Ha.
Haha.
Hahahaha.
MOUAHAHAHAHAHA!
...bonne lecture.
...
- Vous avez tous les deux besoin de mon aide. Hermione Granger comme toi.
(Nymphadora Tonks).
...
13 Novembre 1656, Mer des Caraïbes
...
-Capitaine, navire à deux milles nord !
Blaise se contenta de hausser un sourcil et cracha avec flemmardise un pépin de raisin qui s'éleva dans les airs, avant de disparaître de sa vue et de ses pensées. Depuis la bataille de Port Royale, qui avait faillie se solder par le naufrage de tous les navires présents, le Capitaine du Serpentard était d'une humeur exécrable, et ses marins, y compris son quartier-maître, l'évitaient avec le plus grand soin. Le métisse était vautré, non sans une certaine élégance née de son éducation, sur un hamac qu'il avait fait installer sur le pont afin pouvoir se reposer tout en gardant un œil sur ses pirates.
Blaise finit par surprendre le regard impatient d'Anthony Goldstein sur lui. C'était une matinée extrêmement chaude, et le quartier-maître n'arborait qu'un simple pantalon de toile, laissant son torse brillant de sueur et couvert de fines cicatrices à la vue de tous. Blaise le fixa, amenant sa grappe de raisins à la bouche, et en saisit une, la mâchant lentement. À nouveau, il recracha les pépins, et finit d'avaler sa bouchée, avant de lancer d'une voix menaçante,
-Et... ?
Anthony s'approcha à grands pas.
-Il n'arbore pas de pavillon, décréta-t-il. Pourtant, la coque représente une silhouette de femme ensanglantée arborant une épée. Je ne connais pas ce navire.
Blaise décrocha le regard du blond et attrapa un nouveau raisin avec les lèvres, l'ignorant superbement. Il pouvait sentir le quartier-maître s'agiter à côté de lui.
-Vos ordres, Capitaine ?
Blaise jeta, sans regarder, la tige vidée de raisins par-dessus bord, et ôta de sa manche une serviette de soie propre, qu'il utilisa pour essuyer ses lèvres et le bout de ses doigts avec majesté.
-Donne-moi ta longue-vue, Goldstein.
Le pirate s'empressa d'obéir. Blaise se leva sans se presser, et marcha d'un pas tranquille jusqu'à la proue du navire, comme s'il s'octroyait une petite promenade digestive. Il braqua la longue-vue sur le navire en approche, puis se redressa.
-Ce doit être un navire marchand, ou un petit navire pirate qui n'est pas rattaché au service de notre Maître, décréta-t-il. Messieurs, veuillez me couler ce navire immédiatement, et tâchez d'en récupérer le maximum de cargaison avant que ses marins ne fassent la bise au grand-fond.
-Aye, Capitaine, hurla Goldstein avant de bondir à la barre tandis que les pirates s'affairaient autour d'eux.
-Quant à moi, ajouta Blaise pour lui-même en étouffant un bâillement, je vais m'offrir une petite sieste dans le carré.
Et sur ces paroles, le métisse tourna sur son talon et se dirigea effectivement vers le gaillard arrière. Il retira ses bottes, ferma la porte, et délaça son manteau, avant de se laisser retomber sur le matelas alors que déjà, le bruit infernal des boulets de canon retentissaient, le berçant doucement dans un sommeil plénier et récupérateur.
Alors qu'il se sentit partir, cependant, trois coups violents furent frappés sur la porte. Blaise tenta d'enrayer la montée de fureur, enragé qu'un imbécile veuille venir interrompre sa précieuse sieste, mais la voix de Goldstein, sur le pont, résonna avec panique,
-Capitaine, nous avons besoin de vous ! Le navire s'est rendu...
Blaise ouvrit un œil, laissant échapper un soupir bas.
-Dans ce cas, grogna-t-il, prenez la cargaison et ceux qui veulent embarquer sur le Serpentard comme pirate, et attachez les autres au mât avant de les couler !
Il y eut un instant de silence, comme si Anthony Goldstein assemblait ses pensées, puis le quartier-maître répliqua doucement,
-Croyez-moi, Capitaine...vous voudrez venir voir.
Blaise fut debout en un bond, jetant les draps de côté, relaçant sa veste et rechaussant ses bottes, furieux.
-J'espère pour toi que cela est vraiment nécessaire, Goldstein, sinon c'est toi que je ferai naufrager avec le navire !
Blaise apparut sur le pont du chebec en claquant avec une violence inouïe la porte du carré, et Goldstein recula prudemment de plusieurs pas. Le Capitaine jaugea la situation du regard : son précieux navire et celui de l'ennemi étaient alignés côte à côte, l'autre ayant hissé un drapeau blanc. Sur le pont de la petite corvette visiblement neuve, ses pirates entouraient l'équipage rendu, les tenant en respect de leurs rapières et autres mousquets. Blaise saisit un cordage et s'élança à l'assaut, suivi de près par son quartier-maître. Le métisse atterrit, puis, sans marquer une pause, s'avança jusqu'au groupe, son humeur massacrante inscrite sur son visage. Il regarda autour de lui, puis, ne remarquant rien de particulier, se retourna vers Goldstein en tirant sa rapière et en colla la pointe sous le menton du blond.
-Alors, qu'y avait-il de si important que cela nécessite absolument ma présence, quartier-maître ? siffla le métisse d'une voix dangereusement basse.
Néanmoins, avant que le blond, yeux effarés, puisse répondre, une voix aristocratique s'éleva de l'équipage capturé.
-Blaise ?
La tête de Blaise se tourna brusquement en direction de la voix, et sa fureur disparut totalement. Abasourdi, il regarda s'avancer vers lui la petite silhouette de celle qui n'avait jamais cessé de peupler ses rêves les plus fous et ses fantasmes les plus secrets.
-Pansy ?
…
Draco Malefoy s'accouda au bastingage, regardant sans le voir le jour qui se couchait derrière l'horizon éternel de la mer. Il avait l'air aussi calme et collecté qu'à l'accoutumée, mais à l'intérieur, une tempête se déroulait avec force. Il avait toujours appris à maîtriser les événements d'une main de maître, à prévoir, à calculer, à posséder toujours plusieurs longueurs d'avance sur ses ennemis comme sur ceux qui lui étaient plus proches. Rien ne se déroulait sans qu'il l'ait prévu et mis en œuvre, sans qu'il ait calculé avec une précision sans faille chaque possibilité. Il s'ordonnait continuellement une discipline de fer, et même ses emportements rares étaient réfléchis et les conséquences mesurées. Rien qui se déroulait dans la vie de Draco Malefoy n'avait lieu par hasard.
Et pourtant, pour la première fois dans sa vie, il avait agi sur un coup de tête, et cela allait s'avérer désastreux pour ses ambitions et pour lui-même. Il savait qu'un simple caillou pouvait déclencher une avalanche, et il craignait dorénavant de glisser vers la pente sans fin de la catastrophe.
Tout cela était impardonnable, et même inexplicable. Comment avait-il pu en arriver jusque-là ?
Reste avec moi.
