Chapitre 2
La fuite de la princesse
Je suivais mon père à travers les dédales de la cité près de la limite de la barrière, une cinquantaine d'hommes se préparaient à combattre pour permettre la fuite du peuple sorciers dirigé par les Gardiens du Souffle. Au loin au pied des montagnes, on pouvait entendre le grognement de ces sales créatures puantes que sont les orcs, mais je voyais également dans les méandres de la forêt les yeux jaunes luisant des loups-garous ces bêtes barbares dont le cœur est aussi noir que leur silhouette est difforme, ces immondices qui hante, mes rêves depuis plusieurs mois... .
Nous arrivâmes à l'orée de la forêt dans une petite clairière, un calme étrange y reniait on pouvait cependant percevoir le léger murmure de la bataille qui s'annonçait. Au milieu se tenait une jument dont la robe beige était mouchetée de tâches blanches de la même couleur que sa longue crinière, elle s'appelait Wynas. Elle était déjà sellé et harnaché, de chaque côté de la selle était disposée des sacs en cuirs, j'y avança rapidement pour glisser la boite de mon diadème à l'intérieur d'une d'entre elles puis je me hissais prestement avant de me retourner vers mon père.
Il était de dos et son regard se portait sur le grand palais blanc de Gil-Nimras qui rayonnait de toute sa splendeur sous les étoiles de la nuit comme un dernier signe d'adieu, je gravais cette image dans ma tête. Le roi ; mon père se retourna dans ma direction et je pouvais voir que ses yeux étaient brillants, il dara son regard sur moi puis me dit ces mots qui resteraient toujours dans ma mémoire.
- Va ma fille sans te retrouvé, ne te souci plus de moi, va vers ta destinée mais n'oublie pas qui tu es ainsi que l'amour que je te porte, je suis fier de toi princesse Maya fille de Lyna capitaine de la garde et héritière au trône puisse les valars te protéger.
Les larmes me monter aux yeux, mon cœur me serrait, jamais je n'a vais quitter mon peuple, et la cité pour voyager dans des terres que je ne connaissais que par les cartes et les récits, sans aucun moyen de revenir. Soudain on entendit dans le silence assourdissant de la clairière un bourdonnement qui s'intensifia pour devenir des grognements et des cris de rage; la bataille devait être sur le point de commencer, les deux camps devaient se tenir à présent face à face. Mon sang se glaça, ma tête tournait et les larmes finissaient par tomber brouillant ainsi ma vue, comment pouvais-je abandonner mon peuple, ma cité et mon père aux mains de ces répugnantes créatures que sont les orcs? J'étais fille de roi mon devoir n'était-t-il pas de protéger mes terres?
Mon père qui voyait figé sur Wynas incapable de faire le moindre geste, s'avança rapidement jusqu'à moi et l'instant d'après il colla une grande claque sur la croupe de ma jument, l'obligent à partir.
C'est dans un hennissement furieux que Wynas parti au galop en direction des montagnes grises, quant à Mïn il courrait devant moi pour jouer son rôle d'éclaireur et me prévenir en cas de danger.
Je ne me retourna pas, car je ne voulais pas voir les terres qui m'avais vu naitre, dévasté et souiller par le sang de mon peuple qui se mêlé à celui noir des orcs, je ne voulais pas voir le palais blanc où j'avais grandi en feu, réduisant ainsi en poussières les souvenirs de mes ancêtres. Je traversais donc les méandres de la forêt, tournant ainsi le dos à mon passé sous la lumière de la pleine lune.
Le dernier souvenir de ma citée fut un long hurlement qui perça les bruits de la bataille ; les loups-garous avaient envahi la citée perdue des sorciers, dernier joyau de l'ancienne magie.
