Et voilà la suite ! :D
Alors là mes poulets, je vous le dis tout de suite, ce chapitre c'est le dawa total. Je suis pratiquement sûre que vous n'aviez absolument pas prévu ce revirement de situation et pour tout vous dire moi non plus ! Vous me direz si ce changement d'ambiance vous plaît ou pas ;) Par contre pour ce chapitre et quelques uns par la suite ça va être moins " drôle " mais ça reviendra ne vous inquiétez pas :3
Réponse aux reviews " anonymes " :
Frog38 : Voilà la suite, par contre je suis pas sûre que tu continues à trouver ça amusant :/ Merci pour ta review :)
Siana : Voilà la suite, merci pour ta review :)
Delena4ever : J'avoue que je me suis un peu fait plaisir pour le passage " Roméo et Juliette " :P Si t'as pesté pour la fin du précédent chapitre, je pense que celle là va pas te plaire non plus..
A : à quand la suite ? Maintenant ! Merci pour ta review :)
Je vous laisse à votre lecture, en espérant que ça vous plaise ;)
« À quel point est-ce qu'il est important que je me souvienne de toi ? »
« À quel point est ce qu'il est important que la Terre tourne autour de la Lune ? »
« Du Soleil. La terre tourne autour du Soleil. »
«Oh, tu as toujours accordé tellement d'importance à ce foutu système solaire ! »
John fixa son téléphone avec incrédulité. Existait-il sérieusement des gens qui n'étaient pas encore au courant que la Terre tournait autour du Soleil ? Le médecin sentait qu'il ne valait mieux pas s'attarder là-dessus.
« Donc, vu que tu n'accordes apparemment aucune importance à la trajectoire de notre planète, et que le fait que je me souvienne de toi a autant d'importance que celle-ci, le fait que je me souvienne de toi n'a aucune importance ? »
Cette fois-ci la réponse mit plus de temps à arriver. Tellement de temps que John avait déjà succombé aux bras de Morphée quand le téléphone vibra sur la table basse.
«Comment est ce que ton drôle de petit cerveau a pu arriver à une conclusion aussi absurde ? »
« Il est vital que tu te rappelles de moi. »
John n'arrivait pas à quitter son mode soldat.
Depuis qu'il avait quitté l'appartement il était à crans, gardait le dos droit, ne relâchait jamais son attention ni les muscles de ses épaules. Son regard restait froid, ses muscles bandés et il se méfiait de chaque personne qu'il voyait, plus encore de celles qu'il ne pouvait pas voir. Cela faisait des années qu'il n'avait plus utilisé cette '' fonction ''. Mais aujourd'hui il se sentait épié, traqué. Comme un animal qui sent venir le chasseur avant de voir le piège. Sa journée à l'hôpital avait été horrible. Il passait plus de temps à analyser le comportement de ses patients qu'à les diagnostiquer, chaque geste devenait prétexte à considérer l'autre comme l'ennemi. Mais John ne savait même pas ce qu'il cherchait. Quel ennemi ? Londres n'était pas un champ de bataille, il n'y avait pas d'ennemi.
Ou disons plutôt un genre d'ennemi différent. Il était sorti de l'hôpital depuis une demie-heure. La nuit avait recouvert la ville de son ombre étoilée et chacun était pressé de retrouver son toit pour échapper au froid mordant. Mais pas cet homme. John en était maintenant persuadé. L'homme derrière lui avec le long manteau noir et col relevé était là pour lui. Il ne pouvait apercevoir son visage sous la masse de cheveux mais la silhouette imposante n'avait pas échappée à sa surveillance. Alors il avait emprunté plusieurs petites ruelles, s'arrêtant soudainement pour tel ou tel prétexte, faisant des demis-tours, revenant sur ses pas.. Mais rien n'y faisait, l'homme était toujours là. Pourquoi, John n'en savait rien.
Il eut la réponse en tournant dans une ruelle plus petite et plus sombre que les autres.