Ah, quelle plaisanterie. Il ne voulait pas qu'elle reste avec lui. Il voulait qu'elle parte, qu'elle quitte à jamais son navire et sa vie, ne plus jamais revoir ses yeux d'ambre aux reflets d'innocence manquée. Il ne voulait plus que son parfum délicat de femme parfume ses oreillers et ses rêves. Il ne voulait plus voir les rayons du soleil nourrir les mille éclats d'automne naissant que renvoyaient ses boucles. Il ne voulait plus entendre le son de sa voix, si cristallin et si passionné à la fois. Il ne voulait plus voir ses sourcils se froncer lorsqu'elle réfléchissait, les mimiques nombreuses de ses lèvres selon son état émotionnel, sa silhouette fragile se découper sur son horizon. Il ne voulait plus de ses larmes, de ses rires, de ses cris.
Reste avec moi.
Et pourtant il avait prononcé ces mots avec une conviction implacable. Parce qu'il n'en avait pas fini avec elle- des mois dans ses quartiers et elle n'avait pas gémi son nom une fois, par la barbe de Barberousse!- mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi il avait fait cela. Ce n'était pas ce qu'il voulait dire. Il avait voulu utiliser sa dette pour qu'elle tue Potter...il savait cependant, avant même de parler, qu'il n'allait pas prononcer ces mots-là. Il allait lui demander de tuer Weasley.
Et plutôt que d'éliminer la plus grande menace que les pirates aient à affronter, ou même son idiot flamboyant de fiancé, il lui avait donné l'ordre de demeurer à bord du Dragon des Ténèbres.
Pourquoi ? Et pourquoi Hermione était-elle si attachée à Ronald Weasley ? Oh, l'homme avait du courage, c'était clair. Il avait même, sans doute, un certain charme- mais c'étaient là toutes les qualités que Draco parvenait, même avec la plus grande des tolérances, à lui reconnaître. Qu'avait donc ce Weasley de si spécial pour que les yeux d'ambre de la jeune femme s'illuminent tant en se posant sur lui ?
Et pourquoi Hermione était-elle restée, bon sang ? Certes, une dette n'était pas rien. Avec le sens aigu du devoir que la jeune femme possédait, il eut été étonnant qu'elle ne l'honore pas. Cependant, sa liberté était à quelques pas. Elle n'avait qu'à sauter à bord du Red Phoenix et faire mettre les voiles, et le blond aurait eu beau jeu de parcourir les Caraïbes pour la reprendre et lui infliger la sanction qu'elle mériterait.
En coupant les arrimages, elle s'était affaissée en larmes. C'était Adrian Pucey, aidé de Lupin, qui l'avait ramené au carré. Draco avait alors décidé de les laisser seuls, malgré que son instinct le pousse à réprimer sévèrement la sorte de camaraderie que son quartier-maître et la jeune prisonnière partageaient visiblement. Toutefois, il s'était abstenu. Pucey était ressorti quelques heures plus tard, visage fermé, et avait repris ses tâches sans un mot. Lorsque Draco avait été se coucher, il vit non sans une pointe de colère que la corsaire dormait sur le divan et non dans son lit comme ils s'y étaient tous deux accoutumés. Et, si Hermione s'était calmée depuis la bataille, elle ne lui avait pas adressé la parole une seule fois- par ailleurs, lui non plus. Ce silence maussade pesait sur l'humeur du Capitaine. Il préférait mille fois que la jeune femme lui hurle dessus et qu'elle tente de l'assassiner dans son sommeil. Elle ne l'avait pas même regardé une seule fois depuis Port Royal.
Une figure apparut dans le champ de vision du Capitaine, s'accoudant également au bastingage. La nuit était tombée enfin, les premières étoiles parsemant le ciel d'un bleu nuit majestueux comme autant de diamants éparpillés sur l'édredon d'un prince, et Draco s'aperçut alors que ses chemins de pensée étaient décousus, ne lui ressemblant pas du tout.
Une seule personne hormis Adrian Pucey pouvait se permettre de pénétrer dans l'espace vital du Capitaine lorsqu'il réfléchissait seul, et le blond arbora un rictus.
-N'as-tu pas de tâches à effectuer ?
-Si, répliqua l'autre d'une voix effrontée. Mais je crois savoir à quoi tu penses, et tu as besoin de moi.
-Au fond de toi, ce n'est pas moi que tu veux aider, rappela Draco d'une voix sèche.
L'autre leva les yeux vers le ciel.
-Vous avez tous les deux besoin de mon aide. Hermione Granger comme toi.
-Alors éclaire-moi avec ta philosophie, cousine, répliqua-t-il avec un sarcasme brûlant.
Il se tourna légèrement vers elle, et Nymphadora Tonks lui offrit un sourire malicieux.
-Tu devrais me permettre de la voir, cousin. Peut-être consentirait-elle alors à adoucir son jugement à ton égard ?
-Et tout cela pour en arriver où, Nymphadora ?
-Ne m'appelle pas Nymphadora, s'agaça Tonks. Tu as raison, ma loyauté sera toujours envers elle. Et je suis lassée de vous voir vous tourner autour sans cesse. Ronald Weasley est un guignol. Elle mérite mieux...elle te mérite, toi.
Draco éclata d'un rire froid et secoua la tête, amusé.
-Je ne suis pas ce qu'il y a de meilleur pour elle, Tonks, et tu le sais. Si elle est assez sotte pour tomber amoureuse de moi- ce qui, à mon sens, ne risque pas d'arriver- tu sais pertinemment que je briserai son pauvre petit cœur de bourgeoise gâtée.
-Vous pourriez accomplir de grandes choses ensemble, rétorqua Tonks en passant une main blanche dans ses cheveux châtain, coupés à la garçonne.
-Je ne la supporte pas, je ne pourrai rien accomplir avec elle, et de toute manière je ne le veux pas. Tu fais peut-être partie de mon équipage pour le moment, mais nous savons tous deux qu'elle ne deviendra jamais pirate, même si sa vie en dépendait...et que si un jour elle reprend la mer comme corsaire, tu repartiras avec elle.
-J'ai seulement accepté de servir ce navire parce que je m'ennuyais, renifla Tonks.
-Et à cause de Lupin, ricana le blond.
Un sourire quelque peu niais vint orner le visage du quartier-maître de Hermione Granger, et elle soupira amoureusement,
-Et pour Remus, oui.
Draco recula d'un pas, se tournant entièrement vers sa cousine.
-Je t'autorise à la voir, Tonks.
La jeune femme le dévisagea, stupéfaite.
-Vraiment ?
Le Capitaine du Dragon des Ténèbres fit demi-tour et s'éloigna, jetant par-dessus son épaule,
-Et n'oublie pas de me vendre à la meilleure des lumières, pirate.
…
Hermione garda les yeux résolument fixés sur l'armoire du carré alors que la porte s'ouvrait, son visage l'expression même du dédain et de la hauteur. La personne entra, fermant doucement la porte, et s'arrêta sur le pas de la porte.
L'ignorer, se répéta mentalement Hermione. L'ignorer, l'ignorer, l'ignorer. Ne pas regarder son visage si parfait, ne pas laisser tes yeux parcourir la longueur de son corps...je veux dire, ignorer son physique de babouin atteint de la lèpre...l'ignorer...
-Eh bien, Capitaine, s'éleva une voix rieuse. Un bien singulier accueil que tu réserves à une vieille amie, n'est-ce pas ?
