Titre : Collision

Rating : M

Bêta du chapitre : Angedescieux

/!\ LEMON LEMON LEMON /!\

Bon, vous vous en doutiez, hein ? Alors, avec une première fic vient un premier lemon. Je suis nerveuse, mais je pense que je m'en suis pas mal sortie... J'attends votre avis (fébrile, et avec impatience, alors grouillez).

RAR :

Ley : T'as pas tout à fait tort, non. Mais ça s'arrange... En tout cas je suis ravi que tu aime. Merci pour ta review.

Zelnazoo : Je sais, c'était méchant. Mais c'était nécessaire : ) Voilà la suite...

Loveyaoi7 : Oh ! Tant d'impatience, ça fait plaisir. Et oui, le lemon est là.

Vicodin : Mais non voyons. Si vous êtes tous mort, qui va me lire ? Je te pardonne tes jeux de mot foireux, je fais les même... Et je suis de tout cœur avec toi : à mort la fac ! En tout cas, merci beaucoup pour tes encouragements, j'espère que la suite te plaira.

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- On sera mieux dans ta chambre.

C'est ça qui m'a surpris. Ca m'excite et j'ai peur. Peut-être que ça m'excite parce que j'ai peur. Je n'aurai pas de regrets, mais lui en aura. J'en suis certain. Rien de ce qu'on n'a jamais fait ensemble n'a été guidé par autre chose que la colère. En fait, les choses se rappellent déjà à moi : si ses mots ne sont pas lâches, son attitude l'est. Parce qu'il va cacher toute son appréhension derrière de la rage.

Et le pire c'est que je vais le laisser faire.

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Chapitre 5.

- Aah ! je cris lorsqu'il me plaque brusquement contre la porte de ma chambre.

Il a pris les choses en main. Bien et fort. Ou plutôt mal. Mais comment quelque chose d'aussi bon pourrait être mal ? D'un nombre infini de manières qui m'échappent complètement là, maintenant, parce que je n'ai conscience de rien d'autre sinon de lui et des choses qu'il me fait ressentir là, maintenant.

Il m'embrasse rageusement, me touche, me fait des trucs incroyables avec sa langue dans mon cou, et il est partout.

Absolument partout.

J'ai le souffle coupé et ça fait mal tellement je le désire. J'ai les mains qui tremblent et je me cramponne désespérément à ses épaules. Il cale un genou entre mes cuisses pour l'aider à me soutenir un peu et je m'y appuie et m'y frotte convulsivement pour soulager la pression. Parce que je crois que je vais mourir s'il ne fait rien pour que ça passe.

Merlin, je n'ai jamais autant eu envie de mourir.

Sûrement que cette mort là me paraît bien meilleure que celles que j'ai pu envisager par le passé.

Je gémis pitoyablement lorsqu'il éloigne ses lèvres de mon cou, avant de récupérer avec reconnaissance sa bouche contre la mienne. Je suis dur comme je ne l'ai jamais été avant, et il est dans le même état que moi. Ses gestes sont brusques et ça fait mal. Ses baisers me blessent les lèvres et m'étouffent. C'est parfait. C'est ça que je veux. Je dois être masochiste. Peut être...

C'est lui qui me rend comme ça. Je serais n'importe quoi, pourvu qu'il continue de me toucher, de me vouloir. Parce qu'il me veut.

Oh oui, il me veut.

Il me décolle de la porte et me pousse à coup de suçons vers le lit où je m'effondre sans autre forme de procès. Et il tombe avec moi.

Il m'embrasse et se saisit déjà de la fermeture éclair de mon pantalon, et ses mains posées là me brûlent.

Il me pousse et on recule sur le lit.

Il fait noir et je vois entre mes cils l'ombre de son visage... Il s'arrête, un instant, et il me regarde. Je soulève mes hanches pour le conjurer de bouger. Mais il reste immobile. Et il y a un truc dans ses yeux qui est vraiment bizarre. Je ne sais pas quoi, je m'en fous, je bande trop fort et j'ai trop envie. Je suis incapable de penser clairement et un geignement m'échappe.

- Potter...

Mon nom s'empêtre dans son souffle. Il halète sous mes mouvements de hanches incontrôlés et il s'essouffle. Il a un bras de chaque côté de moi et se penche pour m'embrasser... Tendrement ?

