Titre: 27 Robes
Auteur : Damoiselle A.
Résumé : Bella a toujours tout fait pour rendre son entourage heureux et les 27 robes de demoiselles d'honneur de son dressing ne diront pas le contraire. Seulement un jour, une rencontre, une bagarre et tout bascule pour elle. BS/JW
NDA : Bonjour à tous !
Voici le quatrième chapitre de 27 Robes légèrement en avance et cela grâce à vous. Vous m'avez tellement soutenu que cela m'a donné envie d'écrire encore plus ^^. Je trouve cela merveilleux et je vous en remercie, surtout n'arrêtez pas ^^.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, on se retrouve plus bas !
A.
Petit conseil de lecture : dans ce chapitre je vous présente les différentes robes de demoiselle d'honneur portées par Bella, le mieux serait que vous vous rendiez sur mon profil facebook, dossier 27 Robes afin d'avoir une idée plus précise des monstruosités que lui ont fait porter ses amies ^^. Le lien est sur mon profil ^^. Il est malheureusement nécessaire d'avoir déjà un compte facebook.
27 ROBES – QUATRIÈME PARTIE
- J'essaie juste de comprendre pourquoi tu as accepté. Tu ne voulais pas me voir et là, d'un coup...
Cette soirée commençait mal. J'avais appelé Jasper en désespoir de cause et il avait proposé de nous retrouver dans un bar qui passait la musique jazz. Manque de chance, ce soir il n'y avait pas de concert. Juste nous deux, en pleine discussion. Et j'étais déjà en train de remettre en question mon état de santé mental au moment où j'avais accepté.
Nous étions accoudés à un bar, nos boissons posées devant nous. Je faisais face à un miroir, ce qui n'était pas pour me plaire, mais cela valait sans doute mieux que de faire face à Jasper… Qui visiblement attendait une réponse à sa question. Ne sachant pas quoi dire d'autre, je décidai de lui dire la vérité :
- Ma petite sœur va se marier.
- Avant toi, c'est cela ? Me demanda-t-il sans aucun sourire sarcastique, et je l'en remerciai mentalement.
- Ce n'est pas cela le problème, répondis-je désemparée.
Si seulement ce n'était que cela… Je partirai deux mois en psychothérapie pour évoquer mon enfance, ma mère et ma sœur. Non le problème était que j'allais devoir organiser le mariage de ma sœur avec l'homme que j'aime. Et tout cela, parce que je n'avais pas eu le cran de confier mes sentiments à l'un ou à l'autre. Je ne pouvais en vouloir qu'à moi-même et cela me rendait folle. Mais que pouvais-je avouer à Jasper ?
- Tu ne connais pas Rose, elle va me demander de tout faire, je vais organiser son mariage dans les moindres détails, soupirai-je en me rappelant que pour la première fois de toute ma carrière de demoiselle d'honneur, je n'avais pas choisi de l'être et que la mariée serait encore plus tyrannique que les autres.
- Alors dis-lui non, vint simplement la réponse.
- Quoi ?
- Tu as juste à lui dire non, reprit Jasper, serein. Tu as déjà dit non à des gens auparavant j'imagine.
- Évidemment à maintes et maintes reprises quand la situation... dis-je avant de me rendre compte que c'était un mensonge. Je me repris :
- Jamais pas une fois.
- Mais tu as envie de lui dire non ? M'interrogea-t-il.
- Oublie cela tout de suite, répliquai-je sèchement, c'est ma sœur.
- Mais tu peux lui dire non parce que justement parce que c'est ta sœur, insista-t-il en souriant.
Voyant que je ne réagissais pas, il avala une gorgée de sa bière et je fis de même avec mon Cosmopolitan. Il se retourna finalement vers moi.
- Écoute tu sais quoi on va faire un jeu pratique. Tu vas t'exercer à dire non. Okay ? Tourne-toi, fais-moi plaisir.
Je soupirai devant son excentricité. En même temps, je ne pouvais pas lui refuser, après tout il avait accepté de sortir pour me changer les idées et au contraire du rendez-vous qu'il s'était peut-être imaginé, il se voyait obligé de me consoler. Je me tournais donc. Un silence s'installa, pendant lequel Jasper me fit un sourire.
- Bella, donne-moi cinquante dollars ? Me demanda-t-il.
- Non, répliquai-je fermement.
- Juste cinquante dollars, je vais te les rendre.
- Non, repris-je, fière de moi.
- Bella, s'il te plait, donne-moi cinquante dollars.
Son ton était suppliant, ses yeux brillants, il avait un je-ne-sais-quoi de désemparé. Je ne savais pas résisté à la gentillesse ou à défaut à une demande polie. Alors les deux combinées… Je faillis accepter avant de me rendre compte que c'était certainement un test.
- Non, répondis-je, mais le ton était nettement moins assuré que les deux premières fois.
