Merci pour vos reviews ça me touche beaucoup, merci à vous de lire ma fic. J'espère que ce chapitre vous plaira toujours. Si ce n'était pas le cas, dites le moi (enfin dites le moi aussi s'il vous a plu ;) ). Bon j'arrête de blablater et sans plus attendre, voici la suite.
(Les parties en italique sont toujours des flash back ;) )
Ce jour-là, il n'avait pas pu fermer l'œil de la nuit, il était trop impatient. Sa princesse sortait de l'hôpital et lui avait demandé s'il pouvait la prendre. Ce n'était certes pas grand-chose mais pour lui, cela signifiait énormément, c'était lui qu'elle souhaitait voir à sa sortie et pas son motocycleboy. Elle avait accepté, sous l'insistance de Castle, de rester au loft. Il lui avait trouvé mille et une raisons de ne pas rester seule à son appartement, Josh étant encore parti en mission humanitaire. Elle avait fait semblant d'émettre de la résistance, de trouver des arguments plus réfutables les uns les autres parce qu'au fond d'elle, elle ne souhaitait qu'une chose, passer du temps avec lui. Elle savait que c'était mal, qu'elle avait déjà un petit ami mais durant les visites quotidiennes de Castle, son cœur n'avait cessé de croître en sa présence.
« Ça n'a pas de sens. Ou alors une mite géante l'a tuée puis a dévoré ses vêtements ?
hum, oui sans doute.
Tu m'écoutes ?
Non, euh, oui. Bien sûr que je t'écoute. C'est juste que…
Que quoi ? Je vois bien que tu es perdu dans tes pensées. Dis-moi ce qui te tourmente.
Non, rien ne t'en fait pas. Je vais bien »
Il essaya de se convaincre lui-même par cette phrase mais ils n'étaient pas dupes. Elle savait bien qu'il se passait quelque chose. Il était différent ces dernières semaines, souvent perdu dans ses pensées. Elle aurait tant aimé l'aider comme il le faisait avec elle. Elle se sentait impuissante le voyant s'éloigner du monde réel. Mais elle savait bien qu'il n'était pas prêt à se confier, aussi décida-t-elle de ne pas insister et de revenir sur l'enquête. Ils avaient réussi à compartimenter leur vie personnelle et professionnelle même si parfois, comme aujourd'hui, la vie personnelle s'immisçait dans celle professionnelle.
Ils se permettaient ce genre de débordement uniquement s'ils étaient seuls. Ils n'avaient encore parlé de leur relation à personne bien que tout le commissariat fut déjà au courant. En effet, à son retour de convalescence, tous avaient senti un changement chez Kate Beckett, elle resplendissait encore plus. Et si quelques personnes avaient eu un doute sur la cause de ce changement, bien vite, au retour de Castle, il n'en fut plus le cas. Cependant acceptant leur choix, personne ne se permettait de faire de commentaires à leur sujet bien que de temps en temps Esposito et Ryan lançaient des sous-entendus.
Tous deux étaient perdus dans leurs pensées, lui, le visage tendu, se demandait s'il devait lui en parler. Après tout, elle était flic. Elle saurait quoi faire. Quant à elle, elle repensait à la première fois qu'ils s'étaient embrassés.
« Castle, laissez moi, je ne suis pas en sucre je peux très bien le faire moi-même ». À ces mots, elle se leva de son fauteuil roulant et essaya d'atteindre le pot de confiture. Il était bien trop haut pour elle et n'ayant pas encore récupéré toutes ses capacités, ce qui devait arriver arriva, elle chuta entrainant avec elle Castle, seul objet qu'elle avait trouvé pour ralentir sa chute. Ses quelques kilos en trop furent pour une fois utiles et eurent le mérite d'amortir sa chute. Ils se retrouvèrent ainsi l'un au dessus de l'autre, ventre contre ventre, yeux dans les yeux. Chacun se perdit dans le regard de l'autre, elle dans l'océan noir de désir, lui dans l'émeraude noircie de désir. Aucun d'eux ne rompait la connexion, chacun ressentait des vibrations au contact de l'autre. Et puis ce fut comme si leurs bouches étaient magnétisées, elles s'approchèrent dangereusement pour finir en collision. Une explosion de sensations les envahit. Ils reculèrent surpris par ce nouveau rapprochement mais ne purent s'empêcher de reprendre leur baiser, de l'approfondir. Ce fut un baiser passionné, leurs langues se livraient une bataille sans précédent pour finir en un ballet digne de Moïsseïev. Au bord de l'asphyxie, elles furent contraintes de rompre leurs danses. Personne n'osait bouger de peur de briser le lien nouvellement créé.
