Titre: 27 Robes

Auteur : Damoiselle A.

Résumé : Bella a toujours tout fait pour rendre son entourage heureux et les 27 robes de demoiselles d'honneur de son dressing ne diront pas le contraire. Seulement un jour, une rencontre, une bagarre et tout bascule pour elle. BS/JW

NDA : Bonjour ^^. Je voulais remercier Morrijyg, qui m'a suivi en tant que correctrice sur La Lune est une menteuse et 27 Robes. C'est la seconde fiction qu'on finit ensemble et c'est vraiment chouette ^^.

L'épilogue est plus court que les chapitres précédents, simplement parce qu'il arrive un moment où on a exploité toutes les idées qu'on pouvait avoir sur une fiction.

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !

A.


Merci à lisou pour sa review à laquelle je ne peux malheureusement pas répondre de façon individuelle. Le mieux serait de laisser une adresse mail ^^.


EPILOGUE

- Un an plus tard -

- Angela ! M'écriai-je en constatant l'heure.

- Je suis là, ma belle, me répondit-elle en apparaissant sur le seuil de la tente. Tout est prêt. La coordinatrice que tu as embauchée a réalisé des merveilles.

- Peut-être mais ces merveilles seront inutiles si la mariée n'est pas prête, répliquai plus sèchement que je ne l'aurais souhaité. Et je ne suis pas prête.

- Oh, Bella, il manque juste la coiffure. Le coiffeur arrivera dans peu de temps et si jamais il ne peut pas venir, je te coifferai moi, dit-elle dans un visible effort pour m'apaiser.

- Et c'est sensé me tranquilliser ? La taquinai-je avec le sourire, alors qu'elle me faisait asseoir devant la coiffeuse.

- Bella par pitié. Mes hormones sont en train de bouillir et je suis là, avec toi, je te soutiens au lieu…

- Non, la coupai-je, je ne veux pas savoir…

Angie lança un soupir à fendre l'âme. Elle se languissait d'Edward et je pouvais le comprendre. Quelques mois après le début de ma relation avec Jasper, Angela m'avait annoncé qu'elle avait finalement accompagné Edward au gala de Hale Corporation. Elle avait adoré être à son bras, couverte d'attentions et couvée des yeux par cet homme. Seulement, rien ne s'était produit et ils ne s'étaient plus revus. Angela Weber était tombée sous le charme d'Edward Cullen, comme nous toutes.

Mais Angela ne faisait rien comme tout le monde. Au lieu d'attendre patiemment qui la remarque, elle l'avait invité au restaurant. Elle était allée jusqu'à estimer la période qu'il lui faudrait pour faire le deuil de sa relation avec Rose… Tout un programme. Cependant, en allant le chercher elle avait gagné son attention. Et petit à petit, les choses s'étaient mises en place. Angela ne sortait plus seule le soir, ou avec sa compagne Alice que j'avais finalement rencontré sous les yeux stupéfaits de Jasper, elle accompagnait Edward.

Ils n'en étaient pas encore à partager un quotidien à deux. Ils se voyaient, s'appréciaient. Edward l'avait présenté à ses parents. Angie aurait bien voulu faire de même. Tous les deux n'étaient pas très friands des engagements, Angela par nature, Edward à cause de son passé. Leur couple était atypique et j'attendais avec impatience qu'ils prennent une décision.

Quant à moi, mes mésaventures amoureuses s'étaient conclues le jour du mariage de Lauren et Tyler. Jasper m'avait accepté dans sa vie, je l'avais accepté dans la mienne. Nous nous étions fréquentés pendant six mois. Entendez par-là que nous passions plus de temps chez moi que nulle part ailleurs. Et puis il nous avait paru plus confortable et plus économique de ne garder qu'un seul appartement. Nous avions déménagé dans une résidence postée à équidistance de nos deux travails. Et quelques semaines après, Jasper me faisait sa demande.

En repensant à cette soirée, je riais. Il avait choisi de faire de sa demande une sorte de chasse aux trésors dans Central Park, de nuit. Il avait vu tellement grand que nous avions à peine passé la deuxième étape au bout d'une heure de recherches. Il m'avait finalement demandé ma main devant une fontaine illuminée, sans quoi je n'aurais certainement pas pu voir ses gestes et son visage. J'allais me marier avec le seul homme qui avait fait renaître quelqu'un qui me paraissait enfoui depuis des lustres. J'avais laissé l'organisation du mariage à une coordinatrice expérimentée et nous avions tous les deux optés pour une cérémonie face à la mer. Une immense terrasse en bois totalement démontable avait été prévue ainsi que les tentes, l'hôtel et le restaurant.

