(!) De très nombreuses personnes lisent cette fanfiction mais je ne reçois pas beaucoup de reviews ! Alors faites un p'tit effort et dites-moi ce que vous en pensez !
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Erik avait failli avoir une crise cardiaque en voyant les murs dénudés de la chambre d'Eliza. Il les avait retapissés depuis moins d'un mois, nom de nom ! Il avait cherché la jeune femme dans toute la maison avant de la découvrir une bière à la main, tranquillement installée dans le canapé. Ses yeux avaient eu un méchant éclair métallique, et la canette d'Eliza s'était broyée sous l'action d'une force invisible. Elle s'était trouvée arrosée par le liquide mousseux des pieds à la tête. Mais elle avait renversé la tête, rit aux éclats et lancé un « vous êtes adorable ! » des plus charmants à Erik.
- Ne te crois pas tout permis ici. Il y a des règles dans cette maison, comme ne pas boire d'alcool quand on est mineur.
En essayant de ne pas le faire paraître, de nouveau Eliza s'était raidie au son du tutoiement.
- Continuez à me vouvoyer, merci. Et j'ai 26 ans, soit tout le loisir de consommer n'importe quel boisson. Je vous prierais aussi de cesser de vous prendre pour mon…
La mutante avait bloqué quelques secondes sur le mot voulu, puis s'était résigné à le remplacer par un « synonyme ».
-… tuteur. Au plaisir, et bonne nuit.
A ses yeux l'incident était clos et elle était partie dans sa chambre se changer.
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Peu de temps après le « clash » entre elle et Erik, Eliza profita de sa matinée pour repeindre la chambre dans un jaune pétillant. Comme elle s'était levée très tôt, elle finit le relooking de la pièce aux environs de dix heures. Elle décida que le moment de déjeuner était arrivé et descendit à la cuisine. Les occupants du Manoir, la mine ensommeillée, buvaient tous de grands bols de café chaud. La jeune fille fouilla dans chacun des placards avant de mettre la main sur le chocolat en poudre. Et oui, certaines de ses vieilles habitudes ne la quittaient pas ! Une fois les tartines grillées et le lait fumant, elle s'assit enfin à table.
- Pourquoi as-tu des tâches jaunes sur ta figure et tes vêtements ? demanda Sean, perplexe.
- J'ai repeins ma chambre, répondit-elle aimablement. Au fait, nous ne nous sommes pas vraiment présentés. Moi c'est Eliza, je viens d'Allemagne… ou de Russie, peu importe, et vous ?
Chacun se présenta dans un joyeux brouhaha.
Et c'est alors que les deux personnes les plus opposées au monde entrèrent en même temps dans la pièce, chacun par une porte différente. Logan et Charles.
Eliza eu un haut le cœur, se leva précipitamment en renversant sa tasse et s'enfuit en courant. Charles, ébahi, regarda tour à tour l'homme et la silhouette fuyante, avant de hurler à Logan d'aller voir Erik en haut. Puis il s'élança à la poursuite de la jeune femme : elle avait l'air mal en point et il ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose.
Elle courait vite, et le professeur ne la rattrapa que lorsqu'elle se laissa tomber au milieu des herbes folles bordant la forêt. Il n'osait pas lui proposer son aide, mais sentait qu'il lui fallait faire un geste. Il s'assit donc à côté d'elle. Son esprit tentait de pénétrer celui d'Eliza, sans qu'il y put grand-chose. Celle-ci eu une réaction pour le moins étrange et disproportionnée. Elle se prit la tête entre les mains et hurla de douleur.
- Sortez de mon cerveau !
Le télépathe musela sa mutation et prit la jeune femme dans ses bras.
- Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris.
Celle dernière se contracta au toucher de ce corps étranger, puis elle posa doucement son front contre le cou de l'homme. Eliza s'enivra de l'odeur de Charles qui la serra plus fort contre lui, et ils restèrent dans cette position un très long moment.
- Il ne faut pas, chuchota-t-elle d'un ton éteint.
Elle se dégagea de l'étreinte du professeur et rentra au manoir. Le jeune homme la suivi, attristé mais aussi inquiet de l'état de son hôte.
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Aux environs d'une heure du matin, trop agité pour dormir, il sortit de son lit et entra dans la chambre d'Eliza. Elle dormait, couchée sur le côté du lit, un bras pendant dans le vide. Une gamine, songea-t-il. Il se pencha au-dessus d'Eliza au visage fatigué, et son esprit pénétra le sien. Seulement une poignée de secondes, car la mutante se réveilla en sursaut et cria. Il dégagea rapidement de son cerveau, reculant vers la porte. Eliza roulait des yeux affolés en se massant les tempes.
- Je ne voulais pas vous réveiller, je… vous m'intriguez. De quoi avez-vous peur, Eliza ? Comment votre esprit peut-il réagir à ce point à ce qui est pour d'autres totalement indolore ?
Il se rapprocha d'elle.
- Je n'ai peur de rien, et surtout pas de vous. Vous avez osé vous introduire dans ma tête alors que je dormais. Vous êtes lâche, hypocrite et imbécile. Je m'en vais, je ne suis plus en sécurité ici.
Elle savait qu'après la gifle qu'il venait de se prendre, le professeur n'aurait de cesse que d'obtenir son pardon. Elle voulut se lever, en bonne comédienne, et ne fut pas surprise qu'il la retienne, la clouant au lit par les poignets.
- Ne partez pas, Eliza. Je voulais simplement voir ce qui ne va pas.
Elle le regardait avec ses grands yeux bien ouverts, essayant de sonder l'âme du télépathe. Ce dernier était sincère, il n'avait pas voulu indisposer son hôte par sa curiosité. Il ne pensait pas qu'endormie, sa réaction serait aussi violente.
Charles se rendit compte que son visage n'était plus qu'à quelques centimètres de celui d'Eliza. Il n'osait pas l'embrasser, alors il se releva et se dirigea d'un pas incertain vers la porte.
- Vous êtes tellement courageux, Mr Xavier, ironisa-t-elle.
Il en avait marre qu'elle le prenne pour un vieux chiant coincé à l'égo sur développé qui ne s'amuse jamais. Si elle m'avait connue cinq mois plus tôt, dragueur et immature… Charles avait le goût amer de la jeunesse fuyante dans la bouche. Eliza s'était levée, elle fumait une cigarette sur le balcon. Il lui trouvait un air de star de l'âge d'or hollywoodien. Sa façon de tenir sa Vogue entre le bout de ses longs doigts fins, ses cheveux relevés en un chignon à moitié défait, ses cils noirs et recourbés abritant des yeux levés au ciel, là où les étoiles de minuit brillent encore… Il lui en voulu de le faire se sentir à côté de la plaque. Il vint se poster près d'elle, humant l'air plein de promesses de cette nuit d'été.
- Vous ne savez rien, dit-il.
- Et c'est tant mieux.
Elle posa son regard sur lui.
- Il est plus sage de ne rien connaître des gens qu'on souhaite aimer. N'est-ce pas ?
- Vous êtes très belle, très agaçante aussi, et ça me suffit.
Elle rit aux éclats et serra sa main très fort.
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So ! Ce deuxième chapitre vous a-t-il donné envie d'en savoir plus ? Qui verriez-vous pour interpréter Eliza au cinéma ? A bientôt pour la suite ;)