Merde. C'est quoi ça Malfoy ?

Il m'embrasse doucement, sans la rage du désir qui commandait chacun de ses premiers mouvements.

Je ne comprends pas.

C'est pas sensé se passer comme ça ! Il a pas le droit !

T'as pas le droit...

A qui je vais faire avaler ça ? Il a tous les droits sur moi. Et maintenant qu'il fait l'amour à ma bouche, je me rends compte que c'est mille fois meilleur quand c'est comme ça.

Nos jambes s'emmêlent et il engage un lent mouvement de va et vient contre moi. C'est trop lent, et une boule brûlante me ronge l'estomac. C'est trop bon et je me contrôle pour suivre son rythme torturant. Parce que c'est mille fois meilleur quand c'est l'amour qu'il me fait à travers nos vêtements...

Je passe mes mains sous son pull, dans son dos, et je sens ses muscles se contracter doucement sous mes doigts. Il a la peau tellement douce...

On s'explore en silence, comme si les grognements et les gémissements suppliants n'avaient plus leur place ici. Plus que des halètements retenus et des grondements sourds, comme quand je saisis ses fesses du plat des mains, à travers son pantalon.

Il semble mettre un point d'honneur à marquer ma peau de sa bouche, et moi je tire sur son haut pour qu'il l'enlève enfin, parce que je crois que je vais devenir dingue.

Il comprend et se redresse pour finir de défaire les boutons de ma chemise, et j'en profite pour arracher l'offensant vêtement de ce corps qui m'appelle, avec désespoir.

On se retrouve torse nu et il se colle à moi. Et on gémit. Parce que c'est génial. J'ai envie de chialer : la tendresse c'est pas pour nous, et je sens que je vais le payer. Cher.

Et le reste suit. Doucement encore, mais avec faim. Je soulève ma tête et je l'embrasse. Nos dents se cognent, mais c'est pas grave. Il m'embrasse et pousse contre mon corps, comme s'il essayait de se fondre à l'intérieur de moi. Je veux bien, mais il y a des couches de tissus gênantes là. De toute façon, je sais que c'est moi qui vais prendre. Je vais tout prendre, Draco, tout. Et lui tire sur mon jeans déjà ouvert, et je retire sa ceinture et son pantalon.

On s'embrasse, on s'embrase, et je sens son membre dur contre le mien à travers son boxer et le mien humide de désir... Il a des jambes fines, musclées et avec quelques poils doux. Il écarte mes cuisses d'un coup de genou et se glisse entre elles. Et je commence à avoir peur. Mais on n'est même pas nu.

Pour le moment. Pour pas longtemps, je pense, vu que j'ai déjà ma main aux frontières de son sous-vêtement. Comment elle est arrivée là ?

Aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que je le touche là, à travers le tissu, puis en dessous. Il rejette la tête en arrière et émet les sons les plus excitants que j'ai jamais entendus. Et à son tour, il me touche, là, sans barrière, et je crois que je vais éjaculer comme le premier des puceaux. Il faudrait que j'arrête de penser...

- Anh...

C'est moi qui gémis comme ça ? Merde. Putain, qu'il ne s'arrête pas.

- Draco... j'halète, et sa main me quitte. La mienne arrête son mouvement sur sa virilité tendu.

- Qu'est-ce que- ?

- Attends, me coupe-t-il.

Sa voix est basse, et j'en frissonne. Il se redresse, et si j'étais en possession de tous mes moyens, je m'accrocherais à lui de peur qu'il s'en aille.

Mais il ne s'en va pas. Il fini de retirer son boxer. Moi je le regarde.

C'est la première fois que je vois le sexe d'un autre excité comme ça en vrai. Et ça me fascine. Je n'arrive pas à arracher mon regard de son membre tendu, de ces poils blonds autour, de cette veine qui le parcourt, et je déglutis. Un peu plus long que moi, un peu moins épais. Trop, dans tous les cas. J'ai la trouille. Et lui s'agite.

Je me rends compte que je le fixe depuis un peu trop longtemps et je rougis. Je relève la tête : lui aussi rougit. Et il regarde droit devant, loin de moi.

