Titre: 27 Robes
Auteur : Damoiselle A.
Résumé : Bella a toujours tout fait pour rendre son entourage heureux et les 27 robes de demoiselles d'honneur de son dressing ne diront pas le contraire. Seulement un jour, une rencontre, une bagarre et tout bascule pour elle. BS/JW
NDA : Bonjour à tous ! Voici la troisième partie de 27 Robes, posté dans un sacré dérapage, ce qui va finir par devenir une habitude. Il se déroule tout un tas d'évènements dans ce chapitre, mais je n'en dis pas plus. Je vous laisse la découverte, et vous retrouve plus bas.
Bonne lecture !
A.
27 ROBES – TROISIEME PARTIE
-Bella, dors, m'admonestai-je en me pelotonnant dans mon grand lit.
La tête calée entre la couverture et les oreillers, j'essayais de trouver une posture qui me permettrait de ne pas songer à cette maudite soirée. Peine perdue. Mon pire cauchemar s'était réalisé sous mes yeux, alors que je pensais que j'avais enfin réussi à attirer l'attention d'Edward.
Après les avoir vus partir ensemble, j'avais remercié Maggie et saluer Angela avant de rentrer. Ce que je n'avais pas prévu c'était la situation qui en découlerait : je me retrouvais seule, dans mon appartement, sans aucune autre présence que mes pensées, pour le moins négatives.
Je soupirais une énième fois en frappant mon oreiller. J'avais désespérément attendu ma sœur devant la porte de l'appartement, feuilletant un magazine, dépoussiérant certains dossiers. Et lorsque je me suis retrouvée plus démunie que jamais, j'avais décidé de réaliser des allers retours entre mon fauteuil et le pallier. Ce n'est qu'en constatant cette attitude, somme toute puérile et pathétique que j'avais filé au lit.
Ma fascination pour Edward avait commencé dès le premier jour. J'avais été embauchée parmi quelques jeunes femmes, et j'avais été reconnue comme la plus capable. A l'époque, je n'en étais pas peu fière. La Directrice des Ressources Humaines m'avait reçu pour mon entretien d'embauche et je n'avais pas encore vu le dirigeant de l'entreprise.
Ma première rencontre avec lui avait eu lieu à la cafétéria. Ne le connaissant pas encore comme mon patron, j'avais accepté de discuter familièrement avec lui. J'avais pris mon plateau et fais quelques commentaires sur la diététique. Cela l'avait fait rire. Nous nous étions installés à une table ensemble, pour discuter. Il s'avérait que nous avions des points communs. Enfin une demi-heure à peine après notre rencontre, il me fut enlevé pour jeter un coup d'œil à la maquette du journal de l'entreprise. Je me souviens avoir pensé qu'il devait être le rédacteur en chef.
Ce n'est qu'en arrivant devant mon patron pour la première fois que je réalisais qu'il ne faisait qu'un avec Edward. Et que j'avais éprouvé une forte attirance pour lui. J'avais essayé de m'enlever cette idée de la tête, mais plus je travaillais avec lui et plus je le trouvais parfait. Gentleman. Accueillant. Gentil. Poli. Intelligent. Drôle et j'en passe…
Je gémis de frustration dans mon oreiller. Je savais pourtant qu'il ne fallait pas mélanger amour et travail. Je le savais… Je me hissai sur mes avants bras afin de regarder l'heure. A deux heures du matin, je me relevais. L'idée de dormir confinait maintenant à l'impossible.
Je me relevai, et choisis après mettre avancée dans mon travail sur le MacBook de la maison d'entamer un ménage de printemps. En pleine nuit. Après avoir récuré, le miroir, le lavabo et la baignoire de la salle de bain, je m'attaquai irrémédiablement à la cuisine. Je vidais tous les placards et les nettoyais. Je me parlai toute seule, m'enrageant et me poursuivant dans un soliloque enflammé. Je grattai les brûleurs de la gazinière en imaginant divers scénarii :
- Salut Rose comment ça va ? M'exclamai-je avec de grands jeux de bras, mettant de la mousse partout. Tu as passé une bonne soirée ? Quoi vous avez parlé de moi pendant tout ce temps ? Ne t'inquiète pas, je fais juste partie intégrante de sa vie. On passe chaque heure de la journée ensemble tous les deux et on s'entend à merveille.
Je soupirai. Si seulement mon scénario pouvait être vrai. Soudain, j'entendis la clenche de la porte d'entrée. Craintive je lançai :
- Rose c'est toi ?
- Salut ! me répondit-elle avec un sourire à faire pâlir d'envie plus d'une jeune femme.
- Salut, la saluai-je légèrement soulagée qu'elle soit rentrée saine et sauve. Réflexe de grande sœur.
- T'es encore debout ? S'enquit-elle en me regardant frotter le gaz.
- Oui, j'étais en train de faire un peu de ménage, c'est bon pour mon karma, inventai-je en souriant.
