Disclaimer : tout à Rowling, le concept des elfes noirs m'appartient.

Je remercie tout les lecteurs et ceux qui ont commentés !

Note de la Bêta : Soit elle veut notre mort par ce suspense intenable soit elle veut sa mort … toujours pour la même raison. Je ne sais pas vous mais pour ma part je n'ai qu'une idée, lire la suite le plus vite possible. Donc je vais vous laisser à votre lecture …. A bientôt…

Disparaître dans ton sillage…

Chap4 : Ton sourire comme une seconde de ma vie

Il m'attira dehors, il faisait nuit noire, et rien ne bouge, les oiseaux ne chantaient plus depuis longtemps, la guerre lesavait fait taire. Qu'allait-il se passer ?

Brusquement l'odeur du sang parvint à mes narines. Je me retournai vers Lucius qui venait de s'entailler le bras. Jefronçai les sourcils.

- Que crois-tu faire en te blessant comme ça ?

- Ouvrir tes sens, et faire ton initiation à la chasse.

- Je n'ai que l'odeur de ton sang dans la tête.

- Concentre-toi.

Cette fois-ci le voilà qui grognait le Lord blond. Il haussa un sourcil.

- Trouve de la viande. Trouve du sang, hormis le mien.

- Je ne veux pas tuer un humain.

- Tu ne tueras pas d'humain. Je t'arrêterais avant.

- Tu me le promets ?

- Je ne peux te faire aucune promesse. Seul Severus peut t'en faire.

Et le voilà qui se tut. Et comment je faisais moi avec ça ? J'étais bien avancée.

Et soudain ce n'étais plus moi qui me mettais à courir après quelque chose que mon odorat trouvait délicieux.

Férocement, tous crocs dehors, j'attrapai ma prise, et je plongeai mes dents dans sa chair tendre. J'aspirai ce sang qui m'enivrait, qui semblait faire ressortir le pire de ma condition. Mais jecontinuai, le cœur battait beaucoup plus faiblement, la source était presque tarie.

Un bras fort m'attrapa alors, une poigne aussi serrée qu'un étau, je n'y prenais même pas garde, il me dégagea brusquement, je sifflai de mécontentement. Un coup m'envoya rouler contre le sol froid et dur.

Lorsque je repris conscience, il me sourit, et sans un mot, me tendis la main. Il me redressa comme si je n'étais qu'une poupée. Il était plus grand d'une tête que moi, et je vis dans ses yeux quelques chose d'étrange que je n'expliquai pas, le gris de ses yeux semblaient plus ferme, plus gris que d'habitude. Il se pencha sur moi, et posa ses lèvres sur les miennes, puis les retira rapidement. Un baiser aérien, volatil… qui en appelait un autre.

- Tu avais encore du sang, je voulais juste ne pas le perdre.

Sa voix était rauque, sourde. Et son regard fixait le mien, son souffle s'était accéléré. Quel homme étrange, il s'emportait pour une simple goutte de sang. Il perdait pied doucement pour ce liquide rouge. Sans que j'aie pu dire quoi que se soit, il s'enfuyait, sa cape noire battant dans son dos. Je ne comprenais pas. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête ?

Je forçai mon odorat à le retrouver. Je sentis cette odeur enivrante, quelqu'un s'abreuvait à une source jeune. Je le poursuivis, courant à perdre haleine. Voulant retrouver son étreinte douce et chaude. Délicate mais ferme. Tendre.

Je le vis s'abreuvant au cou d'une jeune fille, je lui sautai dessus, je lemartelai de mes poings, et je murmurai en boucle « lâche-la ».J'étais comme jalouse, pourquoi ne buvait-il pas mon sang à sa place ? Le voilà qui dressait l'oreille, et il lâcha sans ménagement la jeune fille qui s'écroula au sol sans bruit. Il me regarda, ses yeux étaient dilatés, le gris infernal plongeait droit dans mes entrailles comme une épée de glace et y brûlait tout. Il s'approcha de moi, et je sentis le danger qui émanait de lui, il était comme fou, comme noyé dans un abime de désir surnaturel. Il me prit dans ses bras, pencha sa tête sur mon cou parfaitement dégagé. Et sans dire un mot, il plongea violement ses dents dans ma peau, un gémissement m'échappa, quelle était cette drôle de sensation ? Il aspira très doucement mon sang, le monde tournaitautour de moi, le monde tanguait et vacillait. Que se passait-il ? Quelle folie avais-je bien pu commettre ?

Nous étions deux fous, et nous ne savionsplus vraiment ce que nousfaisions. Sa violencefaisait écho à quelqu'un d'autre. Un visage pâle, mais aux cheveux longs et noirs, tranchant diaboliquement. Ses yeux noirs me brûlaient, comme un rappel, et ses lèvres fines esquissaient un sourire doux. Son sourire me transperça le cœur, et je me dégageai de Lucius, pour filer droit vers sa demeure que nous avons élu sans un mot terrain neutre. Je me cachai dans cette chambre, les genoux contre ma poitrine, les bras enfermant le tout, les larmes roulaient, tièdes contre mes joues froides. J'étaisperdue. Qui devais-je choisir ? Quelle conséquence aura ce choix ?

Cette pensée solidement ancrée en moi, je ne remarquai même pas le bruit sourd de la porte s'ouvrant. Un corps solide et des mains chaudes me soulevèrent, et me posèrent sur le lit en douceur. Nos corps étaient allongés, collés l'un à l'autre dans un silence épais dont je n'avais que faire. Ma tête reposait contre son torse. Sa respiration était douce, et lente. Je m'endormis comme une enfant, bercée par son souffle chaud. Sa main logée contre mes reins puisque je m'étais tournée vers lui.

OOOOOO

Alors ? Que dites-vous de cela ? Aimez-vous la tournure que cela prends ?