Bon eh bien je reviens avec un petit bonus !
Il est court, mais c'est un bonus donc bon…
Par contre c'est que de la guimauve, désolée (enfin non je suis pas désolée, j'aime la guimauve moi :p) ~
J'espère que vous apprécierez cette conclusion toute fluffy !
Bonne lecture !
Disclaimer : Toujours le même !
Ivan se sentait tendu. Il était presque arrivé à la salle de réunion où les nations se réunissaient dans une petite heure, et il ne savait pas du tout comment se comporter.
Après qu'Alfred l'ait recueilli et qu'ils aient assouvi un siècle d'amour refoulé, son gouvernement avait tenu à ce qu'il rentre par le premier avion.
Si seulement Alfred avait prévenu qu'il embarquait le russe chez lui, mais non, il l'avait emmené chez lui sans prévenir aucun de leur patron.
Et avait donc failli déclencher un incident diplomatique, heureusement qu'Ivan avait réussi à faire croire à son boss que son message comme quoi il partait en Amérique avait dû se perdre.
Mais voilà, ledit patron l'avait interdit de communiquer avec son petit Alfred (comme si ce dernier pouvait avoir une quelconque influence politique sur lui…) durant un certain temps pour le « punir » de la peur qu'il lui avait fait.
Du coup cela faisait un mois qu'ils ne s'étaient parlé, même par messages, et Ivan avait très envie de revoir son petit tournesol. Ils avaient beaucoup de temps à rattraper.
Devant la porte, il compta quelques secondes et entra. Alfred, Matthew, Francis et Arthur étaient déjà présents mais ce n'est pas ce qui retint l'attention du russe.
Un gros bouquet de tournesol l'attendait à sa place et il se figea en écarquillant les yeux à cette vue.
-… je crois qu'il a bugué, commenta Arthur avec humour.
-Tais-toi Arthur ! le sermonna Francis.
Ivan gagna sa place sans rien dire et regarda les fleurs, sans trop y croire.
C'était la première fois de toute sa vie qu'on lui offrait des fleurs.
Un sentiment étrange, tout chaud et très agréable prenait naissance dans son ventre alors qu'il touchait les pétales.
Il remarqua alors qu'Alfred s'était levé et lui tendait un vase rempli d'eau, des rougeurs sur les joues.
Ivan les plaça à l'intérieur et planta son regard dans celui de l'américain, le cœur battant.
Le sentiment étrange s'était désormais étendu dans chaque parcelle de son corps et il avait l'impression, pas dérangeante pour un sou, qu'une nuée de papillons s'était logée dans son estomac.
-Francis, Mattie, je crois qu'on a oublié d'ouvrir la salle de détente pour que les autres prennent un café avant de venir ! fit soudain Arthur en se levant rapidement.
-Et de fermer les fenêtres ! s'exclama le canadien.
Francis sourit largement et poussa son compagnon et son ancienne colonie et prenant bien soin de refermer la porte.
Les deux puissances mondiales se retrouvèrent alors seules dans la pièce, entourée d'un silence, qui n'était pas pesant. Ils se dévisagèrent un instant, se dévorant mutuellement du regard, avant que le plus jeune ne fasse un pas en avant.
Leurs mains se lièrent alors, bientôt suivies par leurs lèvres, avides de contact. Ils ressentaient le besoin de se découvrir plus encore, mais se continrent, sachant parfaitement que leur tranquillité serait relativement courte.
Mais cela leur allait. Ils étaient enfin ensemble. Enfin.
Les deux nations s'abandonnèrent dans les bras de l'autre, le temps de quelques minutes, temps qui sembla à la fois s'arrêter et filer à la vitesse de l'éclair…
oOo
Ivan caressa les cheveux blonds de son amant, contemplant le visage endormi de celui-ci. La réunion avait encore été écourtée à cause d'une bagarre (causée par Romano qui avait décidé de balancer sa chaise à la figure de Gilbert, cette fois-ci), du coup Ivan et Alfred avaient fini leurs retrouvailles dans la chambre d'hôtel de l'américain.
Le russe était bien plus tendre et doux lorsqu'ils ne se découvraient pas l'un l'autre, mais cela importait visiblement peu à Alfred qui sourit comme un gosse dans son sommeil.
Sourire qui contamina l'aîné, qui déposa un baiser sur l'épaule nue de l'états-unien.
Ce dernier frissonna et entrouvrit un œil aussi bleu que le ciel, tout ensommeillé.
D'un coup d'œil, même si sa vision était floue, il constata que la lune envahissait le ciel, illuminant faiblement le vase rempli de tournesols posé sur la fenêtre.
Il marmonna un peu et se colla un peu plus contre Ivan, posant ses lèvres près de sa bouche.
-Tu as vu l'heure ? Tu ferais mieux de dormir… marmonna-t-il d'une voix pâteuse.
-Da, sourit son amant. Mais j'aime te regarder quand tu dors, mon petit capitaliste préféré…
-Shut up, bloody commie, rougit Alfred, embarrassé. Et rendors-toi !
Ivan passa ses bras musclés autour de lui et colla ses lèvres sur celles d'Alfred, avant de murmurer contre la bouche du blond.
-Ya lyublyu tebya !
Alfred rougit un peu plus mais sourit de plaisir. Enfouissant son visage contre le torse musclé de l'ex-soviétique, il sentit son cœur battre plus vite, au même rythme que celui d'Ivan et ce son lui plaisant énormément, autant que celui produit par les trois mots que venait de lui glisser son amour plus si secret depuis un mois.
Alors qu'Ivan recommençait à lui caresser doucement ses mèches blondes, Alfred murmura un « I love you too » tout contre son cœur.
Cela le changeait tellement de tous les coups tordus et les souffrances de la Guerre Froide… il redécouvrait réellement son ancien ennemi.
Et il pouvait se rendre compte d'à quel point ce dernier avait pu se sentir si seul, au point de vouloir mettre fin à ses jours, en voyant toute la tendresse si inhabituelle dont il l'entourait.
Mais le blond n'allait certes pas s'en priver ! Il avait un peu hérité du côté timide de son tuteur dans les relations intimes, mais il appréciait énormément que quelqu'un s'occupe de lui ainsi.
Il était clairement sur le point de devenir accro à son ours de russe…
Enfin. Alfred l'était certainement déjà, après tout !
Ce fut en souriant que les deux superpuissances mondiales replongèrent au pays des songes, trois mots d'amour résonnant à leurs oreilles encore et encore…
« I love you… »
« Ya lyublyu tebya ! »