Quand il se fut engagé suffisamment loin dans la ruelle, l'homme accéléra le pas. John en fis de même. L'homme accéléra encore, ses pas devenant plus lourds, sa présence plus menaçante. John suivi le rythme, courant toujours plus vite, zigzaguant dans les rues étroites, tentant de semer son agresseur. Il s'arrêta contre un mur pour retenir son souffle. Il n'entendait rien. Plus de pas, plus de bruissement de manteau, rien. Il resta un moment dans cette position, aux aguets, collé contre le mur. Puis il entendit un respiration, très légère, là, juste derrière son oreille.
Il n'eut pas le temps de se retourner qu'une douleur sourde lui fendit le crâne, le plongeant dans les ténèbres.
Ok. Doucement. Procéder méthodiquement. Position : assise, manifestement sur une chaise. Jambes, ok. Bras, douloureux. Cause : poignets liés dans le dos. Buste, ok. Tête, douloureuse. Informations sur la situation géographique. Clapotis lent de l'eau. Bruit qui résonne. Lieux clos. Odeur de.. Chlore ? Piscine ? Probable. Très probable. Ouvrir les yeux. Douloureux aussi. Possible ? Faisable. Doucement..
Le reflet des lumières sur l'eau aveugla un instant l'ancien soldat. Il était bien dans une piscine. Il observa les cabines en face de lui. Les portes étaient ouvertes. Vides. Il jeta un œil aux gradins. Vides. Il observa l'étage au dessus de lui. Sombre. Trop sombre. Impossible de déterminer la présence ou non d'individus. Jamais le soldat en lui n'avait été aussi conscient de la menace ambiante. Il avait les poils hérissés, tous les sens en alerte Des gouttes de sueur roulaient le long de sa nuque et il mettait toute sa concentration à contribution pour ne pas haleter.
Quelque chose n'allait pas. Du coin de l'œil, une forme attira son attention à la surface de l'eau.
John ne voulait pas regarder. Il savait. Mais regarder rendrait ça réel.
Non, impossible, ça ne pouvait pas être ça. Comment ? Comment est-ce que ça aurait pût arriver ? Elle était loin, elle ne pouvait pas être là.
Tourner la tête, doucement. Baisser les yeux.
Non. Non. Non. Non. Non.
Non, ça ne pouvait pas être elle. Non. C'était forcément un cauchemar, il allait forcément se réveiller. La tête lui tourna et il fut prit de nausées. Non, elle était chez ses parents. En sécurité. Non ça ne pouvait pas être elle, là, dans ce bassin. Elle déteste la piscine de toute façon, le chlore c'est pas bon pour les cheveux. Oui, c'est ça, ses cheveux, il faut qu'elle sorte, ça va abîmer ses cheveux. Il se mit à tirer sur ses liens. Il fallait qu'il sorte de là, qu'il l'aide à sortir du bassin. Elle va avoir froid. Il faut qu'il lui passe sa veste.
John ferma les yeux. Pris une grande inspiration. Il ne fallait surtout pas commencer à céder à la panique. Se comporter en médecin. Diagnostiquer. La forme à la surface de l'eau était humaine. Féminine. Peau bleue. Asphyxiée . Cause la plus probable ? Noyade, de toute évidence. Chances de la ramener à la vie ? Nulles.
Le médecin ferma les yeux. Hurla. Il se débattit à s'en faire mal, força sur les liens, faisant saigner ses poignets. Il ne pouvait pas juste se rendre à l'évidence. Il fallait faire quelque chose.
Mary ne pouvait pas être morte.
Ça ne pouvait pas se finir comme ça. John devait la demander en mariage, elle accepterait. Ils feraient un mariage simple, vivraient une vie facile avec deux enfants et une maison à la campagne. Ils passeraient leur vie ensemble et mourraient ensemble, très vieux, emportés dans leur sommeil. C'était cela qu'elle méritait. Ça et tellement plus. Pas une vie brisée dans l'obscurité d'une piscine.
Une porte qui s'ouvre sur la droite. L'ancien militaire n'avait pas remarqué la petite pièce attenante avant qu'un homme ne sorte de celle-ci. Petit, même taille que lui, costume gris chiné sur-mesure. Rien de concrètement menaçant. Mais il avait l'irrépressible envie de fuir, le plus loin possible, de cet homme.
