Disclaimer : tout à Rowling, le concept des elfes noirs m'appartient.

La musique que j'ai écoutée en boucle : « nothing else matters » de Métallica la partie violoncelle.

Note de la Bêta :comme tu le dis … c'est terminé ….. C'est finit …. Elle est même pas avec lui …. Je veux une suite, je veux une suite …. Comme ça, tu n'auras pas l'idée de commencer une autre histoire même si j'adore les corriger et surtout les lire … lol

Donc à bientôt pour une nouvelle histoire …. Car je reste à jamais ta Bêta officielle même si ces derniers temps je vais moins vite ….

Disparaître dans ton sillage…

Chap6 : la tristesse d'un moment en tête à tête

Je ne comprenais pas cette bête qui avait pris le contrôle de mon corps sans que je n'ai pu lui résister, ce mélange exquis du à la colère, et cette savante douceur sucrée de son sang roulant dans ma bouche. Je ne comprenais pas davantage mon nouveau mode de pensée : tout allait à cent à l'heure, tout était mélancolique. Au loin j'entendis comme un faible écho, un ensemble d'instruments à cordes : des violons et violoncelles me dit mon esprit embrumé. J'avais comme une envie de partir sur les routes et de massacrer quiconque m'aurait résisté, quiconque m'aurait croisé.

Les bras de Lucius me retenaient plus fermement. Je crois qu'il avait sentit cette envie se glisser comme un voleur dans mes pensées, il fallait que j'aille aider mes amis, cette idée tournait, retournait encore et encore dans ma tête comme un leitmotiv. Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus, mes pensées se télescopaient, se fracassaient les unes contre les autres comme si je pensais trois à quatre fois plus vite qu'avant. Je ne m'étais pas encore habituée, et c'était comme une sorte de migraine, tambour sourd battant dans les parois de mes tempes, rythme infernal, sans trêves.

Le néant cherchait à me happer, mais la chaleur du corps de Lucius me retenait dans cette dimension pour ces quelques instants de calmes grappillés. Je ne comprenais pas comment, ni pour quelle raison, ce néant était le plus fort. Les bras de Lucius se relâchèrent doucement, et le noir me happa.

Dans ma tête, une mélodie très calme, presque triste, mélancolique, qu'était-ce que cela ? Qui avait créé ce morceau de musique ? Qui était ce Maître ? Mes pensées s'éteignaient, tout comme ma faculté de réflexion. Ma logique se dispersait aux quatre vents, sans que je ne puisse même esquisser un geste pour la retenir. J'étais sans forces, sans volonté, comme un objet brisé par le désir de son créateur.

Mon esprit s'était mis en veille sans mon consentement, sans ma permission. Des brumes m'envahissaient et je larguais les amarres.

Lorsque je revins à moi, je distinguai le visage de l'homme blond penché au dessus du mien. A peine un retroussement de ses lèvres marquait un petit sourire. Une lueur de frayeur s'éteignit progressivement dans ses étranges yeux gris. La migraine s'était calmée, et le morceau de musique s'était envolé dans la brume de mon sommeil.

« Tu as enfin entendu notre morceau, il n'a aucun nom, chaque elfe noir l'entend à un moment donné, et il est différent pour tous, un mystère nous entoure Severus et moi, nous avons entendu la même chose à l'aube de notre renaissance. Personne ne sait pourquoi. Et maintenant, je sais que toi aussi tu l'as entendu. Tu peux l'entendre par moment dans la chanson du vent, pour nous et pour ceux que nous souhaitons apaiser c'est comme une berceuse. Au moment, de coucher Drago, le soir, alors qu'il n'était encore qu'un enfant, c'est ce que je lui chantais, il connaissait l'air par cœur… »

Son visage s'était assombri, creusé de douleur, et par la perte. Un pincement dans mon cœur avait accompagné ce souvenir qui me revenait, cette mélodie m'avait semblée bien familière. Je comprenais mieux.

« Je sais, Drago, bien des fois, m'a endormit avec ce morceau que j'ai toujours trouvé superbe. Je savais qu'à chaque fois que nous étions nerveux l'un comme l'autre, il l'utilisait comme un moyen de détente, je l'avais mémorisé à peu près mais sans toutes les nuances qu'elles comportaient. »

Il leva un visage un peu étonné vers moi, de par cette confidence. La mélodie trottait dans mon crâne, omniprésente. Elle m'habitait. Et je savais ce que j'allais faire. Le sentier de guerre s'ouvrait de nouveau à moi, et sans aucunes hésitations, j'allais m'engouffrer dedans, en cherchant quel compagnon me correspondrait le plus. Sans trop le savoir, je connaissais déjà une partie de la réponse.

Je me doutais que Lucius connaissait ce projet, et je voyais bien dans ses yeux à quel point cela pouvait le chagriner, à quel point cela le blessait jusqu'à l'âme qu'il cachait aux fin fond des abimes glaciales que son corps renfermait.

« Reste avec moi ». Ce n'était plus qu'un murmure, j'ai secoué la tête négativement : ce n'était plus possible, il me fallait aider mes amis, pour que la Lumière vienne éclairer notre terre, pour que l'espoir redevienne vivace.

J'étais partie sans un mot, en déposant un simplement sur ses lèvres un baiser. J'ai transplané jusqu'aux grilles du château. J'étais entrée sans me poser de questions, et là, j'avais retrouvé mes amis.

Plusieurs mois s'étaient passés, la guerre durait encore. Je passais mes nuits à fredonner cette berceuse pour aider les plus petits à s'endormir. Et lorsque je rejoignais Harry, Ginny, Neville, Ron et les autres, je recommençais à fredonner ma berceuse. Ils tombaient endormis perclus de fatigue et de nervosité. J'errais dans les couloirs, croisant parfois un professeur.

Je fredonnais cette berceuse pour moi, dans l'air humide d'un couloir, quelque part dans les entrailles du château, lorsque j'entendis un bruissement de vêtements. Instinctivement, je savais déjà qui était là.

Il se rapprocha de moi, ses bras s'enroulèrent autour de moi, je sentis ses lèvres se promener sur mon cou, et ses crocs le griffer doucement, tension insoutenable. Avec douceur, il plongea ses crocs dans mon cou, la sensation était grisante : j'avais la tête qui tournait, et le couloir tanguait dans cette obscurité, je plongeai à mon tour mes crocs dans sa chair tendre et pâle, je le sentis vaciller et je savais qu'il était alors temps de retirer mes dents de cet endroit. « Tu lui manques tu sais. Il ne passe pas un jour où il ne pense pas à toi, chaque soir, il fredonne cette même berceuse. »

Il partit comme un voleur, et comme pour me contredire, sa voix vint me hanter. Laisse-toi du temps pour Choisir ma Dame.

Mais il y avait bien longtemps que j'avais choisi, alors que je n'étais encore qu'une enfant pour mon peuple. Utiliser sa magie pour soigner quelqu'un, a fortiori, un de ses possibles compagnons, indiquait tout…

OOOOOO

Et voilà, j'en ai terminé avec ceci, et j'espère que cela vous a bien plus !