Auteur : Ariani Lee
Bêta-lecture : Lyly u
Genre : Romance, threesome, drama
Disclaimer : Rien à moi, tout à Square Enix. Mon seul profit là-dessus réside dans vos reviews, plus que bienvenues.
Pairing : RAR (Regardez bien l'ordre des lettres…)
Chapitre 19 : Etrangers
I want to reconcile the violence in your heart
I want to recognize your beauty's not just a mask
I want to exorcise the demons from your past
I want to satisfy the undisclosed desires in your heart
('Undisclosed Desires' Muse)
Le temps d'arriver devant chez Roxas, j'ai eu tout le loisir d'imaginer les pires des scénarios. Dans ces moments-là, y a jamais rien que vous puissiez faire pour empêcher votre cerveau de formuler des dizaines d'hypothèses toutes plus atroces les unes que les autres et de former des images beaucoup trop nettes. Vous voudriez fermer les yeux pour les effacer mais quand vous le faites c'est pire, ça ne s'en projette que plus précisément sur l'écran noir de vos paupières.
Reno me suit sans dire un mot dans le hall d'entrée. Je regarde le panneau et puis j'enfonce une sonnette au hasard au douzième étage. Une voix répond rapidement :
- Oui ?
- Bonsoir monsieur Gray, j'improvise en lisant le nom affiché à côté du bouton, excusez-moi de vous déranger. J'habite au troisième et j'ai oublié mes clés. La concierge n'est pas là pour l'instant, vous pourriez m'ouvrir s'il vous plaît ?
- Bien sûr.
La porte se déverrouille avec un bourdonnement. Reno la pousse et passe derrière moi.
- Merci beaucoup, monsieur Gray.
- Je vous en prie, passez une bonne soirée.
Dans l'ascenseur, je regarde les étages défiler avec anxiété, Reno toujours à côté de moi.
- C'était bien vu, il me dit.
Je hausse les épaules.
- Dans ce genre d'immeubles, personne peut connaître tout le monde, si t'es poli c'est pas compliqué.
- Ça va aller, il me dit tout à coup.
Je croise son regard et je me dis que je dois avoir une sale gueule, il a l'air tellement inquiet... Ses yeux me parlent comme ils l'ont plus fait depuis longtemps, et puis tout à coup il y a plus toute cette tension et toute cette gêne, il y a juste un problème commun et nous deux pour y faire face. Il prend ma main et la serre.
Les portes s'ouvrent sur le même couloir immaculé. À côté de la porte de son appartement je vois le même meuble à chaussures rangé avec la même netteté obsessionnelle. Sauf qu'en m'approchant un détail me retourne l'estomac. C'est presque rien, une bricole que personne d'autre que moi aurait remarqué. Mais moi, je connais bien assez Roxas pour savoir que c'est pas normal qu'une des baskets rangées en bas à gauche soit de travers comme si on avait tiré dessus et qu'on l'avait laissée comme ça, en vrac.
Sans y croire, je prends la chaussure et je la secoue. C'est là-dedans qu'est censée se trouver la clé de secours mais c'est vide. Je la remets soigneusement en place, comme Roxas l'aurait fait s'il avait été dans son état normal.
Sans clé, pas la peine de penser à entrer normalement, c'est le genre de porte avec une poignée qui tourne pas, qui s'ouvre que comme ça. On toque et on attend, une fois, deux fois. À la troisième fois, Reno qui n'a pas lâché ma main la serre encore et on échange un regard.
- On va attirer tout le voisinage, il remarque.
- On s'en branle.
Il hoche la tête.
- Un, deux...
Le chambranle en bois vole en éclats avec un bruit d'enfer la deuxième fois qu'on shoote dans le panneau. J'ai déjà vu ça cent fois à la télé mais dans les séries policières ils te montrent pas que le choc fait carrément trembler tes os et qu'après tu crèves de mal au pied.