- Ce n'était pas si mal, acquiesça-t-il avec un sourire encourageant. Je peux goûter ? Me demanda-t-il en esquissant un geste vers mon verre.
- Bien sûr, répliquai-je trop vite, avant de me reprendre, non !
- Dommage, tu t'en sortais si bien ! S'exclama Jasper tout sourire. C'est vraiment fort ton truc…
La sortie eut un bilan plutôt positif. Je fis le portrait de ma sœur et de son fiancé à Jasper. Il me souriait, écoutant ce que j'avais à dire, et je dois avouer que c'était agréable. Il régla nos consommations, alors que j'étais partie aux toilettes et nous sortîmes de l'atmosphère étouffante du bar. Après un au revoir ce qu'il y a de plus formel, je me retrouvais dans le métro, afin de rallier mon appartement. Alors que je m'escrimai à ouvrir la porte de mon appartement dans le noir, je me pris à penser ce que donnerait une relation entre Jasper Whitlock et moi. Juste quelques secondes. Avant d'éclater de rire à cette perspective et d'entrer dans mon salon.
Ma sœur m'avait donné rendez-vous dans Central Park, elle voulait me faire une surprise. Je ne savais pas ce que c'était, mais à partir du moment où cela ne comportait pas Edward, Rose et moi et une pièce fermée, tout m'allait. A peine eussé-je le temps de lui dire bonjour, qu'elle m'entraina à sa suite. Je pris mon calepin sur lequel je notais toutes les tâches que les mariées me confiaient d'ordinaire.
- Donc tu es passé chez le fleuriste ? Me questionna-t-elle.
- Han han, approuvai-je en mordillant mon crayon à papier.
- Tu as approuvé les cadeaux ? Lui demandai-je à mon tour
- Oui. Et tu as envoyé les faire-parts ?
- C'est fait ! Répliquai-je, en réponse à son ton ferme.
- C'est génial je m'amuse comme une folle ! S'exclama-t-elle en accélérant le pas. Je t'ai dit que j'avais demandé à Victoria d'être ma demoiselle d'honneur ?
- Qui ça ? Insistai-je, pas bien sûr de comprendre.
- Victoria, notre petite, petite, cousine.
- Oh et pourquoi pas Jane? Notre cousine Jane ?
- Pas question. Elle est bien trop enceinte, ce ne serait pas du tout esthétique. Oh excuse-moi je sais que tu n'aimes pas Victoria.
- Je ne vois pas pourquoi je n'aimerais pas la femme qui m'a demandé si j'étais la présidente du comité des petits seins tout le long de mon adolescence ? Rétorquai-je, acide.
- Tu n'avais pas à l'écouter ! Reprit ma sœur. Et puis, ils ont fini par pousser, ils n'ont juste pas fait leur secondaire ! Affirma Rose, clôturant ainsi le sujet. En ce qui concerne la troisième demoiselle d'honneur, j'aimerai que ce soit ton amie, tu sais...
- Angie, proposai-je estomaquée. Mon Angie ?
- Oui, c'est une jolie fille, elle pourra porter une robe bustier. Tu sais je n'ai pas énormément de copines, je ne sais pas pourquoi mais les filles semblent ne pas beaucoup m'aimer...
Je ne répondis rien à cet excès de mauvaise foi, purement sororale. Je me contentai de le regarder en biais.
- Bon d'accord je sais pourquoi, admit-elle, en roulant des yeux. Tu vas lui demander d'accord ?
- Bien sûr je vais le faire, assurai-je en affichant une certitude que j'étais bien loin de ressentir.
- J'ai aussi pensé qu'on pourrait projeter un diaporama à la soirée de répétition. On mettrait des photos d'Edward et moi et on dirait des choses amusantes...
- Oui d'accord, acquiesçai-je en rajoutant cette tâche sur ma liste déjà pleine.
- Oh et devine quoi ? Me demanda-t-elle. Le journaliste qui t'obsède tant, il a l'intention d'écrire un article complet sur nous dans le journal. Il m'a appelé peux-tu croire cela ?
- Plus rien en m'étonne, soupirai-je.
Si même Malcolm Whitlock se mettait à s'intéresser à ce mariage, je n'avais plus qu'à baisser les bras et à accepter la fatalité.
- Ecoute j'ai bien réfléchi à tout ce que tu m'as dit lorsque je suis arrivée à New York. Je crois que tu as raison. Ce serait spécial si je faisais le même genre de mariage que nos parents.
- Le même genre ? L'interrogeai-je en fronçant les sourcils.
- Oui, me répondit-elle en arrêtant notre balade. Et puisque je vais porter la même que maman de toute façon...TADAM !
Je levai les yeux de mon carnet de notes pour me rendre compte que nous étions devant le Boathouse, l'endroit rêvé pour un mariage à New York. L'Endroit, par excellence. Le lieu où nos parents avaient fêté leur mariage.
