Auteur : Ariani Lee

Bêta-lecture : Lyly u

Genre : Romance, threesome, drama

Disclaimer : Rien à moi, tout à Square Enix. Mon seul profit là-dessus réside dans vos reviews, plus que bienvenues.

Pairing : RAR

Résultats du poll, quelétaitvotreétatd'espritaprèslalectureduchapitreprécédent?

1 Rapunzel, Rapunzel, j'vais te démonter ta face ~ 4»20%

2 Il est où, Reno? 3»15%

3 Il est malade, Roxas? 3»15%

4 Putain Axel, mais te laisse pas faire t'as vu comment il te parle! Plaque-le (et enfuis toi avec Reno) ! 3»15%

5 *Je suis actuellement trop enragé contre Roxas pour émettre un avis cohérent. Veuillez réessayer plus tard.* 2»10%

6 T'avais qu'à pas décrocher son portable, ça t'apprendra à t'occuper de tes fesses. 2»10%

7 Bon, c'était bien. La suite? 2»10%

8 *En mode secret story* J'ai déclenché l'alarme des secrets car je pense avoir trouvé le secret de Roxas! (informez-moi par MP) 1»5%

Je vois que Roxas en prend de nouveau plein les dents… Pour ceux qui réclamaient Reno (quelle surprise…) vous voilà servis avec ce chapitre riche en émotions !

Chapitre 17 : Laproieetl'ombre

All those crazy things you said
You left them running through my head
You're always there, you're everywhere
Right now I wish you were here

Damn, damn, damn!

What I'd do to have you here, here, here

I wish you were here…

(Avril Lavigne "Wishyouwerehere")

Je reste planté au milieu du salon pendant un bon moment, sous le choc et la gorge nouée d'angoisse. Je sais pas trop ce que j'attends – pas qu'il revienne en tout cas, ça c'est sûr. Il m'a foutu la trouille, je préfère largement qu'il prenne son temps pour se calmer avant de lui reparler. Mais s'il s'imagine que je vais le laisser tranquille après ça il se fout le doigt dans l'œil jusqu'à la rétine. Je veux savoir ce qu'il a, je veux savoir ce qu'il me cache.

S'il est malade, je dois le savoir, il peut pas me laisser dans l'ignorance comme ça ! Et s'il lui arrivait quelque chose ? Merde oui, j'ai le droit de savoir !

On est ensemble, c'est clair depuis le début… Il fait partie de ma vie et il compte pour moi, jamais il m'a donné de raisons de penser que c'était pas réciproque… Il s'imagine peut-être que je le laisserais tomber ? J'peux pas le croire, il me connaît mieux que ça… Ou alors ce serait un truc contagieux ?

… Ça fait un bout de temps déjà qu'on prend plus de précautions, tous les deux. On s'est protégés pendant les trois premiers mois, et quand je lui ai parlé de faire le test il m'a dit qu'il me faisait confiance.

… Enfin, plus exactement, il m'a sorti son sourire penché de circonstance et il m'a dit, je cite : « J'ai en vous deux la confiance la plus absolue. ». Sous-entendu j'ai pas besoin de vous préciser quoi. Sur le moment je me suis demandé s'il croyait que j'avais pas arrêté de coucher avec Reno et j'ai pas relevé, vu l'ambigüité de notre relation, comme quoi déjà à l'époque j'étais pas sûr de moi-même. Moi, j'ai eu envie de lui rendre la pareille et de lui témoigner ma confiance, surtout que maniaque comme il est j'aurais jamais pensé qu'il était du genre à pas faire gaffe, que du contraire, alors je lui ai pas demandé de le faire.

J'ai peut-être eu tort.

Ou alors ça a strictement rien à voir avec sa santé et il me cache des trucs, tout simplement. Peut-être qu'il me trompe ? Ça expliquerait pourquoi il est tellement compréhensif sur le chapitre de mes sentiments pour Reno. Quand même… je vis avec un mec qui a été mon amant pendant des années, qui est amoureux de moi et j'ai bien assez prouvé que c'était réciproque, malgré tous mes efforts pour lutter contre ça. Et ça le dérange pas. Je vis avec mon ex-amant, il m'aime et je ressens là même chose que lui et ça le dérange pas.