Il a peur. Lui aussi.

Je tends la main et je m'aperçois que je tremble de tout mon corps. J'ignore ça et je touche sa hanche. Il sursaute un peu et me regarde. Ses yeux se jettent rapidement vers mon entre-jambe. Bien couverte. Il me fixe, interrogateur, et moi je trouve que tout ça va trop vite. C'est du grand n'importe quoi. Et je retire mon boxer, du bout des doigts, parce que, de toute façon, toute ma vie est un grand bordel.

Je soupire lorsqu'il se penche sur moi pour m'embrasser.

- Putain ! il halète.

Il me recouvre de son corps et nos sexes se trouvent pressés l'un contre l'autre. Moi je grogne juste, et je sers les dents. C'est trop. C'est tout simplement trop. Tant pis, je veux tout, sans limites. Tant que ça ne s'arrête pas. C'est absurde, ce que je dis. Je tremble, je brûle et j'endure. Ca m'impressionne déjà assez de pouvoir suivre un cheminement de pensée avec sa peau nue contre la mienne, alors ce n'est pas grave.

Draco m'embrasse une dernière fois. Et puis il me demande :

- Tu l'as jamais fait avec un homme, hein ?

C'est une question rhétorique ça. Mais je hoche quand même la tête.

- Toi non plus, je dis.

Ce n'est pas non plus une question. Je sais Malfoy, je connais tout de toi. Je suis ton plus grand ennemi, tu te souviens ? On s'est tellement haïe, on se connaissait. On n'a pas changé. Juste un peu plus amer, un peu plus égoïste - est-ce possible ? -, et nos coups de poing ont été remplacés par des baisers. On est les mêmes, mais dans des vies d'adultes, c'est tout.

Draco nie de la tête, comme si c'était nécessaire.

Et il saisit ma hanche en se redressant un peu pour m'encourager à me tourner sur le ventre. Et c'est ce que je fais. Avec une boule d'angoisse dans la gorge et pas un seul doute à l'esprit. C'est trop rapide. Mais c'est ce que je veux, ce dont j'ai besoin.

Je pose ma tête sur mes bras, sur l'oreiller, et je n'ose plus bouger.

J'entends les draps s'agiter et je sens le lit s'affaisser sous le poids de son corps alors qu'il s'agenouille entre mes jambes écartées. Puis, plus un bruit, plus un mouvement.

Il ne sait pas quoi faire, par où commencer.

Il ne faut pas se méprendre, le rôle qui se trouve être le mien ce soir n'a rien du fruit d'un élan de courage de ma part, ni d'un grand sacrifice. C'est de la lâcheté. Pure et dure. Parce qu'avec l'égoïsme qui a grandi en moi au fils des années, le courage s'en est quelque peu allé. Je ne veux pas m'impliquer. C'est bête, mais pour moi, c'est comme ça que je suis le plus détaché. Lorsque c'est lui qui m'abuse, et que j'adore ça. Parce c'est de sa faute, maintenant, si j'aime ça.

Il devait être lâche, ça aurait fait mal et j'aurais été courageux. Là c'est tout le contraire...

Un baiser mouillé, enfin, dans le creux de mes reins. Et de longs frissons.

Il embrasse du bout des lèvres ma colonne vertébrale, tout en bas de mon dos. Moi, je remue contre les draps, presque inconsciemment. J'ai la trouille pourtant, mais mon envie surpasse ça. Et lorsque c'est sa main que je sens sur mes fesses, je ne sursaute même pas. Je me cambre un peu plus, c'est tout.

C'est parfaitement inconvenant...

Sa main tremble, mais elle reste où elle est. Même quand le reste de son corps remonte et que je sens son souffle chaud contre mon cou. Même quand l'appui qu'il a sur ses genoux se relâche, et que ses hanches viennent se reposer sur les miennes. Et même qu'elle s'agrippe, quand dans un mouvement incontrôlé, il donne un coup de rein contre moi et grogne lorsque sa virilité ripe contre mes fesses.

Et je n'ai pas peur. Non, je ne dois pas avoir peur, pas maintenant.

J'écarte un peu plus les jambes, et c'est parfaitement indécent. De toute façon, maintenant, Draco respire dans ma nuque vite et durement et il accompagne mes mouvements de hanche contre les draps par des petits coups de reins parfaitement excitants contre mon cul. Alors je me fous de tout.