Elle répliqua de la même façon en m'observant quelques secondes. Je n'étais pas à une bizarrerie près dans ma vie selon ma sœur : je n'avais pas d'homme, je m'en tenais à une seule amie, je pouvais mettre des pulls en acrylique, j'avais adoré les études et lire… Je pouvais raisonnablement faire du ménage à quatre heures du matin. C'était possible, dans mes cordes. J'étais assez farfelue pour qu'elle le croie. Elle dut parvenir à la même conclusion que la mienne, car elle s'écria visiblement ravie :
- Bella, je viens de vivre la plus belle soirée de ma vie, dit-elle en détachant exagérément chacun de ses mots.
- Oh c'est vrai j'avais totalement oublié que vous étiez sortis, mentis en me redressant soudainement.
Mal m'en a pris car je me cognais contre la porte d'un des placards que j'avais ouvert pour qu'il puisse sécher.
- Ça te fait bizarre ou... Reprit Rose, alors que son visage se fermait.
- Bizarre ? Dis-je, en prenant un air surpris. Pourquoi ce serait bizarre, c'est mon patron. Que veux-tu...
- Ok génial parce qu'on sort ensemble demain ! M'annonça –t-elle rayonnante.
- Oh c'est super, m'exclamai-je un ton au-dessus de ma voix habituelle.
- Oui je trouve aussi, répliqua-t-elle en fronçant les sourcils face à mon enthousiasme, mais quand même pas à ce point-là. Oh, s'il te plait parle-moi de lui.
- Et bien, me forçai à commencer sans savoir comment je finirai ma phrase.
Je ne voyais pas ce que je pourrais dire à Rose qui n'éveillerait aucun soupçon chez elle sur mes sentiments pour Edward. Peut-être que si je… Je chassai l'idée de lui faire comprendre qu'Edward était à moi. Si je n'avais pas réussi à attirer son attention pendant les longs mois qu'avaient duré notre collaboration, je n'y arriverai pas mieux maintenant, même si Rose se retirait. Et je ne souhaitais que le bonheur de ma sœur. Après quelques secondes de réflexion supplémentaires, je décidais de lui parler de la carrière d'Edward tout en la rejoignant sur le canapé du salon.
- Il n' jamais terminé ses années lycée, il a préféré aller escalader les plus hauts sommets du monde. Ensuite il a lancé la compagnie Cullen qui est devenue l'une des compagnies les plus écologiques et philanthropiques du monde et cela avant son trentième anniversaire.
- Ouah...
- Et ce n'est que sa carrière ! M'emballai-je, enthousiaste. C'est un formidable patron, tout le monde l'aime, oui tout le monde. Il aime son chien Dipsy plus que n'importe quoi d'autre. Il ne mange pas de viande rouge, ce qui est assez cool et il aimerait passer le plus de temps possible à l'extérieur, dans la nature.
- Mon dieu, il est incroyable... Commenta ma sœur, heureuse de savoir que son prétendant était si parfait.
Cela fit sonner une alarme dans ma tête et sans vraiment le vouloir, je laissai échapper :
- Oui mais il a des défauts. Je te le dis, il a un tas de défauts.
- Ah oui, lesquels ? S'enquit Rosalie, soucieuse.
- Et bien, il déteste les noix de cajou, lui répondis-je sérieusement, ce qui est très étrange. Il lui arrive de ne pas porter de chaussettes dans ses baskets, c'est totalement non hygiénique.
- Bella, ce n'est pas ce qui va m'empêcher d'aller voir un peu plus loin, insinua-t-elle avec un grand sourire.
- Un peu plus loin ? Demandai-je soudain inquiète. Comment cela un peu plus loin ? Je veux dire il ne s'est rien passé entre vous deux ce soir ?
Ma sœur avait la capacité illimitée de se rendre agréable à tout le monde, de nouer des amitiés rapidement et de tomber amoureuse encore plus vite. Un vrai cœur d'artichaut ! Et à cet instant je m'inquiétai autant pour Edward que pour elle.
- Et bien, hum...Me répondit-elle avec un clin d'œil avant de se lever pour se préparer pour la nuit.
- Oui, je crois que je vois... souris-je faussement en la regardant partir. Hum, super, ouais, super...
Je me pris la tête entre les mains, hésitant entre me projeter contre le mur et sauter par la fenêtre. Devant ces décisions, bien trop radicales pour une heure aussi tardive, je partis me coucher.
Rosalie tournait en rond dans l'appartement depuis quelques jours.
Après le déjeuner avec Edward, il y avait eu un dîner. Puis mon patron avait dû partir dans un état lointain pour un quelconque évènement mondain. Il ne les appréciait pas, mais il était nécessaire qu'il y participe afin de faire connaitre sa compagnie.
Depuis son départ, Rose se rongeait les ongles, dépensait des fortunes en vêtements et en maquillage, et mon appartement commençait à ressembler à une boutique pour mannequin fortunée. Je ne disais rien tant que je pouvais m'échapper en allant travailler, même si Edward me manquait au bureau. En voyant le week end approché, la panique me prit. Je cherchais à tout prix une activité qui la ferait sortir de la maison sans vider son compte en banque.