Le jour venu, je n'avais rien à faire mis à part me préparer. Et ce fichu coiffeur qui n'arrivait pas.

- Bon, je crois qu'on ne peut plus l'attendre, on risque d'être en retard à la cérémonie, annonça Angela d'une voix calme.

- Ne touche pas à me cheveux, la menaçai-je avec mon doigt.

- Je n'ai pas envie que tu ressembles à un épouvantail le jour de ton mariage et que tu m'en veuilles le restant de tes jours.

Elle haussa les épaules devant mes yeux écarquillés et sortit son portable.

- Que fais-tu ? Demandai-je suspicieuse.

- J'applique le plan B, répondit Angela avec un sourire. Allo Alice ? Oui, on a un petit problème de coiffure par ici. Oui, super. A tout de suite. Elle arrive, déclara-t-elle comme si tous mes problèmes allaient disparaître.

J'avais légèrement omis un détail qui me revint en pleine figure devant le sourire en coin de ma meilleure amie. Alice Brandon était peut-être la rédactrice en chef de la section Style, Mariage et Engagement du New York Journal, mais elle avait également suivi une formation accélérée dans le stylisme, le mannequinat, la coiffure et le maquillage.

Alice arriva tout sourire et commença à sortir les accessoires un à un, tandis qu'Angela appuyait sur mes épaules pour me faire asseoir.

- Ne t'inquiète pas Bella, on y arrive, me souffla-t-elle avant de commencer à boucler mes cheveux.

Alice Brandon était un sacré personnage. D'après ce que nous avions compris Jasper et moi, elle avait deux facettes et deux identités clairement définies. Mary Alice Brandon était la rédactrice en chef d'un important journal, elle était intraitable, avait un œil critique sur tout et ne supportait pas qu'on la contredise. Dans sa vie privée, elle acceptait de bonne grâce qu'on la surnomme Lice. Son côté tyrannique au travail était remplacé par un caractère dynamique et optimiste. Si on arrivait à atteindre le fond de sa carapace, Alice pouvait être une femme charmante. Elle s'était excusée un bon millier de fois pour la parution de cet article devant moi, même si elle savait qu'elle n'avait pas pu faire autrement ce jour-là.

Angela et Alice commencèrent à échanger ce qu'elles appelaient des « points de vue » et ce qui n'était rien d'autres que des commérages sur les mondains new-yorkais. Je tendis l'oreille et me mêlais avec plaisir à leur conversation.


- Et donc tu es Rose c'est cela ?

Le meilleur ami d'Edward, Emmett discutait avec Rose depuis vingt minutes. Ma sœur avait certainement oubliée l'heure et elle conversait agréablement avec cet homme.

- J'habite avec une copine, déclara Rosalie avec un grand sourire, et j'ai commencé à dessiner une collection absolument fabuleuse de sacs à main. Et comme tu le sais, ma sœur se marie aujourd'hui. Je ne suis absolument pas végétarienne, je mange un hamburger tous les soirs. Je n'aime pas les animaux et je suis totalement démunie face à des enfants.

Rose avait pris l'habitude de ne dire que la vérité et toute la vérité dès qu'un homme l'intéressait. Après la rupture des fiançailles avec Edward, elle était allée voir un psychothérapeute. Elle s'entendait comme chien et chat avec lui, mais elle sortait au grand jour des choses enfouies depuis trop longtemps. Je l'avais accompagné à quelques séances et c'était incroyable de voir Rosalie se livrer ainsi, avoir de telles intuitions et déductions sur sa vie.

Nous avions renoué une relation entre sœurs plus équilibrée bien que souvent houleuse. Nous avions des caractères bien trempés et une ténacité égale, autant dire, un joli cocktail, explosif certains jours.

Je commençais à pester. Je ne pourrais pas aller chercher ma sœur. Je devais rester bien à l'abri de la tente pour que personne ne voie ma robe avant la remontée de l'allée. Fichue coutume. J'essayais d'attirer l'attention de Rose par tous les moyens, mais le seul résultat que j'obtins fut de réussir à me tordre la cheville.