Un sourire naquit sur son visage. Il y a encore quelques mois rien ne laissait supposer qu'elle sortirait avec le célèbre écrivain. Jamais elle n'aurait cru se sentir aussi bien dans les bras d'un homme. « Kate », l'entendre prononcer son prénom la fit sortir de ses pensées. La manière dont il avait prononcé son prénom l'inquiéta un peu plus. Elle le regarda, signe qu'elle l'écoutait, il ouvrit plusieurs fois la bouche pour la refermer aussitôt. Aucun mot n'arrivait à sortir de sa bouche, c'était assez ironique pour un écrivain. Elle posa doucement sa main sur la sienne, la caressa tendrement, le regarda profondément, lui montrant ainsi tout l'amour qu'elle avait pour lui et la confiance qu'il pouvait avoir en elle puis lui murmura « je suis là, n'oublie pas que je t'aime ». Un frisson parcourut tout son corps, ces trois petits mots lui faisaient toujours le même effet. Il resongea à la première fois qu'elle lui avait susurré.
Voilà maintenant 15 jours qu'ils avaient officialisé leur relation devant la famille Castle. Alexis, qui avait eu un peu de mal au début de leur relation, non pas qu'elle n'aimait pas Kate mais elle avait peur que cette dernière fasse marche arrière, laissant ainsi un immense trou dans le cœur de son père qu'elle savait ne pas pouvoir panser, partageait maintenant pleinement le bonheur de sa nouvelle famille. C'est donc tout naturellement et avec enchantement qu'elle accepta l'offre de Kate de faire les achats de noël ensemble. Elle savoura en silence l'invitation de Kate, heureuse qu'elle l'ait choisie alors qu'elle pensait jusque là qu'elle sortirait avec Lanie. Alexis avait pris soin d'emprunter une des cartes de crédit de son père, la carte en « cas d'urgence ». Après tout, on pouvait considérer leurs achats comme un cas d'urgence. En effet Noël tombait dans seulement quelques jours. Elles dévalisèrent pratiquement toutes les boutiques sur la 5ème avenue, prirent un café pour Kate et un chocolat chaud pour Alexis au Starbuck. Elles passèrent une excellente après-midi et s'étaient encore plus rapprochées. Elles avaient non seulement une relation que l'on pouvait apparenter à « meilleure amie » mais aussi une « relation maternant », ce que Rick remarqua lorsqu'il les rejoignit au Remy's. La soirée se déroula de la même manière que la journée avait commencée, dans la joie et l'allégresse. Chacun partageait des anecdotes qu'il avait vécues ou tout simplement entendues. L'ambiance était bon enfant. Quand ils sortirent du restaurant, un épais manteau neigeux recouvrait déjà la route. Tous étaient émerveillés par la beauté du lieu, leurs yeux pétillaient. Ils avaient retrouvé leur âme d'enfant. Enfin Castle plus vite que les filles puisqu'il avait déjà formé une boule pour la lancer sur ces dernières. Elle rentra en collision avec le dos de Kate. La riposte fut immédiate. Castle, qui était trop occupé à rire, ne vit pas la boule qui arrivait droit sur lui pour finir sa course sur son épaule. Surpris, il cessa un instant puis repartit dans un fou rire entrainant les filles dans son hilarité, renvoyant aussi par la même occasion une boule mais ayant mal visé, cette fois ci, ce fut Alexis qui fut touchée. Tous trois partirent dans une bataille enneigée sans précédant, personne ne voulait capituler. Mais il fallait bien le reconnaitre, solidarité féminine obligeant, elles s'étaient liguées contre Castle qui affichait sa mine d'enfant boudeur parce qu'il avait perdu. « C'est de la triche, fit-il, vous étiez à deux contre moi ». « On est mauvais joueur Monsieur l'écrivain ou devrais je dire Mademoiselle l'écrivain » répondit Kate d'un air moqueur. Pendant qu'elle parlait, il jeta sa dernière munition, sa dernière chance de s'en sortir dignement. Le tir fut réussi. Il commença à faire la danse de la victoire quand il aperçut, Kate, un sourire innocent sur le visage. Avant qu'il n'ait pu comprendre ce qu'il se passait, il se retrouva les fesses dans la neige. Cependant, il réussit à emmener Kate dans sa cascade. Alexis admira la scène qui venait de se passer, s'éclaffa et hurla « Et la grande gagnante est Alexis, on applaudit bien fort », tout en imitant la danse de la victoire de son père. « C'est bien une Castle » pensa Kate qui s'était relevée et préparait, cette fois-ci, avec l'aide de Castle, son prochain assaut : Alexis. Quelques secondes plus tard, ils étaient tous trois les fesses dans la neige. Kate avait alors murmuré ces trois petits mots. Trois mots simples, si on les prenait séparément mais qui avaient plein pouvoir si on les mettait ensembles.
