poliment, elle leva ses yeux vers Booth et accrocha son regard amusé. De ses yeux, elle le menaça un instant puis elle se releva pour tenter de retourner au boulot.
« On n'a… on n'a… on n'a toujours pas trouvé la c… c… cause du décès. Nous avons toutefois ex… exclus la noyade. On sait ce… cependant que le… la… victime était un homme qui travaillait beaucoup avec ses mains… un écrivain peut-être.
- Est-ce que tout va bien, Dr B.? Demanda Hodgins.
- Oui, tr… très bien, merci Hodgins. Booth, votre fils ne devait vous accompagner?
- Il est dans votre bureau avec son DS, il pourrait y attendre des heures sans s'ennuyer.
- Brennan, je peux te parler dans mon bureau un instant? Demanda Angela en agrippant le bras de sa meilleure amie avant de la tirer dans son bureau. Ok, parle!
- Quoi?
- Ne me dit pas que ce que tu as fait sur la plateforme n'était pas étrange?
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
- Bren… Dit Angela d'un ton menaçant alors qu'elle vit le visage de son amie tourner au rouge. Oh mon Dieu, c'est pas vrai?
- Quoi?
- Vous l'avez fait?
- Quoi, Ange, quoi?
- Booth et toi?
- Quoi, non? Tenta-t-elle avec peu de conviction de nier.
- Oh! Je peux lire la satisfaction sexuelle partout sur ton visage, tu l'as fait!
- Comment peux-tu voir cela sur mon visage?
- Tu bégaies, tu fais tomber des trucs, le rouge te monte aux joues, tu n'es pas capable de t'empêcher de regarder la plateforme toutes les trois secondes, tu n'as pas arrêté de sourire depuis que tu es entrée dans le labo, t'as le regard pétillant, la démarche légère, tu n'arrives pas à te concentrer, tu es complètement cernée, ce qui m'indique que tu n'as pas dormi cette nuit et tu perds ton vocabulaire. Chacun de ces symptômes indiquent soit que tu es en amour, soit que tu as une tumeur au cerveau et nous savons tous les deux que tu n'as pas de tumeur au cerveau! Alors, cesse de le nier et dis-moi comment c'était, ordonna-t-elle alors que Brennan baissa le regard, un peu timide d'avoir à révéler autant d'émotion en même temps.
- À couper le souffle, chuchota-t-elle. C'est certainement l'expérience la plus fantastique que j'aie vécue dans ma vie, Ange. Et je ne parle pas juste de ses extraordinaires prouesses sexuelles! La dopamine, l'adrénaline… je sais que ce ne sont que des réactions chimiques dans le cerveau, mais je donnerais tout au monde pour me sentir constamment comme cela! »
Angela ne réussit à ne rien dire, mais sourit du plus grand sourire qu'une meilleure amie pouvait faire. Sans perdre une seconde, elle laissa échapper un petit cri qui alerta chaque technicien du laboratoire, se précipita sur Brennan et la serra dans ses bras.
« Je suis si contente pour toi, Bren. Tu es amoureuse! C'est génial! Tu le mérites tellement!
- Merci, Ange. Ne le dis à personne, par contre. Nous avions convenu qu'il était préférable de ne pas ébruiter ce développement dans nos vies personnelles avant d'avoir eu l'aval du FBI.
- Évidemment, Bren. Tu sais que tes secrets sont bien gardés avec moi, dit-elle avant de resserrer son étreinte contre son amie. Ma petite Bren est devenue une grande fille! »
Sur la plateforme du laboratoire médico-légal, alors qu'Hodgins partageait avec Booth ses dernières découvertes dans l'affaire, le cri de joie qu'avait laissé échapper Angela ne passa pas inaperçu. Chaque personne présente sur cette plateforme se doutant bien de la raison pour laquelle le docteur Brennan avait agi d'une manière si étrange ce matin-là, cet éclat involontaire de joie confirma la plupart des hypothèses et les regards se retournèrent tous vers Booth qui portait un sourire en coin et le rouge aux joues. S'excusant auprès de ses collègues, il s'éloigna de la plateforme, échangea un regard complice avec Angela et se dirigea vers Bones alors qu'elle se dirigeait vers son bureau.
« Tu sais, Bones, chuchota-t-il amusé, sachant pertinemment bien que cette conversation n'avait aucune raison d'être, tu devrais faire davantage attention. Je croyais que nous nous étions mis d'accord pour éviter d'ébruiter notre relation.
- Angela est fiable, elle ne dira rien à personne.
- Tu en as parlé à Angela?
- Je ne suis pas une très bonne menteuse!
- Je sais, Bones, crois-moi, je sais! Tu devrais cependant faire attention, continuait-il en se moquant d'elle, ces instruments que tu utilises dans ton boulot sont plutôt pointus. Ce serait dommage que tu te tranches une veine chaque fois où je pénètre le labo!