Putain. Il couche avec quelqu'un d'autre. Il sort avec quelqu'un d'autre ? QUI ?

Quoi ?

Comment ça, « Il est peut-être juste fâché parce que j'ai décroché son téléphone » ? J'avais qu'à pas m'occuper de ses affaires ?

… C'est pas le moment de me faire des remarques à la con. Déjà, même sans remettre sur le tapis la question de la confiance mutuelle et blablabla, et le fait que moi j'en aurais rien à foutre qu'il réponde au mien, de portable, je conçois très bien qu'il aime pas ça mais il aurait pu simplement le dire. Au lieu de ça il m'a fait une crise de folie furieuse qui était juste démesurée. Ça aurait été que ça il m'aurait dit de plus le faire et à la rigueur il aurait peut-être fait la gueule. Mais sa réaction était totalement excessive, s'il a fait ça c'est qu'il y a forcément autre chose, alors vos commentaire vous vous les carrez là où je pense ou vous vous cassez parce là c'est pas dutoutlemoment.

Donc j'ai trois options.

Un : Il est malade et il me fait pas assez confiance pour me mettre au courant. C'est forcément grave sinon son médecin le contacterait pas, et il réagirait pas comme ça pour une bête prise de sang de contrôle. Il s'imagine peut-être qu'il peut pas compter sur moi pour le soutenir et l'aider, alors qu'est-ce que j'ai fait de travers jusqu'ici pour lui donner l'impression que je serais pas là pour lui… ?

Deux : Il m'a refilé une saloperie de maladie vénérienne, peut-être depuis des mois, et si j'ai pas de symptômes, si ça se trouve c'est une hépatite ou le… Non. Putain, non. Il aurait pas fait ça. J'le crois pas.

Trois : Il me trompe. Et si ça se trouve c'est les deux.

Bordel, j'ai besoin d'un joint. Où est cette foutue boîte ?

Je retourne la moitié du salon sans retrouver ce que je cherche, Pourquoi c'est pas à sa place, dans le tiroir de la table basse ? Mais faut dire aussi que je me rappelle même pas de quand date la dernière fois que j'ai fumé, c'est très rare. J'ai les mains qui tremblent et les yeux qui brûlent, je flippe à mort et cette foutue boîte qu'est nulle part ! Rah ! J'appelle Reno.

Allez, décroche, décroche, déc…

- Allô ?

- Où t'as foutu le putain de kit d'urgence !

- Le… Axel, qu'est-ce qui se passe ?

- La boîte !

- Au-dessus de la bibliothèque, derrière le cadre.

Je fouille sur le sommet du meuble et je trouve le coffret en bois planqué derrière des photos. C'est notre cadre-souvenir, y'a une quinzaine de photos dedans, de pleins de moments importants, ou pas tellement. La première photo avec nos tatouages, le jour où on a emménagé, Reno en costume lors de son premier jour de travail à la SHINRA, moi dans mon premier uniforme de serveur avec gants blancs et tout le bordel. Notre vie.

- Merci.

- Oh non, non, non, pas « merci », qu'est-ce que tu as ?

Je m'affaisse sur le divan, dans les couvertures - le nid douillet si soigneusement préparé – et je pose la boîte sur la table avec le DVD. Je me passe une main dans les cheveux, ma voix tremble un peu.

- Je… On s'est… Enfin, Roxas m'a engueulé.

- Il t'a engueulé ? Tu veux dire, vous vous êtes engueulés !

- Non, j'ai pas pu en placer une et j'ai juste rien compris. Il a pété un fusible, il m'a hurlé dessus et il s'est barré en disant qu'il voulait plus me voir.

Ma voix tremble de plus en plus.

- Mais pourquoi ?

J'entends qu'il s'alarme. Je vais pour répondre que je sais pas, que j'avais simplement répondu au téléphone pour lui parce qu'il était sous la douche, sauf que ce qui sort c'est des larmes.

- Je crois qu'il me trompe.

