Chapitre 1
11 ans après la tragédie.
Je me présente, Angeline Isabella Swan. Physiquement j'étais de taille moyenne et mince, de longs cheveux bruns et un teint de porcelaine. En faite je ressemblais à ma défunte tante Bella, ce qui faisait mal à mon père ainsi qu'à mon grand-père. La seule différence qui me séparait d'elle était mes yeux bleu céleste. Ils étaient très déstabilisant quand ont les voyaient pour la première fois, mais on s'y habituait à force. Je vivais à Forks depuis que mon père avait retrouvé le sien mais ce n'était pas mon histoire.
Je suivais une scolarité assez normale au lycée de Forks High School. Les professeurs avaient eu du mal au début de l'année quand ils avaient compris que j'étais un « cas » comme disaient certains. Mais j'étais du genre silencieuse – quand je ne m'ennuie pas s'entend. Ils ne me faisaient pas de remarque et puis j'étais une élève sérieuse. J'étais montré du doigt avec mon frère, je m'en voulais de lui faire subir ça, mais il restait avec moi sans une once de pitié dans le regard.
Cette particularité que je possédais depuis mon plus jeune âge, celle qui me différenciait des autres. C'était une chose assez intéressante à exploiter. Je pouvais contrôler le corps et l'esprit de la personne que je voulais. Une expérience des plus divertissante mais que l'on m'avait interdit pratiquer.
Le réveil me sortie de cette plénitude qu'offrait ce sommeil divin. J'ouvris doucement les yeux profitant de ses faibles rayons de soleil qui passaient à travers l'immense baie vitrée qui prenait tout le pan du mur en face de mon lit. J'éteignis ce fichu réveil avant qu'il ne finisse dans le mur. J'entendais les respirations calmes et sereines du reste de la famille encore endormie, je descendis donc à pas de loup. Nous étions samedi et chaque samedi il y avait mon dessin animé préféré je ne pouvais pas le rater pour rien au monde.
J'allumais la télévision, mis le volume assez fort pour que je puisse l'entendre mais pas trop pour ne pas réveiller les habitants encore plongés dans le doux pays des rêves. Je passais devant la cheminée où mon père avait dressé un hôtel pour Tante Bella, je lui dis bonjour et lui demandais si elle avait bien dormie. Je rentrais dans la grande cuisine pour aller me servir un bol de lait chaud avec des tartines de pain frai avec de la confiture de fraise.
Je n'avais pas le droit de me servir des couteaux alors il y avait toujours du pain déjà découpés et près à être engloutie par ma personne. En allant ouvrir le frigo je tombais sur une note de grand-père Charlie.
Parti à la pêche, déjeune à la Push.
Ps : Angeline fais attention de ne rien faire tomber, ne fais pas de bêtise.
Charlie.
Il me connaissait par cœur j'étais de ces maladroites. Une fois fini de préparer mon petit déjeuné, j'installais le tout sur la table basse et commençais à manger en écoutant le générique de début.
J'étais toujours devant la télé quand des bruits à l'étage se firent entendre. Je délaissais la télé pour me retourner vers l'escalier, je me concentrais et pénétrais dans la tête de Jason. Il était de mauvaise humeur et ce que je lui faisais subir n'allait pas la rendre meilleure mais ça m'amusais de le faire – j'étais sûrement suicidaire.
Je le fis sortir dans le froid matinal avec comme seul vêtement son bas de pyjama. J'entendais via à l'esprit de mon frère Mlle Thompson lui demander ce qu'il fabriquait dehors par cette fraîche matinée.
Je sortie de l'esprit de mon frère, couru dehors pour finir sur le dos de Jason qui avait vite repris ses esprits.
- Alors les enfants déjà entrain de faire les fou. Nous dit notre voisine.
- Coucou Mlle. La saluais-je. Bouh mais t'es gelé ! Criais-je en me dégageant de son dos.
- La faute à qui. Grogna-t-il. Et il parti après avoir saluer la voisine, qui elle rigolait de son rire musical.
Melle Thompson était une rouquine aux yeux émeraude grande et mince au teint pâle. Elle avait un peu plus que la trentaine, célibataire, sans enfant mais compassait se manque par une magnifique dalmatienne du nom de Nini. Je la voyais tous les samedi matin faire un footing avec son chien. Elle travaillait comme secrétaire au lycée de Forks.