Hermione bondit aussitôt sur ses pieds, fixant soudainement Tonks, yeux écarquillés et haletant de surprise.
-T...T...Tonks ?
-Je t'ai connue plus loquace, Capitaine, sourit Tonks.
Hermione la dévisagea, n'en revenant pas de sa présence. Son quartier-maître était visiblement propre et vêtue correctement, comme si au lieu d'être l'esclave sexuelle des hommes du navire elle était plutôt dans une position de force. Et son sourire, d'oreille à oreille, réchauffa immédiatement le cœur de Hermione.
-Tonks, glapit enfin Hermione.
En un bond magistral, elle fut dans les bras de son amie, la serrant avec violence contre elle. Elle ne parvenait pas à croire que Tonks soit là, devant elle. Et si son quartier-maître avait pu accéder au carré, ce ne pouvait qu'être Malefoy qui l'avait autorisée à ce faire. Le cœur de Hermione sombra. Quel était ce nouveau jeu dans lequel le pirate l'entraînait malgré elle ?
Lorsqu'enfin, Hermione parvint à se détacher de son amie, elle lui agrippa le bras et l'amena en direction du canapé, où elles s'assirent côte à côte. Hermione perdit un peu de son sourire pour lancer enfin à Tonks les mots qu'elle rêvait de lui dire depuis leur capture.
-Tonks, je suis si désolée. J'ai failli à mon devoir de Capitaine et d'amie. J'ai laissé mon équipage mourir, j'ai perdu mon navire, et je suis la raison pour laquelle tu as dû traverser tant d'épreuves... j'espère qu'un jour tu trouveras en toi la force de me pardonner.
Tonks écarta ses remords d'une main, et rétorqua d'une voix apaisante,
-Ne t'en fais pas. Tu es en vie, voilà tout ce qui compte.
-Mais...tout ce que tu as enduré sur le Dragon des Ténèbres, je...je me souviens de ce que tu m'avais dit de ta précédente captivité, et à nouveau, tu as dû affronter tout cela...
Tonks fronça les sourcils.
-Capitaine...de quoi parles-tu ?
Hermione arbora une expression confuse, et ses joues s'infusèrent d'un rouge coquelicot.
-Mais...du fait que Malefoy t'ait forcé à...enfin, tu m'as comprise ! À...servir...ses hommes. Dans le sens le plus...ah...basique, du terme...
Tonks la dévisagea, interdite, puis une étincelle s'éclaira dans ses yeux.
-Attends...tu veux dire, me...prostituer à l'équipage ?
Hermione se mordit la lèvre, gênée, mais à son étonnement sans fin, le quartier-maître éclata d'un rire tonitruant, se pliant en deux et se tapant les cuisses tandis que des larmes d'hilarité roulaient sur ses joues.
-Ah, ah...elle est bien bonne, parvint à lancer Tonks entre deux éclats de rire. C'est...c'est ce qu'il t'a raconté ?
Hermione n'eut pas besoin de précision pour savoir que son amie parlait de Malefoy, mais elle était toujours aussi surprise.
-Et bien...oui.
Tonks redoubla de rire, puis, après un long moment, parvint à se redresser et à essuyer ses larmes.
-Ah, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a de l'imagination, reconnut-elle d'une voix enrouée. Cela a dû te faire tenir tranquille, pour sûr...je suppose qu'il t'a promis le même sort si tu posais un orteil sur la limite ? Il est excellent juge de caractère, cela est vrai...
Hermione lui jeta un regard noir.
-Je ne comprends rien à ce que tu racontes, claqua-t-elle sèchement.
Tonks secoua la tête, amusée.
-Il n'a jamais été question de ce genre de traitement, expliqua-t-elle. Malefoy est mon cousin germain, même si nous ne nous sommes jamais rencontrés avant qu'il nous fasse prisonnières...lorsque nous sommes arrivées à bord il m'a gentiment aménagé la plus grande cellule des cales avec du très bon matériel. Il venait me voir souvent pour savoir si je ne manquais de rien, de même que Pucey ou un pirate nommé Remus Lupin...un jour le navire a été sous attaque, et j'ai demandé à Lupin de me laisser sortir de ma cellule. Il ne l'a pas fait, mais il a rapporté mes paroles au Capitaine du navire...après la bataille, ce dernier est venu me voir et a dit qu'il était prêt à me laisser sortir à deux conditions. La première, que je participe aux tâches à bord du navire comme un membre d'équipage, ce que j'étais prête à faire pour tromper l'ennui. La seconde, que je ne devais absolument pas rentrer en contact avec toi d'une quelconque manière. Les rares fois où tu es sortie du carré, je descendais dans la cale jusqu'à ce que tu y retournes. J'étais étroitement surveillée...et puis je suis tombée amoureuse. Remus Lupin et moi-même entretenons une relation depuis quelques semaines, avec la bénédiction de Malefoy. Je refuse, cependant, de participer aux batailles et aux prises lancées par le Dragon des Ténèbres...je me contente de naviguer. Malefoy sait pertinemment que je ne lui suis loyale que par défaut, parce qu'il retient otage mon propre Capitaine...mais Remus, lui...
Tonks lâcha un soupir enamouré.
-Il m'aime, mais il est aussi loyal à Malefoy que je le suis envers toi. Lorsque nous quitterons ce navire, Capitaine, je le perdrai...
Tonks eut l'air profondément touchée, et Hermione posa une main sur son bras, l'enserrant doucement.
-A ce moment-là nous aviserons, Tonks.
La jeune femme hocha la tête, mais répondit,
-Tu ne m'en veux pas d'avoir servi le Dragon des Ténèbres ?
-Tu as fait de ton mieux pour t'assurer une meilleure vie à bord de ce bâtiment, Tonks, parce que tu ne pouvais fuir. Qui pourrait te reprocher cela ?
Tonks s'illumina, puis un sourire malicieux vint hausser les coins de sa bouche.
-Et toi, alors ? A quoi ressemble le quotidien ?
-Moi ?
Hermione montra d'un revers de main le carré avec dérision.
-Voici tout mon horizon. Malefoy ne me fait pas confiance. Il ne me laisserait jamais parcourir le navire à ma guise.
Tonks pencha la tête de côté, ressemblant à une sœur aînée s'apprêtant à offrir une leçon de vie à sa cadette.
-Il ne te fait pas confiance parce que tu ne lui as jamais donné de raisons de te faire confiance. Il me semble avoir entendu Pucey confier à Remus un jour que tu as tenté de tuer Malefoy lors de ta première nuit à bord ?
-Avec les résultats que l'on imagine, grommela la jeune femme. J'ai contractée une dette à son égard, qu'il a utilisée pour me faire rester à bord lors de la bataille de Port Royal.
-C'est pour cela que tu es encore ici, comprit Tonks. Et moi qui croyais que vous vous étiez enfin avoués votre amour, et que tu avais décidé de reprendre la mer avec lui.
-Tonks, se scandalisa Hermione. Dois-je te rappeler qu'il est l'ennemi ? Et que je ne suis pas amoureuse de lui ?
-Mais tu ne peux nier l'attirance, prophétisa Tonks doigt levé vers le ciel. Dès qu'on évoque l'un devant l'autre, vous devenez aussi tendus que la lame d'un couteau, et je mettrai ma main à couper que ce n'est pas uniquement de la haine.