Des portes s'ouvrent dans le couloir et j'entends une voix dire :
- J'appelle la police !
- Bonne idée, merci ! Répond Reno.
On rentre dans l'appart et je tire la porte derrière moi. Elle ferme plus mais j'aime autant mettre quelque chose entre nous et les fouines qui vont pas tarder à envahir le couloir. Je fais deux pas dans le salon en regardant autour de moi. Il y a un bordel pas possible, meubles renversés, bibelots cassés et éclats de verre et de porcelaine sur le tapis, fringues jetées un peu partout et livres en vrac par terre.
- Axel, att-
Et tout à coup, quelque chose me percute. Quelque chose de blond et de furieux qui me roue de coups de poings et me hurle dessus. Je suis tellement choqué que je mets un moment à comprendre ce qu'il dit et quand l'information arrive enfin à mon cerveau y a Reno qui essaye de s'interposer mais Roxas est tellement hors de lui qu'il a l'air de même pas l'entendre. Il pleure et il crie sans arrêter de me frapper et je reste complètement statufié, incapable de bouger. Un de ses coups m'atteint au visage et un goût métallique se répand sur ma langue.
- Sors de chez moi ! T'as rien à faire ici, j't'ai dit que j'voulais pas te voir ! Fous le camp !
J'essaye de l'attraper par les poignets pour le maîtriser mais son regard me cloue sur place.
- ME TOUCHE PAS !
On dirait qu'il me hait, où qu'il me reconnaît même pas, ça me fait tellement mal... Malgré le soulagement que j'ai d'abord éprouvé en le voyant en vie après avoir eu tellement peur qu'il ait fait une connerie, je me sens complètement désarmé et désespéré.
Tout à coup, une voix se fait entendre, et je vois qu'un attroupement de voisins dans le couloir a poussé la porte.
- Tout va bien ? Demande un mec, l'air inquiet.
Roxas se tourne vers lui à la vitesse de l'éclair.
- Tu trouves que ça à l'air d'aller, connard ! Occupez-vous de vos oignons et cassez-vous ! Allez tous vous faire foutre et FERMEZ CETTE PUTAIN DE PORTE!
Les pauvres voisins se tirent sans demander leur reste. Roxas se tourne de nouveau vers moi, les yeux étincelants de rage, le visage rouge et déformé comme la dernière fois, un véritable masque de furie et de haine. Mais au moment où il lève les bras, poings fermés, en ouvrant la bouche pour me déverser un nouveau torrent d'injures, Reno l'attrape par les poignets, lui tord les deux bras dans le dos et l'immobilise avec une rapidité et une efficacité qui me rappellent qu'il est je sais plus quel dan de karaté. Roxas essaye de se tourner vers lui et comme il y arrive pas il commence à se débattre avec des protestations outragées.
- Reno ! Lâche-moi, tu me fais mal ! Qu'est-ce qui te prend ?
- C'est moi qui devrais te poser cette question. Arrête de gueuler et calme-toi, il réplique d'un air étonnamment posé. Il a toujours eu un don pour gérer les situations de crise.
Roxas me jette un regard plein de rancœur. Je voudrais lui demander ce que j'ai fait de si grave mais Reno me coupe la parole d'un regard.
- Où est la chambre ? Il demande, et je sais pas si sa question s'adresse à moi ou à Roxas mais comme il répond pas c'est moi qui le fais.
- Au fond du couloir à gauche.
Un nouveau regard - "Laisse-moi faire." - et il l'entraîne dans le couloir, toujours en lui maintenant solidement les mains dans le dos. Un instant plus tard j'entends la porte se refermer, puis le silence.
Je reste planté debout dans le salon pendant un instant, sonné, le visage, le torse, les épaules et les bras endoloris. Finalement, je bouge jusqu'à la salle de bains pour me passer un peu d'eau sur la figure. Le miroir de l'armoire à pharmacie me renvoie le reflet de mon front égratigné et de ma pommette gauche rougie qui sera violette demain. J'ai du sang dans la bouche et ma lèvre est enflée ,là où elle s'est fendue contre mes dents, sous l'impact. Sur une impulsion, j'ouvre la porte de l'armoire, et ce que j'y trouve correspond assez à ce que j'avais imaginé.
