RaR :
BeN : Merci pour ta review, ça me fait plaisir de savoir que quelques-uns suivent tout-de-même cette histoire ^^' J'espère que ce chapitre plaira, et comme j'ai pris habitude de publier tous les samedis, je pense m'en tenir à ce rythme-là ^^
Chapitre 4 :
PoV – Zylphia
« Phia ! Réveilles-toi ! On part en vacances ! » Une forte voix empli ma tête, et je me relevai lentement, me sentant légèrement désorienté et vertigineuse. Finny sautait partout excité, courant partout dans la chambre.
« Vraiment ? Comme c'est amusant. » J'étais sur le point de sortir du lit, lorsque je me souvins d'une bien malheureuse plaie à mon cou.
« Finny, tu veux bien sortir un moment s'il-te-plait ? Je ne peux pas vraiment partir en vacances en chemise de nuit, non ? » Je souri, le chassant de la chambre.
« B-bien sûr que non ! Je pars immédiatement ! » Il sortit en courant, et je grimaçai au bruit d'effondrement qui suivit. J'enlevai la chemise de nuit étonnamment propre, réfléchissant à ce qu'il s'était passé la veille. Je ne pensais pas que Sebastian était quelqu'un d'aussi impatient. Mais bon, je suppose que je dois être tenue pour responsable également, je n'ai pas arrêté de le tenter.
« Foulard… foulard… » Je m'habillai rapidement, m'assurant de bien cacher les marques de morsure. Je me vengerai.
Les deux voitures étaient préparées devant la porte principale et je saluai le reste du personnel excité. Mey-Rin sembla devenir toute rouge, et lorsque Sebastian arriva à côté de moi avec le petit comte, du sang s'écoula de son nez. Ah… Je vois… Mey-Rin a surpris notre petit jeu… Tant mieux, autrement il ne se serait peut-être pas arrêté.
Je lançais un clin d'œil à Mey-Rin, posant un doigt contre mes lèvres pour lui intimer de se taire. Elle commença à paniquer, et je souriais diaboliquement. Ça sera notre petit secret.
« Phia ! Il y a une place pour toi ici ! » Bard sourit exagérément, donnant un grand coup sur le siège à côté de lui. Je lui souris en retour, mais je secouais la tête de droite à gauche.
« Je vais faire de la vie de Sebastian un véritable enfer. » Je pointais du doigt le siège du conducteur de la voiture où Sebastian s'assit, le regardant rire à mes mots.
« Qu'y a-t-il de si drôle, Sebassy ? Je n'ai pas le droit de jouer sur les mots non plus ? Tu devrais y être habitué… Je sens que je vais bien m'amuser durant ce voyage… » M'accrochant au bord de la voiture, j'étais sur le point de me hisser sur le siège lorsqu'une main attrapa la mienne, me projetant presque contre le siège.
« Ne serait-ce pas plus simple de demander de l'aide ? »
« Peut-être qu'une certaine personne ne devrait pas affaiblir une pauvre fille en la vidant de son sang. » Je balançai ma tête d'un côté à l'autre exagérément, gloussant presque.
PoV – Sebastian
Sebastian fixait le foulard autour du cou de Miss. Knight, se léchant les lèvres au souvenir du goût de son sang. Il se souvenait difficilement de la dernière fois qu'il avait goûté quelque chose d'aussi profondément satisfaisant, excepté son jeune maître bien évidemment. Mais le goût de la jeune femme avait beaucoup de saveurs différentes, de la tristesse, du désespoir, ainsi que d'autres.
« Je n'aime pas cet air, Sebassy… a quoi penses-tu ? » Elle pencha sa tête plus près de lui, inspectant son visage comme s'il y avait quelque chose de caché. Il la regarda en retour, lâchant une main pour poser un doigt ganté à ses lèvres. Elle lâcha un miaulement, faisant la moue avant de secouer ses cheveux.
« Et maintenant ? Comment suis-je supposé ne pas craquer alors que vous avez une attitude si adorable ? »
« Si tu me mords encore une fois, ne t'attends pas à ce que je sois aussi complaisante. Je n'aurais pas peur de te mordre à mon tour. Même si je ne m'attends pas à ce que le sang démoniaque soit si agréable que ça… Qu'en dis-tu, Sebassy ? Ne crains-tu pas cette expérience ? » Elle s'accroupit un peu, comme si elle était prête à lui bondir dessus.