Accoudé à mes genoux, j'appuie une main sur mes yeux pour essayer de refouler mes larmes mais j'ai la gorge serrée à m'en faire mal.

- J'arrive.

- Ren…

Trop tard, il a déjà raccroché, et j'ai pas le courage de le rappeler pour lui dire de pas venir, ni de lui envoyer un message parce que de toute façon j'y vois pas clair. J'ai pas envie de lui dire ça, non plus. J'suis vraiment qu'une loque, j'ai besoin de lui alors que je devrais assumer un peu tout seul pour une fois. Mais de toute façon c'est trop tard.

Je délaisse la boîte posée sur la table, de toute façon mes mains tremblent trop pour envisager de tenter de rouler quoi que ce soit, ce serait juste du gaspillage. Je m'enroule dans une des couvertures et j'essaye de me calmer mais la panique court dans mes veines comme si je cavalais pour sauver ma peau. C'est limpide pourtant, comment je m'en suis pas rendu compte plus tôt ? J'arrive pas à le croire et pourtant ça semble tellement logique, comment il aurait pu accepter aussi facilement ce qu'il y a entre Reno et moi ? Et je l'ai quand même vu embrasser Reno, au passage, alors même si ça m'a clairement pas dérangé, c'est clair que c'est pas la fidélité qui l'étouffe. Et pourtant je peux pas l'admettre.

Au bout de dix minutes j'ai trop chaud, je vire mon pull et mon T-shirt et je me ré-enroule dans les couvertures. Ça me fait du bien cette espèce de cocon, je me sens un peu mieux comme ça. J'enfonce ma tête dans l'édredon et j'essaye de plus penser. Putain de merde, Roxas, pourquoi ? C'est pas possible…

Au bout d'un quart d'heure j'entends le bruit d'une moto dans la rue. Elle s'arrête, j'entends la porte d'entrée qui claque, silence, puis des pas dans la cage d'escalier. Quand la clé tourne dans la serrure j'voudrais l'avoir pas appelé, qu'il me voie pas dans cet état lamentable une fois de plus mais c'est trop tard alors je reste roulé en boule dans les couvertures. Un instant plus tard je sens son poids s'ajouter sur le divan.

- Axel, sors de là.

J'obéis. Il me regardé, l'air inquiet, ses fringues sont mouillées, ses cheveux détrempés.

- T'as roulé sans casque et sans blouson, toi, je lui reproche.

- Tu crois que c'est le moment de penser à ça?

- Pour moi c'est toujours le moment de penser à ta sécurité, crétin. Qu'est-ce que je ferais si… t'étais…

Il m'attire dans ses bras et je cache mes larmes au creux de son épaule.

- Shhhhhhhh… Arrête de dire n'importe quoi. Je t'ai déjà dit que je serai toujours là. Je te laisserai jamais tomber, de toute façon j'ai pas le temps de mourir. Comment j'pourrais te laisser derrière moi ? J'reviendrais te hanter, mon pote.

J'ai une désagréable impression de déjà vu.

- J'suis qu'un minable, Reno. Pourquoi tu restes avec moi, franchement ? Tu devrais te tirer. J'le dis comme j'le pense, je t'apporte que des emmerdes, pourquoi tu t'en vas pas ?

- Arrête de raconter des conneries, Axel, jamais j'te laisserai tomber j't'ai dit, et je vois pas pourquoi je partirais. Je reste parce que t'es mon meilleur ami, c'est mon taf de te soutenir et d'être l'épaule sur laquelle tu peux t'appuyer.

- Sauf que ça, c'est supposé marcher dans les deux sens. T'as jamais besoin de moi, c'est toujours toi qui es là pour moi.

- Arrête. Tu sais à quel point j'ai besoin de toi.

- Mais c'est pas juste, putain !

Je me redresse, je sais pas pourquoi j'ai autant envie de l'engueuler mais c'est ce que je fais, sans pouvoir m'arrêter.

- C'est pas juste que tu sois toujours là pour moi, que tu répondes toujours présent sans que je puisse jamais te remercier ! Tu devrais m'envoyer me faire foutre, bordel Reno je me sers de toi ! T'as pas encore compris !

