Bonjour/Bonsoir! Voici le Chapitre 1 de la fanfiction "Le fantôme du passé". Je suis vraiment désolé de ne pas avoir donné assez d'information concernant le prologue. Ce sera une fanfiction de plusieurs chapitres ou plusieurs personnages apparaitront, mais ça vous le verrez bien vite!;)
Merci a pokera, ta review m'a vraiment fait chaud au cœur et m'a donnée envie d'avancer!

Pays-Bas : Tim Abel Morgens
Écosse : Alistair Kirkland


Chapitre 1 - Le port d'Amsterdam

Le blond resta pétrifié quelques secondes. Puis, se retourna, et couru, sans regarder où il allait. Juste, courir. Courir comme si sa vie en dépendait. Le monde tournait autour de lui, des fois il chancelait, d'autres, il s'affalait par terre sans même un cri, ne serait-ce que de colère, il se sentait vide, désemparé, il n'avait plus le contrôle de lui-même. Il finit par s'affaler sur le sol, il heurta quelque chose et s'évanouit. Il se réveilla plusieurs heures plus tard. Un regard à droite, à gauche. Personne. Deux hommes bourrés qui se lâchaient contre un mur. Il se releva, le regard encore embrumé puis fixa le bâtiment devant lequel il se trouvait.

"Pub Kirkland"

C'est ce qu'affichait la pancarte. Alors comme ça c'était un pub. Kirkland… Ce nom lui rappelait vaguement quelque chose. Ou quelqu'un. Le blond se risqua d'ouvrir la porte en bois, son entrée fut suivie du tintement d'une cloche à peine inaudible, car des cris de fêtes venaient déjà asséner les oreilles du néerlandais.

C'était les chants, les danses, l'alcool, la drogue, le sexe. Le royaume de la luxure en somme. Il se dirigea à pas lents vers le bar et décida de prendre place sur le dernier siège libre.

En face de lui, le barman s'activait à servir les divers shoots d'alcools et chopes de bières. Les cheveux de celui derrière le comptoir étaient roux, un teint blafard ainsi que des tâches de rousseurs. Une taille raisonnable, et une musculature faible. Tel était ce qui caractérisait la personne en face de lui. Malgré le peu d'atouts physiques qu'il possédait, il était d'une rare agilité dans son travail, il maniait avec facilité et habileté les différents shaker, les faisant voler dans les airs, jonglant avec, au résultat d'une boisson alcoolisée retournante.

Après quelques dizaines de minutes et le "si je consomme je vais dépenser de l'argent pour le vider ensuite par un endroit intime" Tim se décida enfin à commander quelque chose, pour se changer les idées. Il interpella le barman comme il pouvait. Celui-ci, après avoir remarqué la présence du blond se dirigea avec hâte vers lui.

"Vous avez besoin de quelque chose?

Le roux lui souriait de toutes ses dents, ce qui n'en décrocha pas un seul à son futur client.

-Mh. Mettez moi quelque chose de bon et d'abordable.

Le barman lui fit un clin d'œil amusé puis se mit au travail.

-Je vous fais ça!"

Et c'est ainsi que le néerlandais pu voir le roux fuser sur les différentes boissons, les mélanger avec grâce et rapidité, rien que pour lui. Puis ce fut la fin de la valse du barman, puisque que le verre d'alcool était à présent sous ses yeux. Il l'inspecta longuement, détaillant l'odeur, la présentation, le nombre de glaçons à l'intérieur du récipient, même la couleur était prise en compte. Puis, il trempa doucement et prudemment ses lèvres dans le liquide, puis se risqua à une gorgée. Le blond trouva que ça avait plutôt bon goût, donc en prit une seconde.

"C'est... Délicieux.

Le barman affichait un sourire et répondit.

-Je ne fais que mon travail mon cher monsieur.

Et il se retira sans rien dire de plus, allant consacrer son temps aux commandes des autres clients, bien moins calme que le néerlandais et surtout, plus avide de la source de la gueule de bois. Même si le blond aimait bien consommer quelques petites drogues tel que la marihuana, il avait du mal à comprendre cette avidité d'apport régulier de cette boisson. Mais soit. Il ne comprenait pas et ne voulait pas comprendre.