Somnifères, calmants, antidépresseurs, et plusieurs flacons d'un truc qui s'appelle « carbonate de lithium ». Quand je les regarde de plus près je vois que tous les tubes sont vides. L'estomac en vrac, je referme la porte et je retourne dans le salon en suçotant ma lèvre douloureuse.
Je crois que j'avais pas réellement assimilé les implications de ce que le docteur Master m'a dit. Pas que j'y croyais pas, non, c'est plutôt comme si, avant, dans mon esprit, le diagnostic « trouble psychologique » avait flotté autour de Roxas, s'était superposé à son image sans l'intégrer. Mais maintenant, j'ai vu les médicaments, j'ai vu l'état dans lequel il est parce qu'il les prend pas, et tout ça donne une dimension différente à son problème. Un problème psychiatrique, ça explique tellement bien toutes ses sautes d'humeur, son caractère changeant et sa personnalité fluctuante... Même ses crises de furie et ses réactions démesurées. Il est malade.
Je repousse le divan pour le remettre à sa place et m'y assoir. Par terre, à mes pieds, un gros album photo traîne. Je le ramasse et je l'ouvre. Non, j'apprends pas mes leçons. Roxas m'en a voulu à mort d'avoir 'fouillé dans sa vie' – peut-on réellement dire ça ? non, c'est juste qu'il avait des choses à cacher… - et là, je vais recommencer. Je tourne la couverture et je regarde la première page, étonné.
Deux petits garçons blonds me retournent mon regard avec de magnifiques sourires timides. Roxas et Ven, assis tous les deux en pyjamas de flanelle (un bleu pour Ventus et un vert pour Roxas, et oui, évidemment que j'arrive à les différencier ! Pas vous ?) au milieu d'un tas de coussins aux couleurs vives. La photo a été prise d'en haut, on voit leurs jambes étendues, leurs mains posées sur le sol et leurs visages levés vers l'objectif. Il y a des annotations sur la page en carton crème, qui m'indique qu'il s'agit d'une publicité pour des pyjamas pour enfants et qu'ils avaient sept ans à l'époque. J'avais jamais vu Roxas sourire de cette façon. Mais il était si petit… Je tourne la page.
Manifestement, l'expérience top-model-pour-pyjama n'avait pas suscité de vocation précoce chez les jumeaux – ou de volonté d'en voir une chez les parents, ce qui aurait été nettement moins sympa. La photo suivante montre un Roxas presqu'adulte. C'est une série de clichés qui le montrent nu – mais seulement jusqu'à la taille – couché sur du sable blanc avec le bleu de la mer et l'azur du ciel en arrière plan. Sa peau est un peu plus brune que ce à quoi je suis habitué, du sable blanc y est collé, accentuant encore son bronzage par un contraste très fort. Ses cheveux sont plus courts que maintenant, sa peau est parsemée de gouttelettes d'eau qui scintillent au soleil. Ses yeux restent la chose la plus bleue dans cette photo, alors même qu'ils sont mi-clos à cause du soleil. Elle respire la chaleur, la détente et les vacances… C'est une pub pour un parfum qui s'appelle s'appelait Aqua Blue. Il a fait fureur chez les adolescents il y a quelques années, à l'époque de cette photo. Le petit ami de ma sœur en portait.
Je tourne les pages jusqu'à la publicité suivante. Il y a une demi-douzaine de clichés qui sont des publicités pour des produits visant clairement un public jeune – des baskets, des vêtements, une boisson énergisante, un parc qui venait d'ouvrir, lieu de rendez-vous parfait pour un jeune couple en quête de coins discrets. Sur tous ces clichés, il affiche un air parfaitement heureux, ou donne l'impression de beaucoup s'amuser. Sur la
Photo suivante, il apparaît marchant sur une allée de gravier proprement ratissée, une jeune fille accrochée à son bras. Je tourne encore la page.
