(!) De très nombreuses personnes lisent cette fanfiction mais je ne reçois pas beaucoup de reviews ! Alors faites un p'tit effort et dites-moi ce que vous en pensez !

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Les résidents du manoir eurent un coup au cœur le lendemain matin. Ils avaient émis des hypothèses sur l'identité de la personne avec qui Charles avait passé la nuit, étant donné qu'ils avaient tous perçu des ondes de plaisir émanant directement du cerveau du professeur. Les deux prénoms qui revenaient le plus étaient Moïra et Erik, dont l'attirance pour le télépathe leur semblait louche. Qu'elle ne fut pas leur surprise en voyant arriver le lendemain matin Charles en compagnie d'Eliza, cette dernière une main négligemment passée dans la poche arrière du jean de son compagnon.

- Tu me dois 50 balles ! hurla Sean fou de joie dans l'oreille d'Alex.

En effet, le Hurleur avait été le seul à parier pour le couple Charles-Eliza. Alex le fusilla du regard et lui tendit quelques billets sortis de mauvaise grâce de son portefeuille. Le professeur sourit en voyant le pari dont il avait fait l'objet, mais remarqua, amer, qu'Erik n'était pas là. Depuis hier il s'était enfermé dans sa chambre avec Logan, et Charles ne pouvait s'empêcher de trouver cela assez étrange. Il planta donc sa nouvelle chérie dans la cuisine après un rapide baiser et monta à l'étage voir son ami. Celui-ci était en plaine discussion avec Wolverine.

- Pas de problème, disait ce dernier, je vais là-bas, je le fais parler, je le tue et je te donne les informations récupérées. Avec, tu m'aides à retrouver Stryker et je m'occupe de la f…

Les deux hommes s'interrompirent en voyant entrer Charles. Logan se mit à rire.

- Bonne séance de baise, à ce que j'ai cru comprendre, prof' !

Le visage d'Erik se ferma, Charles ouvrit la bouche :

- En effet, voilà quelque chose dont vous ne devez pas avoir souvent fait l'expérience.

Wolverine fit jaillir sa griffe centrale à l'adresse du télépathe, puis se tourna vers Erik.

- Marché conclu. A bientôt.

Ils se serrèrent la main et Logan sortit de la pièce. Le bruit caractéristique du moteur de sa grosse cylindrée se fit entendre, puis plus rien.

- De quoi avez-vous parlé ? s'enquit Charles. Ce mutant est instable et peut-être pas digne de confiance, tu le sais, et j'espère que tu ne lui as rien révélé qui puisse nous nuire.

- Ne t'inquiète pas. Je l'ai simplement aidé à retrouver l'homme qui a contribué à le rendre invincible puis amnésique, afin qu'il le questionne sur son passé.

Charles sentait bien que le manipulateur de métal lui cachait quelque chose, mais il préférait attendre que ce dernier lui en parle de lui-même. Il ne fit donc aucun commentaire et le reste de la journée se déroula sans encombres.

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Un matin, Erik, qui ne supportait qu'avec peine l'attirance de son ami pour cette jeune dévergondée, lutta malgré tout contre sa répulsion et vint frapper à la porte de Charles. Il désirait l'entretenir de sujets importants, mais surtout l'éloigner d'Eliza.

Le professeur ouvrit la porte, torse nu, et Erik remarqua les muscles bien dessinés et attirants de son ami.

- Je vois que tu as pris la peine d'enfiler un jean, dit Erik d'un ton sarcastique mais dur.

- En effet, répondit l'intéressé en fronçant les sourcils, ne comprenant pas l'attitude de l'homme en face de lui. De quoi souhaite-tu me parler ?

Entre temps la jeune femme s'était approchée des deux interlocuteurs, habillée de sa nuisette la plus minuscule, sexy en Diable, et les regardait de son air mutin. Quand Erik daigna lever les yeux vers elle, elle s'écria à son encontre « Bonjour ! » gaiement et vint lui coller une bise sur la joue. Elle avait envie de semer la pagaille entre ces mutants, de jouer avec eux, qu'ils se battent pour elle, qu'elle soit leur centre du monde et qu'ils cessent d'être toujours fourrés ensemble. L'homme aux prunelles métalliques lui jetait des regards d'envie et de mépris mêlés. Ravie du succès de son petit jeu, Eliza se plaça derrière Charles et le serra amoureusement dans ses bras. Puis, avec langueur et nonchalance, elle fit descendre ses mains le long de son torse et les passa dans l'interstice entre son caleçon et son pantalon. Erik et Charles essayaient de se concentrer sur leur discussion qui partait dans tous les sens, dans ces conditions cela devenait difficile de poursuivre. Le professeur prit le ton le plus pro qu'il connaissait pour dire à son ami :

- Je crois que ma colocataire a besoin de me montrer quelque chose. Je te rejoins dans moins d'une heure, ça te va ?

Mais Eliza ne l'entendait pas de cette oreille. Elle retira ses mains et agrippa le bras du manipulateur de métal.

- Oh, reste ! Charles, est-ce qu'il ne peux pas se joindre à nous ? Ce serait tellement bien ! Dites oui !

Le télépathe rougit jusqu'aux yeux et Erik s'étrangla. Elle est folle, songèrent les deux hommes, qui avaient passé l'âge de faire ce genre de bêtises. Après tout, c'est un bon moyen pour être avec Charles ET profiter d'Eliza, pensa Erik qui se laissa entraîner par la jeune mutante dans la chambre du professeur. Il fit une moue signifiant « Désolé, on ne peut rien lui refuser » à son ami. Charles sentit un pincement de jalousie lui étreindre le cœur. Cette fille, c'était la première avec qui il couchait et qui était encore là après plusieurs nuits. Avant, il les faisait toujours partir au matin, très tôt, avant que Raven ne soit réveillée. Et là, l'objet de ses tourments embrassait à pleine bouche le manipulateur de métal et commençait même à lui enlever ses vêtements. Il hésita un bref instant avant de les rejoindre, songea qu'il n'allait tout de même pas le laisser profiter de sa copine seul et s'assit sur le lit. Eliza était assise à califourchon sur Erik dont la chemise ouverte laissait entrevoir le corps bien bâti. Dévasté par un flot d'impuissance et de convoitise, il se releva en faisant comme si tout cela lui était égal et sortit de la chambre en claquant la porte. Il est jaloux, songea avec satisfaction la jeune mutante. Elle se dégagea de l'étreinte d'Erik embêté par la réaction de Charles et se rua à la suite du télépathe. Elle le rattrapa dans le couloir et le fit s'arrêter.

- Charles ! Stop ! Je suis désolée, je pensais que ça vous ferait plaisir…

Eliza fit une moue de chien battu, mais Charles ne la regardait pas. Il était très peiné.

- Je croyais que… De toute façon, tu n'es jamais content. Tu le regardes comme si c'était la plus belle création de ce monde et quand je t'offre un moyen de le sauter tu fais la gueule !

Faisant semblant d'être vexée, elle fit volte-face et marcha à grands pas en sens inverse. Deux bras puissants la soulevèrent du sol et une bouche vint murmurer au creux de son cou :

- La plus belle création, c'est vous. Et je ne veux personne d'autre.

Eliza sourit, et aperçut du coin de l'œil Erik s'éclipser. Son plan avait parfaitement fonctionné.

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Hey me revoilà ! Elle est chiante Eliza non ? Et manipulatrice avec ça ! Est ce que vous l'aimez bien quand même ? A la semaine prochaine !