-J'espère que tu as de quoi cautériser ton moignon, dans ce cas, lança Hermione avec sarcasme. Parce qu'il serait regrettable que tu souffres pour rien.
Tonks secoua la tête, souriante.
-Oui, c'est vrai, répondit-elle d'une voix mielleuse. D'autant que tu es amoureuse de Ronald Weasley, n'est-ce pas ?
-Exactement, répliqua Hermione avec panache.
Un panache qu'elle était loin de ressentir. Tonks venait de mettre le doigt sur une blessure vive, et Hermione sentit à ce contact le poison du doute se répandre dans ses veines.
Était-elle encore amoureuse de Ron ?
Certes, elle avait été ravie de constater, à Port Royal, qu'il était en vie. Elle trépignait d'impatience, alors, de sauter à son cou...mais sa joie et son soulagement de voir Harry avaient été plus intenses. Elle s'était aperçue, en y repensant plus tard, que Ron ne tenait plus le haut du podium de son cœur, au point où elle était plus impatiente de serrer son meilleur ami contre elle plutôt que son fiancé. Cela en disait long sur les sentiments qu'elle nourrissait à l'égard du rouquin à présent. Il avait été la raison pour laquelle elle séchait ses larmes en s'endormant chaque soir de sa captivité, mais elle en avait fait le deuil lorsque le HMS Slayer avait coulé. Le pensant mort, elle était allée de l'avant, ne se souciant plus vraiment de brider le désir qu'elle ressentait pour Malefoy. Et le revoir en vie sur le pont du Red Phoenix avait été, à ses yeux, comme de revoir une ancienne flamme après plusieurs années de séparation. On se salue, on échange quelques nouvelles, mais la vie a continué son cours, et les rêves, les aspirations, les envies de chacun ont changé. L'on n'est plus compatibles, plus que des étrangers.
Et Ron, avec lequel elle avait grandi, Ron qu'elle connaissait si bien, était devenu un étranger. Comme si sa mort présumée avait tué l'amour que Hermione lui portait. La jeune femme ressentait encore pour son fiancé l'affection que des années de fréquentation avaient fait naître, mais elle ne pouvait plus se targuer de vouloir plus de lui qu'une amitié.
Le désir bouillonnant qu'elle ressentait pour Malefoy depuis le premier jour était partiellement en cause, bien entendu, mais elle ne pouvait uniquement accuser ces sentiments-là, aussi charnels soient-ils, d'avoir mis fin à l'amour qu'elle ressentait jusqu'alors pour le cadet des fils Weasley. Lorsqu'elle était Mademoiselle Hermione Granger, jeune fille de la bonne société britannique et richissime héritière du Nouveau Monde, et que rien n'occupait ses jours sinon l'apprentissage et les bals, elle l'avait aimé. En devenant le Capitaine Hermione Granger, elle s'était ouvert des horizons vierges, inexplorés, qu'elle rêvait de découvrir. Ses priorités avaient changé. Elle n'avait plus de place pour Ron dans sa nouvelle vie. Il n'était pas taillé pour ses ambitions et ses rêves d'adulte, même s'il avait accompagné ses souvenirs d'adolescente. Elle avait grandi, changé, ses envies et ses besoins de même, et Ron n'en faisait malheureusement plus parti.
Toutefois, Hermione n'acceptait pas cette fatalité. Elle rechignait à laisser mourir ses sentiments pour lui, car elle ne désirait d'une part pas perdre la tendre inclination, familière et rassurante, qu'elle avait toujours ressentie pour lui, et d'autre part, elle ne voulait pas affronter ce que ses émotions lui dictaient de faire lorsque Ron ne serait définitivement plus dans son cœur. Et ses émotions lui dictaient de trahir sa morale, ses valeurs, et ses amis en partageant la couche d'un pirate blond qu'elle détestait malgré tout...
-...Capitaine ? Capitaine, je te parle ?
Hermione sortit de ses pensées avec la force d'un boulet de canon.
-Oh...désolée, Tonks. Je...réfléchissais.
-Oui, bon. Je te disais que je suis de garde sur le pont cette nuit, alors je vais...
La porte s'ouvrit soudainement, faisant sursauter les deux jeunes femmes qui se tournèrent d'un mouvement vers le nouvel arrivant. Pour la première fois depuis la bataille de Port Royal, Hermione consentit à regarder le Capitaine du Dragon des Ténèbres autrement qu'à la dérobée.
Elle reçut le gris orage de ses yeux de plein fouet, et il se figea, la fixant en retour. Tonks ne put que se reculer légèrement, impressionnée par la tension soudaine et étouffante et les non-dits qui semblaient flotter sur l'air comme un poison. Le plus doux et le plus sucré des poisons.
Hermione l'ignora. Il n'y avait plus de Tonks, plus de pirate, plus de navire. Il n'y avait qu'elle et ces yeux, ces yeux qui la regardaient avec une intensité telle qu'elle sentit son corps brûler et fondre, chacun de ses sens en éveil. Il n'y avait qu'elle et ces yeux qui racontaient une histoire vieille comme le temps, que les étoiles se content entre elles en brillant de tous leurs feux pour illuminer les sentiments de ceux sur qui elles veillent depuis toujours.
Ce n'était pas de l'amour, et ce n'en serait jamais. C'était autre chose. Quelque chose d'infiniment moins innocent, quelque chose qui vous brûle jusqu'à vous consumer, et lorsqu'il ne reste plus rien de vous, ce quelque chose subsiste encore à travers les temps, à travers les espaces. Quelque chose d'une puissance inégalable, d'une dangerosité implacable.
Tonks se leva, mais sa voix ne brisa pas l'instant.
-Je...ah...bonne nuit, vous deux.
Elle sortit, fermant la porte derrière elle, et Malefoy sembla revenir à lui brusquement. Il fit demi-tour sur son talon, tentant de s'arracher aux yeux d'ambre, ouverts sur la compréhension d'un moment qui serait leur fin à tous les deux.
-Attends !
Il ignora l'appel de sa captive, et posa la main sur la poignée de la porte, mais n'eut pas le temps de l'ouvrir. Une petite main saisit son avant-bras, et il regarda les doigts écartés accrochant le tissu bouffant de sa manche. Quand, pour la dernière fois, l'avait-elle touché, d'elle-même et sans provocation ?
L'avait-elle déjà fait, d'ailleurs ?
-Attends, répéta-t-elle un ton plus bas.
Il ne bougea pas, et elle se glissa entre lui et la porte avec quelques difficultés, ses grands yeux posés sur les siens, sa respiration accélérée.
-Pourquoi ?
Il détourna le regard, tentant d'occulter la petite silhouette collée à lui, mais elle fit doucement glisser ses doigts vers son visage, qu'elle prit en coupe entre ses mains, exerçant une légère pression sur ses joues afin qu'il la regarde.
-Que veux-tu de moi, Granger ? murmura-t-il.
Ce fut à elle de baisser les yeux, rosissant quelque peu et lâchant son visage.
-Que...que tu me laisses partir, marmonna-t-elle.
-Pour rejoindre Weasley ? claqua-t-il, impitoyable.
Les yeux de la jeune femme fouillèrent le torse de pierre devant elle, effarés, comme cherchant une échappatoire dans les plis du tissu de la veste du pirate.
-Oui, souffla-t-elle.