Je me frappai le front avec le plat de la main quand je réalisais l'alternative, pourtant si simple, à un week end en tête à tête avec ma sœur et son téléphone. Aussi, la réveillai-je tôt en ce samedi matin, la tirant du sommeil malgré ses protestations.
- Lève-toi, la marmotte. Je t'emmène voir papa, et il nous fera son célèbre brunch.
Cela sembla la dérider un peu et elle se leva pour se rendre dans la salle de bain. Trois cafés plus tard, nous empruntions ma voiture pour nous rendre dans la bourgade de notre enfance.
La maison de notre père n'avait pas changé. Elle était toujours semblable à nos souvenirs d'enfance. Mon père l'avait cependant entretenue lorsque ses week ends le lui permettaient. Charlie Swan était le Chef de Police de cette petite ville. Et il veillait tous les samedis soirs pour modérer les ardeurs des jeunes partant à la ville pour s'amuser.
La maison avait un extérieur en bois, la voiture de patrouille était garée devant. Notre père m'attendait comme un week end sur deux depuis cinq ans. Je descendis de la voiture avant d'aller ouvrir la porte.
- Papa ? L'appelai-je en pénétrant dans l'entrée.
- J'arrive, me répondit-il.
Je laissai mon regard parcourir la maison. A gauche se trouvait le salon avec le nouvel écran plat que mon père s'était offert pour regarder les matchs. A droite, la cuisine aménagée dans laquelle nous prenions nos repas de famille, n'avait pas changé. Je souris en entendant ses pas lourds dans l'escalier qui menait au second étage.
- Salut, ma chérie, comment vas-tu ? S'enquit-il en me prenant dans ses bras.
Je sentais Rose trépigner derrière la porte. Je lui tendis les repas que je lui avais préparés pour qu'il puisse manger convenablement pendant la semaine. Mon père avait dû faire de sérieux efforts en matière de cuisine à la mort de ma mère, mais tout ce qu'il savait préparer était le bacon, les œufs brouillés et les pancakes. De plus il n'avait pas toujours la patience de se faire à manger pour lui seul en rentrant de mission.
- Oh, ma Bella, tu n'aurais pas dû... Me remercia-t-il en m'embrassant sur les deux joues.
J'entendis la porte d'entrée claquer tout comme mon père qui s'exclama avant de prendre ma sœur dans ses bras :
- Rosie, oh ! Je suis heureux de te voir ! Est-ce que tu t'es vue ? Tu es superbe !
- Oh, Papa ! Lui répondit-elle, rayonnante avant de se défaire de son étreinte.
Elle eut le même geste que moi : elle observa chaque recoin de la maison pour constater des changements. Mais même la cuisine avait gardé ses meubles jaunes.
- Cet endroit n'a pas changé d'un iota, déclara-t-elle apparemment satisfaite.
- C'est très loin d'être vrai, lui répliqua Charlie contrarié, j'ai installé un nouvel auvent, décapé les huisseries et repeint les portes...
- Excuse moi je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas voir ses améliorations époustouflantes...
- Donne-moi ça..., en lui prenant des mains, les courses faites pour le déjeuner, sous nos rires.
Mon père n'a jamais été ce que l'on peut appeler un « bel homme ». La famille s'était souvent étonnée du choix de ma mère, qui était très belle. Lorsque je suis née chacun à certifier que j'étais la fille de mon père. Et lorsque Rosie est née, elle était déclarée immédiatement comme la fille de Renée .
Mais ce que notre famille n'a jamais compris, c'était que lorsque mon père souriait, son visage se transformait, ses yeux pétillaient et il devenait alors, plus beau que n'importe quel homme.
Nous étions installés confortablement sur la table de la cuisine. Notre père était aux fourneaux et s'empressait de préparer le meilleur brunch de notre vie. Il aimait nous gâter lorsque nous étions tous réunis, ce qui arrivait peu souvent, étant donné que Rosalie travaillait surtout à l'étranger, ou dans le meilleur des cas, dans d'autres états.
- Et voilà ! déclara mon père en amenant des pancakes en forme de souris avec des morceaux de bacon grillés pour la bouche et de pépites de chocolat pour les yeux.
- Papa, tu ne nous trouves pas trop vieilles pour ce genre de choses ? L'interrogea ma sœur, faussement vexée.
- Non, rétorqua-t-il calmement.
- Parfait, parce que je les adore ! S'exclama-t-elle, heureuse.
- Alors Rose, tu es ici pour combien de temps ? S'enquit mon père, anxieux de perdre sa cadette peu de temps après l'avoir retrouvée.
- Une semaine ou deux, répondis-je.
Je me repris mentalement pour demander confirmation – j'avais toujours tendance à répondre à la place de ma sœur :
- C'est bien ce que tu m'as dit ?
- En fait cela dépendra de la tournure que vont prendre les choses… Insinua Rosie.
- Quelles choses ? La questionna mon père.
La réponse de Rose fut coupée par une sonnerie de téléphone. Son téléphone. Elle se précipita.