« Expérience ? Si on se met à parler d'expérience, le sujet peut très facilement s'élargir… » répondit-il d'un ton narquois, la regardant expirer et s'effondrer en arrière, complétement imperturbable par ses avances. C'est vraiment quelque chose que d'essayer de séduire une vieille âme… J'en perdrais presque confiance en mes « charmes »… mais c'est ce qui rendra mon festin encore plus satisfaisant.
PoV – Zylphia
Sebastian tira sur les rennes d'une main, dégantant l'autre de ses dents.
« Oh ! Sebassy ! Je t'applaudis, on dirait bien que tu ne fais rien sans être aussi splendide ? » J'applaudissais lentement, le laissant deviner si je me moquais de lui ou le complimentais. J'observai sa main, examinant les motifs qui s'y trouvaient.
« C'est très joli… ah… maintenant je veux voir le symbole du petit comte aussi ! » dis-je doucement, essayant de ne pas attirer l'attention du démon. J'écoutais les trois domestiques chanter derrière, fredonnant un air également. Sebastian sembla un peu désarçonné lorsqu'il voulut remettre le gant, et je ris. L'aidant, je secouais de la tête en le regardant.
« On dirait bien que même les démons ont besoin d'aide parfois »
PoV – Global
Tout en regardant droit devant lui, Sebastian rigolait.
« Vois Madame Sparrow,
Attendant son mari,
Tous ses enfants s'allongeant,
Comme elle, proche de sa fin. » Elle commença à chanter doucement, souriant de toutes ses dents lorsqu'elle s'arrêta.
« Tu veux savoir de quoi la chanson parle ? » demanda-t-elle. Il lui sourit en retour, fallacieux.
« Non. »
« Là où j'habitais habituellement, tout le monde connaissait ce couple marié. Ils avaient l'air vraiment heureux, le couple parfait. Mais en réalité, ils avaient beaucoup de problèmes. Ils ne pouvaient avoir d'enfants, si bien qu'à chaque fois qu'elle était enceinte, la femme faisait une fausse-couche. Rejetant la faute sur sa femme, son mari la quitta pour une autre, et elle se retrouva absolument seule. Bien sûr, on apprit cette histoire uniquement après son suicide, et comme nous n'étions que des enfants à l'époque, nous en avions inventé une chanson. Nous n'étions pas autorisés à la chanter bien évidemment, mais nous le faisions quand même. Maintenant, cette chanson s'appelle 'Au Crépuscule de Madame Sorrow*'. À l'origine, cette chanson s'appelait 'Au Crépuscule de Madame Sparrow ', tu sais parce que c'était son nom, mais quelqu'un a mal entendu, ou a juste pensé que cela sonnait mieux. »
« Les enfants ont l'air assez morbides là où vous habitiez… » commenta Sebastian sèchement.
« Vraiment ? Cela m'ennuie qu'ils aient modifié le nom de la chanson, maintenant la seconde strophe n'a plus aucun sens. »
« Vois Madame Sparrow,
Attendant son mari,
Tous ses enfants s'allongeant,
Comme elle, proche de sa fin.
Elle qui était si joyeuse,
Ne fait que pleurer désormais.
Et tout le monde ne craint,
Le moment où l'oiseau l'éteint.
Regarde la jeune femme attendre,
Attendre Mr. le Faucheur.
Et même si la Lune vint à disparaître,
Elle comptera chacun de ses soupirs. » finit-elle, continuant à fredonner.
« C'est l'entrée du village. » Il arrêta les chevaux après l'enseigne.
« Le symbole du 'meilleur ami de l'homme'… Comme c'est charmant ! » Elle applaudit, oubliant les cris d'incrédulité derrière eux.
PoV – Zylphia
Des crânes et de la terre sombre étaient dispersés un peu partout alors que je détaillais les alentours avec impatience.
« J'ai oublié de le préciser, mais c'est l'endroit où on passera ces vacances. » dit le petit comte nonchalamment.