- Le Boathouse ? M'exclamai-je, estomaquée.
- Oui, oui ! S'extasia Rose, surexcitée. La première fois que j'ai appelé, ils m'ont dit qu'ils n'avaient aucune disponibilité avant dix-huit mois ! Mais à la neuvième fois, ils ont eu une annulation. Apparemment la mariée a couché avec le père du marié, son frère, sa sœur et la famille au complet ! Ils n'ont pas eu d'autres choix d'annuler. Mais cela nous permet de nous marier dans trois semaines !
- Dans trois semaines ? Hurlai-je, atterrée.
- Je suis certaine que tu pourras tout organiser en un rien de temps et je n'avais pas la patience d'attendre plus longtemps alors... M'expliqua-t-elle très vite.
Mon cerveau était resté sur deux choses : ma sœur se marierait dans la robe de mariée de ma mère au Boathouse, comme dans mon rêve de petite fille et avec l'homme le plus parfait qu'il m'ait été donné de rencontré, et dont j'étais accessoirement amoureuse, mais en plus je devrais tout organiser avec elle et ce dans un délai record de trois semaines. Je n'étais pas sûre qu'elle se rende bien compte…
- Tu pourrais peut être te réjouir un peu pour moi... Insista-telle, en constatant mon manque de réaction.
- Oh je suis très contente c'est juste que...
- Tu aurais aimé te marier au Boathouse dans la robe de maman c'est ça ?
Plein dans le mil, mais pas que.
- Non c'est que j'ignorais que toi aussi tu voulais ça, mentis-je en souriant. Mais tu sais que ton bonheur c'est tout ce qui m'importe n'est-ce pas ?
- Je t'adore, s'exclama-t-elle en me prenant dans ses bras.
Son étreinte était sèche et brève. Elle s'en défit très vite avant de recommencer à marcher comme si elle ne venait pas de me jeter de l'acide à la figure, métaphoriquement parlant, bien sûr.
- Allez maintenant parlons de choses plus importantes ! Je déteste les nappes et il faut absolument en louer d'autres, elles ne vont pas du tout avec la palette de couleur que j'ai choisi….
Et je me pris à penser que ces trois semaines seraient très longues, mais que je ferais de mon mieux pour ma sœur. Je l'avais promis.
- Elle est tellement égoïste la salope ! S'écria Angela, mon amie à jamais.
Elle ne s'était juste pas rendu compte que nous étions à notre cours de yoga hebdomadaire et que s'écrier dans une salle si petite des insanités devant trente personnes n'était pas précisément une chose à faire. Nous nous excusâmes en continuant notre série d'enchainements :
- Namasté.
Mais Angela en avait gros sur le cœur et elle n'allait pas lâcher le sujet de conversation sous prétexte que nous étions dans un lieu qui exigeait le silence. Ce n'est pas pour rien qu'Angie était ma meilleure amie. Elle avait ses défauts, mais également un cœur en or et ne pouvait pas se résoudre de voir les gens qu'elle aimait, blessés ou simplement malheureux.
- C'est hallucinant, je n'arrive pas à le croire, siffla-t-elle. Le pire c'est qu'elle fait tomber tous les hommes même les hommes biens comme Edward. Elle les hypnotise avec son vaudou et ils perdent complètement la tête ! Tu ne peux pas organiser le mariage de ta sœur avec l'homme que tu aimes, c'est… C'est malsain !
- Et bien elle n'a aucune idée de ce qu'il représente pour moi, me justifiai-je. Et il ne doit pas le savoir non plus, c'est mon patron. Je vais devoir en passer par là, je n'ai pas le choix. Et toi non plus, elle veut que tu sois sa demoiselle d'honneur.
- Est-ce que tu te moques de moi ? Me questionna-t-elle en laissant sa voix montée dans les aigus.
- Je t'en prie ! Chuchotai-je en tordant mon torse avant de me remettre sur le tapis.
- Non je ne le ferai pas principe. Je refuse. Non. Ne compte pas sur moi.
- S'il te plait ne me laisse pas toute seule s'il te plait… La suppliai-je, la tête en bas.
Le cours de yoga n'était peut-être pas le meilleur endroit au monde pour avoir ce genre de discussion, encore moins lorsqu'il s'agissait de persuader une amie.
- D'accord je le fais parce que c'est toi, accepta Angie en se redressant. Mais si elle est vache avec moi elle aura de mes nouvelles et toi aussi. Comme je vais avoir bu quelques verres, je vais...
Je ne sus jamais ce qu'elle avait projeté de faire. Un coup de gong retentit, faisant trembler les murs. Apparemment notre professeur en avait assez de nos bavardages et en continuant ses exercices, elle avait frappé sur le gong pour nous faire taire. Nous reprîmes nos enchainements dans le silence. Jusqu'à ce qu'Angela ne me souffle :
- Il n'y aucune affiche qui dit qu'on n'a pas le droit de parler.