- Excusez-moi. C'est Edward, me chuchota-t-elle excitée. Allo ? Salut Edward.
- Laisse-moi deviner, il y a un nouvel homme qui court après ta sœur, déclara placidement mon père.
Il avait toujours eu du mal à voir ses filles fréquentaient des hommes. Néanmoins il avait commencé à se forger une carapace de père blasé après avoir rencontré les dizaines de petits amis de Rose. Il me reprochait souvent de ne pas amener quelqu'un à la maison. Mais pour cela, il faudrait qu'il y ait quelqu'un dans ma vie, et contrairement à Rosalie, mes petits amis avaient été peu nombreux, mais mes relations avaient toutes duré plus de six mois.
- Je ne dirais pas qu'il lui court après, lui répondis-je hésitante.
Je ne voulais pas voir Edward comme l'un des petits amis écervelés de ma sœur.
- Bella ? S'enquit mon père d'un ton sérieux qui ne lui ressemblait pas.
- Quoi ?
- Est-ce que ça va ?
- Oui, très bien tout va bien, mentis-je avec une assurance que je ne me connaissais pas.
La fin du week end avait été moins pénible que les matins et les soirées passés avec ma sœur. Elle avait été enchantée de revoir notre père et nous avions passé la journée tous les trois, comme au bon vieux temps. Elle vivait entre deux appels d'Edward et je ne me torturais plus sur ce que j'aurai pu faire pour empêcher cette situation. Je m'étais résignée à ne plus rien contrôler, et je regardais ma sœur devenir folle après chaque coup de fil.
J'accueillis le lundi matin avec un grand sourire. Rose dormait encore lorsque je pris mon déjeuner. La journée devrait correctement se passer : aujourd'hui Edward revenait de son séjour. Je ne savais pas si je devais être triste ou heureuse.
C'est dans cet état d'esprit que j'entrai dans mon bureau et commençai à travailler. Je remaniais l'agenda électronique, prenais des rendez-vous, répondais au téléphone… Et commençais à m'inquiéter car à dix heures, mon patron n'était toujours pas là et son bureau commençait à être couvert de post-it remplis de mon écriture.
Je fus distraite de mon travail par l'arrivée de ma sœur au bras d'Edward. Il me salua avant de les enfermer dans son bureau. Au bout de quelques minutes, il ressortit pour me demander d'annuler tous les rendez-vous de la journée, excepté la sortie avec Pedro. Je soupirai, mi résignée mi triste. Je les entendais parler à travers la vitre qui séparait nos deux bureaux :
- Oh bien sûr ! Certifiait Rose en gloussant.
- Ça te plairait ? Lui demanda Edward.
- Oui !
- Bien d'accord.
J'ouvris mon agenda afin de prendre le programme de la journée, et de faire dériver mon esprit. Je savais que je devais amener Maggie à une dégustation de pâtisseries Chez Antoine, mais ne me souvenais plus de l'horaire.
- Oh, seigneur, jurai-je doucement.
L'horreur me saisit lorsque j'arrivais à la page du jour : Jasper avait raturé soigneusement chaque centimètre carré de mon écriture : j'étais incapable de me relire. Et dans les espaces laissés vides, il avait écrit Jasper Whitlock, suivi de son numéro de téléphone : 917.555.0137. Je saisis mon téléphone, heureuse de trouver un exutoire à ma colère.
- Oui allô ? Répondit Jasper avec un ton joyeux.
- Tu as fait disparaitre une semaine complète de mon agenda, lui reprochais-je excédée. Tu es malade ?
- C'était une expérience. Je voulais savoir comme tu ferais si toutes tes secondes n'étaient pas organisées d'avance.
Je rageais en silence, totalement exaspérée. Pourquoi s'acharnait-il sur moi ?
- Et tu fais quoi à part travailler et aider tout le monde à se marier ? Me demanda-t-il.
- Ecoute, tu sais quoi ? Je ne vois pas en quoi cela peut te regarder.
- Et comment tu fais pour te payer tous ces mariages ? Les billets d'avion, les robes, les cadeaux... Tu achètes toujours les mêmes ?
- Tout le monde adore mes cadeaux, lui répondis-je vexée, et comme j'en achète régulièrement, j'ai des réductions...
- C'est affreusement triste, je suis désolé d'apprendre cela, reprit-il avec un rire dans la voix. Mais je voudrais me faire pardonner. Que dirais tu d'un nouvel agenda ou de venir prendre un verre avec moi ?
- Oui, bien sûr je vais prendre cela en note tout de suite ! Répliquai-je, sarcastique. Oh mais tu l'as déjà fait pour tous les samedis jusqu'à la fin de l'année ! Fais-moi plaisir, lui ordonnai-je excédée, dépêche-toi de trouver une autre fille à harceler.
- Non et si jamais tu as envie de sortir avec quelqu'un que tu n'as pas besoin d'emmener à un essayage ou à une dégustation de gâteaux... J'attends ton appel.
- C'est cela oui. Ciao.
