Bonjour,
je vous remercie pour vos reviews, j'espère que vous aimerez ce chapitre qui répond à vos questions.
Bonne lecture, bises.
Chapitre 7 : Complices
Ginny ronflait. Encore.
Harry n'eut d'autre choix que de se lever.
L'aube pointait le bout de son nez. Patmol, qui dormait l'instant précédent, sauta de son panier en entendant la porte de la chambre s'ouvrir. Il se jeta sur les jambes de son maître.
Harry se dépêcha de lui ouvrir la porte du jardin mais Patmol n'avait manifestement pas besoin d'aller uriner. Il s'était déjà soulagé devant la salle de bain. Le jeune homme soupira. Il gronda son chien qu'il mit ensuite dehors, le temps de nettoyer la flaque.
Il essorait la serpillière lorsqu'il entendit un tapotement à la fenêtre. Il se retourna vivement.
Un hibou noir le fixait, une épaisse enveloppe accrochée à sa patte. Harry lui ouvrit prestement, libéra le volatile de sa commission, le nourrit et lui permit de se reposer dans la cage de sa chouette Galdeym.
Puis le jeune homme prépara la cafetière avant d'ouvrir le courrier.
Il en sortit un gros paquet de parchemins reliés magiquement. Une petite feuille de papier s'échappa et glissa sur le carrelage pour se cacher sous le réfrigérateur. Harry n'y prêta sur l'instant peu d'attention mais quand il vit l'intitulé du dossier, il jura.
Registre des visites
Prison d'Azkaban
Ginny fut réveillée par un désagréable bruit de frottement. Agacée, elle attrapa sa baguette, prête à lancer un sort vicieux à l'idiot qui la sortait du lit, et s'extirpa de ses couvertures. Déboulant dans la cuisine, arme au poing, elle vit son mari tirer péniblement le réfrigérateur.
- Et dire qu'il a vaincu Voldemort… soupira-t-elle.
D'un gracieux tour de poignet et d'un Wingardium Leviosa, elle fit léviter le frigidaire. Harry resta un instant cois. Puis il se jeta dessous pour récupérer le bout de papier.
Ginny le vit pâlir.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Je dois aller au Ministère, murmura-t-il en se précipitant dans la chambre.
La jeune sorcière reposa le réfrigérateur. Harry ressortit vêtu d'un pull enfilé à l'envers. Il chaussa ses baskets sans les lacer puis jeta une poignée de poudre à cheminette dans la braise.
- Dis moi ce qu'il se passe, Harry, supplia Ginny, de plus en plus inquiète.
- Plus tard. Ministère de la Magie! Ordonna-t-il en rentrant dans la cheminée.
Lorsqu'il fut aspiré par les flammes, la jeune femme réalisa dans un sursaut qu'il avait oublié son pantalon.
Miss Krembel était hôtesse d'accueil en chef depuis près de vingt ans au Ministère. Elle en avait vu des choses… toutes plus étranges les unes des autres… Aussi ne répondit elle que d'un haussement d'épaules lorsque Susy, une nouvelle à l'accueil, lui lança un regard étonnée.
- C'est le fameux Harry Potter qui vient de passer en courant? Demanda-t-elle.
- Ma foi, cela en avait tout l'air, soupira Miss Krembel.
- Mais… mais il était en caleçon… constata Susy.
- Tu es une née moldue, n'est-ce pas?
La jeune femme hocha la tête.
- Moi aussi, et crois moi, tu n'as pas fini d'en voir des belles. Tu n'as pas encore rencontré Mr Weasley?
- Non, pourquoi?
Miss Krembel ricana en tapotant l'épaule de Susy.
- Tu le verras bien assez tôt.
Harry prit l'ascenseur, essoufflé, il attendit que celui-ci l'emmène au Département de la justice magique.
Il espérait qu'il y aurait quelqu'un. En regardant sa montre, il vit qu'il était six heures et demi du matin. Il se mordit la lèvre inférieure. Il ne connaissait pas les horaires de cette partie du Département. Il espéra que ce n'étaient pas des sorciers trop tardifs.
Il tapait du pied, comme si cet irritant manifestement d'impatience l'amènerait plus tôt à destination.
Quand l'ascenseur ouvrit enfin ses portes, Harry se rua à l'extérieur et courut jusqu'à un petit bureau, qui s'avéra fermé à clé.
