Chapitre 15 : La 7e année de Leane Brogworth peut commencer.
Dans la foule dense et compacte de la gare, des enfants criaient dans tous les sens, discutant avec animation, tandi que d'autres, plus vieux, en groupe, se retrouvaient en effusades et en calins. Les couples s'enlassaient, les ennemis s'insultaient, et les nouveaux avaient les yeux grand ouverts, absorbant chaque parcelle de ce tableau. On voyait des têtes plus hautes que d'autres qui essayaient vainement de retrouver leurs enfants et de mettre un peu d'ordre dans toute cette agitation. D'autres adultes, eux, réussissaient tant bien que mal à regrouper les élèves par niveau, mais à peine avaient-ils tournés la tête que l'ensemble fraichement formé se séparait en riant.
Tout ce spectacle aurait pu paraître banal à des yeux exterieurs, si seulement tout ce monde n'était pas habillé de capes, de robes longues et, de temps en temps, de chapeaux pointus.
Bien heureusement, la magie qui entouraient King Cross était très efficace – et ce, depuis 3 siècles déjà.
Parmi les dizaines de personnes, une jeune fille, Leane, tentait tant bien que mal de se frayer un chemin. Mais si, fort heuresement personne n'y prit garde, on s'était rapprochés un peu d'elle, on aurait pu voir une lettre fermement serrée dans sa main. Mais pour l'instant, Leane n'y faisait pas attention. Elle cherchait ses amis, ce qui était une tache très, très compliquée vu l'hystérie qui régnait.
Ses yeux bruns scrutaient la foule où est ce que Thomas, Ely, et les autres étaient-ils donc passées ?
« Leane,
Quels mots faut-ils que je t'écrive, quelles phrases faut-il que je te dise, pour te faire comprendre ce qui se passe en moi ?
Pardon, pardon, pardon. Je peux même l'écrire encore une fois, si tu veux : pardon.
Cette soirée là, tu sais bien de laquelle je veux te parler, je crois que j'ai fait la plus grosse connerie de toute ma vie.
En fait, je n'en ai pas fait qu'une.
Il faut que je t'explique.
Quand je suis arrivé, et que je t'ai vu, j'ai compris ce que je me refusait de m'avouait j'ai compris que j'étais amoureux de toi. Que je t'aimais à en perdre la tête, et j'ai compris ce que j'appellais avant « l'imbécilité » de James avec Lily. Quand il la voit, il devient rouge, rose, blanc, puis vert. C'est parce qu'il l'aime ! Je ne savais pas que j'étais capable d'aimer autant que lui…
Je t'ai vu, donc, j'ai compris pourquoi je t'avais embrassée, avant, pourquoi je t'avais laissée comme une tarte après. En fait, j'ai été tétanisé par mes sentiments.
Et du coup, je t'ai fuit, j'ai bu, beaucoup, et j'ai pris la première venue. Il se trouve que c'était Haley Parkinson.
Tout à coup, tu es entrée, et je t'ai regardée. Tu as eu un moment de flottement, comme si tout allait très vite dans ta tête, et tu as réalisé la situation dans laquelle j'étais : à moitié nu, dans un lit, avec Haley… »
LEANE !
Une fusée blonde se jeta dans les bras de Leane.
Kristie ! Quoi de neuf, depuis deux semaines qu'on s'est quittées ? C'était tellement bien, chez toi !
Oui, tu te rappelles de…
La discussion s'anima, et bientôt, les deux jeunes filles furent rejointes par Elysabeth, Thomas et Louis. A chanque fois que l'un d'entre eux arrivait, c'était des rires, des effusions et des embrassades. On ne s'écoutait pas, et finalement, ces « Grands » de 7e année n'étaient pas plus calmes et posés que les petits !
Puis, une fois que le flots de mots commença à tarir, quatre jeunes hommes et une demoiselle aux cheveux flamboyants s'approchèrent du groupe les Maraudeurs, accompagnés, mais cela devenait habitude, de Lily Evans.
A leur arrivée, Leane se pétrifia. Elle eut l'étrange impression pendant une seconde que son sang s'était gelé dans ses veines. Puis s'était mis à bouillir. Se reprenant soudain, elle embrassa Peter, James, Remus. Puis, elle leva la tête, et croisa des yeux bleus perçants. Son cœur rata un bond.
« Comme un idiot, je t'ai balancé toutes ces infamies à la tête, et je t'ai dit de partir. Je ne voulais plus croiser tes yeux chocolats, te regarder. Mes paroles on été dures, méchantes ! Et toi, sans ciller, tu m'a répondu. Sauf que je te connais, maintenant, Leane, et j'ai compris que ton cœur, je l'avais brisé, ainsi que ta confiance. A la fin, quand je suis sorti de cette pièce, par Merlin, je me serai frappé la tête contre les murs !
