Oui je sais normalement je devais poster le vendredi mais pour ma défense j'étais en vacances la semaine dernière ! Donc je n'ai pas pu suivre mais me revoilà prête pour assurer le reste des poste ! En plus, et même si tout le monde s'en fiche, c'est mon anniversaire aujourd'hui :p
La première chose que je tenais à dire avant tout c'est : Wah je dois dire que je ne m'attendais pas du tout à un tel retour pour cette fiction ! Mais vous avez été beaucoup à me suivre, à suivre ce premier chapitre et à me laissez des reviews ! Je vous remercie du fond du cœur et j'espère que ce second chapitre aura d'aussi bon retour que le premier !
Je remercie donc OncerandOthers, PrincessMaria ,Loulouche ,SQ-Faberry-OQ, DroDroV, ValtineM, .7, EvilSwanMills, kensdo, PllandOncer, Blackkfeather, evilhayleyregal, Love-oncers, ophelie11, Raphi5930, Magdalena17, Guest, DoctorMaboule, oniao33, Guest, StitChE, Mauvee et Guest pour vos supers Reviews qui m'ont fais tellement plaisir ! Je n'étais vraiment pas sur de si cette histoire allait plaire, en plus c'est mon premier AU alors je dois dire que vous m'avez comblée ! Merci beaucoup ! C'est toujours un beau cadeau de voir ceux qui me suivent déjà sur mon autre FF venir ici aussi et prendre le temps de me mettre une review !
Et pour le Guest qui m'a laissé "c'est nul", désolée que l'histoire n'est pas été à ton goût ;)
Merci beaucoup à tous ceux qui suivent désormais cette histoire et qui l'ont ajouté dans leur favoris !
Chapitre 2 : La partie commence
La jeune fille, consciente que continuer de la dévisager de la sorte n'allait pas aider à briser la glace, s'avança la main tendue.
- Salut.
Regina posa à peine les yeux sur la marque de politesse de l'orpheline et lui jeta un regard glacial.
- Je ne sers pas la main des chiots abandonnés.
La colère s'empara aussitôt d'Emma qui laissa retomber sa main. Une bouffée de chaleur l'envahit et alors elle sût. Son corps entier venait de comprendre aussi rapidement que son esprit.
Elle allait haïr Regina Mills.
Emma était assise sur le lit qui désormais lui appartenait. La chambre n'était pas vraiment chaleureuse, seulement pourvue du sommier, d'un bureau, d'une étagère et d'une penderie. La grande fenêtre donnait une vue directe sur le jardin en contrebas. Elle parvenait à apercevoir de nombreux arbres dont le plus impressionnant semblait être un pommier. Mais la jeune fille n'y connaissait rien et elle n'avait pas envie de perdre son temps à savoir lequel il était. Son sac reposait paresseusement à ses côtés et sa valise traînait déjà au sol, attendant d'être vidée.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'avait aucune envie de rester chez les Mills. Certes, Mr Mills et Zelena semblaient être des personnes bienveillantes et chaleureuses mais entre Cora et sa garce de fille, l'ambiance était plutôt glaciale. Emma ignorait ce qu'elle avait fais à cette Regina mais elle ne comptait pas se laisser faire.
Son téléphone vibra dans sa poche et la jeune fille s'en empara prestement. Elle avait reçu deux messages.
De Claire Duncan :
Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Tu mérites d'être heureuse Emma, j'espère que tu saisiras cette chance d'habiter avec les Mills. Ils semblent vraiment enthousiaste à l'idée de t'accueillir chez eux. Je ne veux pas te revoir à Boston ! Prends soins de toi et à dans un mois pour ma visite. Je t'embrasse.
Emma fit la grimace. Claire la connaissait bien et chacun de ses mots la touchaient en plein cœur mais elle ne voulait pas rester ici et prendre le risque d'espérer. Espérer être tombée sur une famille aimante, avec des gens biens qui pourraient la considérer comme sa fille en se fichant de son passé. Elle ferma donc le message sans rien répondre et passa au second.
De Lily :
Alors, tu en es où avec tes tortionnaires ?
De Emma :
Le gars est sympa et l'une des filles aussi. Mais tu verrais le reste...la mère a l'air d'être une reine froide et sa fille est sa digne héritière. Je la déteste avec ses airs de souveraine.
De Lily :
Tu n'as qu'à lui réchauffer le cœur ;) Ou autre chose si elle est canon !
De Emma :
Hors de question ! Elle est peut-être potable mais ce n'est pas mon style. Je hais les filles hautaines dans son genre. Je te jure tu la verrais !
Elles continuèrent à discuter ainsi pendant de longues minutes. Il n'y avait que Lily pour arriver à lui remonter le moral mais à cet instant elle avait envie que son amie soit présente avec elle. Parler de Regina l'avait mise de mauvaise humeur et même la plaisanterie de la jeune fille n'avait pas réussi à l'améliorer. Rien que l'idée d'être dans la même pièce que sa "sœur adoptive" lui donnait une envie de fugue. Alors la suggestion de Lily pour lui "réchauffer le cœur ou autre chose" la rendait nauséeuse. Certes, la brune était jolie c'était indéniable. Mais ça s'arrêtait là. Juste une attitude de mégère et rien pour lui offrir du charme. Emma doutait même qu'elle puisse sourire.