Il a même pas l'air ébranlé, il secoue juste la tête.

- T'as tort, Axel. Si c'était le cas je serais plus là.

- Bien sûr que si, c'est ce que je fais ! Même moi je m'en rends compte, t'es toujours la pour moi parce que… parce que…

J'arrive plus à parler. Les larmes remontent et je peux pas les retenir…

- Parce que je t'aime ? Il demande doucement.

J'enfouis mon visage dans mes mains sans répondre.

- Tu crois que je serais pas là sans ça, Axel ?

- Comment tu peux rester là, stoïque, à me regarder de nouveau pleurer pour celui qui nous sépare ?

Ma voix est sortie bizarrement calme, mais je l'ai dit. Ça faisait un bon moment que j'avais besoin de lui poser la question.

- T'es un putain de martyre, Reno, et moi je suis ton foutu bourreau, et tu restes quand même là, à mes côtés sans jamais faillir et ça me fait juste me sentir encore plus mal de pas pouvoir te donner ce que tu veux et que tu mérites et que je…

- Arrête, s'il te plaît.

Je relève la tête. Il me regarde plus, il fixe la table, l'air impavide mais il y a ce tic nerveux qui lui tord le sourcil gauche et que je reconnaîtrais entre mille.

- Je veux pas t'entendre me dire que tu me veux mais que tu peux pas. T'as jamais demandé à ce que je tombe amoureux de toi, on s'était fixé des règles et je les ai pas suivies. Je suis là pour toi en tant qu'ami, j'y serai toujours, peu importe ce que je ressens pour toi, ça change rien. Je supporte de t'entendre parler de Roxas et pleurer pour lui malgré tout parce que c'est pas ta faute si je t'aime, j'encaisse parce que j'avais qu'à pas finir par éprouver ça pour toi. Y a pas un jour qui passe sans que je me maudisse de pas avoir réagi avant, Axel, pas une nuit où je m'endors pas en me demandant à quel moment j'ai fait la connerie de pas me rendre compte que je t'aimais quand il était encore temps. Je porte ma croix et elle est déjà assez lourde du poids de mes erreurs. Rends pas les choses plus difficiles en me rappelant à quel point ce que je veux est à ma portée. J'ai pas besoin de le savoir. Je veux pas que tu me dises que tu m'aimes parce que si tu le fais je pourrai plus supporter tout ça. Alors oublie ça et dis-moi ce qui s'est passé. Qu'est-ce qui peut bien te faire croire qu'il va voir ailleurs ?

Je ravale ma douleur parce qu'il a mille fois raison et que je suis vraiment qu'un connard, et je lui explique ce qui s'est passé, ce que Roxas m'a dit et à quelle point la violence de sa réaction m'a laissé sans voix. Pendant ce temps, il roule un carton, éventre une cigarette et effrite une demi-gousse d'herbe sur le tabac. J'évite de regarder sa langue quand il mouille le papier parce que c'est un truc que j'ai toujours trouvé impossible ment sensuel et que si je cédais à la monstrueuse envie que j'ai de l'embrasser je serais même plus un connard, je serais juste une pauvre merde. Je crois qu'au fond je savais déjà tout ce qu'il m'a dit mais l'avoir entendu sortir de sa bouche, ça me donne juste l'impression qu'il vient de me fermer cette porte-là au nez et que malgré tout, ça me déçoit. Il supporte tout sans broncher et moi, je sais que s'il oubliait et qu'il trouvait quelqu'un, je serais fou de rage. Je suis tellement égoïste que je m'écœure.

Il allume le joint, tire une bouffée et me le passe en recrachant la fumée. La première taffe me brûle un peu la gorge mais ça me fait du bien.

- T'as essayé de l'appeler ?

- Non. Il a dit qu'il voulait pas m'entendre, j'ai peur d'encore empirer les choses.

La pensée de Roxas me fait aussi mal au cœur que ce qu'il vient de me dire.

- Je vais tenter le coup, moi. S'il décroche je ferai comme si j'étais pas au courant. Et bouffe pas tes doigts.