Je pouffais d'un rire contenu sous le regard noir d'une trentaine d'élèves et de notre professeur de yoga.
Les préparatifs étaient en marche. Depuis quelques jours j'avais bon espoir de finalement arriver à organiser ce mariage dans le temps imparti. L'une des plus grosses part de l'organisation était prise en charge par le Boathouse, ce qui était bien pratique, je devais l'avouer. Mais nous devions néanmoins commander le légendaire gâteau de mariage, et je ne connaissais qu'une seule pâtisserie qui accepterait de relever le défi : Chez Antoine. Nous nous y étions rendus avec Rose et Edward pour rencontrer le pâtissier en chef.
- Trois semaines, je ne pourrais pas y arriver ! S'écriait Antoine. C'est trop peu pour l'une de mes superbes créations !
- D'accord... Acquiesçai-je, préparant mon attaque, afin de ne surtout pas perdre la face devant ma sœur et mon futur beau-frère. Antoine, vous vous souvenez lorsque j'ai emmené les Newton ici et qu'ils ont commandé ce gâteau à six étages, cette superbe pièce de pâtisserie ? Ou encore la tour de pâtisseries surprises que vous aviez créé pour les Yorkie pour leur super fiesta ? Vous faites des miracles et nous le savons tous les deux. Alors vous allez faire un gâteau, vous allez le faire en trois semaines et je voudrais un rabais, s'il vous plait.
Lors de mon discours, toute sa superbe disparut. Sa physionomie changea alors qu'il se rappelait que je remplissais régulièrement son carnet de mariage. Il ne pourrait pas me refuser quoique se soit.
- Trois semaines ? Reprit-il. Je vais le faire avec plaisir !
- Hum ! Formidable ! M'exclamai-je en le remerciant du regard.
- Problème réglé, déclarai-je au couple en me tournant vers eux.
- Ouais ! S'écria ma sœur en levant les bras au ciel, en signe de victoire.
Des applaudissements retentirent dans la pâtisserie et Rose retrouva immédiatement une posture acceptable. Quelle ne fut pas ma surprise quand je constatais que les applaudissements venaient de Jasper Whitlock.
- Mais qu'est-ce que tu fais là ? M'enquis-je en fronçant les sourcils.
Me suivait-il ? Etait-il l'un de ses harceleurs qui essayait de se rapprocher le plus possible de leur victime ?
- Je me présente Malcolm Whitlock, déclara-t-il en regardant le couple qui lui faisait face.
Mon souffle se coinça quelque part dans ma gorge.
- Oh oui, je ne voulais pas le croire avant de vous voir, s'amusa ma sœur. Voici mon fiancé Edward.
- Bonjour, le salua Edward de sa voix profonde.
- Bravo à tous les deux. Je vous félicite.
- Merci.
Un téléphone sonna et cela me sortit de ma transe.
- Ma chérie je dois répondre, excuse-moi. S'il y a une urgence gâteau je suis juste à côté, expliqua Edward en désignant la succursale de la pâtisserie.
- D'accord ! Acquiesça-t-elle en lui envoyant un baiser. Oh et voici Bella, ma sœur, me présenta-t-elle comme si elle venait juste de se rappeler de ma présence. Elle est obsédée par vos articles.
- Je ne suis pas...Contestai-je
- Elle n'arrête pas de dire qu'elle ne l'est pas, mais elle els garde tous, elle est votre fan numéro 1.
C'était définitif, ma sœur allait mourir. Dans d'atroces souffrances, si possible. Elle dut voir qu'elle était allée trop loin en constatant mon regard noir. Elle essaya de se racheter :
- Euh pas d'une façon déplaisante par contre, assura Rose avec un sourire.
- D'accord… Reprit Jasper en haussant les sourcils.
- Tu m'avais dit que tu t'appelais Jasper comme dans Jasper ? Intervins-je
- Je me sers de Malcolm pour les articles je ne veux pas me faire harceler par toutes les mariées.
Rose se permit un gloussement. Elle devait essayer de détendre l'atmosphère, mais étrangement cela ne fonctionna pas sur moi.
- Comment avez-vous connu Edward ? Interrogea Malcolm/Jasper.
- Espèce de salaud ! M'écriai-je, devant le changement brutal de conversation.
- Bella ! M'accusa ma sœur.
- Quoi ? Répliquai-je, avant de me rendre compte que je venais d'hurler sur le journaliste qui allait couvrir le plus beau jour de la vie de ma sœur. Excuse-moi, il m'a dit s'appeler Jasper, alors je suis un peu embrouillée.
- Attendez, vous vous connaissez tous les deux ? Questionna Rose en agitant ses mains devant nous.
- Tous les deux on fraie dans le milieu du mariage alors... Expliqua Malcolm/Jasper, avec un sourire.
