Très chers lecteurs,

Je suis désolée pour cette longue attente ! J'ai eu pas mal de changements dans ma vie, oui, encore. Donc entre le déménagement, le fait de ne pas avoir internet… C'était un peu compliqué ! En tout cas, j'espère que vous êtes toujours intéressés. Voici le chapitre 2 :)

Disclaimers : rien ne m'appartient, juste la storyline ! Même si j'aimerais que Kelli & Tim soient à moi :p

Bonne lecture à vous )


« Gill ? » il appela, en un murmure. Aucune réponse. « Chéri ? » il essaya à nouveau. Toujours rien.

Elle s'était endormie…

You Are A Fever

Ils restèrent ainsi, dans les bras l'un de l'autre. Elle ne remuait presque pas mais malgré cela, Cal sentait quelques douleurs mais ne voulait pas la réveiller et se forçait donc à dormir.

Lorsqu'un rayon de soleil commença à percer la pièce et atteint directement les yeux de Gillian, elle grogna et se réveilla doucement. Elle leva rapidement la tête, se demandant ce qu'elle faisait encore au bureau… et plus précisément dans celui de Cal. Jusqu'à remarquer où, plus exactement elle se trouvait. Cal. Elle était allongée de tout son long au dessus de lui. Elle grimaça lorsque son regard croisa à nouveau la lumière du jour. Et c'est lorsqu'elle commença à entendre des marteaux piqueurs dans sa tête que des flashs de la nuit lui vinrent en tête.

Elle se rappela avoir bu avec Ria puis l'avoir laissée, dormant dans l'accueil pour aller se réfugier sur le balcon, histoire de profiter d'une brise fraiche. Puis tout revint comme en un clin d'œil. Cal, la musique, leur danse, leurs embrassades, leurs baisers, le fauteuil… Elle ferma et ouvrit les yeux rapidement. Leurs baisers. Elle posa ses mains de chaque côté de Cal pour se relever rapidement, histoire de vérifier qu'elle avait encore tout ses vêtements sur elle.

Non, ils n'avaient pas été plus loin que les baisers. Elle sentit une petite touche de regret puis grimaça à nouveau, se laissant reposer sur son partenaire. Elle avait la tête penchée sur le côté, pouvant ainsi voir son visage.

Il avait un air tendu, elle se dit que cela devait être parce qu'elle était au dessus de lui. Puis elle vit le casque, il ne l'avait pas enlevé. Son cou était donc légèrement vers l'avant. Il allait avoir un affreux torticolis quand il se réveillerait. Elle passa alors délicatement ses mains contre son visage puis attrapa le casque de sa main droite, remontant légèrement sa nuque de son autre main et le retira. Elle voulut le déposer par terre, sans faire de bruit mais il échappa de ses mains et tomba.

Cela ne fit pas beaucoup de bruit mais juste ce qu'il fallait pour réveiller Cal. Elle ferma les yeux, grimaçant et le sentit remuer légèrement. Elle frémit lorsqu'il caressa son dos, passant ses mains sous son haut, remontant jusqu'à son soutien gorge et jouant doucement avec l'ouverture. Elle enfouit son nez contre son cou et inspira son odeur pendant que ses mains descendaient jusqu'à sa ceinture.

Son jean n'était pas trop serré, elle put donc passer ses mains sous la fabrique pour les reposer sur ses hanches. Elle l'imagina alors en sous-vêtements. Un boxer moulant toutes ses formes là où il faut et là où elle aimerait pouvoir le toucher. Elle ne se frappait même plus mentalement à présent, elle se plaisait trop dans son imagination.

Du bout de son nez, il tenta activement de lui faire remonter le visage. Il commença par le front. La situation était plutôt drôle, et elle se mit à glousser, cédant un peu mais pas trop, à la demande silencieuse de Cal. Ensuite, il frotta son nez contre le sien, souriant sous l'effet du doux bruit de son rire à ses oreilles.

« C'est les esquimaux qui s'embrassent comme ça », dit-elle brisant le calme qui régnait dans la pièce. Elle avait chuchoté mais tout était si silencieux que cela paraissait un cri.

Il s'arrêta, fixant ses paupières toujours closes, « et comment veux-tu que je t'embrasse ? » demanda-t-il.