« Très bien ! En avant ! » J'applaudissais des mains, pointant vers le brouillard et les arbres denses, où je vis une ombre. Cela ressemblait à une vieille femme, mais on passa trop vite pour que j'en suis sûre. J'entendis la charrette derrière nous s'arrêter, puis plusieurs cris se firent entendre. Je baillai, lançant un coup d'œil à la femme en retrait, me demandant pourquoi les autres avaient l'air si terrifiés.
« J'ai entendu dire que plusieurs personnes dans ce villages ont été tué ou sont portées disparues. La population de ce village a diminué d'un tiers en l'espace de dix ans. Enquêter et résoudre la situation est l'une des missions qui m'a été confié. » Le petit comte regarda en arrière, observant la vieille femme.
Yay ! Mystères !
Alors qu'on roulait dans la ville, l'aboiement des chiens et la sonnerie des cloches nous accueillit. Chiens… Je ne les apprécie toujours pas… mais bon, je peux essayer ! Regarde, ils ont l'air mignon…
Je regardai un petit garçon donner un ordre à un petit chien gris, qui lui obéit joyeusement. Ils ont une forte mâchoire…
« La méthode de la carotte ou du bâton a toujours l'air de marcher pour les rendre obéissants. Une scène magnifique, n'est-ce pas ? C'est pourtant dans les gênes de l'animal. Tout faire pour obtenir les faveurs de l'homme, acceptant même un collier autour du cou… C'est un concept absolument insondable pour moi. » La voix du démon suintait de malice.
« Où veux-tu en venir ? » l'interrompit le petit comte avec impatience.
« Eh bien, en tenant compte de vos propos, puisque je suis une personne plutôt féline, je n'aime pas les chiens. En réalité, je les déteste. » répondit le majordome avec un large sourire trompeur, et je contins difficilement un fou rire lorsque l'enfant aboya.
*oOo*
On arriva enfin au manoir lugubre, où une jolie femme de chambre nous accueillit. Son visage était encadré par de courts cheveux d'argent et sa voix s'éleva jusqu'à nous en une douce mélodie.
« Êtes-vous le groupe Phantomhive ? » demanda-t-elle.
« Oui. »
« Bienvenu au château des Barrymore. » Elle s'inclina gracieusement.
« Le maître attendait votre arrivé. » Sebastian ne sembla pas distrait le moins du monde par ses manières élégantes, il paraissait même plutôt suspicieux.
« Que-quelle jolie jeune femme ! » s'extasia Mey-Rin.
Je remarquai l'expression charmée de Finny, dont les yeux débordaient d'admiration. Elle nous conduit à l'intérieur de la maison, et j'observais avec étonnement les différentes têtes d'animaux accrochés aux murs. Un petit bruit de sifflement attira mon attention, et je tournais la tête pour voir la jolie bonne se faire fouetter par un homme costaud et bourru. Ce genre de comportement… m'exaspère.
J'empoignai le poignard à ma manche, le faisant rouler entre mes doigts.
« Qu'est-ce que c'est que ce Chihuahua ? Je t'avais dis de m'amener l'envoyé de la Reine ! Angela, tu n'es même pas capable d'une chose aussi simple que ça ? » Il continua l'affreuse torture, tandis que je le regardais méprisante. Bondissant vers eux, je glissais devant la bonne, recevant un violent coup de fouet au visage. Le visage en feu, j'attrapais tout de même le bout du fouet et tirais dessus d'un coup sec, le faisant s'envoler des mains du tortionnaire. J'empoignai l'instrument de torture à la poigné, le faisant glisser de tout son long entre mes mains.
« Cela fait très, très longtemps que l'on ne m'a pas fouetté, ça fait très mal, vous savez… » Je serrai fortement le fouet entre mes mains.
« Qu'est-ce qu'il nous fait, le Labrador ? Essaies-tu de me rabaisser ? » Ah, j'ai une race moi aussi ? Hehe, au moins on ne me traite pas de Chihuahua.
« Oui. » Je tendais mes mains, mais une gantée me retint.
« Rassurez-vous, la lettre est arrivée au bon destinataire. » Le petit comte s'assit calmement, tandis que Sebastian me forçait à lâcher le fouet, souriant méchamment alors qu'il piquait du doigt la marque sur mon visage. Ow.