Je reste pantois devant cette photo-ci. Ses cheveux sont soigneusement coiffés en arrière, comment ils ont réussi à faire ça ? Les cheveux de Roxas sont comme les miens, ils mènent leur propre existence, ont leur propre indépendance et ne se laissent pas avoir par des coups classiques du genre gel à fixation extra-forte ou visite chez le coiffeur… En tout cas, il dégage comme ça, avec son costard et sa cravate noirs sur chemise blanche. Je regarde les annotations au bas de la page. Il y a un an et demi, publicité pour une ligne de boutiques qui vendent des vêtements de ville, des collections classes et des accessoires à des prix abordables pour le commun des mortels. Roxas arbore sur cette photo un air grave et sérieux, parfaitement serein, l'air sûr de lui.
Je me demande, en observant ce book et cette large variété d'expressions, si son physique est forcément un avantage. Sa beauté lui a permis de devenir mannequin – la solution de facilité, quelque part, ce qui était le plus évident – mais est-ce qu'il est pas en train de gâcher un réel talent d'acteur ?
La photo suivante me frappe, pas loin de me mettre carrément mal à l'aise. Elle est grande, elle occupe la page et il n'y a aucun commentaire. Un trottoir sale, un mur décrépit et une benne à ordures constituent un décor qu'on s'attend pas à voir dans une pub… Mais ce qui me surprend le plus, évidemment, c'est Roxas. Il est très, très maigre sur cette photo. Il a les joues creuses et ses clavicules sont saillent visiblement. Ses jambes sont gansées dans un jean râpé et sale aussi cintré qu'un legging, et l'effet est encore accentué par les chaussures qu'il porte, une paire d'énormes combat-shoes noires, qui comme le pantalon ont l'air d'avoir connu des jours meilleurs. Ses pieds ont l'air carrément massif là-dedans, elles sont lâchement lacées jusqu'à la moitié de ses mollets qui en émergent comme des baguettes cassées là où plient les genoux. Une jambe repliée appuyée contre lui, l'autre étendue, il est appuyé au mur sale, avec un T-shirt vert-de-gris déchiré. Sa peau est excessivement pâle, ses cheveux tellement ternes qu'ils ont une couleur de cendre, son regard totalement vide. J'écarquille les yeux en voyant les marques sur ses poignets – il ne les avait pas cachées ?
- C'était pour une campagne de sensibilisation sur les risques de la drogue.
- Roxas !
Lui et Reno se tiennent derrière moi, je les ai pas entendus arriver. Roxas fixe la photo comme pour éviter de me regarder, moi. Je veux dire quelque chose mais Reno me fait discrètement signe de la tête. Non. Alors je me tais. La boule dans ma gorge remonte d'un cran mais au moins j'ai plus l'impression qu'il veut me buter. C'est toujours ça.
Il s'assied à côté de moi et Reno en face et toujours sans me regarder, il se met à parler. Sa voix est éraillée et monocorde, il a l'air fatigué. De près je vois que quelques jours de barbe blonde lui voilent les joues. Avant j'avais l'impression qu'il avait pas de pilosité faciale du tout, c'est la fin d'un mythe.
- C'était il y a un peu plus d'un an, il explique. Juste après ma tentative de suicide.
Il retourne ses poignets, exhibant les marques que j'avais déjà remarquées une fois. Reno, par contre, les avait jamais vues et un muscle se contracte dans sa mâchoire. Roxas s'abîme un instant dans leur contemplation. J'ai presque l'impression qu'il a oublié qu'on est là au moment où il reprend :
- Personne n'a su, à l'époque. Je voyais plus ma famille ni personne à part Olette pour mon boulot. Elle s'inquiétait pour moi et m'appelait tous les soirs pour me parler, mais elle le faisait pour s'assurer que j'allais bien, je l'ai su par la suite. Et puis un soir...