- Peux-tu nous laisser une petite seconde ? Demandai-je à ma sœur avec un regard suppliant. Juste une petite seconde ? Pour parler de toi !
Je n'attendis pas sa réponse pour entrainer Malcolm/Jasper à l'écart. Rose se dirigea vers le pauvre Antoine pour le harceler de question.
- Tu m'as menti ! L'accusai-je sans préambule.
- Non, je t'ai dit que j'étais écrivain, je ne t'ai pas dit ce que j'écrivais, rétorqua-t-il, toujours souriant.
- Mais tu écris des choses absolument magnifiques ! M'exclamai-je. Est-ce que tu crois à l'amour et au mariage et tu fais semblant d'être cynique ou alors tu es vraiment un cynique qui sait récupérer le romantisme pour des filles comme moi ?
- Je suis pas du tout certain de comprendre, me répondit-il en fronçant les sourcils, mais je dirais la deuxième option, la récupération.
- Oh mon dieu, j'ai l'impression d'apprendre que ma chanson préférée parlait d'un sandwich….
Je vis le rire contenu dans l'expression de Jasper. Ma sœur me sauva en se présentant à nos côtés :
- Hum, je peux vous enlever un moment pour parler d'Edward et moi ?
- Bien sûr c'est pourquoi je suis là, assura Jasper. Je vais prendre mon carnet de notes. Allons de ce côté...
- Bonne idée, certifia Rosalie, en souriant de toutes ses dents.
Je n'en étais pas si sûre.
Pour la première fois depuis une semaine, ma journée avait été calme. Edward et Rosalie avaient prévu une journée en amoureux et je n'étais pas réquisitionnée pour une quelconque tâche relative au mariage. J'avais pu me lever tard, profité de ma journée pour ranger et nettoyer mon appartement. J'avais rattrapé le linge que j'avais en retard et m'étais même avancée sur quelques dossiers. Angela m'avait téléphoné pour m'inviter à une soirée à vingt heures. J'avais refusé, profitant de ce rare moment de quiétude.
Je me morfondais tranquillement en faisant la vaisselle sur mon sort, en colère contre moi-même pour n'avoir rien dit et laisser cette situation arrivée. J'étais aussi en colère contre Jasper Whitlock pour m'avoir trompée alors qu'on ne se connaissait même pas. Pour écrire des choses émouvantes alors qu'il était incapable de ressentir le moindre sentiment. Je pensais à la robe de ma mère et au bonheur de Charlie lorsque Rose lui avait dit qu'elle reviendrait vivre à New York…
La sonnette interrompit mes pensées. Je soupirais en rinçant mes mains. Je les essuyais sur un torchon avant d'aller regarder dans le judas. Mon père ne m'aurait pas pardonné de me faire agresser parce que je n'avais pas pris mes précautions avant d'ouvrir la porte. Mais l'inconnu sonnant à la porte n'en était pas un : Jasper Whitlock se tenait devant moi, sur le palier.
- Oh, quoi encore ? M'exaspérai-je contre la porte. Rose n'est pas là.
- C'est toi que je suis venue voir, me répondit-il en souriant de toutes ses dents.
- Pourquoi ?
- Je dois faire des entrevues avec les amis et la famille…
Je refermais l'œilleton en m'éloignant de la porte. Il pouvait se mettre ses entrevues là où je le pensais. Je me dirigeai vers le cuisine lorsque :
- S'il te plait ça ne prendra que quelques minutes, insistait-il. Pour Edward et Rose.
J'avais parfaitement conscience qu'il jouait avec mes faiblesses. Je ne pourrais rien refuser à ma sœur et à son beau-frère. Elle m'arracherait les yeux si elle apprenait que j'avais fait fuir le journaliste qui devait couvrir son mariage, l'empêchant par là même d'avoir un article, comme papa et maman, dans New York Journal.
- Fais chier ! Râlai-je mais j'ouvris néanmoins la porte en me plaçant dans l'embrasure.
- Merci. Je peux entrer ?
- Demande-moi ce que tu as à me demander, répliquai-je, fermement décidée à ne pas bouger d'un iota. A moins que tu n'aies encore envie de me mentir ?
- Je ne t'ai pas menti, plaida-t-il en s'avançant vers moi, ne me laissant pas d'autre choix que de reculer et de le laisser entrer. Je ne sais pas pourquoi tu n'arrêtes pas avec ça... dit-il en fermant la porte derrière lui. J'ai seulement omis de te dire...
- On la fait cette entrevue ou pas ? Le coupai-je sèchement en reprenant ma place devant l'évier.
- La demoiselle d'honneur est plutôt particulière... Commenta-t-il dans son microphone. Alors dis-moi ce que tu penses de la romance éclair de Rose ?