Il lui sembla que son ton était grave, mais elle n'en était pas vraiment sure. Malgré le fait qu'elle soit l'experte des intonations de la voix, elle aurait eu besoin de voir l'expression de son visage pour en être certaine.

« Je pense que tu n'as pas besoin que je te dise comment. Tu m'as déjà montré à plusieurs reprises hier soir que tu savais parfaitement t'y prendre ».

Il pouvait percevoir par son intonation qu'elle n'était plus saoule. Ou en tout cas, qu'elle était maintenant en pleine possession de tous ses moyens. Et parfaitement consciente.

Il déposa ses lèvres lentement sur les siennes, appréciant leur douceur. Il ne savait pas réellement ce qu'il se passait. Depuis hier soir, ils avaient franchi la fameuse ligne et il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur qu'elle le regrette. Pour sa part, il savait qu'il n'aurait jamais aucun regret… Sauf s'ils décidaient de ne pas aller de l'avant et que cela ait un impact sur leur amitié, leur relation, celle qu'ils avaient fondée avec de solides bases depuis bientôt dix ans.

Il l'invita subtilement à entrouvrir les lèvres pour qu'il puisse gagner plus d'accès à sa bouche, qu'il puisse la goûter, la sentir, sa langue chaude contre la sienne. Il la serra plus fort contre lui, et tenta subtilement, ou pas, de changer de position avec elle tout en continuant leur baiser.

Il roula soudainement et se retrouva au sol, sa cuisse tombant sur les chaussures de Gill et elle, sur lui. Elle commença à glousser, puis cela devint un rire net et finalement elle se mit à rire sans pouvoir se controler. Sa tête tomba vers l'arrière puis elle déposa brusquement son front contre le torse de Cal.

Lui grimaçait de douleur. Il avait instinctivement encerclé Gillian de ses bras lors de la chute comme s'il avait besoin de la protéger de quelque chose. Ses mains reposèrent de chaque côté de sa compagne, amie, à ce stade il ne savait plus exactement ce qu'ils représentaient l'un pour l'autre.

Il voulut masser sa cuisse mais avant même qu'il n'eut le temps de bouger, il sentit une main retirer la chaussure puis caresser doucement sa cuisse. Ces caresses, il ne comptait plus maintenant toutes les fois où il aurait voulu qu'elle le touche de cette manière, toutes les fois où ils se sont étreints l'un l'autre et qu'il a pu avoir un aperçu de sa douceur.

De sa main droite, il décida alors de caresser ses cheveux, la douleur s'atténuant. Il leva légèrement la tête pour déposer un baiser sur le crâne de Gillian. Il voulait que cet instant dure. Dure longtemps. Il se retrouvait souvent dans les bras de femmes charmantes et attirantes, mais aucunes d'elles ne se comparaient à Gillian.

Surement parce que là, il ne s'agissait plus seulement d'une attirance physique, il y avait également cette tendresse qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, cet amour qu'ils ne savaient exactement comment définir...

La main de Gillian s'arrêta, le faisant sortir de ses pensées. Le geste lui manquait déjà. Il regarda sa montre 5h27.

« Gillian ? » il prononça son nom si bas que lui-même ne l'entendit presque pas. Il tenta à nouveau, plus fort, « Gill ? ». Toujours rien.

Il secoua doucement son épaule, essayant de la sortir de ce semi-sommeil. Elle gémit. Un gémissement de plainte. Il secoua donc à nouveau, un peu plus fort.

« Gill, réveille-toi, je vais te ramener chez toi », il lui dit tendrement, la redressant tant bien que mal.

Lorsqu'elle se retrouva assise, les fesses sur le sol, entre le canapé et Cal, elle déposa ses jambes sur lui.

« Qu'est ce qu'on a fait ? » demanda-t-elle après quelques secondes de silence.

Cal souleva un sourcil, soudainement intrigué par sa question.

« Tu veux dire, est-ce qu'on a … est-ce qu'on a couché ensemble ? »

« Non, idiot. Je sais qu'on n'a rien fait. Ce que je veux dire c'est… », elle s'arrêta, redressa la tête pour le fixer, « on n'aurait jamais du s'embrasser ».

Il commença soudainement à rire nerveusement, relevant la tête du sol et croisant son regard, « tu m'as embrassé et c'est toi qui viens dire ça ? ».

Elle frappa sa cuisse, « je n'ai pas violé ta bouche, tu étais consentant et as participé autant que moi ! ».