Le jeune homme se répandit en jurons, en malédictions, en sorts inefficaces mais la maudite porte, qui était habituée à bien pire, ne bougea pas d'un centimètre.
- Mr Potter?
Le sorcier se retourna pour faire face à l'hôtesse d'accueil en chef. Elle avait un morceau de tissus, roulé en boule dans ses bras. Elle le lui tendit, un sourire narquois au bord de ses lèvres recouvertes d'un rouge à lèvres rose foncé.
Le jeune homme sentit ses joues s'enflammer lorsqu'il réalisa sa semi nudité. Il revêtit le pantalon prestement.
- Je vous remercie, murmura-t-il alors qu'il se pensait à l'apogée de l'humiliation.
- Vous aviez besoin de quelque chose? Demanda Miss Krembel en désignant la porte.
- Oui, c'est pour une de mes enquêtes. Il me faut un numéro d'identification au plus vite.
La sorcière hocha la tête et détacha un énorme trousseau de clefs de sa ceinture.
- Vous avez de la chance, Mr Potter, c'est une pièce à laquelle j'ai accès.
Elle passa devant lui et enfonça une petite clé en argent dans la serrure. Elle ouvrit la porte et alluma les chandeliers. Harry la suivit, un peu intimidé par la taille de la salle. Divisée en plusieurs allées, elle n'était composée que de placards en bois sur lesquels étaient inscrits différents numéro.
- Quel numéro d'identification cherchez vous? Demanda Miss Krembel.
Harry jeta un rapide coup d'œil aux parchemins, qu'il tenait toujours à la main.
- 8550988AAW.
- Mmmh, fit elle. W vous dites, cela va être rangé tout au fond. De quel renseignement avez-vous besoin?
- Le nom seulement.
- C'est pour quelle affaire?
- C'est un dossier confidentiel, répliqua Harry d'un ton un peu sec. Il trouvait Miss Krembel trop curieuse à son goût.
Il lui emboîta le pas jusqu'au fond de la salle, puis la suivit lorsqu'elle tourna à droite.
- Vous avez dit AAW?
- Oui.
Elle entra dans une nouvelle allée en fredonnant une chanson du bout des lèvres. Soit elle massacrait la mélodie soit il ne l'avait jamais entendue de sa vie car il ne put reconnaître l'air.
- Ah! S'exclama Miss Krembel en ouvrant un placard.
Harry eut le temps de lire la dénomination AAW 1979 gravée sur le bois avant que l'hôtesse d'accueil fasse défiler divers parchemins.
- 1979? S'étonna-t-il. Les lettres AAW sont un code pour l'année 1979?
- Mais oui, jeune homme. Ce casier répertorie tous les sorciers nés cette années là. Vous êtes de 1980, si je ne me trompe pas. Votre placard se trouve juste en dessous. Pouvez vous me répéter les numéros?
- 8550988, récita Harry, un peu perplexe.
Malefoy était né la même année que lui…
Il défroissa le petit bout de parchemin qu'il avait tenu dans son poing depuis tout ce temps. L'écriture lui semblait familière. D'ailleurs, la teneur même du message montrait qu'il connaissait le complice de Severus Snape.
« J'ai fais ce que je devais faire. Je n'ai aucun regret sauf celui de t'avoir menti. »
- Aaaah! Voilà notre homme! S'écria Miss Krembel. Oh pardon! Ce n'est pas un homme.
- Ah bon? Fit Harry, étonné.
- Eh bien, non. C'est Hermione Granger.
Elle avait pris l'avion pour se rendre à Santiago. Elle avait quitté la bise fraîche de l'Angleterre pour être accueillie par la chaleur moite du Chili. Son chemisier vert sans manche lui collait à la peau, tout comme ses cheveux. Se sentant étouffée sous sa masse capillaire, elle les accrocha en un chignon grossier.
Elle pénétra dans le sas principal de l'aéroport. La climatisation fonctionnait, fort heureusement pour elle et les touristes entassés ici et là. Certains s'éventaient avec leur billets d'avion, elle regretta d'avoir jeté le sien.
Elle posa sa valise à côté d'elle et se massa le poignet endolori. Elle n'avait pas ensorcelé ses bagages. Elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en Harry, qu'il ne piperait mot. Néanmoins, elle avait jugé plus prudent d'effacer toutes traces magiques derrière elle. Plus de magie. Du moins, tant qu'elle n'avait pas une nouvelle baguette.
Elle était désormais une fugitive.