-Menteuse.
Elle le regarda, ses yeux se heurtant au gris moqueur des siens.
-Raconte cela à qui voudra bien t'écouter, Granger...mais tu m'as appartenu depuis que tu as posé le pied sur ce navire. Alors, je répète. Que veux-tu de moi ?
Vaincue, elle baissa à nouveau le regard.
-Je...je ne sais pas.
-Ecarte-toi.
Il fit mine de saisir à nouveau la poignée de porte, sa main contournant les épaules de la corsaire, mais elle l'arrêta à nouveau en saisissant son poignet. Il haussa un sourcil impatient.
-Lorsque Mademoiselle saura ce qu'elle voudra, elle me fera signe, siffla-t-il d'une voix sarcastique. D'ici là, je vais...
-Pourquoi ?
Il se tut, confus, et la dévisagea. Elle ne lâcha pas son poignet.
-Tu ne m'as pas répondu, rappela-t-elle. Tu as simplement renvoyé la question. Alors, pourquoi ?
La respiration de Draco s'accéléra soudain, alors que ses yeux s'assombrissaient.
-Tu avais une dette envers moi. Cela te nuisait et cela causait du tort à tes amis. Voilà pourquoi.
Elle lâcha son poignet et s'écarta de devant lui. Il regarda la chair que les doigts tièdes de la jeune femme venaient de laisser. Son poignet lui semblait glacé, à présent qu'elle ne le touchait plus. Elle lui offrait de partir, puisque sa réponse ne l'avait pas satisfaite...mais lui non plus n'était pas satisfait.
-Menteur, souffla-t-elle cependant.
Il la regarda à nouveau et soutint ses yeux, cette fois.
-Je te demande pardon, Granger ?
-Tu ne voulais pas me demander de rester à bord, n'est-ce pas ? Ta demande t'a surpris toi-même. Tu t'es laissé envahir par autre chose qu'une discipline de fer.
-Que cherches-tu à me faire dire ? demanda-t-il d'une voix glaciale.
Elle frissonna, mais ne bougea pas, ne battit pas en retraite.
-Rien, Malefoy, répondit-elle d'une voix tremblante. Mais je veux la vérité.
-Tu veux la vérité ?
Il était clairement indigné.
-Tu n'es pas capable d'admettre que tu n'es plus amoureuse de ton fiancé, mais tu veux la vérité ?
Hermione plaça ses mains sur ses hanches et leva la tête.
-Cette conversation ne nous mène nulle part.
Elle se détourna, et il ouvrit enfin la porte, mais sa voix l'arrêta pour la dernière fois.
-Et Tonks ?
-Quoi, Tonks ?
-Pourquoi m'as-tu menti ?
Il se figea. Il aurait dû savoir, pourtant, que Tonks aborderait la réalité de son quotidien avec son amie...il n'avait plus de moyens de pression sur Hermione, et cette réalisation le foudroya. Il n'y avait plus rien qui lui assurerait la coopération de la jeune corsaire. Potter était hors d'atteinte, ses sentiments pour Weasley s'étaient visiblement refroidis, et Tonks n'était plus un secret. Encore une fois, l'existence même de Hermione Granger floutait ses projets. Le jeu se terminait ici.
Draco claqua la porte et se retourna vivement vers sa petite prisonnière aux yeux de braise. Il ne s'attendait cependant pas à ce que ce soit elle qui fasse le premier pas.
Hermione s'avança d'un pas, se hissa sur la pointe des pieds, et glissant sa main derrière la nuque du pirate, abattit ses lèvres sur les siennes avec une fougue que Draco ne lui avait jamais vue. Il répliqua en conséquence, l'embrassant avec une passion dont il n'avait fait preuve dans aucune de ses relations, sentant son cœur s'emballer dans sa poitrine. Il glissa une main dans les boucles épaisses de la jeune femme, et l'autre vint serpenter autour de sa taille, la maintenant contre lui. Elle lâcha un soupir contre ses lèvres, et il la sentit défaillir quelque peu.
La tête de Hermione lui tournait. Elle n'aurait jamais soupçonné qu'un baiser, aussi désespérément passionné soit-il, puisse lui faire un tel effet. Son corps semblait se liquéfier, devenant de la lave brûlante, remodelant ses gestes entre les mains du pirate. Elle ne se reconnaissait plus- et elle s'en moquait éperdument. Plus rien n'existait hormis lui. Il était son monde et son ancre à cet instant précis, et sans le soutien de sa main autour de sa taille, elle se noierait. Et elle se fichait bien de couler, à la condition qu'il coule avec elle.
Draco ne lui laissa, de toute manière, pas le temps de la réflexion.
Elle sentit la langue du pirate taquiner ses lèvres, exigeant l'accès, et elle lui céda tout ce qu'il voulait d'elle. Sa langue rencontra la sienne, jouant une danse enflammée, tandis qu'elle laissait ses doigts parcourir à loisir le torse du blond. La main dans ses boucles se serra alors qu'elle frôlait sa ceinture, et elle remonta les mains vers sa nuque, fascinée à la fois des réactions qu'elle se découvrait capable de lui procurer et des réactions qu'il provoquait en elle.
La main autour de la taille de Hermione descendit, suave et caressante, jusqu'à lui saisir le haut de la cuisse, et d'un geste puissant, il fit quitter le sol à la corsaire, la remontant contre lui. Elle noua instinctivement ses jambes autour de la taille de son amant, et laissa échapper un gémissement surpris en sentant l'entrejambe de Malefoy presser contre la sienne avec urgence. Il grogna doucement contre ses lèvres, approuvant clairement sa réaction, et elle détacha ses lèvres des siennes un instant, dépassée par les émotions en chaîne obstruant sa gorge et ses sens.
-Granger, souffla-t-il, la dévisageant. Tu sais que si tu continues, il n'y aura plus de retour en arrière, n'est-ce pas ?
Malgré elle, Hermione fut touchée. Il aurait pu prendre ce qu'il désirait, sans qu'elle s'y oppose, tant ses désirs égalaient les siens. Néanmoins, elle apprécia l'attention. Elle le regarda, fascinée par le gris sombre de ses yeux, par une mèche décoiffée d'un or pâle qui retombait sur son front, et par la tension inscrite sur ses traits aristocratiques. Comment aurait-elle pu dire non ?
Pour toute réponse, elle l'embrassa à nouveau, se collant brutalement à lui, la pointe douloureuse de ses seins frottant contre leur prison de tissu alors qu'ils rencontraient son torse. Il ronronna presque, et la prochaine chose qu'elle sentit fut le lit sous son dos alors qu'il l'y déposait.
Il s'éloigna d'elle, admirant le rose soutenu de ses joues et l'éclat enfiévré de son regard. Elle était toute à lui. Elle était sienne.
Sienne.
Sentant une fierté bien masculine enfler dans sa poitrine, il se pencha à nouveau sur le corps de la jeune corsaire et l'embrassa avec force, exigeant de ses lèvres la soumission absolue de sa captive au sort qu'il lui réservait.
