Disclaimer : tout à Rowling, le concept des elfes noirs m'appartient.
Note de la Bêta :Euh…. C'est quoi ça ? Elle est où la suite …. Je veux la suite…. Attention pauvre lecteur, la folie de Zinzinette frappa encore dans ce chapitre … comme moi vous allez vouloir la suite … mais heureusement que moi je l'ai contrairement à vous …. Je pense que je vais me sauver maintenant …... ...
Disparaître dans ton sillage…
Chap3 : Au fond des glaces
Mon inconscience prenait fin au beau milieu de la nuit. J'étais dans un lit moelleux et chaud. Un corps ferme et masculin contre moi, un bras m'entourant la taille, presque possessif.
Minute ! Un corps masculin Et un bras possessif ?
- Lucius Malefoy Senior !
Mon braillementdevait avoir réveillé tout le manoir. Monsieur soupirait.
- Tu ne peux donc rester calmement allongée, au lieu de me détruire les tympans à coups de cris dignes d'une amazone vengeresse ?
Il semblait indigné que j'aie pu détruire le sommeil délicat d'un Lord…
- Arrête donc de penser pareilles sornettes. Tu as beaucoup à apprendre. Les elfes noirs ne dorment pas, et toi, tu es à l'état d'enfant elfe noire. Mais ton statut change, peu à peu, bientôt tes nuits n'appartiendrons plus qu'à toi. Et je gage qu'elles seront mouvementées pour celui qui partagera ta couche, et ta nuit.
Un sifflement indigné sortitde ma bouche.
- Tu es à croquer lorsque tu dors cependant, je ne peux guère te retirer cela… Je ne peux même pas retirer tes vêtements à vrai dire…
Il semblait se lamenter sur son sort, son comportement était celui d'un gamin aussi odieux que capricieux. Il se moquait de moi !
- 100 points pour Gryffondor, c'est bien le moins que je puisse faire, marmonnait-il. Tu devrais te rendormir, affirmait-il sur un ton plus sérieux.
Je ne savais pas ce qu'il trafiquait, mais sans pouvoir m'en empêcher mes yeux se fermèrent. Que magouillait-il donc ?
- Je veille sur toi…
Sur ces mots, je me rendormis.
Lorsque je rouvris mes yeux, Lucius n'était plus à mon côté. Je me levais, et tentais de me retrouver dans cette baraque immense. Tout était plongé dans l'obscurité. Je ne comprenais pas. J'aimerais voir le jour, et je tendis la main vers le tissu épais qui masquait la vitre, cachée derrière. La poigne d'une main qui me serra me surprit.
- Ne fais pas cela.
- Vous me faites mal Malefoy !
Il fronça les sourcils, sa bouche se pinça et soupira. Il marmonna un truc comme « on n'est pas couché », puis il relâcha cependant ma main.
- Veuillez accepter mes excuses, je ne souhaitais pas vous blesser. Les elfes noirs sont vulnérables à la lumière. Vous l'êtes également. Chez les moldus, dans les contes, on nous appelle des Vampires. Et ne qualifiez plus jamais ma demeure de « baraque », je vous prie.
- Je ne souhaitais pas vous blesser.
Il sourit, en haussant un sourcil. Je sursautai tant la ressemblance entre les deux hommes étaient plutôt flagrante.
Il s'assombrit aussitôt. Je posai une main sur son avant bras et je le regardai droit dans ses yeux gris.
- Veuillez m'excuser.
- Ce n'est pas votre faute si je peux ainsi lire vos pensées. En me laissant vous protéger, Severus m'a laissé ce moyen pour connaître vos besoins.
Je ne savais plus quoi dire, il me brûlait de lui poser des tas de questions à propos de l'homme étrange qu'était son ami, mais il avait dit que j'aurais un choix à faire. Autant connaître cet étrange personnage qui semblaitme connaître de fond en comble.
- Certes pas à ce point miss, mais il est vrai que j'ai appris à vous connaître, par Drago au départ alors, puis par les colères du Lord noir. Je vous parlerais de Severus.
Ça résonnait comme une promesse. Qui étaient ces deux hommes abandonnés ? Ils étaient si différents. Leur caractèreavait quelques ressemblances, bien que je ne sache rien d'eux. L'un comme l'autre m'intriguaient. Pourquoi avaient-ils gardé ce secret pour eux ? Pourquoi ne m'avaient-ils jamais rien dit ?
Je ne savaisrien de ce peuple. Drago et Narcissa en faisaient-ils parti ?
- Ni l'un ni l'autre. Les elfes noirs sont des cachotiers. Et notre apparence humaine en est un exemple. Je t'apprendrais ce que tu dois savoir, nos us et coutumes, ce que tu es. Et le plus important, comment te nourrir.
Il me tendit une assiette garnie de morceaux de viandes. A mon tour, je haussais un sourcil.
- Tes dents s'allongeront avec le temps. Ce que les autres peuvent appeler des crocs. Simple fadaise, c'est plus facile ainsi pour nous de donner notre sang à notre compagnon. Plus facile pour nous protéger. Nous sommes carnassiers plus que la moyenne. Nos apports ferrugineux en viande morte s'amenuisent au fur et à mesure que nous vieillissons. Nous sommes de plus en plus dégoutés par de la viande cuite en grandissant. Pour le moment, le temps que tu reprennes des forces c'est tout ce qu'il faut, après je t'emmène avec moi pour un encas.
Que me réservait-il encore ? Je le saurais plus tard, et en attendant, je me jetai sur l'assiette.
Nous étions dans la bibliothèque, en temps normal, j'aurais sans aucun doute passé tout mon temps enfermée ici, mais nous n'étions là que pour discuter.
- Inutile de chercher à sortir de jour, à moins de porter une cape très épaisse noire, ou sombre, avec une capuche. Nous sommes capables de déduire le statut de chaque personne que nous croisons. Nous entendons les besoins du compagnon.
Ses yeux gris brillaient étrangement dans l'obscurité rassurante de la bibliothèque. Ses mèches blondes caressaient doucement sa peau laiteuse. Ce spectacle m'hypnotisait. Il se racla la gorge, je n'y pris même pas garde. Lui qui semblait si froid naturellement, fut soudain mal à l'aise, je le sentis. Je le savais. Je voulais m'approcher de lui pour le toucher, mais une force étrange me clouait dans mon fauteuil. Je savais que c'est lui qui m'obstruait le passage.
- Je ne souhaite en aucun cas que tu ne regrettes la suite des évènements. Si tu continue dans ce chemin, tu finiras dans mon lit plus vite qu'on ne prononce « Serpentard ». Je ne pense pas être d'ailleurs capable de me maitriser si tu te laisses aller, je ne suis pas comme Severus sur ce point. Lui se blinde, impeccablement, savoir feindre à son niveau, c'est du grand art. J'ai toujours admiré cette prestance indifférente qu'il affiche.
Lorsqu'il me souriait, je croisais son regard. Il terra une drôle de bête au fond du gris de ses yeux. Au fond des glaces.
- Il est temps d'aller chasser, la nuit est tombée.
OOOOOO
Alors ? Que dites-vous de cela ? Aimez-vous la tournure que cela prends ?