Sans s'en rendre compte, il avait terminé son verre. Il s'était perdu dans ses pensées. Et l'heure également avait tournée. Il commençait à se faire tard. Mais seulement, il n'avait aucune envie de quitter ce bar, l'atmosphère lui faisait bien trop oublier tous ses problèmes. Tim l'avait décidé. Ce soir, et pour la première fois depuis des années, il allait se lâcher, s'amuser, faire la fête.

Et c'est ainsi que les verres s'enchaînèrent un par un, la tête lui tournait de plus en plus, de plus en plus il oubliait ses problèmes, de plus en plus il se sentait libre, ne ressentant plus le poids que lui imposait ses rêves, l'oubliant totalement. Jusqu'à finir... Bourré. C'était le mot. Et c'est ainsi que le néerlandais s'est retrouvé en caleçon, dansant comme un beau diable entouré de filles comme de garçons, son visage orné de lunettes de soleil dont quelqu'un avait jugé bon de l'en parer. Il avait même embrassé quelques personnes et avait échangé plusieurs joins avec des inconnus. C'était la fête pour le blond. Mais les meilleures choses ne durèrent pas pour le blond, pas ça en tout cas! Car quelques dizaines de minutes plus tard il était endormi sur le comptoir du bar, juste après avoir vomi ses tripes sur le trottoir, enfin, sur les talons aiguilles rose fluo d'une pauvre femme qui passait par là.

Le lendemain matin, il fut réveillé par la chaleur des doux rayons du soleil et l'harmonieux chant des oiseaux. Le blond ouvrit lentement les yeux, mais un mal de tête le prit soudainement et il s'assit sur le lit, se tenant sa tête douloureuse. Puis, toujours sa tête entre ses mains, il se redressa doucement, détaillant cette pièce qu'il ne connaissait pas.

Le lit était disposé contre un des murs, les draps étaient verts et sentaient incroyablement bon, les divers meubles étaient du bois sculptés accompagnés de divers motifs floraux et aux nappes de dentelles. Tout était décoré avec goût et légèreté.

Tim vit la poignée imitation or tourner, la porte s'entrouvrit et une tête rousse dépassait de celle-ci. Puis entièrement. C'était le barman de la veille, il portait un plateau avec ce qui semblait être un service à thé. L'homme s'approcha du néerlandais à pas lents, il posa le plateau sur une table et se tira une chaise devant son invité.

"Où suis je?

Demanda le blond, en toute légitimité.

-Chez moi. Hier vous vous êtes endormi sur mon comptoir, et je n'allais sûrement pas

vous laisser dans mon bar pour que vous dormiez, ça me paraissait hors de l'éthique. Je ne suis pas du genre à ne pas respecter l'étiquette.

-Mh. Je vois. Vous êtes?

-Aiden Kirkland. Tim Abel Morgens je suppose.

Le blond le regarda d'un air étonné, en oubliant presque la douleur qui lui assénait le crâne depuis son réveil.

-Comment êtes-vous au courant?

Le roux le regarda d'un air tout aussi étonné.

-Je pensais que vous aviez deviné, le nom Kirkland aurait dû vous évoquer mon frère...

-Votre frère?

Tim essayait tant bien que mal de trouver à quelle personne pouvait il bien associer le nom Kirkland, il ne trouvait pas. De plus il y avait cette gueule de bois qui l'empêchait de réfléchir correctement. Aiden se chargea de le mettre au parfum

-Il vous a rendu visite dans la matinée d'hier il me semble.

Les neurones du néerlandais se connectèrent et percutèrent. Une colère intense vint s'installer en lui.

-Alistair Kirkland. Cet intrus qui a pénétré dans MA maison et s'est assis sur MON fauteuil, pour me proposer quelque chose d'inconcevable pour quelqu'un comme moi!

Le roux eut un petit sourire.

-Ce serait l'occasion de voir d'autres personnes comme vous et d'apprendre à vous contrôler. Si ça peut vous rassurer, j'avais accepté la proposition moi.

Le néerlandais sembla se crisper.

-Ce n'est pas fait pour moi, c'est tout.

Le roux fit mine de rien et alla prendre le service à thé, servant alors une tasse puis la tendant avec le même sourire innocent au blond.

-Du thé?

Il sembla peser le pour et le contre et finalement accorda une réponse positive.

-Volontiers.

Il prit donc la tasse et souffla dessus.

-Bonne boisson très cher.

