Réponses aux reviews :

Belle pimprenelle : C'est certain que la réaction de Sherlock est justifiée, mais en même temps John n'a, en aucun cas voulu le faire souffrir. Doonc, la situation est pas simple :p Et j'avoue avoir aussi eu de la peine pour Mary en écrivant ce passage. Merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira :)

sama-66 : J'adore comment t'arrives pas à te décider entre le " Mary elle est chiante " et " La pauvre quand même " xD Merci pour ta review !

Angel : T'inquiète, j'ai l'impression que personne n'aime cette fille :p Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira :)

Glasgow : Je pense que, dans n'importe quel cas, c'est difficile une rupture, ce chapitre c'était un peu le mauvais moment à passer. J'espère que ton attente aura valu le coup et que tu ne sera pas déçue par la suite ! Merci pour ta review :)

Delena4ever : Ah toi aussi tu fais toujours les oiseaux en V ? J'espère que la suite te plaira, merci pour ta review :)

Electre1964 : Là pour le coup, j'avoue que la subtilité c'était un peu foiré. Tu es la seule à t'être posée la vraie question : Où est-ce qu'il va dormir ? xD Merci pour ta review !

Erika Nathaniella : Mon premier follower, je te remercie ! Tu dessines un peu ? J'adorerais voir ce que tu fais :) J'avoue, John s'est comporté comme un connard sur les bords, mais apparemment ça t'as pas fait plus de peine que ça pour Mary :p Merci pour ta review !

The Author is a Unicorn : Ouah, trop gentil ! Je t'en prie, pique moi mon idée de Tumblr :p Et si t'en crée un donne moi l'adresse, j'irai voir :) Bienvenue donc nouvel abonnée et merci pour ta review ! :D J'espère que la suite te plaira :)


- Tu es celui qui y a mit fin John.


Quel idiot. Mon Dieu mais quel abruti il faisait. Mary ne méritait sûrement pas ça, elle avait été là pour lui, l'avait soutenu quand il en avait eu besoin, et comment est-ce qu'il la remerciait ? Il l'envoyait balader du jour au lendemain, plutôt violemment et en étant complètement bourré. Brillant.

Mais, malgré toute la culpabilité et la peine qu'il pouvait ressentir, John ne pouvait se résoudre à aller frapper à sa porte pour la supplier de lui pardonner. Parce qu'il pensait toutes ces choses. Il ne les avaient certes pas prononcées de la façon dont il aurait voulu.. Mais il ne pouvait pas prétendre ne pas avoir pensé chacun de ces mots.

Et peu importe à quel point il avait essayé de nier l'évidence, s'il ne pourrait jamais suffisamment aimer Mary, c'est parce que Sherlock existait. Et que, comparé à Sherlock, personne ne pourrait jamais tenir la route. Sherlock qu'il avait d'ailleurs aussi rejeté quelques heures auparavant. Si son crâne n'avait pas été aussi douloureux il se serait volontiers giflé.

Maintenant il était là, seul, sur ce banc, au milieu de la nuit, encore bien alcoolisé, avec nulle part où aller, et personne vers qui rentrer.

Évidemment c'est le moment que choisi la pluie glaciale, caractéristique de Londres, pour se mettre à tomber.

John leva un regard sceptique vers le ciel gris.

- Sérieusement ?

Le seul moyen de rendre ça plus cliché aurait été qu'il se transforme en une sublime petite brune avec un tee-shirt blanc transparent à cause de la pluie et qu'un grand blond aux yeux bleus débarque en courant pour lui donner son pull, restant torse nu, les abdos à l'air sous la pluie. Le médecin éclata de rire en imaginant la scène puis soupira et s'allongea sur le banc.

Il ferma les yeux et tenta d'arrêter de penser pour une seconde. La rue était quasiment déserte. L'ancien militaire se laissait bercer par le ronronnement des rares voitures qui passaient par là. Il avait du marcher un moment avant de s'asseoir, le cœur de Londres ne dormait jamais lui. Il ne remarqua la voiture qui s'était arrêtée près de lui que quand l'homme qui en était sorti se racla la gorge. John ouvrit les yeux sans se redresser. L'homme, habillé d'un uniforme et coiffé d'une casquette de chauffeur, tenait la portière arrière de la voiture ouverte. Enfin voiture, c'était plutôt une sorte de limousine, longue, noire, brillante. Très James Bond. Très anglais.