Je raccrochais énervée et soulagée. Etrangement cette joute verbale m'avait fait du bien. Je respirai librement avant d'annuler tous les rendez-vous d'Edward.
- Salut ! S'écria Pedro, enthousiaste.
Je sursautai perdue dans mon travail avant de sentir un sourire radieux s'étaler sur mon visage.
- Salut Pedro ! Est-ce que tu es trop vieux pour les câlins ? L'interrogeai-je, faussement inquiète.
- Non ! répliqua-t-il en souriant et en me tendant les bras.
- Merci beaucoup, le remerciai-je, sincère après notre étreinte.
- Ah, il est là, s'exclama Edward en sortant de son bureau, ma sœur sur ses talons. Pedro !
- Salut, comment ça va Edward ? S'enquit Pedro en lui tapant dans la main.
- Bien. Alors Pedro est mon ... Commença Edward pour expliquer sa relation avec Pedro à Rose.
- Je suis son petit frère, assura-t-il avec un sourire.
- Du programme des Grands frères de Brooklyn, compléta mon patron. Pedro, Rose est la petite sœur de Bella.
- Oh...
- Hola, Pedro ! Le salua-t-elle avec un enthousiasme exagéré.
- Ouais, reprit Edward, surpris de l'exclamation de Rosalie, Bella, Rose et moi, on emmène Pedro à sa partie de baseball, tu veux venir avec nous ?
- Oh, je suis désolée j'ai trop de travail, je ferais mieux de rester ici, tentai-je de me défiler.
- Tu n'es pas sérieuse ? De toute façon, ton patron est un salaud. Allez, je ne voudrais pas avoir à te renvoyer.
- D'accord, acceptai-je à contre cœur, avant de prendre mon sac.
- Très bien on y va.
J'avais envie de frapper Edward pour me faire endurer cela et Rosalie pour être aussi démonstrative. Je soupirai me demandant vaguement pourquoi mon patron voulait absolument que je l'accompagne au match de son petit-frère alors qu'il sortait avec ma sœur ?
Il nous fit entrer tous les quatre dans sa voiture, direction le Department of Youth Sports de Brooklyn. Pedro me fit un sourire lorsque je m'assis à l'arrière avec lui.
- Je suis content que tu viennes, me souffla-t-il.
- Bonjour, déclara Edward en interpellant le gérant du stand de frites et de boissons du stade. Donnez-moi s'il vous plait trois boissons, trois frites et euh...
- Un Doc'Chili, rajoutai-je à sa commande. Tu veux un Doc'Chili ? Questionnai-je ma sœur, qui je le savais, adorait cela.
- Oh non, sauf si c'est des saucisses au tofu et du chili sans viande.
- Je te demande pardon ? Répliquai-je interloquée.
- Ah bon tu es végétarienne ? Demanda Edward dans un sourire heureux.
- C'est très récent.
- Oui c'est clair, marmonnai-je entre mes dents.
Ma sœur adorait la viande. Elle tenait cela de mon père dont le plat préféré était un bifteck saignant avec des frites.
- J'ai essayé d'être végétalien, mais c'est trop contraignant, avoua-t-il dans un sourire gêné.
- Je comprends, certifia Rose, être végétarien est un très grand défi. Chaque fois que je pars en randonné, il faut que j'apporte mon propre tofu séché fait maison.
- Tu fais de la randonnée ? Je ne voudrais pas t'offenser mais tu n'es pas le genre de fille à trainer sur les sentiers. Surtout avec des chaussures comme cela.
- Tu n'es pas au courant ? Repris-je sarcastiquement. Le meilleur tofu séché est fait par des publicitaires en talon aiguilles !
- Je vois ce qui peut te faire dire cela, répondit Rose en ignorant mon intervention, et pourtant j'adore les activités de plein air, comme la randonnée. Mais pour être honnête je n'en ai plus fait depuis la mort de mon chien. Quand on était petite, Bella et moi, avions un chien qui s'appelait Torry. Je l'aimais tellement, je l'emmenais partout, en randonnée et en montagne. Il me manque ce sac à puces.
- Bella, tu ne m'as jamais parlé de Torry, me reprocha mon patron.
- Tu as raison, j'ai certainement effacé de ma mémoire le souvenir de Tobby.
J'insistai sur le nom de notre chien. J'étais ulcérée par les mensonges de ma sœur. Elle détestait marcher, n'avait jamais fait de randonné et haïssait par-dessus tout le chien que notre père nous avait offert après la mort de maman. Rose se saisit, se rendant compte de son erreur. Elle se tourna vers Edward pour lui expliquer :
- Oui il s'appelait Tobby mais je l'appelais Torry à cause d'un zézaiement.
- Un zézaiement qui transformait tes b en r ? La questionnai-je en haussant un sourcil.
- C'est drôle parce que quand j'étais petit, je bégayais.
Je faillis me prendre la tête dans les mains pour sortir de ce cauchemar. Il ne marchait pas, il courrait.