« Je suis Ciel Phantomhive. »
« Es-tu entrain de me dire que ce Caniche est l'envoyé de la Reine ? » dit l'homme, incrédule.
« Vous n'acceptez pas les petits chiens, Lord Henry ? » dit le petit comte en souriant.
*oOo*
Je sortis dehors pour aider les autres avec les bagages, rentrant presque dans un Finny pensif.
« Elle est mignonne, n'est-ce pas ? » dis-je avec coquetterie, lui donnant un petit coup de coude.
« N-non ! Je veux dire, si, mais, je ne pensais pas à… » Il me tourna le dos, rouge comme une tomate, tandis que je lui donnais des sacs.
« Oui, oui. Maintenant aides moi à porter ça à l'intérieur. » Je me retournais pour prendre le reste, et l'apportai dans la demeure. Nous étions enfin installés dans une petite chambre, où nous commençâmes à discuter avec Angela.
« Tu es la seule femme de chambre pour toute la maison ? » s'exclama Bard.
« C'est incroyable ! Je vous admire tellement, Miss. Angela ! » dit Mey-Rin, les yeux pétillants.
« Tu vas presque de pair avec Sebastian ! S'il n'en tenait qu'à lui, je suis sûre que Sebastian s'occuperait volontiers de toutes les tâches quotidiennes lui-même ! » Je lançai un coup d'œil aux autres, qui me regardaient avec un air penaud.
« Je ne suis pas si incroyable. Je n'arrête pas de faire des erreurs. » dit Angela avec modestie.
« S'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour t'aider, fait-le nous savoir ! Puisque nous sommes tous des servants, autant s'unir. Pas vrai, Finny ? » s'exclama Bard.
« Ouais ! Bien sûr ! » dit Finny avec enthousiasme.
« Comme vous êtes adorables ! » dit-elle, nous souriant avec gratitude. Une sonnette nous interrompit soudainement.
« Excusez-moi, mais le maître m'appelle alors je vais devoir vous laisser. » Elle tournoya gracieusement, avant de s'enfuir rapidement par la porte. Alors qu'elle partait, j'appuyais la marque brulante sur mon visage contre le marbre froid de la table.
« Ah, oui ! J'ai remarqué cette marque, que-t-ai-t-il arrivé, Phia ? » Bard scrutait mon visage à l'horizontale, essayant d'apercevoir la blessure. Je m'éloignais de lui en souriant, me levant pour partir.
« Oh, ce n'est rien. J'essayais juste d'éduquer un vilain chien. »
*oOo*
J'apercevais Sebastian alors qu'il était sur le point de partir, tandis que d'une gifle soudaine, quelque chose de froid était collé à mon visage. La sensation était agréable contre la plaie, et je relâchais un soupir de satisfaction, appréciant la douleur cuisante s'évanouir. Sebastian arborait son petit air suffisant de d'habitude, ajustant le bandage sur mon visage.
« Comme je vous l'ai déjà dit, cela serait avantageux pour nous deux que vous preniez soin de vos blessures. »
« Arrête, ce n'était qu'une petite blessure. Ce n'est pas comme si j'allais en mourir, et si tu commences à vouloir soigner la moindre de mes petites écorchures, pourrais-tu au moins faire preuve d'un peu de galanterie ? Tu m'as blessé plus que tu ne m'as soigné en m'appliquant ce bandage. » Je frottais ma joue, faisant un peu la moue. Il soupira avec exaspération, retirant le médicament de ma joue avec douceur. Changeant radicalement de comportement, il nettoya ma plaie tendrement, plus doux que d'habitude. Il me sourit narquois, et je lui souriais en retour, satisfaite.
« Tu vois, ce n'était pas si difficile. » Je m'étirai un peu, lui donnant un petit baiser sur la joue. Je n'étais pas tout à fait sûre de moi concernant ses intentions, ainsi je m'éloignai rapidement, lui envoyant un baiser volant moqueur.
« Merci, Sebassy. »
Il parut surpris, avant d'afficher un sourire mauvais sur ses lèvres.
*oOo*
*Sorrow : Peine, chagrin
Ah et dsl pour la traduction trop pourrie de la chanson, jsuis une quiche en rimes ^^'''
