Chapitre 13: La fête.
La fête de fin d'année battait son plein, et les professeurs, pour une fois coulants, fermèrent les yeux sur les bouteilles d'alcool qui touranient à plein régime dans la salle enfumée par les jeunes gens (qui ne fumaient pas que u tabac… :p) D'ailleurs ils étaient vite partis se coucher, pour garder bonne conscience…
Après s'être déhanchés sur la piste de danse, Louis, Thomas, Kristie, Ely et Leane s'écroulèrent sur un canapé, et laissèrent d'autres se lâcher sur la musique. Ils commendèrent des bières, puis petit à petit, un alcool plus fort vint se réfugier au fond de leurs verres. Ils commençaient à être un peu éméchés. Leane avait maintenant une seule idée en tête : retrouver Sirius pour qu'ils puissent s'expliquer.
Les lumières clignotaient dans tout les sens, la musique tapait dans les oreilles.
Les danseurs, aidés par l'effet de la vodka et du Whisky Pur-Feu, commencèrent des danses plus lentes, plus osées. De temps en temps, une musique rapide était lancée, et ils se précipitaient tous sur la piste en dansant comme des fous. Il commençait à se faire tard. De l'avis de tous, la fête était réussie, car tous les élèves avaient réussi à ne pas finir complètement bourrés. Il était temps de rentrer dans son dortoir.
Cependant, un bon groupe d'étudiants contaient bien profiter de la nuit, de toute la nuit. Un mot passa de bouche à oreilles : la suite de la fête se passerait au 3e étage, dans une salle que certains connaissaient, appelée « Salle sur demande ». Il était décidé qu'une dizaine de personne iraient en éclaireur, pour préparer la salle, puis que le reste suivrait.
Certains préférèrent aller se coucher. Une cinquantaine d'élèves décidèrent de tenter l'expérience. Entrainée par ses amis, et aussi un peu de son plein gré, Leane monta au 3e.
Pour l'occasion, la salle s'était transformée en salle de fête, semblable à la Grande Salle où s'était passée la fête « officielle », mais la piste de dance avait été réduite, et de toute évidence, le but de l' « after » soirée n'était pas de se déhancher sur de la musique des Bizar' Sisters. Non, vu le nombre de canapés, il était plus de boire un maximum et de se trouver un garçon pour la nuit. D'ailleurs, le Salle avait même prévu, Leane en apercevait les portes, des chambres.
Très vite, la suite de la fête se passa comme elle l'avait prévu : les couples se formaient, se déformaient, se reformaient, toujours la tête embuée d'alcool.
Leane, après s'être fait abordée par plusieurs garçons, entra dans la chambre, supposée libre puisque la porte était entrouverte.
Sirius ?
Le jeune homme à moitié nu, était accompagné de Haley Parkinson, une blonde toute siliconée.
En voyant le beau brun, Leane confirma ce qu'elle avait commencé à marquer dans son journal : elle aimait Sirius, elle aimait le jeune homme qui avait peur de n'avoir pas d'amour, celui incertain, mais celui si sur de lui parfois, celui briseur de cœur, celui avec qui elle pouvait se disputer, celui qui la comprenait, celui arrogant, celui dragueur, celui attentif, celui… Celui tout. Oui, elle l'aimait tellement qu'elle venait seulement de s'en rendre compte. Pourtant, elle aurait du remarquer que dès qu'ils étaient loin de l'autre, elle ne se sentait pas bien et Leane réalisa qu'elle n'avait jamais autant aimé quelqu'un. Mais c'était un peu tard pour ces pensées romantiques…
Cette illumination se passa très vite dans la tête de la jeune fille, et elle remarqua soudainement dans quelle situation le jeune Black était. A moins qu'il ne fasse un cours d'anatomie rapprochée, ce qui était fort peu probable, il s'apprêtait à coucher avec cette Haley. Leane avait envie de se taper la tête contre les murs : comment avait-elle pu croire un seul instant que Black était un autre ? Et surtout qu'il l'aimait ? Pourquoi l'avait-il embrassée ?
Les larmes roulaient toutes seules sur ses joues. Elle s'apprêtait à sortir, sans rien rajouter, quand la voix de Sirius s'éleva. Ce n'était pas sa vraie voix, mais une voix moqueuse, railleuse, que, même lorsqu'ils se disputaient, elle n'avait jamais entendu.
On dirait que t'es déçue… Mais enfin, comment t'as pu penser une seule seconde avoir une chance avec moi ? Je vais te dire… Arrête de me parler. Tes histoires de familles, de parents, je m'en fout. Et de toi aussi d'ailleurs, je m'en fout. Si je t'ai embrassée, c'est parce que je t'avais sous la main. Toi ou une autre, c'était la même chose. Nan mais là, tu vois, tu me saoules vraiment. Alors dégage. SORS DE CETTE PIECE, bon sang, tu me gênes.
Leane ne pleurait même plus. Haley Parkinson se mit à rire, et Leane eut envie de sauter sur les deux pour les frapper, jusqu'à avoir mal.
« Mais non, pensa-t-elle, ça lui ferait trop plaisir de me voir m'énerver. »
Alors, elle dit, d'une voix qu'elle s'efforçait de garder calme :
Tu vois, je pensais que t'étais différent. Je t'ai cru quand tu t'es confié à moi. Je suis même tombée amoureuse de toi, en fait, se mit-elle à ironiser. Mais en fait, t'es exactement comme tous les autres crétins dans ton genre, comme ce stupide Lucius Malfoy, comme ceux de ta famille que tu méprises tant. Et sii tu penses que ça va te grandir de me faire du mal, je t'en prie, te gênes pas. C'est toi qui es pathétique, finalement.
T'étais amoureuse de moi ? Et tu pensais avoir une chance, sérieux ?
Tu retiens que ça de ce que je viens de te dire ? Je vais te répondre : Oui je t'aimais, et non, t'as raison ya aucune chance pour qu'on sorte ensemble. Mais MERCI, Sirius, MERCI. Tu m'as ouvert les yeux sur toi. Fais ce que tu veux de ta vie, gâche-la, je m'en fout.
Sur ce, elle partit en courant.
Leane ? Qu'est ce qui se passe ?
Rien, rien du tout… Je crois qu'il me faut un autre verre…
Sirius finit de coucher avec Haley, et la laissa dès qu'il eut finit.
Leane trouva du réconfort dans les caresses d'un garçon qu'elle ne connaissait pas, mais ne voulu pas lui offrir sa virginité.
Il se rhabilla, puis se replongea dans la fumée de la fête. Enchaina les verres. Remarqua que Lily et James n'étaient plus là.
Elle s'extirpa de des bras du garçon inconnu. Retourna auprès de ses amis, et enchaina les verres pour oublier. Remarqua à peine que l'alcool avait achevé de rapproché Thomas et Kristie, qui se bécotaient l langoureusement. Retomba dans les bras de son inconnu.
Il se mit à rire aux blagues de Peter, qui le laissa pour une fille. Se retrouva seul. Se prit la tête dans les mains.
Comprit qu'il avait tout gâché.
Elle lui résista encore, s'énerva de son insistance, le laissa, et finit par s'écrouler dans son lit. Puis se mit enfin à pleurer.