Il se redressa complètement, soulevant les jambes de Gillian d'au dessus de son corps mais juste le temps de s'assoir, ensuite il les redéposa sur ses cuisses.

« Je ne dis pas le contraire, chérie, je dis juste que tu as commencé… si tu vois ce que je veux dire », il plissa légèrement les yeux, un sourire en coin sur le visage. Son fameux sourire en coin.

« Et bien je n'aurais pas dû. On ne peut pas faire ça, je veux dire, ce serait bien trop compliqué et puis on ne peut pas… » sa voix n'était pas du tout convaincante, ni pour lui, et encore moins pour elle.

Il remonta sa main doucement contre sa cuisse, penchant la tête sur le côté. Il étudia son visage. Même si elle n'était pas facile à lire, il pouvait voir que son esprit fonctionnait à mille à l'heure, essayant de se raisonner, se posant des questions que sans doute, lui aussi devait se poser. Elle fronçait légèrement les sourcils, comme si elle était contrariée, perturbée. Et il n'aimait pas la voir dans cet état.

« Prends tes affaires et retrouve moi sur le parking, je te raccompagne ».

Elle n'eut pas le temps de répondre que sa main avait déjà rompu contact avec sa cuisse, qu'il était déjà debout à la recherche de ses propres affaires. Elle ne protesta donc pas, même si elle frissonnait déjà, sans la chaleur de son corps contre le sien.

Brusquement, elle s'étala sur le sol pour attraper son gilet, puis se redressa, prenant ses chaussures à la main. Lorsqu'elle se retrouva debout, elle ferma les yeux, grimaçant. Quelle idée de boire autant ! Elle avança tant bien que mal jusqu'à son bureau. Son sac à main était sur sa chaise.

Ses yeux se fermèrent et elle repensa alors à Cal. Ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassèrent, elle savait déjà qu'il le faisait très bien. Mais jamais ils ne s'étaient permis de s'embrasser avec tant de passion et de fougue. Elle avait voulu lui déchirer les vêtements et lui faire l'amour. Sur le balcon. Mais aussi sur le canapé. Et maintenant elle en avait toujours envie.

Pourquoi avait-elle commencer ce discours du « je regrette, oublions » ? C'était d'un cliché et elle n'en pensait même pas un mot. C'était comme si sa bouche avait dit le message opposé de celui qu'elle avait en tête, dans la peau.

Mais tout n'était pas rose dans son esprit. Elle avait beaucoup de doutes, sur comment cela affecterait leur relation, leur travail, leur vie. Puis elle ne tenait pas à être juste « une autre » sur la liste de Cal Lightman. Même si au fond d'elle-même, elle savait qu'il avait beaucoup trop d'estime envers elle pour la traiter comme n'importe quelle conquête. Ou en tout cas elle l'espérait.

Elle entendit une porte se fermer et décida donc de se dépêcher. Elle prit son sac à main et passa son gilet entre les bretelles. Elle pensait à remettre ses chaussures pour aller jusqu'au parking mais cela sembla juste une très mauvaise idée. C'est alors qu'elle vit un sac Starbucks qui trainait sur son bureau du milkshake et des brownies qu'elle avait acheté la veille au matin. C'était parfait pour éviter de porter ses chaussures à la main.

Elle sortit donc, fermant tout à clé puis rejoint le parking. Cal l'attendait, la portière du côté passager déjà ouverte pour elle. Un vrai gentleman. Lorsqu'elle arriva à la voiture, elle se pencha à l'intérieur pour déposer ses affaires sur le tableau de bord puis s'assit enfin.

« Tu es venue pieds nus jusqu'ici ? » demanda Cal, riant légèrement.

Elle balança la tête en souriant, « j'avais peur de perdre l'équilibre. J'ai pas entièrement décuvé encore ».

Il acquiesça et mit en route la voiture. Sur le trajet, aucun des deux ne parlaient. Il voulait mettre la radio pour briser le silence mais il n'était pas sure que la tête de Gillian accepterait le bruit sans la faire souffrir.

Lorsqu'il s'arrêta à un feu rouge, il tourna la tête vers elle seulement pour voir qu'elle s'était endormie. Il ne pensa pas deux fois et décida donc de l'emmener chez lui. C'était plus proche, plus rapide, il n'aurait pas à la réveiller et pourrait garder un œil sur elle, au cas où elle ait une gueule de bois au réveil. Et intérieurement, il savait que c'était également parce qu'il voulait l'avoir près de lui, pour encore quelques heures avant que tout ne redevienne comme avant.