- Oh ce n'est pas vrai, on a plus de choses en commun que je croyais, s'exclama Rosalie.
- Moi aussi, murmurai-je.
- Je vais aller frapper des chandelles avec Pedro.
- Cela a l'air très amusant.
Je soufflai en voyant mon patron rejoindre son petit-frère. Je me retournai vers ma petite-sœur, estomaquée :
- A quoi tu joues ? Tu détestes les chiens, le tofu et tout ce qui est plein air.
- Non j'aime les yachts, les fleurs et prendre des bains de soleil. Ce n'est peut-être pas tout à fait...
- Tu haïssais Tobby. Tu le haïssais complètement. Tu n'aimes les animaux qu'en fourreau. Si tu dis cela c'est parce qu'Edward est trop séduisant, certainement, enfin il y en a qui le pensent en tout cas, me repris-je au dernier instant.
- Non, je ne haïssais pas notre chien. Ou seulement lorsqu'il bavait sur moi. Je pourrais aimer le lait de soja et la randonnée, si je veux. Pourquoi pas ?
Je la regardais, interloquée. Non seulement, elle détruisait toutes mes chances d'être heureuse avec Edward, mais en plus elle n'en profitait même pas pour être heureuse avec lui.
- Hey Rose, l'interpella mon patron, viens nous montrer de quoi tu es capable sur le terrain.
- Génial, ça à l'air super.
- Tu as déjà tenu une batte ? L'interrogea-t-il.
- Non jamais.
- Alors baisse un peu ton bras.
Je soupirai avant de m'attaquer sauvagement à mes frites. Et je ne savais pas encore que ce ne serait que la première épreuve d'une longue liste…
A la maison, une sorte de routine s'était installée entre Rose et moi. Nous recevions chaque jour les attentions de mon patron, ex homme de ma vie, pour ma sœur : dès qu'Edward partait en voyage, il envoyait un bouquet à son départ et à son retour. Il le faisait également après un rendez-vous. Enfin, je connaissais tous les livreurs du Monde des Fleurs et était devenue amie avec l'un d'entre eux, Barry. Rosalie n'arrêtait pas de me blaguer là-dessus.
Alors que je pensais que notre appartement ne pourrait pas contenir plus de fleurs, la sonnette de la porte d'entrée résonna. Rose était encore dans la salle de bain, aussi me dévouais-je pour aller ouvrir.
- Bonjour, salua George. Pour Rose Swan.
- Merci George, le saluai-je en prenant le bouquet de fleurs qu'il me tendait.
Rose sortit de la salle de bain en courant pour me prendre le bouquet des mains. Elle le posa sur la table de la cuisine à la recherche d'un vase avant de regarder la carte accompagnant le bouquet.
- Oh regarde : "Je t'aime, Edward", me montra-t-elle souriante.
Oui, je voyais très bien.
Au bureau, travailler avec mon patron devenait difficile, et je n'aurai jamais cru dire cela. Il pouvait passer des heures au téléphone à écouter Rosalie parler. Mais la pire situation peuplant mes souvenirs était quand j'étais entrée dans son bureau. Pour une fois, il n'avait aucun téléphone à l'oreille, ce que je pouvais voir même de dos. Je lui demandais un avis sur un dossier avant de conclure sur une solution.
- Je t'ai déjà dit que tu étais géniale, me répondit-il, en me surprenant.
Je restais interdite avant de constater qu'il n'avait pas écouté un traitre mot et s'était acheté une main libre pour son portable ce qui m'avait induite en erreur. J'eus la plus grande envie de le frapper avant de voir l'écran de veille de son ordinateur portable, composé de photos de Rose et de lui.
J'étais ressortie, avec une telle ambivalence de sentiments, que même le meilleur psychologue de la ville n'aurait pas réussi à démêler.
Ma vie devenait un véritable enfer : lorsque je rentrais à la maison, j'entendais parler d'Edward et lorsque j'étais au bureau, il n'y avait plus que Rose. Mais je n'avais pas encore imaginé que ce serait pire : alors que Rose décrivait Edward à papa il émit le vœu de le rencontrer, infestant ainsi, la dernière partie de ma vie dans laquelle mon patron était un parfait inconnu.
C'est ainsi que je me retrouvais dans la pénible situation d'un dîner de famille à quatre. Je passais la soirée à remplir ma bouche avec les plats que j'avais préparés afin de ne pas participer à la conversation.
- Il est gentil tu ne trouves pas ? Me demanda mon père et je repris une bouchée de tarte en haussant les épaules.
La pire de toutes ces situations a certainement été la soirée où je suis rentrée après une journée de travail. Rien ne s'était passé comme prévu et Maggie avait émis des réserves sur le choix des fleurs. Elle voulait des roses noires et non rouges, sans cela son mariage ne pourrait être considéré comme gothique. Je rentrais complètement épuisée pour tomber face à face avec les dizaines de bouquets de fleurs et mon patron et ma sœur en train de s'embrasser passionnément en ôtant leurs vêtements dans le canapé. J'avais hésité une seconde avant de ressortir et d'appeler Angie.