- Mais que fais-tu ? Me questionna Angela en apparaissant sur le seuil de la tente.

Au vu de ses yeux brillants, et de son grand sourire, elle revenait d'une séance pelotage avec Edward. Je soupirai, atterrée.

- Rose devrait être là et elle fricote avec Emmett, avouai-je, me sentant tout à coup coupable de vouloir interrompre le bonheur de ma sœur.

- Ne bouge pas, je rêve de faire cela depuis quelques temps.

Avant que je n'ai pu dire quoique ce soit, Angela avait enlevé les bouquets de leurs vases et avait calé les récipients pleins sous son bras. Ce que j'avais craint se produisit : Angie renversa l'intégralité du contenu des deux vases sur une Rose effarée.

- Bien, si tu pouvais te décoller de Mr. Muscle et aller t'habiller, ce serait sympa, lança Angie avec un regard noir.

J'avais une famille de fous.


- Tu es parfaite ! S'exclama Rose en me regardant sous toutes les coutures.

Elle avait réussi à faire sécher ses cheveux en un temps record et à passer sa robe encore plus vite. Nous étions prêtes dans les temps et un sourire angoissé était fixé sur mon visage.

- Et puis ce qu'il y a de bien avec cette robe, remarqua Angela avec ironie, c'est que tu pourras la raccourcir et la remettre plus tard.

- C'est tellement vrai ce que tu dis, répondis-je en entrant dans son jeu.

- On y va ? Nous coupa Rosalie avec le sourire.

- Ok, c'est parti, soufflai-je en voyant mon père arrivé dans la tente.

- Tu es prête ? Souffla-t-il en passant son bras sous le mien.

- Oui, affirmai-je, déterminée.

Nous attendîmes le signal de la coordinatrice et je fis mon entrée. Tous les invités se retournèrent vers moi, mais je n'en regardais pas un seul. Ce jour-là j'avais enfilé ma vingt-huitième robe pour me rendre à un mariage où personne ne me demanderait de tenir son bouquet, de plier des marques places ou de tenir sa robe pendant qu'elle faisait pipi. Tout était parfait et le reste n'avait plus d'importance parce que la seule chose qui comptait pour moi était l'homme qui m'attendait au bout de l'allée et qui me regardait comme j'en avais toujours rêvé.

Le chemin jusqu'à l'estrade me parut interminable. Je réussis à me contenir et à avancer lentement au rythme de la musique. Je fus heureuse lorsque mon père mit ma main dans celle de Jasper, avant de m'embrasser sur le front. Angela, Rose et Alice me sourirent et récupèrent le bouquet que je leur tendais.

- C'est aussi magique que tu l'espérais ? Me souffla-t-il.

- Non, répondis-je en souriant, ça l'est encore plus.

- Chers parents et amis, déclara le prêtre, nous sommes réunis aujourd'hui pour assister à l'union de Bella et Jasper. Le mariage est une très grande…

Le reste de son discours s'envola dans le bruit de la mer. La journée était parfaite. Et il y avait au moins une chose sur laquelle je ne m'étais pas trompée : toutes les mariées que j'avais assistées un jour ou l'autre étaient présentes pour moi le jour venu, dans la tenue qu'elles m'avaient fait porter à leur mariage.

Je souris et scellai mon destin à Jasper Whitlock.


Peter avait repris la section mariage à la suite de Jasper. Il était non seulement son témoin, mais c'était à lui que nous devions notre photographie de mariage en première page de la section. L'article était très bien tourné, bien que d'une certaine façon, j'aurais préféré que ce soit Jasper qui l'écrive. Notre histoire romancée s'étalait sur soixante centimètres dans le New York Journal. Je découpais l'article. Qui sait peut-être que mes filles auront envie de le lire ?

Six ans plus tard…

- Rosalie ! Rosalie ! Appelai-je excédée.

- Oui ? Me répondit-elle tandis qu'une auréole lui poussait sur la tête.

- Rose, soufflai-je quand elle arriva face à moi. Je suis à quatre mois de grossesse, je m'énerve pour un rien, alors aurais-tu l'amabilité de rappeler Emmett avant que je ne lui face avaler son bulletin de naissance.

- Le rappeler, peut-être pas, mais le distraire oui, répliqua ma sœur avec un sourire.

Elle déboutonna le haut de son chemisier, esquissa un sourire timide sur ses lèvres et partit rejoindre son mari qui avait décidé d'une pause syndicale dans le jeu qui l'amusait le plus en ce moment ou comment-rendre-la-vie-impossible-à-Bella.