Ses yeux épiaient la foule compacte. Guettant un mouvement, un signe, une silhouette, un visage.
Elle sentait son cœur battre douloureusement dans sa cage thoracique. Et s'il n'était pas venu? Deux mois et demi étaient passés depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus.
Lui était il arrivé quelque chose?
Avait il un empêchement?
Avait il oublié la date de son arrivée?
Avait il rencontré quelque un d'autre?
N'avait elle été que l'instrument de son évasion?
Avait il réalisé qu'elle n'était qu'une petite chose insignifiante?
S'était il moqué d'elle?
Les minutes passèrent, le désespoir la gagnait.
- Pauvre petite sotte! Murmura-t-elle. Qu'as-tu cru? Qu'il t'attendrait avec des chocolats et un bouquet de fleurs?
- Eh bien, je n'ai ni chocolats ni bouquet de fleurs, mais je suis bien là à vous attendre, Miss Granger.
Elle se retourna en un sursaut, s'emmêlant les pieds dans l'affaire et tombant disgracieusement sur son postérieur.
Le sourire sarcastique de Severus Snape était bien en face d'elle, ainsi que le reste de sa personne.
Il lui tendit sa main blafarde, que le soleil cuisant chilien n'avait visiblement pas réussi à teinter.
Elle l'attrapa timidement et fut tirée énergiquement sur ses pieds. Elle le remercia dans un souffle.
- Vous voilà sans mots, ma chère. Qui l'eut cru? La dernière fois que j'ai assisté à un tel miracle, vous avez attenté ensuite à ma pudeur. Dois je craindre à nouveau pour ma vertu?
- Comment? Je n'ai jamais fait une telle chose! S'indigna la jeune femme qui se mit à rougir intensément. C'est vous qui…
- Qui quoi? Insista-t-il en se penchant sur elle.
- Qui m'avez embrassée.
Le sourire de Severus Snape se fit prédateur.
- Peut être bien…
Et ses lèvres s'emparèrent de celles, douces et chaudes, d'Hermione Granger, pour la deuxième fois de leur existence.
De sa cellule, Severus Snape contemplait la mer.
Puissante, ne tolérant aucun obstacle, elle était le pire ennemi de l'être humain. Mais d'ici quelques jours, elle serait sa complice.
Elle et lui partageait un secret, un rêve, un besoin.
Une soif de liberté que nul ne pouvait empêcher…
Il avait été agacé au tout début, lorsque Hermione Granger persistait à lui rendre visite chaque mois. Il s'était montré désagréable, jamais violent. Puis elle avait su lui montrer qu'elle avait deux ou trois neurones derrière cette toison innommable. Quelques mois auparavant, il avait du se résigner à la constatation qu'il attendait avec anticipation ses visites mensuelles. Non seulement, elle lui apportait un peu de chaleur, un peu d'intelligence mais surtout beaucoup d'espoir.
Il y a six mois, elle commença à lui parler d'évasion. Il lui avait ri au nez.
- Hermione Granger me parlant d'enfreindre la loi! J'aurais tout entendu.
Il cru que cela lui passerait mais réalisa qu'il ne connaissait pas l'obstination forcenée de la Gryffondor. Quand cette furie avait une idée en tête, elle ne l'avait pas ailleurs.
Et force était que son enthousiasme était contagieux. Pas qu'il en fit démonstration mais néanmoins, l'espoir d'être à nouveau libre s'insinua dans son esprit.
Cette crapule de gardien de prison ouvrit sa cage un matin pour lui annoncer une visite. Severus Snape sauta sur ses pieds aussitôt. Il se massa la poitrine douloureuse. Son cœur battait un peu trop fort à son goût. Un symptôme qui se déclenchait désormais à chaque visite de Miss Granger.
Tandis qu'il suivait ce pouilleux de Murfin Surrey, il lissa un peu ses cheveux sales qui lui arrivaient un peu au dessus du postérieur. Sa barbe hirsute, elle, chatouillait son nombril. Il se sentait poisseux et ne rêvait que d'un bain suivit d'un repas chaud. Il était gêné que la jeune femme le voit dans cet état. Pieds nus, robe rongée et tâchée par la crasse, le corps et les cheveux dans le même état que sa tenue. Il avait honte.
Il finit son parcours vers la salle de visite tout seul. Le gardien avait repéré un rat dans un couloir et était parti en chasse. Severus Snape soupira devant tant de stupidité.