« Je t'aime ».
« Tu penses à quoi ? » le questionna-t-elle. N'attendant pas vraiment de réponse de sa part puisqu'elle savait qu'ils se remémoraient tous deux le même souvenir.
« Merci ».
Ils passèrent le reste de l'après-midi à essayer de résoudre l'affaire. Une femme avait été retrouvée, vêtue dans le plus simple appareil, en plein milieu de Central Park. Elle avait été étranglée avec une certaine tendresse ce qui était paradoxal compte tenu des lacérations qu'elle avait sur ses flancs et cuisses qui traduisaient une brutalité presque animal. Ils avaient d'abord pensé à deux tueurs mais l'autopsie avait révélé qu'il s'agissait d'un unique individu. Ils étaient bloqués sur l'affaire, avaient interrogé la famille mais rien n'était ressorti. Dana Stewart était selon ses professeurs une jeune fille sans problème. Elle n'était pas une élève brillante mais n'était pas non plus des plus idiotes. Elle était ce que l'on appelle normal.
Il était déjà tard, et n'allant plus avancer dans leurs recherches, ils décidèrent de rentrer au loft et d'attendre l'arrivée du profiler le lendemain. Pour ne pas éveiller les soupçons de leurs coéquipiers, ils convinrent que Castle partirait le premier, suivi quelques minutes plus tard de Beckett.
Lorsqu'elle pénétra dans l'appartement, la table avait déjà été dressée, des boites de pâtes chinoises servaient d'assiettes, les couverts avaient été remplacés par des baguettes.
« J'ai commandé chinois, je sais que tu adores » s'empressa-t-il de lui dire.
Ils mangèrent leur repas en silence, chacun préoccupé par ses cauchemars. Cauchemars qu'ils partageaient. Castle essaya et réussit à détendre un peu l'atmosphère avec l'une de ces blagues dont lui seul avait le secret. Ou alors, comme on le disait c'était l'amour qui nous faisait rire de blagues non risibles ? Beckett ne se posait pas la question, elle appréciait et ne s'en plaignait aucunement, bien au contraire. Ils finirent ainsi le repas dans une ambiance détendue, puis allèrent se coucher. Non sans oublier leur rituel du soir, ils avaient pris l'habitude de ne pas s'endormir sans s'être retrouvé dans les bras l'un de l'autre. Câlin qui dérapait la majorité des soirs pour ne pas dire à chaque fois et ce soir ne dérogea pas à la règle. Ils s'abandonnèrent l'un à l'autre et rejoignirent très vite Morphée.
Kate fut réveillée par la sonnerie de portable de Rick. Ce dernier se douchant, elle décida de prendre l'appel pensant que c'était Gina. Elle n'avait pas fait attention qu'il était noté : inconnu.
« Allo »
pas de réponse.
« Allo » fit-elle plus insistante.
La voix se contenta de lui ponctuer :
« Jusqu'à quel point connaissez-vous votre petit ami, détective ? »