Elle répliqua en conséquence, le marquant de ses gestes tout comme il s'appropriait ses émotions. Elle n'avait jamais ressenti cela auparavant. Jusqu'à ce jour, chaque baiser avait été accompagné en sourdine d'un certain malaise, d'une appréhension latente des mots haineux et des regards méprisants qu'ils s'échangeraient invariablement dès leurs lèvres séparées. Cette fois, cependant, elle pouvait sentir chaque élan de désir déferler en elle, comme la lave d'un volcan s'apprêtant à entrer en éruption, détruisant alors toute forme de résistance autour. Elle savait que les regrets viendraient plus tard- elle le haïrait davantage, et il la mépriserait plus encore.
Mais plus tard.
Elle mordit doucement sa lèvre inférieure, et il s'éloigna de quelques millimètres, son haleine chaude et mentholée venant heurter le visage de la jeune femme par à-coups inégaux, dénonçant son tumulte intérieur, et cette réalisation excita la corsaire au-delà de l'imaginable.
Comment avait-elle pu se croire amoureuse de Ron ? Elle n'aimait pas Malefoy, loin de là- mais un tel désir n'aurait pu naître en elle si elle avait été encore attachée au rouquin.
Son monde s'effondrait autour d'elle, ses convictions les plus profondes balayées au vent, mais elle s'en moquait éperdument.
Le regard orage de son amant glissa le long de son visage jusqu'à son cou, et il y glissa ses doigts, la faisant frissonner, ses sens percevant le moindre contact des digitales du blond contre sa peau. Il sortit lentement de sous le corsage de Hermione la croix attachée à la chaîne dont elle ne se séparait jamais, et repoussa le tout avec délicatesse, laissant le chemin libre pour défaire le premier bouton de son chemisier blanc- de sa chemise blanche. Le fait qu'elle porte une de ses chemises, ce dont il ne se rendait plus compte au quotidien, ne fit qu'ajouter à son émoi.
Le cœur de Hermione s'arrêta de battre une seconde alors qu'il défit le second bouton d'un claquement de doigts, avant de repartir au galop. Elle ne put que regarder le chemin de ses doigts, hypnotisée, tandis qu'il détachait chaque bouton avec une lenteur insupportable, avant de défaire avec une maîtrise ardemment recherchée les rubans de son corset, dont il la délesta prestement. Puis, il acheva de déboutonner la chemise. Les yeux de Hermione remontèrent des doigts de Malefoy vers son visage, et elle y vit une concentration soignée ne cachant pas l'assombrissement de ses yeux d'orage. Il la désirait. Cette découverte émerveilla la jeune femme- elle avait encore en tête le souvenir du dédain que le pirate affichait pour ses atouts, peu de semaines auparavant, lorsqu'elle lui avait assuré que leur premier baiser n'avait été qu'une erreur.
Il dégrafa le dernier bouton, puis accrocha le regard de Hermione. Il ne sourit pas, n'offrit pas un de ces rictus moqueurs dont il avait le secret. Il la regarda en retour, mâchoire serrée, la fixant avec une intensité égale à la sienne. Enfin, il s'arracha à sa contemplation de la jeune femme, et regarda à nouveau le buste de sa prisonnière, avant d'écarter les pans de la chemise. Elle se hissa sur un coude, l'aidant à lui ôter le vêtement, avant de s'allonger à nouveau, rougissante, ses mains cachant en coupe sa poitrine dénudée.
-Non.
Il n'y avait pas à méprendre le ton du pirate. C'était un ordre, lancé avec assurance et autorité. Néanmoins, la jeune femme n'avait jamais montrée une partie si intime d'elle-même à quiconque, et elle se mordilla la lèvre, indécise, sans retirer ses paumes.
L'instant d'après, il était à quatre pattes au-dessus d'elle, ses mains de chaque côté des épaules de Hermione, ses lèvres frôlant les siennes. Alors qu'elle avançait légèrement la tête pour l'embrasser afin de détourner l'attention du blond de ses seins, il fit glisser ses lèvres vers la pommette de sa captive, et murmura à son oreille,
-J'ai dit non.
La joue de Hermione s'électrisa à ces mots, et envoya une décharge de désir dans tout son corps. Elle ne marqua qu'une brève hésitation avant de laisser retomber ses mains, ensorcelée.
Elle pouvait sentir le corps du pirate se détendre légèrement au-dessus d'elle, et il récompensa sa coopération d'un baiser, avant de regarder sa poitrine tendue. Il avança une main et effleura du bout du pouce la pointe dressée d'un sein. Elle laissa échapper un gémissement prolongé à ce faible contact, et elle pouvait le sentir afficher un petit rictus. Les yeux de Hermione se fermèrent contre son propre consentement alors qu'il répétait le geste, et elle lâcha un soupir de désir.
Son entrejambe était en feu, et son corps tendu de manière si douloureuse qu'elle doutait de pouvoir tenir encore longtemps à ce rythme-là, si lent, si tortueux.
Ses yeux s'ouvrirent brusquement alors qu'elle laissait échapper un cri aigu, sentant un contact nouveau et inédit sur son sein, faisant vibrer son corps comme les cordes d'une harpe. Baissant les yeux avec timidité, elle vit son ennemi juré bouche apposée contre sa poitrine. Il en coinça la pointe entre ses dents et la fit rouler lentement, non sans une certaine douceur, attentif à ses réactions. Elle se cambra contre lui, ses mains descendant pour agripper la chevelure blonde de Malefoy, et il poursuivit ses douces tortures, passant d'un sein à l'autre, jouant des mains et de la bouche dans une harmonie si parfaite qu'elle sentit un sanglot de frustration et de plaisir mêlés quitter sa gorge.
L'instant d'après, il l'embrassait avec force, et elle enfonça ses ongles dans le dos, les épaules, le cou de son pirate comme si elle se noyait et qu'il était son seul secours, ne pouvant se rassasier suffisamment de ses baisers furieux. Il glissa une main autour de la taille de Hermione, l'autre se perdant dans les épaisses boucles brunes, les tirant sans lui faire de mal, et il se plaqua contre elle sans l'écraser. Les doigts de Hermione fouillèrent avec une frénésie implacable le torse du jeune homme, cherchant aveuglément les boutons de la chemise de Draco, et elle fit sauter le premier. Lâchant un grognement de frustration, il ôta sa main des cheveux de sa maîtresse et arracha, purement et simplement, sa chemise, se moquant éperdument du bruit de tissu se déchirant. Il lança sans regarder le vêtement déjà oublié de côté, et put, pour la première fois, sentir la peau de Hermione contre la sienne.
La corsaire était émerveillée de la douceur soyeuse de la poitrine de son amant. Elle n'aurait jamais supposé qu'un homme si inflexible, au corps si dur, puisse posséder une peau qui lui rappelait les plus fins et les plus doux des touchers. Elle effleura son torse du bout des doigts, puis elle soupira de frustration lorsqu'il s'écarta d'elle, lui ôtant sa nouvelle découverte des mains.
Il acheva de la dévêtir, et elle s'en aperçut à peine tant il entrecoupait chaque geste de caresses et de baisers. Il n'y avait aucune tendresse, aucun sentiment dans ce qu'il lui faisait, mais il y avait plus miraculeux encore venant de sa part : du respect. Il était clair qu'il freinait ardemment ses besoins et ses propres frustrations pour ne pas la blesser, et Hermione lui en fut reconnaissante au-delà des mots.