Il entra silencieusement dans la pièce qui sentait l'humidité et l'urine fermentée.
La jeune femme était dos à lui. Elle regardait l'océan qui était déchaîné en cet hiver glacial. Il savait qu'elle était préoccupée par ce temps violent. Elle avait sans nul doute peur que son plan échoue. La longue cape noire de laquelle elle se revêtait à chaque fois était posée négligemment sur une chaise dépareillée.
- Bonjour Miss Granger, murmura-t-il.
- Severus, salua-t-elle en se retournant. Y a-t-il quelque chose que vous ne comprenez pas dans « cessons les formalités et appelez moi par mon prénom »?
- Le manque de bienséance, sans nul doute, riposta-t-il.
Elle soupira mais un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle aimait tout autant que lui leurs petites joutes verbales.
- Soit, comportez vous comme un vieil imbécile embriqué dans des traditions aussi poussiéreuses que vous même si cela vous chante, Severus.
- Oh cela n'a rien à voir avec les traditions, Miss Granger, cela s'appelle être bien élevé.
Son rire cristallin vint illuminer la pièce. Malgré lui, il considérait qu'elle était un vrai rayon de soleil.
Aussi vite qu'il apparut, son rire s'éteint et son sourire se fit mélancolique.
- Vous risquez beaucoup Miss Granger dans cette histoire. Il est encore temps de tout arrêter.
- Je n'en ai pas l'intention, déclara-t-elle en haussant du menton. J'assumerai mes actes jusqu'au bout. Quoiqu'il en soit, j'ai un plan pour couvrir mes arrières, rassurez vous.
- En parlant de plan, peut être, est il temps que vous vous ouvriez à moi?
Elle sembla réfléchir un instant.
- Oui, il est temps. Où en êtes vous pour les barreaux?
- C'est fini, répondit il en cachant ses mains écorchées derrière son dos.
- Parfait.
Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre. La pluie brouillait le champ de vision et faisait un vacarme effroyable, tout autant que les vagues impétueuses qui s'abattaient sur les flancs du rocher.
- Nous n'avons plus qu'à attendre les beaux jours.
- Non, faisons le au plus vite! Je ne supporterai pas une semaine de plus ici!
Elle hocha la tête.
- Quand voulez vous procéder?
- Cette nuit, répondit il farouchement.
Elle se tourna à nouveau vers la fenêtre.
- Après tout, vous avez raison, le plus tôt sera le mieux. La météo prévoit ce temps affreux pour demain également. La tempête nous couvrira. J'ai quelques petites choses à régler. Je serai prête demain soir.
- Comment cela va se passer?
- Je laisserai mon bateau à un kilomètre d'Azkaban. Avec ce temps, les sentinelles ne le verront pas. Puis, revêtue d'une combinaison de plongée ensorcelée - j'en emmènerai une pour vous ne vous inquiétez pas - je vous rejoindrais sur l'île. Vous sauterez de votre cellule, enfilerez votre combinaison et je vous ramènerai jusqu'à mon embarcation. Au fait, vous avez déjà plongé?
- Jamais.
- Vous aurez votre baptême ce soir, félicitations.
- Dans quel but ensorcellerez vous les combinaisons?
Elle lui adressa un haussement de sourcil digne des siens.
- Et dire que j'ai en face de moi, l'homme le plus brillant de sa génération.
- Le sacarsme ne vous sied pas.
Elle ricana.
- Dans la mer de Barents, nous ne pourrions survivre plus de quelques minutes. Le sortilège nous protègera du froid et de l'humidité.
- Mais le sortilège va cesser à l'approche d'Azkaban.
- Les sorts sont impossible ici mais les sortilèges continuent à fonctionner s'ils sont lancés au préalable. Bluffé, n'est-ce pas, Severus?
- Pas tout à fait, Miss Granger, murmura-t-il en se rapprochant d'elle. Que se passera-t-il ensuite?
- Une fois sur le bateau, nous accosterons sur une petite crique à Gamvik. Là nous monterons dans ma voiture et je vous déposerai dans l'aréoport le plus proche. Je vous ai acheté un billet d'avion pour le Chili, il faut juste que je confirme pour la date et l'heure. Rendu à Santiago, vous vous rendrez à une petite villa que je vous ai loué sous un nom d'emprunt. Là bas vous trouvez votre nouvelle baguette et vos nouveaux papiers d'identité. Vous serez désormais Seth Sanders, j'espère que cela vous convient.