- Je suppose qu'avec le temps, je vais m'habituer à l'excès d'hormones au cerveau et serai capable de continuer à travailler adéquatement en dépit de ta présence près de moi.
- Tu es en train de dire que tu crois être capable de m'ignorer même lorsque je suis près de toi?
- Éventuellement, avec de la pratique, je suppose.
- Même si je fais cela, dit-il en posant subtilement une main au creux de ses reins.
- Booth, avait-elle averti.
- Ou cela, dit-il en approchant son nez de son cou de Bones pour expirer un souffle d'air chaud sur sa nuque
- Booth, répéta-t-elle en s'arrêtant, elle était pratiquement rendue devant son bureau.
- Ou cela », dit-il en plaçant une main sur son visage pour l'embrasser.
Chaque employé du laboratoire avait vu ceci venir depuis un moment déjà. Depuis la minute où la rumeur de la rupture entre Booth et Hannah avait commencé à voyager à l'intérieur de cet environnement pourtant habituellement plutôt professionnel, la perspective d'une histoire romantique entre ce dernier et la célèbre anthropologue devenait davantage réaliste Les antagonistes se rapprochaient davantage à toutes les enquêtes qu'ils complétaient. Pourtant, au moment où l'agent spécial Seeley Booth posa ses lèvres sur celle du docteur Brennan, chaque préposé, technicien et docteur s'arrêtèrent net de travailler pour observer le couple démontrer pour la première fois leur affection l'un pour l'autre.
« Garder notre relation secrète sera difficile maintenant, blagua Brennan alors qu'elle entendit une petite voix derrière elle.
- YESSSSS! »
Ayant parfaitement reconnu la voix d'enfant qui venait sans aucun doute d'approuver la relation entre son père et Bones, cette dernière se retourna pour voir Parker sourire dans l'embrasure de la porte de son bureau, sa console de jeu une main et des piles qu'elle assumait vides dans l'autre. Elle sourit, leva le regard vers son partenaire qui portait le même sourire et se dirigea vers le préadolescent qui les regardait avec un air de contentement et d'adoration.
« Salut Parker.
- Salut Bones, papa me laisse jouer dans ton bureau, ce n'est pas cool cela?
- C'est extrêmement cool!
- J'aime ta momie!
- Elle vient du Pérou, en Amérique du Sud. Elle a plus de 3000 ans!
- Waouh! Trop génial, continua le jeune garçon alors qu'il retournait dans le bureau de Brennan pour observer de plus près la momie suivi de son père et de Bones.
- Écoute Bones, dit Booth soudainement, je dois aller au Hoover. J'ai déjà pris rendez-vous avec Sweets et Hacker pour discuter du nouveau… développement.
- Tu veux que je t'accompagne? Je suis autant sinon davantage responsable de ce changement que toi, tu ne devrais pas avoir à subir les conséquences seul.
- Oh! Crois-moi, je crois que ce sera plus facile de garder la tête froide si je ne t'ai pas constamment à mes côtés.
- Je comprends. On se rejoint au Diner vers midi? Demanda-t-elle alors que Booth hocha la tête.
- Parker, je dois aller au Hoover quelques heures, tu écoutes tout ce que Bones te dit et on reparlera de ce que tu as vu à la maison ce soir, d'accord?
- Ok, répondit un Parker qui n'avait écouté mot de ce que son père venait de dire, toujours fasciné par la momie.
- Si je ne le connaissais pas davantage, j'aurais pu croire qu'il ne sait même pas que je suis dans la pièce, dit-il avant de poser un baiser sur les lèvres de Bones. Je t'appelle aussitôt la rencontre terminée! Je t'aime.
- Je t'aime aussi », sourit-elle alors que Booth sortit de son bureau pour assister à la rencontre que tous les deux appréhendaient.
Tentant du mieux qu'elle pouvait de reprendre ses esprits, Brennan retourna son attention vers le garçon qui se trouvait dans son bureau. Elle sourit; ce petit, malgré le fait que son père le nierait même sous la torture, avait manifestement une attirance spéciale pour la science et plus il vieillissait, plus elle était certaine qu'il serait un jour un grand scientifique comme elle l'était. Regardant ce petit homme observer avec attention sa momie, elle réalisait combien elle aimait ce jeune garçon et combien elle aimerait dans un futur proche, vivre l'expérience de la maternité. Sachant pertinemment bien qu'elle n'arriverait pas à entreprendre quelconque travail ce matin-là, elle décida d'utiliser ce temps pour approfondir sa relation avec lui.
« Parker, j'ai remarqué que ton appareil de stimulation kinési-visuel avait perdu sa source d'énergie, peut-être souhaiterais-tu vivre un autre type de stimuli ludique?
