Ce drabble se situe avant que les trois frangins ne rejoignent le club de leur plein gré, ils sont donc assez remontés contre Hiruma...

Une pause mal méritée

Les trois frères Haha, après s'être habilement esquivés de la séance d'entrainement matinale imposée par Hiruma, s'étaient tranquillement installés à l'ombre des bâtiments. Soulagés de voir que le tyrannique capitaine ne les poursuivaient pas, ils se détendirent. Toganô sortit rapidement son inséparable manga et s'y plongea avec délectation pendant que ses camarades, Jumonji et Kuroki maudissaient le sort qui les avaient fait se retrouver membre du club de Foot Américain et, surtout, ce bâtard d'Hiruma qui les empêchait de le quitter. Kuroki surtout, vivait particulièrement mal de devoir obéir au nabot qui leur servait de secrétaire.

-Tu te rends compte, exposa-t-il à son compagnon, devoir aider cette mauviette, ce larbin... !

-Oublie ce type. Sans cet enfoiré d'Hiruma, tout ça n'arriverait pas ! Toute cette mascarade...

Jumonji laissa sa phrase en suspens. Il y eut un moment de silence , finalement rompu par Toganô qui, sans lever les yeux de son manga, déclara calmement, avec philosophie :

-Mais c'est toujours mieux que de voir nos photos sur tous les murs du lycée...

A cette affreuse pensée, les trois amis grimacèrent avec un bel ensemble avant de se remettre à jurer contre ce salopard de Hiruma qui, décidément, leur pourrissait bien la vie.

Une bonne demi-heure plus tard, une fois que les trois frangins eurent bien déversé leur rage contre le quaterback, ils se décidèrent à retourner en cours. Cependant, ils avaient à peine tourné l'angle du mur qu'ils aperçurent Hiruma, qui les regardait avec l'expression du chat qui s'apprête à dévorer les canaris. De toute évidence, il se demandait quelle serait la pire manière de punir ces trois vauriens. A cette pensée, les trois compères déglutirent et envisagèrent la fuite, avant d'abandonner sous le regard du blond en face d'eux. Lequel laissa échapper un ricanement ravi devant leur panique manifeste.

Brusquement, la même pensée traversa l'esprit des fautifs : Finalement, peut-être qu'une séance d'entrainement aurait été préférable...