- Mycroft ?

Le chauffeur sourit pour seule réponse. Plus pour fuir la pluie que par réelle envie, le médecin se leva et s'approcha de la voiture.

- Je ne risque pas d'abîmer les sièges ?

Il fit un geste vague pour montrer ses vêtements détrempés. Il ne s'était pas aperçu qu'il avait passé autant de temps sous la pluie, peut-être s'était il même endormi.

- Que monsieur ne s'inquiète pas.

Après l'avoir remercié d'un hochement de tête, il monta dans la voiture. L'homme en fit de même et démarra .
John n'avait aucune idée de comment Mycroft l'avait trouvé, ni de pourquoi il était venu le chercher, encore moins de l'endroit où il allait. Mais l'alcool toujours présent dans son système faisait qu'il s'en tapait complètement. Et les rues qu'il regardait défiler par la fenêtre, devenant de plus en plus familières, ne faisaient que le conforter dans cette impression que tout était parfaitement normal.

Soudain le chauffeur se gara au bord de la chaussée et descendit de la voiture pour venir lui ouvrir la portière.

- Nous y sommes, si monsieur veut bien se donner la peine.

Sans réfléchir, John obéit et quitta l'habitacle. Chose qu'il regretta bien vite quand la voiture disparut au coin de la rue et qu'il se retourna pour voir où il était.

Baker Street.
221B Baker Street.

Calme. Du calme. Il n'était pas obligé de monter après tout, il pourrait tout aussi bien aller.. nulle part. Quoi que le banc de tout à l'heure n'était pas si inconfortable que ça après tout.. Il lui faudrait juste un certain temps pour le retrouver.

Pourquoi est-ce qu'il avait été déposé là d'ailleurs ? Lui hein, pas le banc. Ça n'avait aucun sens. Peut-être qu'il était arrivé quelque choses à Sherlock. Peut-être qu'il avait besoin d'aide. Peut-être aussi que John était juste en train de chercher un excuse pour monter et supplier Sherlock de lui pardonner.

Son téléphone vibra dans sa poche.

- Monte.

- Pardon ?

- Mycroft m'a prévenu. Monte.


John se sentait légèrement stupide, assis en tailleur, sur le parquet, au milieu du salon. Mais il était trop fatigué pour réellement s'en soucier. Quand il était finalement monté, il n'avait pas trouvé Sherlock dans le salon ou la cuisine. Se sentant dorénavant trop étranger pour se permettre d'explorer les autres pièces de l'appartement, il avait voulu s'asseoir et patienter poliment. Mais ses vêtements trempés auraient laissés des tâches humides sur le canapé et les fauteuils, et il était vraiment trop fatigué pour rester debout.

D'où, le sol.

Alors que John commençait à penser qu'il était seul dans l'appartement, Sherlock apparut sur le seuil de la porte. Il portait son sempiternel pyjama bleu et était pieds nus, une serviette à la main. Le médecin avait failli ne pas remarquer le léger froncement de sourcil du détective quand il avait remarqué sa position. Failli.

Ce dernier justement traversa la pièce et se posta debout face à la fenêtre, son violon à l'épaule. En passant près du médecin, il déposa sur ses genoux la serviette de bain qu'il avait apportée. John savait que ce genre de petites attentions, si elles pouvaient sembler normales pour n'importe qui d'autre, étaient, concernant Sherlock, d'immenses preuves d'affection. Et cette constatation rendit la culpabilité qu'il ressentait déjà, plus amère encore, il la sentait presque couler dans ses veines. Il aurait voulu s'excuser, vraiment, mais par où commencer ? Il y avait tellement de choses à pardonner et à faire pardonner, et en même temps, tellement de non-dits encore, de zones d'ombres, de semi-explications. Tout cela n'avait fait qu'épaissir un peu plus le brouillard entre eux, les séparant un peu plus à chaque instant, les rendant un peu plus étrangers l'un à l'autre.