Sa main, bien calée en dessous de ma hanche droite, se déplace enfin. Il passe ses doigts en dessous de lui, entre mes fesses, doucement, contre moi, et je me contracte à l'intérieur. C'est étrange, agréable et angoissant. Et lorsque le bout d'un de ses doigts va plus avant dans son exploration, c'est juste bizarre. Bizarre et inconfortable.

Non. Je ne veux pas de ça. Pas de longue préparation, c'est inutile. J'ai l'impression d'avoir toujours attendu cette nuit. Je suis prêt. Ca va faire mal, je sais, mais je ne dois pas réfléchir. S'il est doux avec moi, je vais penser à lui, à moi. Et puis je penserais "nous", et je serais foutu.

Il faut qu'il fasse ça vite et puis qu'il s'en aille. Je ne supporterai pas d'espérer une fois de plus une vie pour moi. Les suicides à Noël, c'est bien trop cliché pour que je m'y abaisse. Et puis je ne suis pas encore si lâche. Pas tant que je reste lucide et qu'il fait ça vite. J'ai seulement besoin de cette nuit qui ne mène à rien, juste un souvenir à chérir pour tenir encore un peu le coup. Puisque de toute façon, il s'en ira. Parce qu'il ne voudra pas de moi, n'est-ce pas ?

- A.. Arrête, dis-je.

Draco retire sa main et se recule brusquement. Il croit que je veux qu'il arrête tout, et moi, je n'ai pas la force de parler. Alors je me redresse sur mes genoux, les hanches relevées, et cale ma tête dans l'oreiller, pour qu'il comprenne.

Ce silence fait de mon coeur qui bat dans mes oreilles et de son souffle erratique derrière moi me ferait presque peur. L'attente. Je crois que je ne respire plus parce que j'attends.

Ma tête me tourne et mon sexe est affreusement dur :

- Vas-y. S'il te plaît...

Voilà que je le supplie. Tant pis, ma dignité n'a plus aucune importance. Comme tout ce qui n'est pas lui, d'ailleurs. Lui et ses doigts sur mes hanches, lui et son sexe contre moi. Lui et ses mains qui tremblent comme s'il était sur le point de mourir d'impatience...

Et il s'enfonce.

Ca fait mal. Bordel, j'ai l'impression d'être déchiré à l'intérieur. Je sers les dents pendant qu'il entre, jusqu'à ce qu'il s'arrête. Il passe un bras autour de ma taille, et je m'y agrippe sans réfléchir. J'ai le front posé sur mon bras replié et les yeux fermés. Je respire par le nez, j'essaie de me détendre et je me demande s'il est dedans jusqu'au bout. Ca ne m'aide pas. Draco étouffe un gémissement derrière moi avant de caler son visage dans mon cou, sa bouche ouverte contre mon épaule. Il tremble et il agite la tête. Il ne tiendra pas longtemps immobile, il veut bouger.

Bouger. Je suis sûr qu'il ne pense à rien d'autre que ça. Et maintenant que la douleur s'estompe et que son bras me sert si fort, j'ai envie qu'il le fasse. Mais je ne dis rien.

Pas besoin :

- Potter... Je... Il faut-

Et il abandonne. Le son de sa voix rauque m'excite et je ne sens plus la douleur. Mais quand il recule, ça brûle. Ca brûle et j'en regretterais presque de ne pas l'avoir laissé me préparer. Puis il revient à l'intérieur. Vite et avec un grognement libérateur. Et le plaisir commence à se mêler à cette sensation étonnante d'être étiré, à cette souffrance que j'apprends doucement à aimer.

Il me baise. J'aimerais dire qu'il me fait l'amour, parce que ça y ressemble tellement plus, mais ce n'est pas vrai. Il fait ça bien. Trop bien. Avec des mouvements maladroits, un peu brusques parfois et mal contrôlés. Il ne sait pas trop où poser ses mains sur moi et son bras à ma taille me fait mal. C'est une première fois. Une première expérience entre hommes inexpérimentés, sans la gêne de devoir se faire face, sans les angoisses futiles des adolescents que nous fûmes un temps. C'est bon.