Je savais que cette réunion de famille s'annoncerait mouvementée, mais si j'avais su que c'était à ce point j'aurais insisté davantage pour qu'elle se face chez Rose, Angie, Charlie ou Alice. Je m'étais beaucoup plus endurcie depuis mon mariage, en réalité j'avais surtout appris à dire non sans flancher. Mais ma famille… C'était plus compliqué.

- Tout va bien ma belle ? Questionna Jasper en entrant par la porte-fenêtre.

- Ma belle ? Répliquai-je acide, de qui parles-tu ? Je ressemble à sauver Willie !

Jasper éclata de rire, ce qui, vue la circonstance, était la meilleure des choses à faire. Il passa dans mon dos, et me colla contre son torse. C'était devenu sa position favorite et cela le serait encore pour quelques mois. Dans mon dos, il pouvait avoir accès au reste de mon corps et surtout à mon ventre, lieu de vénération particulière.

- Tu es magnifique, me souffla-t-il.

- Comment ça se passe avec les sauvages ? M'enquis-je d'un ton las.

- Les sauvages vont bien. Le barbecue était une bonne idée, j'y ai collé Carlisle, Charlie et Edward. En réalité, ils parlent des actualités en faisant cramer les steaks mais seul Emmett s'en plaindra.

- Et moi je me plaindrai d'Emmett, répartis-je avec un sourire.

- Les enfants s'amusent dans le jardin. Ils sont surveillés par Esmé. J'ai voulu amadouer Angela et Alice, surtout qu'il y en a quand même deux à elles, mais rien à faire…

- Non, elles sont trop occupées à ressasser le bon temps où elles pouvaient sortir ensemble, sans famille, sans attache…

- C'est n'importe quoi. Elles n'échangeraient pour rien au monde Alec et Jane.

- Disons qu'ils ne seraient pas d'accord… Jane s'est mis à poser des questions, Alice t'en a parlé ?

- Tu sais, on a une relation amicale, Alice et moi, mais ce que vous ignoriez et ce que vous ne voudriez jamais savoir c'est la manière dont elle se comporte au bureau. J'ai subi, cela met une distance.

J'éclatai de rire. Jasper et Alice étaient les premiers à rire et à proposer des jeux stupides ensemble lorsqu'ils sont éméchés. Ils s'entendent très bien et parlent beaucoup. Cependant Alice ne lui dit pas tout. Et j'étais consciente d'avoir gaffé.

- Je ne dirais pas que tu me l'as dit, annonça Jasper.

L'effet fut immédiat, je me détendis et arrêtai de me mordre les lèvres.

- Jane a posé des questions sur son père… Alice les élude l'une après l'autre mais un jour, il faudra lui avouer.

- Je sais, soupira mon mari en renforçant sa prise sur moi. Mais on n'en est pas encore là.

- Tu viens ? On va aller voir les enfants…

- Oui, souffla mon amour dans mon cou.


- Alec, Jane, Tia et Benjamin, venez à table, lançai-je de la porte vitrée.

Ils s'assirent à leur table avec le sourire. Alice et moi l'avions monté à l'ombre pour qu'ils puissent discuter entre eux. L'aîné de la tribu, Alec, cinq ans et demi, dictait aux autres quoi faire avec leurs fourchettes et leurs couteaux. Jane et Tia, quatre ans et trois ans et demi, obéissaient en lui tirant la langue, tandis que Benjamin exploitait chaque geste d'Alec pour paraître plus grand. Lorsque Rose m'avait annoncé qu'elle était enceinte de jumeaux, je crois, qu'elle-même n'y croyais pas et pourtant Benjamin et Tia étaient les jumeaux les plus calmes qu'ils m'aient été donné de rencontrer.

- Jane Brandon, mets une casquette s'il te plait, répéta Alice pour la quatrième fois.

Ce qui était impressionnant avec Alice et son éducation était que rien ne l'usait. Répéter cent fois pour que sa fille fasse ce qu'elle a demandé ne lui posait aucun problème. Comme si elle faisait ça toute la journée… Jane, de mauvaise grâce, mis sa casquette. Esmé se proposa pour surveiller le repas des petits et je fis équipe avec elle, pendant que Jasper, Alice et Angela dressaient la table des adultes.