- Je suis on ne peut plus heureuse. C'est ma petite sœur, je lui ai appris à lire l'heure, à faire de la bicyclette et faire cuire du poisson dans le lave-vaisselle*… Je l'ai pratiquement élevée, ajoutai-je avant de me rendre compte que cette phrase pourrait être publiée.
Je me retournai vivement pour voir Jasper écoutant, son microphone à la main, alors qu'il contemplait la décoration de mon salon.
- Oh, s'il te pait, n'écris pas ça… Cela pourrait… Tuer… Mon père.
Jasper me jeta un drôle de regard avant de reprendre l'exploration de mon appartement. Il aperçut le placard du couloir, qui ne pouvait malheureusement plus fermer, rapport au nombre de chose que je devais y ranger.
- Attends un peu c'est quoi ça ? Demanda-t-il, étonné.
- C'est rien, répliquai-je nerveusement en plaçant ma poêle sur le rebord de l'évier.
- Est-ce que se sont tes... Commença-t-il en se dirigeant vers le placard.
- NON ! M'écriai-je en me jetant devant lui.
Il me contourna alors que je me propulsai devant lui afin d'attraper les pans du placard pour masquer ce qu'il contenait. Alors que je poussai, Jasper tirait. Il gagna, évidemment.
- Ce sont des robes de demoiselles d'honneur ! S'exclama-t-il devant mon placard.
Celui-ci regorgeait de robes. En réalité s'était une penderie qui s'était remplie au fil des années et des mariages auxquels j'assistais. Je gardai tout : les robes mais aussi les accessoires et les chaussures. Lorsque la barre de suspension n'avait plus suffi, mon père avait monté des tringles sur les portes pour ranger les accessoires.
- Ce ne sont pas tes affaires ! M'écriai-je.
- Oh doux Jésus, mais tu les gardes toutes ! Tu en as plein le placard, pourquoi faire ?
- Parce que j'ai un tas d'amies et que je n'ai pas envie de me défaire de mes robes, repris-je en me plaçant devant mes robes comme pour les protéger de ses insultes.
- Cela se voit et cela se comprend très bien parce qu'elles sont... elles sont vraiment belles, ironisa Jasper en touchant ma robe jaune.
- Y en a qui sont pas si mal, rétorquai-je prête à tout pour les défendre, et je savais y faire, il n'était pas le premier à les critiquer.
- Qui ne sont pas si mal ? J'aimerai bien en voir une qui ne soit pas si mal !
- Bon très bien, bougonnai-je en farfouillant dans mon placard. Alors... euh pas celle-là... Celle-ci ! Celle-ci est vraiment...
- Horrible ? Ce n'est pas le mot que tu cherchais. C'est quoi cette couleur ? Vomi ?
- Non elle est vert olive, c'est très tendance ! Dis-je, prête à défendre ma robe. Et tu peux me croire elle tombe à merveille.
- Oh non d'après moi c'est un instrument de torture que t'as imposé une amie mariée qui voulait que tu sois laide ! Assura Jasper avec un tel sérieux que je faillis rire.
- Non, Leah voulait du vert olive parce que cela va bien à tout le monde ! Contrai-je, tout aussi sérieuse.
- Elle se fait des illusions et est prête à croire n'importe quoi, déclara-t-il à son microphone.
- C'est totalement faux, répliquai-je, enclenchant le microphone sans quitter ses yeux de mon regard, et je vais te prouver que tu as tort !
Je sortis du couloir pour me rendre dans ma chambre, afin d'enfiler cette robe et ses accessoires. Il ne me suivit pas, un bon point pour lui et attendit sagement devant la porte de ma chambre. J'en ressortis quelques minutes après.
- Tu vois, elle n'est pas si mal, déclarai-je en ouvrant la porte, le regard fixé sur la robe, et la ceinture à nœud est très flatteuse.
J'entendis un flash et je vis Jasper avec un appareil photo numérique. Il s'approcha de moi, appareil en main.
- Je te l'accorde, tu as totalement raison pour la robe elle est loin d'être si mal, mais pour la couleur, s'il te plait... Dit-il en me montrant la photo de moi qu'il venait de faire.
- Bah, euh, c'est ton flash on dirait qu'il fait mal ressortir la couleur, si ça avait été une photo normale... Commençai-je avant de me rendre compte que mon point de vue était totalement indéfendable…Oui, tu as raison, ce n'est pas génial.
- Là-dessus tu as vraiment l'air d'une sirène mouillée, reprit-il avec un sourire. Mais tu devrais être flattée elle ne voulait pas être à côté d'une jolie jeune femme qui aurait eu une belle toilette.
La gêne envahit tout mon être, sans que je sache bien pourquoi. Ne voulant pas que sa déclaration plane entre nous comme une épée de Damoclès, je repris :
- C'est loin d'être la pire de toutes, si j'avais à choisir... Attends j'en ai une ! C'est ma préférée ! M'exclamai-je en la trouvant dans le placard.