Elle ne revint à des pensées cohérentes que lorsqu'elle le sentit se placer entre ses jambes, lui-même encore à demi vêtu. Hermione ne se souciait plus de son entière nudité à présent. Elle délirait à moitié, frôlant sans toucher un paradis proche depuis trop longtemps.
Quel besoin Malefoy avait-il eu de la provoquer, de par ses mots et ses gestes, depuis sa capture, alors qu'il s'avérait capable de la torturer d'une bien pire manière, de la sorte ?
Il abaissa ses doigts vers sa féminité et trouva presque aussitôt l'endroit d'où venaient toutes les vagues d'envie brûlante qu'elle manifestait en la présence du jeune homme, et elle lâcha son nom dans un cri,
-Malefoy !
Il plissa légèrement les yeux, la dévisageant, tout en exerçant une pression presque imperceptible sur le clitoris de son amante, qui la fit néanmoins se cambrer immédiatement. Un rictus moqueur apparut soudain sur ses traits, et il lança comme s'ils prenaient le thé,
-Oui, Granger ?
Elle eut envie de le frapper mais se retint. Lui seul avait, après tout, la clef d'une délivrance tant recherchée.
Il appuya à nouveau, moins fort encore, arrachant à Hermione un gémissement presque pitoyable.
-Malefoy, s'il te plaît...
-Que puis-je faire pour toi ?
La voix du pirate était si polie et posée que Hermione faillit manquer le sous-entendu dangereusement séduisant qu'il lançait.
-Je t'en prie...je t'en supplie...
-Il me semble t'avoir déjà dit que tu me supplierais, rappela-t-il avec malice. Il manque, cependant, une formule de politesse élémentaire...
Hermione sut instinctivement de quoi il parlait. En temps normal, elle aurait répugnée à s'adresser au pirate de cette manière. Elle ne s'attendait cependant pas à ce que sa soumission aux désirs du blond lui procure une telle sensation d'appartenance.
-S'il te plaît, Capitaine...
Il perdit aussitôt son rictus, la dévisageant quelques instants avec sérieux, puis enfin glissa ses doigts le long de l'intimité de Hermione, qui ferma les yeux brutalement et agrippa les draps entre ses petits poings.
Il la pénétra d'un doigt, admirant sans un mot l'étroitesse de sa féminité, et la craignant également. Il faudrait qu'il refrène ses pulsions afin de ne pas risquer de blesser la corsaire. Il savait qu'un geste mal exécuté lui fermerait toute nouvelle occasion de remettre la jeune femme dans son lit, et il n'était pas prêt à renoncer au spectacle éblouissant de son ennemie intime couchée entre ses draps, son corps vibrant au tempo des sensations dont il l'imprégnait.
Elle était d'une magnificence unique. Aucune de ses nombreuses maîtresses, sculptées à la perfection, ne parvenaient à la cheville de la beauté des émotions fragiles et tendres que Granger dégageait. Hormis l'évidente joliesse de ses traits, elle affichait une grâce infaillible et dégageait un charme irrésistible qui ne cessaient de l'étonner et de l'attirer à elle.
Enfin, le pirate se baissa et scella ses caresses d'un seul baiser, avant de remonter vers son amante haletante. Il se redressa, retirant son pantalon en se moquant éperdument de briser la boucle de ceinture, et se retrouva à nu devant elle, sa virilité fièrement dressée.
Hermione l'observa, yeux mi-clos, regard irrémédiablement attiré par l'entrejambe du blond. Elle n'avait jamais vu à quoi pouvait ressembler l'intimité d'un homme, et sa pointe soudaine d'inquiétude fut étouffée par sa curiosité mordante. Elle voulut esquisser un geste pour s'asseoir afin de le caresser à son tour, mais le simple fait de bouger les doigts lança une réaction électrisante dans son corps entier, lui rappelant son état proche du dénouement nécessaire.
-Capitaine...
Elle souffla le mot, sans même s'en apercevoir, et la mâchoire de son amant se contracta violemment. Il était clair que cet unique mot suffisait à l'attiser au-delà de l'imaginable.
Il la rejoignit à nouveau, et elle sentit avec un élan de chaleur le sexe du jeune homme caresser sa cuisse tandis qu'il se positionnait.
-As-tu déjà... ?
Elle souffla doucement pour toute réponse, puis secoua lentement la tête.
-Es-tu certaine de le vouloir, Granger ?
Elle se mordit la lèvre, et cambra son bassin vers lui en laissant échapper un gémissement désespéré.
Il ne la quitta pas du regard, et soudainement, il fut en elle jusqu'à la garde d'un coup sec.
Hermione lâcha un cri aigu, la souffrance émoussant quelque peu son désir, et elle réprima un hoquet en enfonçant ses ongles jusqu'au sang dans les épaules du blond. Il ne bougea pas, la laissant s'accommoder de la douleur. Hermione ferma les yeux et sentit une larme s'en échapper, regrettant déjà le coup de folie qui l'avait amenée dans le lit du blond.
Puis elle sentit soudain les lèvres du pirate recueillir avec douceur l'unique larme striant sa joue, et ouvrit les yeux pour le regarder, la douleur se dissipant quelque peu dans son bas-ventre. Il la fixait, arborant un sérieux qu'elle ne reconnaissait pas chez quelqu'un de si ouvertement désinvolte d'ordinaire dans ses actes.
-Fais-moi confiance, murmura-t-il.
Ils savaient tous deux de quoi il parlait. Et elle hocha doucement la tête. Pour cette nuit, pour son initiation aux plaisirs de la vie, elle lui donnerait toute confiance, suivrait aveuglément ses suggestions et ses actes.
Ils ne parleraient pas de l'autre type de confiance, celui qu'ils ne s'accorderaient jamais.
Hermione attendit que la douleur ne soit réduite qu'à une sensation sourde, puis serra doucement l'épaule de son pirate entre ses doigts. Il saisit aussitôt l'intention de sa partenaire, et entreprit de se mouvoir avec lenteur, ignorant délibérément les quelques grimaces de mal-être de la jeune femme, qui disparurent après quelques instants.
La respiration de Hermione s'accéléra tandis que les mouvements de son amant devenaient de plus en plus vifs, de moins en moins précis. Elle exhala un gémissement alors qu'elle sentit son désir d'antan refluer, formant une boule incandescente dans son bas-ventre, ne demandant qu'à imploser et l'entraîner vers un ailleurs si proche et si éloigné à la fois. Elle tenta d'accélérer le processus en mouvant avec timidité ses hanches afin d'épouser les gestes de son pirate, qui émit pour la première fois un gémissement à son tour, avant de l'embrasser à pleine bouche. Elle lui rendit le baiser sans réfléchir, se concentrant uniquement sur le mariage de leurs deux corps, et soupira.
Il la récompensa en glissant une main entre eux, lui pinçant abruptement le clitoris, et elle bascula tandis que le volcan sommeillant au fond d'elle entrait enfin en éruption. Une intense chaleur inonda son être tout entier, la faisant se contracter avec violence, et elle cria, ses mains se crispant autour du cou du pirate, tandis que des vagues de plaisir sans fin ondulaient à travers chaque particule d'elle-même.
Draco sentit sa maîtresse se contracter tandis que l'orgasme trop longtemps dénié la frappait enfin avec une force inouïe, et sa réaction lui fut presque douloureuse. Elle était si serrée, il n'y avait pas d'autre mot...d'un velours incomparable, d'une hospitalité addictive.