Heureusement que j'avais appris à opposer un non ferme à toutes demandes, car sinon je serais déjà perdu avec les quatre petits monstres. Et bientôt un cinquième… Jasper et moi étions les premiers mariés dans notre cercle d'amis. Les autres n'ont fait que copier. D'abord Rose et Emmett, puis Edward et Angie. J'avais rechaussé mes plus beaux talons de demoiselle d'honneur pour leurs mariages, mais cette fois-ci j'étais mariée. Cela changeait tout.

Charlie avait insisté pour faire partie de notre vie de famille. Il hésitait entre se déraciner pour vivre plus près de ses filles ou rester dans la proche banlieue. Il n'eut pas de choix à faire car quelques mois après leur mariage Rose et Emmett déménagèrent dans un quartier proche du sien. Il voyait Benjamin et Tia le plus souvent possible. Carlisle et Esmé avaient vu s'établir Edward et Angela à l'autre bout de la ville. Malgré cela, ils pouvaient voir et garder régulièrement Alec, étant donné que l'activité mondaine de ses parents n'avait que très peu diminuée.

Alice avait choisi de faire un bébé toute seule. Elle nous avait demandé si Jasper pouvait lui prêter un peu de son sperme. Jasper et moi avons opposé un refus assez tranché à sa demande. Alors Alice, au lieu de trouver un autre donneur dans une banque de sperme avait choisi de « lever » un homme bien sous tous rapports. J'étais la seule à savoir qu'en réalité cet homme bien sous tous rapports était Peter. Jane était née neuf mois plus tard sans trace d'un père. Il faut dire à la décharge d'Alice que Peter n'avait pas beaucoup évolué depuis notre mariage. Il écrivait la plupart des articles sur des cérémonies et en profitait pour coucher avec les mariées. Alice s'était installée dans le quartier où habitaient Angela et Edward.

Et quand j'eus ma promotion d'éditrice, nous nous installâmes dans ce quartier également. Nous nous voyions souvent les fins de semaine, nous partions en vacances ensemble et nous nous rendions des services notamment pour alterner la garde des enfants. Charlie, Esmé et Carlisle jouaient les rôles des grands-parents, toujours sages, et toujours souriants dans notre petite famille. Pour les enfants nous étions les oncles et les tantes de chacun.

Six ans après notre mariage, j'étais finalement tombée enceinte. Nous avions organisé une fête énorme avec les petits et les grands pour fêter cela. Jasper était véritablement heureux… La vie avec lui est plus simple, plus stable, plus douce. J'avais osé faire des choses avec un courage qu'il m'avait insufflé. Il avait osé proposer des articles que j'avais trouvé excellents. Nous nous complétions bien.

- Comment tu vas l'appeler ? Lança Rose en plein milieu du repas.

Emmett et elle étaient descendus au bon moment : nous avions fini de mettre la table et nous allions manger.

- Rose, commençai-je en soufflant.

La discussion promettait d'être longue. Ma sœur voulait absolument savoir le prénom de sa future nièce alors que nous l'ignorions nous-même.

- C'est génial, j'approuve, accepta Rosalie en riant.

Jasper me fit un clin d'œil. Mon père me défendit contre la vindicte de ma sœur. Esmé calma les esprits et resservit tout le monde. Carlisle continua sa passionnante discussion avec Emmett. Il parlait, Emmett mangeait, l'ensemble parfait. Edward et Angela s'embrassaient, et cela ne m'étonnerait pas qu'ils nous annoncent d'ici quelques mois la venue d'un nouveau membre dans notre famille recomposée. Alice éclata de rire à la blague de Rose et je souris à mon époux.

Au fond être heureux, ça devait se rapprocher de cela.


FIN


Voilàààà, c'est finiiiii... On va pas se dire au revoir comme sur le quai d'une gare... Cela désigne bien l'esprit de ce petit post.

Merci à toutes les lectrices qui m'ont suivi, comme Elvira Baba, Sweet Vodka, Elunea, cathy29jes, Jess la perverse, Aliiice (quel pseudo dément ^^) Galswinthe, oliveronica massen cullen, crys063, Anael Snape, Grazie, Morrijyg et tant d'autres qui ont adhéré à ce délire de mini-fiction.

J'espère que l'épilogue vous laissera un bon souvenir et que nous nous retrouverons sur une autre fiction ^^. Bo week end à toutes et prenez soin de vous ^^.