Leane, est ce qu'un jour, tu pourra me pardonner ? Est-ce que tu pourra me pardonner tout le mal que je t'ai fait ? J'ai eu peur, et comme un lâche, je t'ai blessé.
Mais Leane, ma Leane, je t'aime.
Quand je t'ai vu, dans le wagon, au retour de Poudlard, à la fin de l'année, j'ai su que je ne pourrai pas t'échapper. Personne d'autre ne me conviendrait autant que toi. Tu m'a écouté, compris, fait rire, pleurer, tu es tout pour moi, et en plus, tu as su me faire grandir (ce qui n'était pas gagné…) !
Oh Leane… Dis moi que tout n'est pas fini. Dis moi que tu me pardonnes. Je ne te demande même pas de m'aimer comme moi je t'aime, mais juste de me regarder de nouveau.
Tu vois, je n'écrit pas bien, je ne suis pas un grand poète. En plus, peut-être que tu ne m'a pas lu jusqu'au bout. (quoi que, connaissant ta curiosité, je suis sure que si !)
Pardonne moi. Pardonne moi, je t'en prie.
Je t'aime.
Sirius
Salut, souffla Leane en baissant la tête.
Il ne répondit rien. Les autres, comprenant qu'il fallait les laisser seuls, s'éloignèrent un peu.
Elle leva les yeux.
Salut, Leane, répondit-il enfin
Je…
Ils avaient commencés en même temps. Les deux jeunes gens se sourient, et l'atmosphère se détendit un peu.
Leane savait qu'il fallait qu'elle lui dise, pour sa lettre, pour ce qu'elle ressentait.
Tu… tu as reçu ma lettre ?*
- Oui. Sirius, tu sais, je sais pas quoi dire… Avant cette nuit-là, je t'aimais vraiment. Je t'aimais même plus que je n'avais jamais aimé quelqu'un. Et après, tu as fait tout ça. J'ai reçu ta lettre, et je sais pas quoi faire parce que…
Un pli soucieux était apparu sur le front de Sirius lorsque Leane avait commencé à parler.
- Parce que ?
- Parce que je t'aime encore Sirius. Mais je ne veux pas, tu comprends ? Je te pardonne, pour ce que tu m'a dit. Pourtant, j'ai vraiment, vraiment pas envie d'être aussi amoureuse de toi que je le suis, du genre, tellement que ça me fait bouillir le sang à chaque fois que je te vois, ou qu'on prononce ton nom ! Je sais que ça sert à rien, que de toute façon, tu vas me briser le cœur. Comme tu l'as fait à toutes les autres.
- Tu me pardonnes, alors…
-Oui.
Un silence s'installa.
« Euh… il a entendu le fait que j'était raide dingue de lui ? » pensa Leane.
- Et… tu m'aimes ?
Elle ne dit rien.
Se contenta de rougir. Baissa la tête.
Il la regarda.
La trouva belle. Eut envie de l'embrasser.
Mais…
- Mais tu ne veux pas, n'est ce pas ?
Pas de réponse.
Il continua, en se rapprochant dangereusement.
- Tu ne veux pas, parce que tu dis que je vais te détruire. Comme je l'ai fait avec toutes les autres, grogna t'il.
Sirius se rapprocha d'elle, et tout doucement, lui passa une main contre sa joue. Leane frémit.
D'accord, Leane, ne m'aime pas. Puisque c'est ce que tu veux.
Il se retourna, et commença à s'éloigner.
Leane le regarda.
Est-ce qu'il avait changé ? Est-ce qu'elle pouvait lui faire confiance ?
Rappelle toi de ce qu'il t'a dit…
« Toi ou une autre, c'était pareil… » « Je m'en contre fiche, de toi ! »…
Oui, mais aussi, répliqua une autre voix :
« Je t'aime… Personne d'autre ne me conviendrait autant que toi… »
Expira, inspira, ré-expira, et ré-inspira.
Lui attrapa la main au dernier moment
Sirius la dévisagea.
Leurs regards ne flanchèrent pas.
Ils se sourirent, enfin.
En fait… Je crois que je vais prendre le risque d'avoir le cœur brisé.
Alors, Sirius se pencha vers Leane, et, sous les regards médusés de leurs amis et professeurs, l'embrassa.
*( ce qui, entre parenthèse, était tout à fait idiot, puisque les chouettes apportent toujours les lettres aux destinataires, mais ne lui en tenons pas rigueur, il était bien obligé de dire quelque chose ! :P)