Et puis un soir, il a pas décroché. Je me rappelle ce que Ven m'a dit à propos de ce qu'il a ressenti au même moment, sans savoir. Il sait toujours pas, d'ailleurs... C'est donc vrai, ces trucs qu'on raconte sur les jumeaux...
- Elle a débarqué tout de suite après avoir essayé de me joindre. J'avais éteint mon téléphone et elle s'est précipitée ici. Elle m'a trouvé dans la baignoire.
Encore une pause. Je sais pas pourquoi il raconte tout ça maintenant, après tous ces mois sans rien dire à ce sujet, après les reproches qu'il m'a fait. Je voudrais le toucher, simplement poser une main sur son épaule, mais j'interroge Reno du regarde et la réponse, muette est toujours la même. Non.
- Quand je me suis réveillé à l'hôpital, elle était là. J'y suis resté des semaines, et elle m'a couvert. Elle a rien dit à personne, comme je le lui avais demandé. Au travail elle a raconté que j'avais eu un accident et que je ne pouvais voir personne, et elle n'en a fait aucune mention dans les mails qu'elle envoyait de temps en temps à ma famille. À cette époque je ne savais pas qu'elle le faisait. J'aurais été furieux, mais elle avait raison.
Il fixe toujours ses poignets en parlant et j'ai comme l'impression de pas être là, comme s'il parlait comme ça à voix haute, juste pour lui-même. Comme s'il m'ignorait totalement. Je me demande si je préférais pas encore quand il m'insultait en hurlant comme un possédé, finalement... Au moins j'avais l'impression d'exister.
- Quand je suis sorti de l'hôpital, j'étais sous traitement. J'allais bien, mais j'avais l'air d'un cadavre ambulant. Olette m'a trouvé ce contrat et m'a dit de transformer cet acte désespéré que j'avais commis en une expérience de vie, d'en tirer quelque chose d'utile. Alors j'ai posé pour cette campagne.
Il touche la photo du bout des doigts.
- Une sacrée réussite. Personne n'a jamais pensé que mes cicatrices étaient des vraies et la photo était parfaite, exactement ce qu'ils voulaient. Après ça, je me suis remis rapidement et j'ai commencé à porter des bracelets en permanence. À part Olette, personne ne savait.
Une chape de silence tombe sur nous. Finalement, Reno se lève.
- On y va.
Roxas relève la tête et le regarde. Il a l'air extrêmement vulnérable, maintenant, tellement fragile. Je donnerais n'importe quoi pour le serrer dans mes bras, même juste un instant, lui dire que tout ira bien, mais c'est la main de Reno qu'il prend.
- Viens, on t'emmène à l'hôpital.
Il hoche la tête et nous suit à l'extérieur.
Les voisins sont rentrés chez eux, apparemment. Ils n'ont pas dû appeler la police, je suppose que Roxas avait plus tellement un profil de victime après leur avoir gueulé dessus comme il l'a fait. Le couloir est vide. Dans l'ascenseur, on reste silencieux. On trouve la voiture de Roxas dans la rue et Reno me tend les clés. Je sais pas quand il les a prises.
- Prends le volant, il me dit.
On monte dans la voiture, eux deux sur la banquette arrière. Je mets le contact et je prends la route en direction de l'hôpital le plus proche, le cœur cognant violemment. Je m'en étais pas rendu compte avant mais il bat à m'en faire mal.
Je lève les yeux et je regarde dans le rétroviseur. Dedans, je croise le regard de Reno, toujours plein de ce même calme déconcertant. Son bras est enroulé autour des épaules de Roxas qui se recroqueville contre lui, une main agrippée à sa chemise.
Je ramène mes yeux sur la route et je soupire. J'ai mal partout.
Enfin bon... je suppose que ça aurait pu être pire.
Review? : )