Il entrouvrit les yeux et saisit un éclat de l'ambre de ceux de la jeune femme, et ce fut son dénouement. Il éclata avec toute la puissance qu'elle seule pouvait lui inspirer, et, lançant un râle de plaisir, vint en elle, ne songeant même pas à se retirer.
Il s'affaissa sur le corps de la jeune femme, savourant l'instant de plénitude rare, le silence autour des spectres de leurs ébats seulement interrompu par les battements de cœur effrénés qu'il pouvait sentir de part et d'autre, se calmant peu à peu. Il constata que Hermione n'avait pas retiré ses bras de son cou, et se redressa à regrets. Il ne voulait pas se trouver là lorsqu'elle reviendrait à elle et constaterait avec horreur ce qu'ils avaient fait. Il ne voulait pas voir ses yeux pleurer de rage et de peine après avoir pleuré la virginité qu'elle venait de lui offrir. Il ne voulait pas entendre le son brisé de sa voix alors qu'elle hurlait et se lamentait, alors qu'elle venait, à plusieurs reprises, de le reconnaître comme son Capitaine d'un ton ébloui et empli de désir lors de leurs ébats.
Il ne voulait pas de la réalité qui conclut inévitablement tout rêve.
Draco se souleva sur un coude, et les bras de Hermione retombèrent. Il ne put que lui lancer un dernier regard, regrettant déjà de s'attarder aux côtés de la jeune corsaire- et se figea.
Il doutait d'avoir déjà vu spectacle plus flatteur ou plus beau que Hermione Granger, son ennemie mortelle, nue dans son lit, profondément endormie, avec un air paisible sur le visage, seulement rehaussé d'un léger sourire.
Draco soupira, puis recouvrit sa maîtresse des draps, marquant tout de même un bref moment d'hésitation avant de la rejoindre, prenant garde à ne pas la toucher. Demain serait un jour nouveau. Il devrait aviser sur la situation, ne pas la laisser lui échapper...
Et ne pas laisser sa corsaire lui échapper non plus.
…
La porte du Pavillon Noir s'ouvrit avec un claquement sec, et immédiatement, le silence se fit dans le bar le plus fréquenté de Port Royal. Les pirates attablés devant leurs choppes de rhum et leurs jeux de cartes se turent, tandis qu'une vague de malaise parcourait l'assistance.
Un personnage au visage hautain fit alors son apparition, talons claquant de manière lente et régulière contre le parquet. Bellatrix Lestrange jeta de brefs regards méprisants aux pirates l'entourant tandis qu'elle s'avançait d'un pas royal, suivie dans un silence de plomb par son quartier-maître, presque courbé en deux, son sourire jaunâtre et édenté toujours présent sur ses lèvres.
La femme pirate s'arrêta devant le bar, et le propriétaire des lieux écarquilla des yeux inquiets. Bellatrix sentit un rictus torve déformer ses lèvres pleines, et elle se pencha par-dessus le comptoir, une mèche bouclée couleur de nuit retombant entre ses yeux, pour fixer d'un regard menaçant le pauvre homme.
-Mon courrier, Johnson, souffla-t-elle.
Bien qu'elle eut presque chuchotée sa phrase, sa voix résonna dans le bar comme un claquement de fouet.
-B-bien, Ma-ma-Madame, balbutia Johnson en se penchant sous le comptoir.
Il reparut et tendit, main tremblante, une enveloppe épaisse en la direction de Bellatrix, qui haussa un sourcil dédaigneux.
Avery se précipita, arrachant la lettre d'entre les mains du barman, lui rappelant d'une œillade agressive que nul n'osait approcher Bellatrix Lestrange. Ensuite, il tendit lui-même l'objet du délit à sa maîtresse.
Bellatrix baissa le regard sur la lettre, et ses traits semblèrent s'illuminer un moment alors qu'elle reconnaissait le cachet en forme de serpent entourant un V. Elle produisit des profondeurs de ses jupons noirs un couteau effilé, et fit sauter d'un geste soigneux le cachet, avant de retirer la lettre de l'enveloppe et de la déplier, la parcourant des yeux.
Enfin, elle plia la lettre et la plaça, avec son couteau, dans les replis de ses jupons. La Capitaine de frégate fit demi-tour sur son talon et se remit à marcher, vers la sortie, d'une démarche calculée, chaque pas rappelant qu'elle était un présage de mort douloureuse pour ses ennemis comme pour ses alliés.
La porte se referma derrière Avery, et les pirates présents dans le bar se jetèrent des regards angoissés. Ils pouvaient parler librement à nouveau- mais aucun d'eux n'avait le cœur à rester, comme si la visite de Bellatrix Lestrange avait maudit ces lieux pour l'éternité.
Bellatrix poursuivit son chemin vers le port et remonta à bord du Mangemort, où elle se tourna vers son équipage réuni.
-J'ai d'excellentes nouvelles, siffla-t-elle d'une voix suave. Notre bien-aimé Maître se dirige enfin vers l'Angleterre. Une fois ce pays conquis, il nous rejoindra dans les Caraïbes afin d'achever les derniers corsaires qui oseraient armer contre nous...
Un murmure excité et unanime s'éleva de l'équipage. Bellatrix afficha un lent sourire, ses dents étincelant dans la clair de lune comme la lame d'un couteau.
-Naturellement, nous devons nous tenir prêts, susurra-t-elle. Allons, en mer, fils de chiennes, plus vite que cela !
Les marins s'empressèrent de rejoindre leurs postes, et Bellatrix, les surveillant d'un œil attentif, ajouta en s'adressant à Avery,
-Et fais-moi remonter mon trône...
...
(Effectue une petite danse de la joie)
NOUS Y SOMMES ENFIN!
Alooooooooooors? Qu'en avez-vous pensé? Est-ce que le lemon vous a plu? Sachez que je ne suis pas ravie du résultat, qui est trop décousu à mon sens, mais je ne me sentais vraiment pas le coeur à réécrire tout ça. Enfin, au moins maintenant, nous avons eu notre premier Dramionemon (et oui, je place ce mot sous brevet).
Alors? Qu'est-ce que cela va donner entre Blaise et Pansy?
Et que complotent Voldemuerte et Bellatrix? Nous en saurons plus dans le prochain chapitre.
Alors, j'ai enfin fait revenir les deux persos dont je parlais dans les notes du chapitre précédent, Pansy et Tonks. J'ai été assez étonnée de constater dans les reviews, lorsque je vous ai promis cela, que beaucoup d'entre vous pensiez que j'allais faire revenir Bella...VOUS NE SAVEZ JAMAIS CE QUE VOUS VOULEZ, HEIN?! Mais c'est pour cela que j'ai écrit les dernières lignes. Donc vous avez du Pansy, du Tonks, et du Bellatrix dans ce chapitre, voilà, vous êtes contents?
Dans le prochain chapitre, de l'action, des meurtres, et beaucoup d'autres choses.
Et l'après-Dramione, bien évidemment.
Ha.
Haha.
MOUAHAHAHAHAHA!
A bientôt et n'oubliez pas de me laisser une petite review, parce que c'est le pain, le vin et le Boursin de l'auteur, etc etc Amen.
Vôtre toujours,
DramioneInLove.