La robe que j'avais en tête était dans un style particulier, la couleur dominante était le jaune, mais il y avait aussi beaucoup de dentelle et de volants.
- Oh mon dieu ! C'est quoi cette horreur ?
- Mariage à thème ! Répondis-je tout sourire.
- Mais c'était quoi le thème ? L'humiliation ? S'ébroua Jasper alors que je partais l'enfiler.
Je revins et il commença à comprendre où la mariée avait voulu en venir :
- Bon sang ! Un mariage à la Autant en emporte le vent ? Proposa-t-il en prenant une nouvelle photo.
- Oui, j'ai assisté à trois !
Peut-être à cause de son sourire, ou de son air bienveillant, ou de l'intérêt qu'il portait aux divers mariages auxquels j'avais assisté, je me mis à lui raconter l'anecdote concernant le mariage de mon amie, Heidi, avec Demetri. Heidi voulait un mariage à la Autant en emporte le vent, elle était tombée amoureuse de Rhett Butler adolescente. C'était pour cette occasion que j'avais acheté ma robe. Demetri avait accepté de mauvaise grâce et tout le monde portait des costumes d'époque.
C'est devenu beaucoup moins pratique lorsqu'il a fallu faire la photographie de mariage : les femmes portaient toutes des robes à jupons et dentelle et des ombrelles sur leurs épaules. Il avait fallu une demi-heure au photographe pour trouver le bon angle afin d'avoir une photographie avec toutes les demoiselles d'honneur, les témoins et les mariées. Il avait juste eu le temps de prendre sa photo avant que Chelsea, la sœur d'Heidi, ne tombe la tête la première sur le parquet ciré. Elle s'était ouvert le crâne et elle avait dû être transportée à l'hôpital…Heidi lui avait passé un savon dans l'ambulance.
- Je rêve ! S'exclama Jasper. Allez, qu'est-ce que tu as d'autres, vas-y ! Montre-moi !
Je passai une robe dans les tons orangés. La mariée avait voulu une robe à jupon pouvant permettre aux demoiselles d'honneur de s'envoler si par malheur elles tournaient sur elles-mêmes. Impossible de danser un rock, et la mariée avait tenu a en passé toute la soirée.
- Ce n'est pas vrai ! Dit-il en se tournant vers le placard. Là, je veux voir la Japonaise…
- Donne-la moi, répliquai-je en tendant la main, avec un équilibre précaire.
Je me rendis brièvement dans ma chambre pour passer la robe de cérémonie de mon amie, Tia. Elle aussi avait souhaité se marier dans la robe de cérémonie japonaise qu'avait porté sa mère à son propre mariage. J'ouvris la porte et Jasper prit une photo avant de me saluer à la mode japonaise.
Je ne pus me retenir de lui glisser que lors de la photographie de mariage de mon amie Tia, elle avait souhaité être photographié avec toutes ses demoiselles d'honneur et que je faisais bien vingt centimètres de plus que chacune d'entre elle. J'avais dû prendre la pose à genoux, pour ne pas gâcher l'esthétique de la photo.
Le défilé continua et Jasper me prit en photo sous toutes les coutures et dans chacun de me robes de demoiselles d'honneur. Je riais de ses commentaires et répondais à ces questions. Je n'avais aucun complexe à m'afficher dans la robe de demoiselle d'honneur imposée par ma cousine Victoria, c'est dire. Elle était absolument affreuse, verte forêt, les manches avaient la forme d'un ballon et nous devions porter des gants de la même couleur que la robe.
- Vraiment jolie ! Tu te trouves jolie ?
- Adorable ! Répondis-je avec un sourire.
J'enfilai ensuite la robe version cabaret qu'avait choisie Lucy pour son mariage.
- Oh !
- Les mariées adorent les accessoires, dis-je en montrant le nœud papillon que je portais autour du cou et mon haut de forme.
Je souris en enfilant la prochaine robe, et sortis rapidement sous le regard indéchiffrable de Jasper.
- Les hommes portaient des robes, les femmes des complets.
Nous éclatâmes de rire ensemble.
- Jasper ? L'appelai en sortant de ma chambre dans la robe jaune canari de mon amie Mary.
- Je suis là. Oh ! S'écria-t-il en fermant les yeux. Hum, c'était quoi le thème ? M'interrogea-t-il ne me montrant un bout de tissu rose fuchsia.
- Mariage californien.
J'avais passé le mariage à me cacher derrière chaque personne qui passait à ma portée. La robe était trop courte que ce soit au niveau de la poitrine, qu'au niveau des cuisses. J'avais fait les photos en me planquant derrière les autres demoiselles d'honneur et même la mariée elle-même.