Après avoir dit au revoir à Mlle Thompson je rentrais dans la maison, je tremblais de froid mais ne fis pas attention quand je sentis le café de papa embaumer le hall d'entrée. Je me précipitais dans le salon où me menait l'odeur amère du café. Il était à table buvant sa boisson en regardant son programme de la journée. Mon frère à côté de lui écoutait de la musique tout en envoyant des messages sur son téléphone. Il s'était vêtue d'un pull en laine blanc, mit un jean bleu délavé troué au niveau des genoux et avait ses chaussons aux pieds.
- Mon dieu Angeline monte prendre une douche bien chaude tu vas attrapés froid. Me dit mon père en me sortant de ma contemplation.
- Oui papa.
Je me montais lentement les escaliers et rentrais dans ma chambre, je pris la direction de la salle de bain – la mienne – et me fis couler un bain bien chaud. Je me déshabillais mis mon pyjama dans le panier et me plongeai dans l'eau. J'avais mis du savon, j'adorais les bulles qu'il produisait, je m'amusais à les prendre la mousse dans mes mains et à souffler dessus. Fini de me laver je sortis doucement de la baignoire et m'enroula dans une serviette. Je partie dans le dressing et me pris un haut à manche long et colle rouler bleu, un pull long à manche courte marron avec un slim bleu marine. Je me coiffais avec une queue de cheval haute mes cheveux étaient vraiment trop long. Personne n'avait le cœur à les couper moi y compris alors on me faisait juste les pointes assez souvent.
Je descendis rapidement dans le salon pour rejoindre mon frère qui jouait de la guitare sur la banquette de la fenêtre du salon. Je m'assis en position fœtale, ma tête sur mes genoux je regardais mon frère jouer.
Il était grand il frôlait le mètre 85 et était assez bien battit. Ses cheveux se rapprochaient plus du noir que du brun, il avait des yeux caramel avec un plus dedans. Je me demandais pourquoi il n'avait pas encore eut de petite amie.
Je sentis la présence de mon père dans mon dos mais je ne me retournais pas. Il ma prit dans ses bras et me mit sur ses genoux. Sa respiration était calme, j'entendais son cœur battre dans sa poitrine. Douce mélodie à mes oreilles. Je levais les yeux vers son visage, il montrait une grande tristesse, tristesse qui mua en douleur quand ses yeux rencontrèrent les miens. Il me serra plus fort contre lui, sa respiration devint saccadée je me détachais de son étreinte et lui embrassa la joue avant de me réfugier dans ma chambre.
Je sortie sur le balcon regardant la forêt sans la voir, je m'assis sur une chaise me repliant sur moi-même laissant les larmes couler le long de mes joues sûrement devenus rouge par le froid ambiant.
Quand les larmes se tarirent je me dirigeai vers la salle d'eau fit couler l'eau prit mon cutter et attendis dans la baignoire que l'eau la remplisse. Je me sentais vide de l'intérieur, une sensation étrange s'éprit de moi. La baignoire remplie à rat bord je me sacrifiais le poigné pour la énième fois. L'objet s'échappa de ma main, ma vu devint trouble, l'odeur du sang emplie la pièce close.
Je vis l'eau du bain se teinter de rouge avant d'être engloutis dans les ténèbres.
PdV Jason
J'étais dans le salon en train d'interpréter une de mes nouvelles compositions. Je ne faisais pas attention à la personne qui venait d'entrée dans la pièce. Trop absorbé dans ma musique. Quand je relevais la tête, je vis ma sœur blottie dans les bras de notre père. Elle semblait si fragile et vulnérable, elle possédait une beauté douloureuse au regard. Les anges avaient pâles figures comparées à elle, ses grands yeux bleus exprimaient l'innocence d'une nouvelle enfance. Remplacer par une ancienne plus morbide.
Mon père regarda les photos disposées sur le mur adjacent. Cette partie du mur était consacrée à la mémoire de Tante Bella. Chaque samedi il le regardait, il resserra sa prise sur Angeline, qui elle se détacha lentement de lui pour l'embrasser délicatement sur la joue et partir en courant à l'étage. J'assistais impuissant à cette scène sans savoir quoi faire.
Angeline revoyait à notre père ainsi qu'à Charlie le souvenir doux mais amer d'une sœur et d'une fille. Je posais ma guitare sur la banquette et fixais mon père silencieusement. Avait-il remarqué qu'il n'avait plus Angeline dans ses bras? Il se leva en silence et montait je le suivis sans un bruit.
- Angeline? Il frappa à la porte, sans réponses. Je rentre.