Elle m'avait entrainé dans un bon restaurant et avait fait le sacrifice de sa nuit pour me soutenir. Nous avions passé la soirée en médisant sur ma sœur, sur le sort, sur la vie. En rentrant, nous nous étions étalées ensemble dans son grand lit, comme au temps de nos années de faculté.
Le mariage de Maggie approchait et tout était fin prêt. La mariée avait finalement céder sur les roses rouges et son fiancé, Liam, avait finalement trouvé la tenue de marié « idéale », soit un pantalon-jupe noir clouté et une tunique du même acabit.
J'étais une fois de plus demoiselle d'honneur. Seulement la nouveauté résidait dans ma tenue : mini-jupe noire, corset rouge et bottes en cuir. Sans oublier le collier clouté. Edward avait été invité et Rosalie s'était empressée d'accepter de l'accompagner.
Je devenais folle : Edward et Rose envahissaient chaque aspect de ma vie : mon travail, ma maison, ma famille et maintenant mes amis. Mon seul réconfort était Angela qui me soutenait dans l'effort que je faisais pour endurer silencieusement le couple. Elle était avec moi lors du mariage de Maggie et elle m'a donc vu me liquéfiais sur place lorsque j'ai vu Rosalie et Edward s'embrassaient au vu et au su de tous.
Mes collègues me regardaient avec pitié : ceux qui soupçonnaient mon inclination me plaignaient. Les autres se montraient compatissants : personne ne veut que sa sœur cadette trouve son âme sœur avant soi. Le mariage de Maggie ne m'avait donc pas procuré autant de satisfaction que les autres. J'étais heureuse de l'avoir aidée, j'étais malheureuse dans ma vie personnelle.
Et pour arranger le tout, lorsque j'arrivais au travail le lendemain, un post-it était placé sur ma lampe, bien en évidence.
Veux-tu aller boire un verre ? Jasper.
Je l'arrachai, découragée. Ma vie devenait un champ de ruine mais il était hors de question que je ne me laisse abattre : je devais continuer à y jouer mon rôle, et avec le sourire.
- Bella ? M'appela Edward de son bureau en me montrant deux cravates. La moins laide c'est laquelle ?
- Celle-là, déclarai-je sûre de moi.
- Et je peux te demander de... ?
- Bien sûr, lui dis-je en lui nouant son nœud de cravate. Ça va ? Lui demandai-je. Tu m'as l'air nerveux.
- Non ça va, je vais… Bien. Je suis comment ? S'enquit-il.
- Parfait, lui répliquai-je, rêveuse.
Il retourna dans son bureau en me souriant. Il en ressortit quelques minutes plus tard en souhaitant une bonne soirée à tout le personnel. Je me remis au travail pour quelques heures ayant un dossier à terminer. Je finis vers dix-neuf heures et décidai de lui apporter sur son bureau.
En le posant sur son bureau, je remarquai qu'il avait oublié son portefeuille. Je me saisis de son agenda afin de voir où il pouvait se trouver. Il était dans un restaurant appelé LeLaurie, l'un des meilleurs restaurants de New York. Et il n'aurait rien pour payer…
Je pris mon sac rapidement, fermé la porte et sortit en trombe de l'immeuble. Je sifflai un taxi avant de donner l'adresse du restaurant. Il m'y déposa un quart d'heure après. Je lui demandai de m'attendre, puis me ruai dans le restaurant.
Ce que j'y découvris me stupéfia. Le restaurant était vide mis à part une table dressé pour deux, aux chandelles. Des musiciens faisant parti du décorum commencèrent à jouer et deux serveurs déplièrent une banderole sur laquelle étaient inscrits les mots : Will you marry me ?
- Attendez les gars, ce n'est pas elle, ce n'est pas la bonne, intervint Edward. Salut Bella.
- Je suis vraiment désolée, m'excusai-je, n'osant comprendre. J'aurais dû t'appeler mais tu as oublié ton portefeuille...
- Merci.
C'est à cet instant que ma sœur arriva agitée dans la pièce. Elle s'arrêta nette devant la scène qui se déroulait devant elle.
- Désolée je suis en retard, s'excusa-t-elle avec un sourire.
- Ok allez-y, ordonna Edward aux musiciens...
- Bella je ne comprends rien ? Me demanda ma sœur.
En ce cas nous étions dans le même bateau. Mon cerveau était resté concentré sur la banderole. Un sifflement émis par Edward me sortit de ma torpeur. Dipsy apparut, une boite tenue sur son collier. Edward la caressa en lui reprenant la boite. Il s'avança vers Rose tandis que je comprenais enfin ses intentions.
- Oh ! M'exclamai-je
- Rose, je t'en prie assieds-toi une seconde, la pria Edward. Ecoute Rose mes parents se sont connus en jouant à la marelle à huit ans et ils sont mariés à dix-huit ans. Cela fait maintenant quarante-deux ans... J'ai tant attendu le moment de trouver quelqu'un que je pourrais aimer aussi fort que mon père aime ma mère. Je crois que j'ai trop travailler, mais...