Mais cela n'avait pas été pire que la photographie de mariage de mon amie Nettie. Elle avait souhaité faire un mariage à thème et celui-ci était le Texas, dont elle était originaire. J'avais dû monter sur un cheval pour le mettre en ligne avec les autres afin de prendre la photo. J'avais mal dirigé le cheval et j'aurais dû faire un demi-tour pour être dans le même sens que les autres. Au lieu de cela le photographe, tout heureux de cette mise en scène cocasse, en a profité pour nous bombarder avec son appareil.
Jasper sortit de mon armoire avec une paire de palme et un tuba, un regard interrogatif placardé sur le visage. Charlotte voulait un mariage aquatique et elle avait réservé un parc aquatique pour cela. Le prête avait dû descendre dans un bassin de cinq mètres de profondeur avec une bouteille d'oxygène et un micro pour les unir... Sacré souvenir !
- Vingt-sept ! S'exclama Jasper depuis le salon, l'air désemparé en comptant et recomptant les tenues présentes sur ses photos. J'en ai compté vingt-sept ! reprit-il pour être certain que je l'ai entendu, alors que je passai à côté de lui pour lui déposer un thé glacé. Dis-moi que ce n'est pas vrai. Je ne comprends rien, c'est vrai ! Tu fais ce que tu as à faire et puis tu te débarrasses de la robe ! Tu as vu la grosseur de ce placard ? Tu vis à New York tu n'as pas le droit de gaspiller de la place comme ça !
Je souris à sa remarque.
- Aussi étrange que cela puisse paraitre, je me suis bien amusée en portant ces robes, même les plus bizarres.
- Et bien je ne te crois pas, affirma Jasper avec un sourire en prenant une gorgée de son thé.
- Je me fiche qu'elles veuillent me faire porter une drôle de robe, c'est leur grand jour, pas le mien.
- Tu es trop bonne, déclara-t-il en scrutant mon visage.
- Et si soutenir mes amies le jour de leur mariage implique grimper un sommet en raquette, colmater un bassin pour y faire nager des signes, ou réaliser une cinquante de queue de cheval alors...
- Tu as réussi à faire ça ?
- Je suis vraiment très douée quand il s'agit de queue, plaisantai-je sur un ton suggestif.
- Douée avec les queues, déclara-t-il pour son microphone. D'accord, mais parlons sérieusement. Cela doit te prendre beaucoup de temps de faire cela pour tout le monde. Il t'en reste pour toi ? Tu n'as aucune envie, aucun besoin ?
- Non, aucun, je m'appelle Jésus, dis-je avec un sérieux admirable, le faisant rire. Un jour viendra, je ne sais pas quand, mais un jour viendra où cela sera mon tour. Et toutes ces filles seront là pour moi et si je finis par...
Le flash de l'appareil photo me prit par surprise et sonna la fin du moment de grâce que nous venions de vivre ensemble. Je me rendis compte qu'en réalité il ne s'intéressait pas à moi, mais à Bella la Demoiselle d'Honneur. Il devait me trouver complètement folle.
- Désolé, s'excusa-t-il néanmoins conscient de son impolitesse.
- Tu ne comprends pas hein ? Constatai-je déçue, et je poursuivis plus pour moi que pour lui : Ça ne fait rien comment tu pourrais de toute façon ?
Après ce constat, un silence s'établit entre nous, comblé seulement lorsque nous prenions une gorgée de thé. Jasper m'observait et moi je regardais mes robes toutes posées sur le lit. Cela me prendrait un long moment pour les ranger. Il finit par reposer son verre et me souhaita une bonne soirée. J'avoue ne pas avoir répondu. Il referma la porte tout doucement, comme une excuse. Et je laissai quelques larmes couler sur Bella la Demoiselle d'Honneur parfaite.
Je pris tout mon temps pour me laver après une telle journée. Je passais un vieux jogging pour ranger mes robes dans ma penderie. Je rassemblais les accessoires sur les portes, rangeais les chaussures sur les cintres ou dans des boites. Comme un rituel, et je sentis le poids qui avait disparu pendant quelques minutes de mes épaules, revenir en force. Le poids de la solitude.
* C'est une pratique culinaire, qui ne détonnait pas plus que cela Outre Atlantique apparemment... Je n'en avais jamais entendu parler avant cela. Il faut emballer le poisson dans du cellophane et on le positionne dans le lave-vaisselle, avec la vaisselle sale. La machine sert de cuiseur vapeur. Je reste néanmoins dubitative sur le goût que cela peut avoir.
Et voilà pour la quatrième partie de 27 Robes. Je tenais à vous informer qu'au vu des rythmes des chapitres, je vais devoir en réviser le nombre. Il est évident que je ne pourrais pas clôturer cette fiction en un chapitre, ni même en deux, même s'il contenait 6000 mots (ce qui est le cas de ce chapitre et du précédent). Vous n'êtes pas encore débarrassées de moi ^^.
J'attends vos réactions sur ce moment partagé entre Jasper et Bella. Bonne semaine à vous et à bientôt !