Je restais dans l'embrasure de la porte, ma sœur n'était pas dans sa chambre. Le bruit de l'eau qui coulait venait de la salle de bain. Mes dérivèrent en même temps que ceux de mon père vers le sol inondé. J'attrapais la poignée de la porte, elle était fermée à clef.
- Eloigne toi. M'ordonna mon père.
Dès que je fus hors de sa trajectoire il défonça la porte avec son épaule. La porte heurta le mur dans un fracas nous laissant figé dans notre macabre découverte.
Ma sœur était dans la baignoire toute habillée, le poigné entaillé. La couleur transparente avait pris cette couleur carmin. L'odeur agressa mes narines me donnant la nausée mais me retins. Je n'étais pas le premier à réagir, mon père se précipita vers Angeline pour la sortir de l'eau.
Il l'a mit sur le carrelage de la salle de bain prit son pouls et soupira de soulagement. Il compressa la blessure à son poigné avec une serviette et essaya de la réchauffer.
- Qu'est-ce que tu fais? Appelle les urgences! Je pris mon téléphone j'étais en mode automate, mon regard fixe sur ma sœur inconsciente.
- Oui, secrétaire du centre des urgences? Me demanda une voix de femme.
- C'est ma sœur elle…elle a perdue beaucoup de sang.
- Est-elle consciente?
- Non.
- Bien votre adresse j'envoie immédiatement un convoie.
Je lui donnais notre adresse et raccrochais laissant mon bras tomber le long de mon corps. Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé avant que je n'entende le bruit des sirènes. Mon père suppliait Angeline de tenir le coup et lui demandait pourquoi elle avait fait ça.
Les ambulanciers emmenèrent ma sœur à l'hôpital. J'entendis mon père parler –avec Charlie probablement – au téléphone pour le prévenir. Nous partîmes pour l'hôpital, le véhicule était plongé dans un silence pesant et inconfortable.
Je pénétrais tremblant dans l'hôpital.
- Je sui William Swan, ma fille viens d'être admise.
-Son nom? Demanda le secrétaire.
-Angeline Swan.
-Chambre 302.
Nous parcourions les couloirs pour trouver la chambre 302, une fois trouvée nous entrâmes dans la pièce…
Angeline était endormie dans le lit, une perfusion au poigné qui n'était pas bandé. Elle était plus blanche que d'habitude et ses lèvres étaient légèrement violacées. Je lui pris doucement sa main et la gardait dans la mienne. Elle était si froide, si je ne voyais pas sa poitrine monter et redescendre au file de sa respiration j'aurais parié qu'elle était morte. Un médecin entra dans la pièce le visage inexpressif.
L'homme avait la petite soixantaine, le visage strié de ride des yeux gris orageux les cheveux grisonnants. Physiquement il était de taille moyenne et avait du ventre, bref il avait de l'expérience.
- Mr Swan? Demanda le médecin.
- C'est moi. Lui répondit mon père.
- Votre fille a perdue beaucoup de sang elle a eut de la chance du fait que son groupe sanguin est rare. Le AB négatif ne se trouve pas dans tous les hôpitaux.
- Combien de temps?
- Elle devrait se remettre d'ici un ou deux jours mais pour son rétablissement j'aimerai la garder quelques jours de plus.
- Bien.
- Mr Swan. Votre fille c'est ouvert les veines, elle a fait une TS. Le médecin essayait de lui transmettre un message.
- Vous croyez que je ne le sais pas. Lui répondit mon père cassant.
- Peut-être que pour son bien il faudrait l'interné. Ce n'est pas la première fois qu'elle le fait. Dit-il d'un ton grave. De plus j'ai regardé sa fiche psychologique et…
- Je ne mettrais pas ma fille dans ce genre d'endroit. Ma fille a une parfaite santé mentale, ceci ne se reproduira plus. Là il mentait. Nous savions tous dans le compté savait que la petite fille du shérif avait des problème mentaux ou du comportement.
- Bien. Soupira le médecin. Une infirmière passera pour voir si tout va bien. Mr Swan. Et il quitta la pièce, il n'avait pas dû me voir pendant tous ce temps.
Pas la première fois? Comment? Nous n'avions rien vu, mon devoir était de la protéger et j'avais faillis à ma tâche. Sénèque à dit : les douleurs légères s'expriment les grandes sont muettes.
Quelle était cette grande douleur que cachait ma sœur?
Voilà le premier chapitre. merci de laissez des reviews ça fait plaisir=3
Des conseils? désolé sil il y a des fautes