- Cela fera l'affaire.
- Vous resterez là bas trois mois, le temps que l'affaire se tasse un peu. Il ne faudra pas vous faire remarquer. Puis vous prendrez un avion pour le Pérou, où je vous ai trouvé une petite maison. Vous trouverez toutes les informations nécessaires dans votre villa au Chili.
- Bien. Nous reparlerons de tout cela demain soir.
- Nous n'aurons pas beaucoup de temps. Dans la voiture, il y aura une pochette de prête avec un faux passeport moldu au nom de Sebastian River, le billet d'avion, l'adresse et les clefs de la villa.
- Comment avez-vous réussi à échafauder tout cela sans que votre entourage sans aperçoive?
- Je… j'ai un peu clairsemé mon champ d'intimes. Quoiqu'il en soit, ils croient tous que je poursuis des études sur les anciennes civilisations magiques d'Amérique du Sud, d'où mes fréquents week ends au Chili.
- Ingénieux.
- Un compliment! S'étonna-t-elle. Il faut que je vous sorte d'ici au plus vite si vous commencez à distribuer vos éloges.
Il ne releva pas la remarque.
- Et vous? Que ferez vous ensuite?
- J'effacerai mes traces, je détournerai l'enquête.
- C'est-à-dire?
- J'ai prévu de vous faire passer pour mort.
- Ah oui?
- Parfaitement. Jeudi matin, je kidnappe un cadavre dans un funérarium parisien. J'ai déjà repéré ma cible. Votre taille, votre âge, votre physionomie.
- Je vous aurais aidé avec plaisir mais j'ai déjà un rendez vous d'organisé avec un avion.
- Ne cherchez pas d'excuse, Severus. Je vois bien que vous chercher à vous défiler.
- Vous lisez en moi comme en un livre ouvert!
Un petit rire s'échappa de sa gorge étroite. Le regard du sorcier glissa le long de sa belle gorge. Elle semblait si douce au toucher. Il dut faire appel à toute sa concentration pour détourner ses yeux.
- Je reprendrai ma vie, comme si rien ne s'était passé.
- Vous prenez beaucoup de risques, dans cette affaire. Vous pourriez être envoyé ici, si vous êtiez découverte.
- Je sais.
- Alors pourquoi faites vous cela? Je n'en vaux pas la peine.
- Bien sur que si! S'emporta-t-elle. Plus que n'importe qui au monde!
Il se rapprocha encore d'elle. Son corps frôlait désormais le sien. Une ivresse absolue s'empara de lui à la sentir si près de lui.
- Mais que suis-je pour vous, Hermione? Murmura-t-il.
Ses beaux yeux d'ambre s'écarquillèrent et sa bouche s'entrouvrit tandis que ses joues se paraient d'une parure écarlate. Hermione Granger était réduite au silence et dans ses yeux se lisaient les vérités de son cœur.
Elle baissa la tête, contrite.
Severus Snape resta un moment sans mots, paralysé par l'aveu silencieux de la jeune femme. Il avait imaginé une vie de fugitif après Azkaban, seul avec ses regrets et ses remords. Maintenant, il pouvait envisager une vie où elle serait présente. Elle était visiblement malheureuse dans cette vie sans romanesque.
Autant qu'elle vienne avec lui. Autant qu'elle soit sienne.
Il releva son joli minois, d'un doigt sous le menton.
- Je ne partirai pas au Pérou sans vous, Hermione. Vous avez intérêt à poindre le bout de votre nez à l'aréoport de Santiago dans deux mois et demi, jour pour jour. Si vous ne venez pas à moi, c'est moi qui viendrais en Angleterre vous chercher.
- Mais… mais pourquoi?
Il lui répondit en fourrant sa main de sa chevelure pour la rapprocher de lui. Il lui laissa le temps de s'échapper tandis qu'il se penchait lentement sur elle. Mais elle ne fit que fixer sa bouche qui s'approchait de la sienne. Elle humidifia ses lèvres juste avant qu'il ne les capture dans un baiser ardent qui scella leur destin.
FIN
J'aime bien laisser le dernier mot aux histoires mais je voulais donner une mention spéciale à Sockscranberries. C'est la seule à avoir deviné qui était le complice de Severus Snape.
Pourtant je vous avais laissé quelques indices au fil des chapitres...
Bises et à bientôt.