- Excusez-moi, murmurai-je auprès des musiciens qui me barraient la sortie.
Je ne voulais pas assister à cette scène, je ne voulais pas être là.
- Rose à la seconde où je t'ai vu, j'ai su qu'on pourrait finir notre vie ensemble. Alors veux-tu devenir ma femme ?
- Oui bien sûr. Oh mon dieu Edward ! Je suis heureuse.
Je restai sonnée par l'annonce un moment avant de reprendre mes esprits et de féliciter les deux nouveaux fiancés. Je partis en courant rejoindre Angela et finit par m'installer chez elle pour la nuit. Elle me proposa de l'alcool et pour une fois, je ne refusais pas. Je me remis de l'annonce petit à petit et repris mon travail normalement. Rose déménagea chez Edward et je retrouvais avec plaisir le calme de la maison.
Et pour la première fois de ma vie, ma sœur organisa quelque chose pour notre famille. Elle nous appela mon père et moi pour nous réunir le samedi suivant. Edward proposa de m'y emmener avec eux. Je préférais faire le trajet dans ma propre voiture. A l'arrivée notre père nous attendait, impatient de revoir ses filles.
Rosalie n'attendit pas le début de l'apéritif pour lui annoncer la bonne nouvelle. Mon père en resta surpris. Surpris mais heureux.
- Si je comprends bien tu vas revenir vivre dans le coin ? Demanda-t-il, de plus en plus agité.
- Oui papa !
- Ouah, et bien je suis très heureux. Tu donnes du travaille à Bella et ensuite tu fais rentrer ma Rosie au pays. Je te dois une fière chandelle, Edward.
- C'est plutôt moi qui vous en dois une, vous avez deux filles formidables…
- Attendez, s'exclama mon père, je reviens…
Et il disparut dans les étages me laissant seul avec ma sœur et son fiancé. Ils avaient adopté une posture qui leur était propre, Rose était dans les bras d'Edward et celui-ci lui chuchotait des mots doux à l'oreille.
- Je ne sais pas ce qu'il est allé chercher. Je suis tellement heureuse moi aussi.
Quelques minutes plus tard, notre père revint avec une housse sous le bras. Une housse que j'aurai reconnue entre mille, pour avoir longtemps jouée avec petite. La housse de la robe de mariée de maman.
- Rose, l'interpella mon père en lui tendant la housse. Ta mère aurait voulu que tu l'aies.
- Oh papa merci. Merci. Merci beaucoup. Bella, ça ne t'embête pas ?
- Non, maman aurait voulu que tu la portes, dis-je émue.
- Ca c'est ma Bella, approuva mon père en nous prenant toutes les deux dans ses bras.
- Oh Edward, c'est celle de ma mère, c'est formidable non ?
- Oui elle est superbe, acquiesça-t-il avec le sourire.
- Je ne sais pas comment te remercier papa.
- Tu vas être magnifique, lui murmurai-je.
L'après-midi passa vite. Rose m'avait déjà promue première demoiselle d'honneur et bien entendu j'étais chargée de l'organisation du mariage. Elle commença une liste de choses à faire à laquelle j'acquiesçai avec le sourire. Elle était ma petite sœur. Il était l'homme parfait. Peut-être seraient-ils heureux ? A défaut d'être l'homme de ma vie, Edward serait celui de la vie de ma sœur… Et au fond, s'il n'y avait pas eu tous les mensonges de Rose entre eux, j'aurais été heureuse.
Je pris la voiture plus tôt que Rose et Edward prétextant une tâche urgente à faire pour une autre mariée. Personne n'objecta et je saluai tout le monde avant de m'éclipser. Une fois arrivée à la maison, je sus que j'avais besoin de sortir m'aérer la tête. Je décrochais mon portable pour appeler Angela. Au bout du cinquième appel, je laissais tomber. Elle n'avait visiblement pas envie d'être dérangée. Alors sur une impulsion, je pris mon agenda et composai le numéro.
- Allo Jasper ? C'est Bella. Je suis d'accord pour le verre.
Et voilà = ). Je vous rappelle que torturer, tuer et jeter des tomates sur les auteurs les empêchent d'écrire tout comme les enfermer dans les placards et les chatouiller à mort ^^.
Je suis en train de créer un compte facebook pour mes fanfictions, dont celle-ci. Il sera consultable à tous à partir du site (vous ne serez donc pas obligées de vous inscrire). Je mettrai en ligne des affiches du film adaptées à cette fiction, ainsi que des photos des décors, des robes…Cela permettra à ceux qui ont vu le film de se remettre dans l'ambiance et à ceux qui ne l'ont pas vu de pouvoir voir les décors et les robes (parfois inénarrables)… Je vous donnerai l'adresse d'ici le prochain chapitre ^^. N'oubliez pas de consulter mon profil FFnet qui vous tient au courant de l'avancée des histoires =).
J'attends vos commentaires avec impatience ! Bonne soirée à tous et à bientôt !
