(!) De très nombreuses personnes lisent cette fanfiction mais je ne reçois pas beaucoup de reviews ! Alors faites un p'tit effort et dites-moi ce que vous en pensez !

oOoOoOoO

Eliza suivait le même entraînement que les autres habitants du manoir, à la différence que souvent, le soir, elle allait s'enfermer seule dans le bunker sous la maison servant aux essais d'Alex. Charles se heurtait toujours à une porte close lorsqu'il venait la chercher aux alentours de neuf heures. Il attendait cinq minutes que le boucan cesse, et une odeur caractéristique de brûlé lui chatouillait désagréablement le nez. Enfin, elle daignait lui ouvrir. Il ne cherchait pas à savoir et ils rentraient tout deux au château après une petite ballade en forêt.

Lorsque les mutants furent prêts et que la menace Shaw devint tangible, il fut décidé qu'ils partiraient à Cuba le stopper dans deux jours. Eliza, elle, s'en allait seule à Hollywood. Du moins c'était ce qu'elle prétendait. Cette nuit était la dernière que les deux amants passaient ensemble. Pour l'instant, ils étaient chacun dans leur chambre, l'horloge de la cuisine indiquait dix heures moins cinq et personne ne dormait encore. Le télépathe, avant de rejoindre la jeune femme, attendait à chaque fois que tout le monde soit endormi ou qu'ils soient seuls. Il ne voulait pas s'afficher de façon incommodante avec la mutante qu'il aimait, car il savait inconsciemment que cela en indisposait plus d'un. Son Audrey Hepburn ne faisait pas l'unanimité.

Quand tout bruit dans le manoir eut cessé, Eliza descendit dans le salon. Elle erra un moment dans la pièce, effleurant de ses doigts menus les différents meubles, s'imprégnant de cette atmosphère cossue qu'elle allait bientôt quitter. Elle s'immobilisa, posa ses mains à plat sur la grande table en bois de hêtre, et sursauta au contact d'une paume bienveillante sur son épaule.

- Vous m'avez fait peur, Charles.

Sans répondre, il déposa un baiser au creux de son cou. Elle sourit, charmée.

- Vous semblez tendue. Voulez-vous que je ranime un de vos souvenirs ? Un qui vous soit agréable. Il paraît que l'expérience agie comme un massage, qu'elle détend.

- Je n'ai pas de belles réminiscences. Ne vous fatiguez pas pour rien. Qui plus est, mon cerveau vous rejette.

- Enfin ! On a tous vécu des moments plaisants ! Comment pouvez-vous dire ça ?

La jeune femme se crispa. Elle ne supportait pas qu'on fasse allusion à son passé.

- Si vous êtes malheureuse, Eliza, vous pouvez m'en parler. Je ne suis pas très bon psy, mais cela me ferait très plaisir de vous aider, ajouta Charles avec un petit rire.

Sa plaisanterie sonna faux, et la mutante se dit que s'il ne se taisait pas, elle allait le frapper.

- Je vais y aller, murmura-t-elle d'une voix blanche.

- Vous partez ?...

Le professeur sembla déboussolé.

- … Oh… Je pourrais vous retenir, vous savez, mais vous êtes libre.

Eliza, qui s'était éloignée de quelques pas, explosa.

- Ta gueule ! Mais ta gueule putain ! Évidemment que je suis libre, manquerait plus que je sois ta prisonnière ! Tu te crois autoritaire et puissant parce que tu maîtrises les esprits. Mais tu pourrais bien avoir des surprises ! J'en ai plus qu'assez de ta fausse bonté et de ta pitié ! Tu m'insupporte !

Un vase qui se trouvait sur son chemin lui servit de projectile, et elle rata de peu sa cible.

- Et cessez une bonne fois pour toutes de dire que vous ne vous servez pas de votre mutation pour faire le mal. C'est faux !

Charles voulut ouvrir la bouche, ce qui eut pour effet de décupler la colère de la jeune femme : elle saisit un chandelier un argent massif trônant sur la cheminée et se rua sur lui. Le professeur tenta aussitôt de calmer sa folie en infiltrant son esprit. Le choc fit basculer Eliza qui tomba à genoux. Elle se tenait la tête en hurlant, résistant de toutes ses forces à l'intrusion. Le télépathe prit peur qu'elle réveille la maison et voulu la faire taire en localisant son pouvoir sur la zone de son cerveau prévue à cette effet. La mutante se tordait de douleur, bien que Charles se contenta d'essayer de l'apaiser. Le corps d'Eliza était agité de convulsions, et elle fini par lever de grands yeux emplis de folie vers lui avant de s'évanouir. Le télépathe la rattrapa avant que sa tête ne vienne heurter le dallage dur et froid de la pièce commune. Il s'en voulait, mais ne comprenait pas la rage d'Eliza, gisant inconsciente entre ses bras.

Elle se réveilla un peu plus tard, et dès qu'elle reprit connaissance eut un élan avec pour but d'étrangler Charles. Mais ce dernier la serrait contre lui, la dévorant du regard. Elle ne pu s'empêcher de glisser, de se noyer dans ces prunelles bleues comme un ciel d'été. Il se pencha vers elle et l'embrassa tendrement. Elle se laissa faire, en signe de paix, tout deux n'ayant besoin de guère plus pour s'accorder sur la nature passée de leur dispute. Eliza glissa ses mains dans les cheveux bruns de l'homme qui se tenait près d'elle.

A SUIVRE...

Allez les loulous ! je vous laisse cogiter sur la suite de cette scène : pensez -vous qu'ils vont coucher ensemble ou bien va-t-il se passer quelque chose les en empêchant ? Cela promet bien des surprises et je vous donne rendez-vous à samedi !

P.S : n'oubliez pas la petite review m'sieurs-dames !