La voiture s'arrêta et la porte du garage se referma presque en même temps. Gillian s'étira un peu mais ne se réveilla pas. Cal en profita pour sortir de la voiture et allumer la lumière afin d'éviter qu'ils ne tombent sur un objet intrus trainant au sol.

Quand il se retourna, une Gillian pratiquement somnambule sortait de la voiture. Ses yeux étaient encore fermés et sa tête penchait sur le côté. Cal la trouva totalement irrésistible. Adorable. Il s'approcha d'elle, prenant les sacs de ses mains et enroulant un bras autour de sa taille pour l'aider à avancer.

Elle reposa sa tête sur son épaule, « pourquoi tu m'as ramenée chez toi ? ».

« Je pensais que tu n'allais pas te réveiller et c'était donc plus proche de te ramener ici » répondit-il simplement, ouvrant la porte de son bureau, puis l'emmenant vers les escaliers. Il retira alors ses chaussures afin de monter.

« Et où est-ce que je vais dormir, hein ? » elle se détacha de lui, ouvrant finalement les yeux et le regardant. Lorsqu'elle bailla, il prit sa main la tirant vers lui, l'incitant à grimper les marches.

« Tu vas dormir dans mon lit », elle s'arrêta brusquement alors il ajouta, « et moi sur le canapé, ne t'en fais pas ».

Il sentit qu'elle allait protester alors il la fit taire avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, « et ne discute pas, tu sais comment je suis têtu ».

Il la traina jusqu'à sa chambre, lâchant sa main pour déposer ses affaires sur un petit fauteuil dans un coin de la pièce. Puis il souleva la couette, lui faisant signe de venir se coucher.

Par sa plus grande surprise, elle commença à retirer son pantalon. Elle vit l'expression de surprise sur son visage, mais également d'appréciation, « ben quoi ? » déclara-t-elle d'un ton amusé avant de se coucher sur le matelas.

Cal remonta la couverture sur elle, puis s'assit et déposa un baiser sur son front. Ils se fixèrent alors pendant plusieurs secondes. Les yeux de chacun se perdant sur les lèvres de l'autre jusqu'à ce qu'il décida de se lever.

C'est quand il se tourna pour partir qu'elle attrapa sa manche, le retenant doucement. Il se retourna donc à nouveau vers elle, le regard intrigué, mais aussi laissant échapper ce qui pouvait être perçu comme de l'espoir.

Elle se redressa jusqu'à se retrouver assise, le dos contre le sommier du lit et la couverture laissant apercevoir le haut de ses cuisses. Ce que Cal ne manqua pas.

Elle entrouvrit la bouche pour dire quelque chose puis la referma. Ils restèrent ainsi, à se regarder dans un silence devenant presque perturbant.

Elle baissa la tête soudainement et lâcha sa main. Il attendit quelques secondes puis décida qu'il valait mieux qu'il descende. Quand elle releva le regard et lut sur son visage la déception, elle s'avança et passa sa main autour de sa taille, dans une position étrange et inconfortable.

« Mmh… reste ? » sa voix était presque inaudible mais Cal l'entendit parfaitement. Ses yeux brillèrent grâce à ce si petit mot.

Il s'approcha et s'assit au bord du lit. Ses pensées se mélangeaient et il ne savait plus très bien ce qu'il se passait et il imaginait déjà un tout autre sens au mot « reste »… Un sens qu'elle approuva en retirant son t-shirt noir.

Elle passa ses bras en dessous des siens, reposant ses mains sur ses épaules le ramenant contre elle et murmura à son oreille, « je pense que je vais avoir besoin de toi… », elle mordilla doucement le haut de sa mâchoire, « pour retirer le mien… ».

Il tourna alors la tête, déposant fougueusement ses lèvres contre les siennes.


Voilà, voilà !

J'espère que cela vous a plu… Commentez, commentez ! :)

& dites-moi si vous voulez que le prochain chapitre soit NC-17… ou pas )

Je tiens aussi à m'excuser pour les éventuelles fautes d'orthographes… Le fait de ne plus pratiquer le français me rouille un peu :/