- Ne sois pas si bruyant, Johnny Boy, elle n'en valait pas la peine..
Johnny Boy.. Cette voix.. Il connaissait cet homme. Quelque chose, du fond de sa mémoire murmura :
Jim Moriarty
Puis une autre voix, plus grave, plus profonde, bien plus douce :
Criminel consultant..
- Pourquoi.. Pourquoi elle ? POURQUOI ?
- Il me fallait un appas. Sherly est tellement joueur. Oh, mais tu ne te souviens plus de lui, c'est vrai. Il a été tellement.. Brisé, par ton abandon. Toi, John Watson, son seul ami, son collègue, tu l'as laissé seul, tout seul..
John n'avait aucune idée de qui était ce '' Sherly '', pourtant, le fait de le savoir seul lui brisait le cœur. Il ne s'en souvenait apparemment plus, mais il savait qu'il ne devait jamais, être seul, pas lui. L'homme reprit :
- Il est retombé dans la drogue tu sais. Bon, pas longtemps et pas autant qu'avant, mais tout de même. Il a été d'un ennui à cette période ! D'un ennui.. mortel. Il fallait que j'intervienne tu comprends, il le fallait. Alors j'ai repris le petit jeux que nous avions commencé. Tu te souviens ? Ce petit jeux, qui nous avait conduit ici même, lui et moi. Oh toi aussi bien sûr, mais cette fois encore tu n'étais qu'un appas. Tu t'en souviens ?
Il est dans cette piscine, la même piscine.. Il est attaché... Non, quelque chose est attaché à lui.. Dangereux, quelque chose de dangereux.. Il ne peut pas parler, on lui dicte quoi dire dans l'oreille.. Moriarty lui dicte son texte.. Il a peur, mais pas pour lui, pour l'autre, celui qui est en face de lui.. Son visage est flou mais il sait qu'il doit à tout prix le protéger.. Moriarty s'en va.. Puis il revient.. Entre temps il a été libéré de la chose qui était attaché à lui.. La bombe..
L'homme en costard repris, interrompant ses souvenirs
- Tout est exactement pareil que cette fois là. La piscine, toi contre ton gré mais présent quand même, moi, brillant, les snipers..
Des points rouges apparurent sur le torse du médecin
- La bombe..
Un paquet aux pieds de John se mit à biper. Une bombe, attachée avec lui à la chaise.
- Et bien sûr notre détective adoré..
Un homme apparut au même moment. L'ancien militaire eu l'impression que quelque chose, à l'intérieur de lui, se déverrouillait. Toutes les images jusqu'alors floues se remirent en place. Tout ce qui n'était alors qu'enfoui quelque part dans sa tête lui revint, l'écrasant sous une vague violente de souvenirs.
« - Le nom est Sherlock Holmes et l'adresse est 221B Baker Street »
Les courses poursuites dans Londres, les expériences sur des morceaux humains, les déductions toujours plus brillantes du détective. Les journées entière, passées dans le silence car Monsieur était vexé ou qu'il était enfermé dans son palais mental. Baker Street, leur appartement. Son odeur qui voulait juste dire '' maison ''. Ses chemises ajustées, son long manteau au col relevé pour avoir l'air plus cool. Les cauchemars de John, qui disparaissaient toujours quand son colocataire se mettait à jouer du violon, tout doucement et juste devant sa porte. Les soirées devant la télé, dans les bras l'un de l'autre, une main perdue dans les boucles noires, l'autre tenant la télécommande. Cette dernière enquête, plus dangereuse que les autres. Ce baiser qu'ils avaient échangé, juste avant de partir, car ils sentaient tous les deux que cette fois pourrait parfaitement être la dernière. Et cette balle, pas du tout perdue, qu'avait pris John, à sa place à lui, pour le sauver lui, et qu'il reprendrait si c'était à refaire..
Les yeux de l'homme s'humidifièrent juste un peu plus quand John prononça son nom :
- Sherlock..
Boooon ! Pour tout vous dire je suis pas très, très satisfaite de ce chapitre.. :/
Et oui, je sais cette fin est sadique :3
Review ?
Peanut.