- Euh?
- Une partie de carte peut-être?
- Génial! Tu connais Va à la pêche?
- Si je connais Va à la pêche? Tu plaisantes, j'espère. Évidemment, qui ne sait pas jouer à ce jeu? Avait-elle affirmé peu avant de commencer une partie qu'elle avait, étrangement, peu de facilité à gagner.
- Tu es la nouvelle copine de papa?
- On peut dire cela comme ça! Ouais.
- Tu crois qu'un jour, tu vas te marier avec lui?
- Il n'y a peu de chance que cela se produise, mais ton père m'a déjà dit de ne jamais dire jamais. Cette phrase n'a pas de sans puisqu'elle se contredit en elle-même, mais je comprends ce qu'elle veut dire.
- Alors, tu vas te marier avec lui? Continua Parker qui n'avait rien compris à ce que Brennan venait de dire.
- Probablement pas, mais cela ne signifie pas que je ne veuille pas habiter avec lui ou avoir des enfants.
- Tu l'aimes mon père?
- Beaucoup oui.
- Il est heureux quand il est avec toi. Il sourit toujours, il a les yeux qui pétillent. Je suis content que vous sortiez ensemble! »
Brennan avait sourit après avoir entendu l'affirmation du jeune homme avant qu'il ne lui demande si elle possédait des sept. Les heures passèrent comme des minutes et avant même qu'ils aient eu le temps de crier Va à la pêche, il était l'heure de dîner. Ayant reçu un texto de Booth lui mentionnant qu'il lui donnerait les détails de sa réunion avec Sweet sur l'heure du dîner, elle invita mademoiselle Wick, qui, elle le savait, venait de renouveler ses fiançailles avec le jeune homme, à se joindre à eux pour le repas, Hodgins et Angela les suivant sur ses talons.
En traversant la rue, menant au Diner, elle vit du coin de l'œil Booth se stationner en face de ce dernier. Elle stoppa sa marche et lui envoya la main. Elle vit Booth lui sourire et elle comprit immédiatement que leur partenariat n'était pas mis en veilleuse.
Le premier coup de feu s'était fait entendre avant même qu'elle n'eut le temps de baisser la main. D'un geste instinctif, elle se précipita sur Parker pour protéger son corps avec le sien. Le deuxième coup de feu se fit entendre et son regard se figea sur Booth. La bouche grande ouverte, serrant fortement le corps du garçon dans ses bras, elle vit la terreur se tracer sur le visage de Booth alors que sur sa bouche, elle put lire le mot « non! » La douleur l'envahit et elle espéra un instant que son corps était suffisant pour éviter que Parker ne soit blessé.
« NOOOON! » Avait crié Booth en sortant son arme à feu, tirant à volonté vers l'endroit d'où les coups de feu venaient d'être tirés. Comprenant rapidement que Broadsky ne tirerait plus tant qu'il serait dans les parages, son attention se tourna vers Bones dont le corps inerte était couché sur celui de son fils qui luttait pour s'en sortir.
Avec prudence, il retourna le corps de Bones et ce qu'il vit l'horrifia au plus haut point. La balle avait transpercé son abdomen et s'était logée dans l'épaule de son fils. Le sang coulait sur ses vêtements et, même s'il n'avait pas la meilleure connaissance de la biologie humaine, il savait qu'une telle perte de sang demandait des soins d'urgence. Ravalant sa salive et ses larmes, tentant d'effacer toutes peurs et plaçant des mains tremblantes sur la blessure, il murmura quelques mots de réconfort avant de se retourner vers Sweets pour lui demander de l'aide.
« Sweets… » avait-il commencé avant de voir que le jeune homme avait des soucis qui lui étaient propres. Il était penché sur le corps de sa fiancée dont la moitié du crâne avait disparu. Il comprit alors que Broadsky avait fait au moins une victime cette journée-là. Daisy Wick n'était plus de ce monde et laissait derrière elle un pauvre psychologue désorienté.
Il lança son téléphone portable à Hodgins alors qu'Angela s'était jetée sur Parker pour le rassurer. Sa blessure n'était que superficielle. La balle dans son épaule n'avait pas eu la vélocité nécessaire pour faire de gros dommage. Il regardait le corps de Bones alors que son père tentait de faire l'impossible pour la sauver. Elle était consciente, se tordant de douleur.
« Bones, je t'en supplie, ne bouge pas.
- Booth, murmura-t-elle alors que l'image de Booth penché au-dessus d'elle commençait à s'embrumer. Je… t… t… t…
- Je t'aime aussi, Bones. Tiens bon, ne lâche pas, Bones, tu vas t'en sortir, accroche-toi ».
Et le peu de conscience qui lui restait s'évanouit.
À suivre…