Mais alors qu'il commençait à se sécher rapidement les cheveux et à éponger ses vêtements, dans son dos, le détective se mit à jouer. Il faisait danser l'archet au dessus des cordes, arrachant à celles-ci une longue plainte mélancolique, à la fois terriblement triste et infiniment douce. John se retourna pour l'observer.
Toujours debout près de la fenêtre, il avait la tête penchée sur l'instrument, ses boucles ébènes caressants l'archet à chaque mouvement. Les muscles fins de son dos se tendaient, et roulaient sous le léger tissu qu'il portait, tandis que ses orteils étaient serrés sur le parquet, maintenant en place son corps qui se balançait lentement.

Obéissant à un besoin soudain, le médecin posa la serviette, et se leva avant de s'approcher de l'autre homme. En prenant garde de ne pas le déranger, il glissa ses bras en dessous de ceux du détective, les enroula autour de ses côtes, et posa sa tête entre les omoplates saillantes. S'il s'était tendu au début, Sherlock, peu à peu, s'habitua au contact, et continua à jouer. John ne savait pas si il faisait ça pour se rattraper du rejet qu'il avait fait subir à Sherlock quelques heures plus tôt, ou si décidément il ne tenait pas l'alcool, mais il n'avait aucune envie d'y mettre fin. Testant les réactions du musicien, il se mit à faire des ronds avec ses pouces, caressant la peau sous le tissu. La musique changea, devint bien plus profonde, plus calme. Alors John fit lentement glisser ses mains le long des flancs maigres, et Sherlock fit sonner une note, seule, suspendue dans l'air. Et quand finalement il atteint ses hanches, l'archet dérapa sur les cordes, faisant grincer l'instrument.

Sherlock n'avait pas été troublé. Ce contact l'avait dérangé. Pris d'un doute, John se détacha de lui et le fit pivoter en le prenant par les épaules. Puis, il s'agenouilla devant le détective et releva légèrement le coté gauche de son tee-shirt.
Là, sur la beau diaphane, s'étalait tout le long de l'os, un hématome d'un violet soutenu. Il releva les yeux vers ceux de Sherlock et posa silencieusement la question. Sherlock détourna le regard. Donc c'était bien John qui lui avait ça, quand il l'avait violemment poussé contre le bureau à l'hôpital.

C'était la première fois que John blessait physiquement Sherlock. Et c'était inadmissible.

Il était médecin. Il aurait du se précipiter dans la salle de bain pour récupérer une crème qui aurait permis d'atténuer l'hématome. Mais il avait le sentiment que ç'aurait été déplacé de s'en aller maintenant, et de briser l'instant fragile, en traitant Sherlock comme un simple patient.

Alors, approchant son visage, il posa doucement ses lèvres sur la peau meurtrie, en faisant attention de ne pas lui faire mal. Puis, il souleva un peu plus le tee-shirt du détective, et appuya son front contre le ventre plat de celui-ci.
Sherlock, qui jusque là n'avait fait aucun geste, passa timidement ses doigts sur la nuque de l'homme appuyé contre lui. Il caressa la peau frissonnante du bout des doigts, avant de passer plus franchement la main dans les cheveux blonds. Les deux hommes restèrent de longues minutes dans cette position.

John était monté dans l'optique de s'excuser et, à défaut, de pouvoir recoller les morceaux, pouvoir prendre un nouveau départ. Et même si aucun mot n'avaient été prononcés ce soir, tout avait été dit. Ils n'avaient jamais eu besoin de parler pour communiquer. Si on enlevait les mots, ils redevenaient alors John et Sherlock, au 221B Baker Street, avec un thé chaud, des yeux dans le micro-ondes et des impacts de balles dans le mur. Et il n'y avait rien de plus simple que ça.


Boooon, n'empêche, cette histoire se rapproche lentement mais sûrement de la fin ! Plus que 2 ou 3 chapitres je pense..

Et n'oubliez pas, une review est à un auteur, ce que John est à Sherlock !

Peanut.