Je repose ma main sur mon genou et je le regarde sortir son téléphone et appeler. Il le repose presqu'aussitôt.

- Il est en messagerie.

- Fait chier.

On termine le joint en silence. Pour la première fois depuis qu'on se connaît, c'est un silence plein de malaise et de non-dits, je déteste ça.

- Tu vas pas avoir de problèmes au boulot, d'être parti comme ça ?

Je me sens quand même coupable.

- Il me restait des heures de récup à prendre et y avait urgence. Te bile pas pour ça.

Il prend le boitier noir sur la table et l'ouvre.

- T'as loué un film ?

- Ouais, mais bon, comme Roxas s'est barré je sais pas si…

- Tu veux qu'on le regarde ?

Je hausse les épaules, il enclenche le film, et le temps passe. Il faut bien mais c'est lent, très lent. Être assis comme ça à côté de lui sans le toucher – en sachant que je doispas le toucher – c'est une torture. Je suis même pas sûr que j'en aurais autant envie s'il m'avait pas clairement fait comprendre qu'il voulait pas. Il veut pas que je le touche, et il a parfaitement raison.

Reno dresse des barrières entre nous, et Roxas couche avec quelqu'un d'autre. Toute ma vie fout le camp…

Après le film, dont j'ai évidemment rien suivi ni retenu, le silence retombe, glacial. Il me parle finalement, et sa voix est normale, à croire que l'ambiance qui me gèle les sangs c'est juste un effet de mon imagination.

- T'as pensé à appeler le médecin pour lui poser la question ? T'as son nom ?

Je soupire. Ouais, j'y ai pensé mais…

- C'est le docteur Master, et c'est une femme.

- Doit pas y en avoir cinquante, tu crois pas ?

- Si, je pourrais sans doute faire ça mais il m'a déjà fait un scandale parce que j'avais répondu au téléphone, appeler son médecin ce serait vraiment me mêler de ses affaires, pour le coup.

- Mouais… t'as pas tort mais quand même…

- Ben… Je m'inquiète.

J'entends bien l'hésitation dans sa voix, et je comprends bien aussi qu'il croit pas que Roxas me trompe. Mais il peut pas me rassurer là-dessus ou essayer de me convaincre que c'est pas son genre dans la mesure où ils se sont embrassés… Et si… nooooooooooon.

- Je couche pas avec ton mec, si c'est la question que tu te poses, il me dit soudain.

- Je sais, ça m'a à peine traversé l'esprit.

Et en plus si c'était ça, je serais soulagé, ça me dérangerait pas.

- J'te connais, je dis. Tu me ferais pas ça, tu peux déjà pas lui faire ça à lui.

- Bien vu… Tu veux jouer ?

- Mouais.

Ça me change pas beaucoup les idées, même si on oublie le fait que le personnage avec lequel je joue me fait furieusement penser à Roxas. La ressemblance s'arrête aux cheveux blonds en pétard mais ça suffit largement. Je me gave de café, aucune envie de manger.

Le soir venu, j'ai mal au ventre, évidemment, et en plus je cuve mon humiliation. Comme à son habitude, Reno m'a écrasé encore et encore sur tous les jeux auxquels on a joué. Je supporte de toute façon pas qu'il me laisse gagner, alors bon…

Finalement, je quitte le divan, saoulé de tout et décidé à aller me coucher, même si le taux de caféine que j'ai dans le sang rend l'idée carrément irréaliste.

- Bonne nuit, il me dit simplement en éteignant la console.

Pendant une seconde, j'espère qu'il va me suivre ou me proposer de dormir dans sa chambre, et même si je sais que ça a pas de sens, et quand il se met à zapper et qu'il s'arrête sur une chaine d'info, j'ai une boule grosse comme un œuf qui m'obstrue la gorge. Je dois vraiment me forcer pour arriver à répondre :

- Toi aussi.

Putain de merdier.

Je me permets une fois encore de vous rappeler que si vous m'assassinez vous connaîtrez jamais la suite ! Alors, Axel s'est pris un râteau (fallait bien que ça arrive à un moment où à un autre, hein…) qu'est-ce que vous en pensez ?

RAR please ! ^^