Après avoir suffisamment refroidit son breuvage il se décida à tremper ses lèvres dedans.

-Earl Grey. Déclara-il avec une grande assurance

-C'est exact. Répondit l'irlandais, son sourire innocent à vomir aux lèvres.

Le néerlandais finit bien vite son thé puis se leva, non sans mal, enfila ses chaussure en cuir marron, puis son manteau beige et pour finir, se couvrit de son écharpe de laine bleue et blanche.

-Je vais vous quitter je pense. Pourriez-vous m'indiquer la sortie?

Le roux, qui débarrassait les tasses se tourna et montra de son index la porte de sortie avant de retourner à son travail.

Le néerlandais poussa la porte , se retrouvant alors dans le pub de la veille. Tout était parfaitement rangé, rien ne laissait dire que tout ce dont il se souvenait hier s'était déroulé. Le palais de la luxure n'était plus. Il le quitta après s'être attardé à examiner la pièce. Il se retrouva dans les rues d'Amsterdam.

Le blond sentit une légère brise venir lui caresser le visage. Le port était tout près, il le sentait par l'atmosphère si douce et par les chants qui retentissaient. Il les suivit et se trouva devant des marins chantant.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui chantent

Les rêves qui les hantent

Au large d'Amsterdam

Il connaissait cette chanson. Cette chanson que lui chantait sa mère lorsqu'il était jeune. Son coeur se serrait, plus il s'approchait, plus les chants s'intensifiaient, créant chez lui une vague qui remontait, tout doucement, une chaleur qui se diffusait dans tout son corps et qui lui faisait tant de bien.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui dorment

Comme des oriflammes

Le long des berges mornes

Tim sentait l'odeur de sa mère lui chatouiller les narine, comme si elle était présente, comme si elle l'enlaçait en ce moment même.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui meurent

Pleins de bière et de drames

Aux premières lueurs

Mais dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui naissent

Dans la chaleur épaisse

Des langueurs océanes

C'est à ce moment qu'il sentit une perle chaude et salée couler sur sa joue. Il pleurait. Il pleurait à flots devant ses marins dont le chant lui montait à la tête, venait prendre son cœur, le remplissant de joie, de peine, et de souvenirs.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui mangent

Sur des nappes trop blanches

Des poissons ruisselants

Ils vous montrent des dents

A croquer la fortune

A décroisser la Lune

A bouffer des haubans

Et ça sent la morue

Jusque dans le coeur des frites

Que leurs grosses mains invitent

A revenir en plus

Puis se lèvent en riant

Dans un bruit de tempête

Referment leur braguette

Et sortent en rotant

Puis à côté des marins il vit la plus belle des choses qui soit, une fille blonde, ses cheveux ondulés flottants au vent, son serre tête rouge-sang essayant de les retenir.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui dansent

En se frottant la panse

Sur la panse des femmes

Et ils tournent et ils dansent

Comme des soleils crachés

Dans le son déchiré

D'un accordéon rance

Ils se tordent le cou

Pour mieux s'entendre rire

Jusqu'à ce que tout à coup

L'accordéon expire

Alors le geste grave

Alors le regard fière

Ils ramènent leur batave

Jusqu'en pleine lumière

Puis les marins s'arrêtèrent de chanter pour laisser la belle jeune fille chanter à son tour, en soliste.

Dans le port d'Amsterdam

Y a des marins qui boivent

Et qui boivent et reboivent

Et qui reboivent encore

Ils boivent à la santé

Des putains d'Amsterdam

De Hambourg et d'ailleurs

Enfin ils boivent aux dames

Qui leur donnent leur joli corps

Qui leur donnent leur vertu

Pour une pièce en or

Et quand ils ont bien bu

Se plantent le nez au ciel

Se mouchent dans les étoiles

Et ils pissent comme je pleure

Sur les femmes infidèles

Dans le port d'Amsterdam

Dans le port d'Amsterdam.

Il ne savait que dire, cette fille le laissait sans voix, ça devait être une sirène, un être irréel qui l'ensorcelait rien qu'avec sa voix, le temps s'était arrêté, il n'y avait plus qu'elle. Elle et lui. Elle qui prenait son cœur et lui, lui offrant volontiers.


Je remercie grandement ma correctrice qui sans son aide, je ne serais pas parvenue à mettre en ligne les deux première partie de ma toute première fanfiction