Chapitre IV : Larmes et résolution.
« Mon Journal,
Ça fait un bout de temps que je n'ai pas écrit. Mais il n'est jamais trop tard pour rattraper ses fautes, n'est ce pas ? On devrait toujours accorder une deuxième chance… Mais je m'égare. Donc, voila, je suis avec Sirius pour les groupes. C'est assez spécial, cette idée, mais je crois que Dumbeldore avait raison : beaucoup de binômes se sont rapprochés par exemple, James et Lily. Qui aurait pu penser qu'ils allaient finir par s'entendre ? Enfin, lui la bouffe toujours du regard, et je crois bien qu'elle commence à tomber amoureuse, c'est juste qu'elle est trop fière pour l'admettre pour l'instant. Mais je suis sure que ça viendra !
Pour moi, donc, je suis avec Sirius, et entre nous ça ne s'arrange pas vraiment. On fait partie des groupes, comme celui de Louis et de Goyle, qui n'arrivent pas à s'entendre. Bon, au début, on avait pris la même décision, celle de nous ignorer. Au début, je crois que je lui en voulais que son plan n'ait pas marché, mais maintenant, c'est presque une convention entre nous. Ça fait maintenant deux mois qu'on est toujours aussi froid l'un envers l'autre, mais de temps en temps, l'un de nous lance une pique, et une dispute éclate. Dans ces moments là, heureusement que les Maraudeurs pour lui, et Thomas, Kristie, Louis et Ely pour moi, sont là, parce que je pense que ça on finirait par se sauter dessus .Et quand il s'agit de faire nos devoirs, c'est un peu compliqué, parce qu'on doit se parler de manière civilisée. On a tous les deux des notes acceptables, heureusement (mais ça m'étonne) qu'il n'essaie pas de me pourrir la vie aussi en barbouillant nos devoirs d'imbécilités ! Sinon je crois bien que je lui réduirais sa tête en bouillie. Quel gâchis pour toutes ses groupies !
Parfois, ça me fatigue de tout le temps me disputer avec lui, surtout que c'est devenu plus un devoir qu'un plaisir. Personnellement, l'éviter simplement me suffirait amplement, je n'aime pas me mettre dans des états pareils. Mais Monsieur s'amuse, oui c'est ça le pire !, ça l'amuse de me voir sortir de mes gonds. Perso, ça me donne une migraine terrifiante à chaque fois.
La dernière fois qu'on s'est disputé, tout à l'heure, c'était assez violent, plus que d'habitude, même, mais il avait encore insulté ma mère. On s'engueulait aussi normalement que d'habitude, et soudain il a lancé ça :
Pff… t'es vraiment une aussi grosse cruche de ta mère… ça m'étonne pas que ton père l'ai largué ! A sa place, je t'aurai reniée aussi, ça aurait fait d'une pierre deux coups !
Il parait que je suis devenue toute blanche, tellement que ça l'a coupé net. Encore une fois, il avait dépassé les limites.
Je ne savais même pas quoi lui répondre. Pour une fois, au lieu de lui crier dessus, j'ai respiré à fond. Et comme je sentais que si je restai encore proche de lui, j'allais éclater en sanglots j'ai dit d'une traite, très vite, mais en le regardant dans les yeux :
Sirius, (c'est assez rare que je l'appelle par son nom, donc ça faisait bizarre). C'est dégueulasse ce que tu viens de dire. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais t'as aucune idée de ce que j'ai pu vivre. Alors tu sais quoi ? Tant que tu dis que je suis laide, que je suis idiote, que je suis inutile, que je suis pauvre, que je suis-je sais pas quoi encore, je m'en fous mais plus jamais tu n'insultes ma mère. CE qu'elle a vécu… Ce qu'on a vécu… (je commençais sérieusement à bégayer, surtout que je n'arrivais pas à contrôler les larmes qui me montais aux yeux ni la grosse boule que j'avais dans la gorge). Laisse tomber. Mais je te jure que si tu redis ça encore une fois, tu vas le regretter.
Sur ce, je suis partie, mais j'avais la tête qui tournait, et les larmes ont commencées à couler d'elles-mêmes. Je me suis enfermée dans la première salle que j'ai trouvée, et de gros, gros sanglots ont commencé à m'agiter. Je me suis effondrée par terre, les jambes repliées contre mon ventre, et j'ai laissé les sanglots me submerger. Jamais je n'ai pleuré aussi violement que là. J'ai repensé à Papa, à ce qu'il nous avait fait, à Maman, oui, à Maman surtout… Je m'en suis voulu, oui, parce que tu sais, quand on est parties à l'hôpital, j'ai beaucoup pleuré, et après, je me suis rendue compte que ce n'était pas comme ça que j'allais faire avancer les choses, et je me suis promis de plus JAMAIS pleuré. Mais là, je n'ai pas pu me retenir. Comme si la phrase de Black avait tout fait ressortir, tout le chagrin que j'ai gardé pour moi, toutes les douleurs, toutes les épreuves, toutes les souffrances. Je n'ai jamais voulu parler de ça avec Maman, surtout qu'elle souffre assez comme ça.
Donc voila, j'étais dans cette salle, en train de finir de pleurer toutes les larmes de mon cœur, surtout qu'aucun de mes amis pouvait venir me réconforter, car ils pensaient tous que j'étais avec Sirius en train de bosser à la biblio. Et puis, quelqu'un est entré, sans frapper.
J'ai levé les yeux, et j'ai croisé des pupilles bleu océan : Sirius Black.
Ramassant le peu de fierté qui me restait, je me suis relevée, j'ai soutenu son regard, et je suis sortie de la salle la tête haute. Je sais qu'il a vu que j'avais pleuré, peut-être même qu'il m'a entendue, mais au moins, je ne lui aurais pas laissé le plaisir de me voir comme une madeleine.
Depuis, je suis dans ma chambre, dans ma chambre de Serdaigle, je veux dire. Les filles sont descendues manger, je leur ait dit que je n'avais pas faim. J'ai décidé de me prendre en main, réellement. Pour que plus jamais je ne puisse être insultée de quelque façon qu'il soit par cet idiot. Et même si je lui aie dit que je me fichais qu'il m'insulte, ce n'est pas tout à fait vrai.
Dans la malle d'Ely, j'ai trouvé un bouquin sur les « coiffures qui vont vous métamorphoser ». Aidée de trois ou quatre sorts indiqués, je me suis coupé les cheveux, ai fait un dégradé, une raie sur le coté, et je me suis bien dessinée mes boucles. Et je me suis maquillée légèrement. Ça peut paraitre bien puéril, mais je te dis que jamais plu je ne veux qu'il ne m'insulte, qu'il me parle de façon générale. En faisant ça, j'ai eu l'impression de commencer un nouveau chapitre, avec tout ce qui a de dur derrière. Bien sur, je ne peux pas l'oublier, mais au moins, je peux juste essayer de faire comme si devant les autres !
Kristie et Ely remontent. Je me demande ce qu'elles vont penser de la nouvelle « moi ». Vu leur tête, ça doit leur plaire.
RESOLUTION : NE PLUS JAMAIS PARLER A BLACK. JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS.
Bon, je vais te laisser, car elles sautent dans tout les sens en me regardant, il faut que je me joigne à la fête
La NOUVELLE Leane Brogworth - 14 novembre.