J'ai l'impression qu'il bouge sur moi, en moi, depuis une éternité et que ce ne sera jamais assez. Je bande à nouveau, fort, et j'ai les jambes qui tremblent. Avec chacun de ses mouvements ma tête se rapproche de la tête de lit et j'y appuie mon bras pour pousser en arrière, contre lui. On grogne, on gémit et je suis presque à nouveau étendu sur le ventre.

On est tous les deux en sueur, son torse qui glisse contre mon dos me brûle et il déplace un peu son bras sur ma taille pour avoir une meilleure prise sur moi. Et l'angle change. Du moins je crois, parce qu'il touche un truc à l'intérieur de moi et c'est incroyable. Un courant électrique me transperce et je me cambre intensément. Je cris et je me contracte à l'intérieur.

Et il vient : Draco se tend au dessus de moi et ses hanches me tamponnent d'une suite de mouvements spasmodiques. Et je sens qu'il se vide en moi.

Puis il s'effondre et m'écrase de son poids, mais je ne dis rien.

Encore ce silence...

Etonnant comme la plus inconfortable des positions peut aussi se trouver être l'une des plus agréables. Si j'avais le choix, je crois que j'aimerais mourir comme ça. Pressé entre lui et le matelas. Je me sens bien comme ça.

Enfin, toutes les bonnes choses ont une fin.

Malfoy remue un peu et se retire de moi. Je ne bouge pas. Pas envie. Parce qu'il va partir là, hein ? Et je n'ai pas envie de voir ça.

Il se redresse et j'ai froid. Mais je ne bouge pas. Qu'il s'en aille vite ! Il faut qu'il parte, parce que là, je crois que je suis sur le point de pleurer. Ou je pleure déjà ?

Mais il ne s'en va pas. Ses doigts froids s'accrochent doucement à ma hanche, comme ils l'ont fait un peu plus tôt, et je comprends qu'il veut que je me retourne. Si je pleure, il le verra, mais je n'arrive pas à me résoudre à lui refuser quoi que ce soit. Si ça peu le faire rester un peu plus. Même si je ne comprends pas.

Je suis le mouvement qu'il m'impose, et je me retrouve sur le dos, un bras sur mon visage dans l'espoir de cacher les sillons humides que j'y perçois, puisqu'il semble que j'ai vraiment pleuré - ou peut-être que c'est pour m'empêcher de voir son visage -, mon sexe à moitié dur pointé vers lui et le souffle retenu.

Et Draco se penche sur moi, et retire mon bras.

Je ne fuis pas son regard, pas cette fois. J'ai l'impression que ma conscience joue au yoyo avec mon courage. Ca me saoule. Et pour le coup, je ne vois rien. Ses yeux ne me disent rien. Son visage n'a rien du dégoût, ni de son masque de froideur habituel. Il me regarde juste, et il s'allonge à côté de moi, son torse au dessus du mien. Il saisit ma verge dans sa main et me masturbe. Le visage face au mien, et ses yeux dans les miens. Sans que ça ne signifie rien.

J'ai chaud, mes reins brûlent doucement. Je ne me pose plus de questions. Profitons-en. Je ne sais pas ce qu'il veut de moi, ce qu'il va me donner, quand il s'en ira. Je m'en fous. Je vis tant qu'il est là, ensuite je pourrais crever. Et ça fait longtemps que je n'ai plus peur de la mort, même de cette mort là.

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Il est 8 heures, ce matin. Je ne dors plus.

Draco est parti.

J'ai jouis dans sa main, il m'a embrassé et il s'en est allé.

Je me suis endormi. Grossière erreur.

Parce que, comment je fais pour me lever, moi, maintenant ? Comment je fais pour ne pas rester comme ça, le temps de crever. Il y a son odeur partout dans les draps et sur moi. Je ne pleure même pas.

Peut-être que c'est ça ma fin. Peut-être que je devrais arrêter le massacre.

Ou alors... Ou alors, je me douche et je nettoie les draps. Je me relève, je me coiffe et je range un peu.

Peut-être que ma vie n'est pas finie. Peut-être que ce n'était juste pas la bonne ?

Peut-être que dans celle-ci, il voudra bien de moi...

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Review ?