Ce genre de fille ne l'intéressait pas.
Un toquement léger lui fit lever la tête de son téléphone et elle aperçut la mine réjouie de Zelena. Après son approbation, elle entra entièrement dans la chambre.
- Alors, ta chambre te plait ? demanda-t-elle en s'approchant. Bon c'est un peu...spartiate mais au moins tu pourras la décorer comme tu veux une fois que tu t'y seras installée.
- Je ne suis pas du genre à décorer tu sais. En général je ne reste pas bien longtemps.
- Tu vas devoir t'habituer à cet endroit car mes parents ne renoncent pas. S'ils ont décidé de t'accueillir, ce n'est pas pour un mois ou deux. Ils sont du genre à s'investir.
Emma la remercia pour sa sollicitude d'un sourire mais ses paroles ne l'atteignirent pas. Ce n'était pas la première fois qu'elle tenait ce genre de discours.
- Je suis désolée. Pour ma sœur. En général elle n'est pas commode mais là elle a carrément montré les dents, je ne sais pas ce qui lui a pris.
- T'inquiète c'est rien. Je vais m'en remettre.
- Regina peut être vraiment cruelle, mais ne la laisse pas t'atteindre. C'est juste sa façon à elle de se protéger.
La jeune fille lui adressa un sourire compatissant auquel répondit Emma.
- Bon je venais voir si tout allait bien, reprit Zelena. On va bientôt manger donc Maman souhaite que nous descendions nous mettre à table. Tu verras, mon père est un vrai cordon bleu ! Une fois que tu as goûté à sa cuisine tu ne peux plus t'en passer !
- Tu crois qu'ils accepteraient que je mange dans ma chambre ?
- Alors là aucune chance ! C'est un rituel dans cette famille de dîner tous ensemble. C'est l'un des seuls moments où on se retrouve tous. Pendant la journée, mon père reste à la Mairie et ma mère et ma sœur sont au lycée. Donc le midi, on ne mange pas en famille.
- Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Tu travailles ?
- Je fais des études pour devenir sage-femme.
Zelena en sage-femme ? A voir son sourire bienveillant et sa mine rassurante, Emma devait avouer qu'elle n'avait aucun mal à l'imaginer faire ce métier. Il allait plutôt bien avec sa personnalité à vrai dire.
- Je travaille à l'hôpital de la ville et si tout va bien l'année prochaine je pars pour Seattle. Mais ça, c'est une autre histoire. Viens, on descend dans la salle à manger.
Elle lui accorda un clin d'œil avant de se lever, aussitôt imitée par Emma.
Les orphelins appelaient tous le premier repas "le Test". En général, tout se décidait à ce moment là. Les membres de la famille se donnaient à cœur joie de poser toutes les questions qui leur passaient par la tête et si les réponses étaient satisfaisantes, l'enfant avait de grandes chances de rester pendant un moment. Mais dans le cas contraire...
Emma était habituée à la deuxième option. Elle n'était pas le genre à se dévoiler où à se confier. En général elle préférait répondre évasivement ou avec tellement de franchise qu'elle mettait les gens autour de la table mal à l'aise.
Dans la salle à manger, Zelena s'empressa de récupérer les assiettes que portait sa mère pour les disposer sur la grande table de bois. Avec un mouvement de tête, elle fit signe à la jeune fille de la suivre. Après plusieurs aller-retour avec la cuisine, elles finirent rapidement.
- Alors Emma, où souhaites-tu t'installer ? Tu peux choisir la place qui te convient.
L'orpheline se figea au son de la voix de Cora. Elle était en train de rêver où cette femme lui parlait avec...gentillesse ? Non, ça devait sûrement être une ruse pour mieux pouvoir la descendre ensuite.
Elle s'installa sur l'une des chaises, Zelena sur sa droite et Cora en bout de table.
- Et ta sœur, elle est pas soumise au même règle ? grinça-t-elle en se penchant vers sa voisine.
La rousse n'eut pas le temps de répondre. Henry fit irruption dans la pièce, portant un plat de ce qui semblait être des tomates farcies, tandis que Regina le suivait de près. Elle tenait un saladier de purée dans une main, et un autre emplie de légumes qu'elle se dépêcha de poser sur la table. Ses joues étaient rosies, sans doute à cause de l'effort, et Emma aperçut une fine goutte de sueur sur l'une de ses tempes. A cet instant, elle devait avouer que la brune était bien plus jolie que lors de leur rencontre. Mais quand leur regard se croisèrent, le souvenir de son accueil la percuta de plein fouet et elle se renfrogna aussitôt, imitée par Regina qui afficha une mine dégoûtée.
Henry s'installa à l'autre bout de la table tandis que sa fille prenait place en face de l'orpheline. Pendant une seconde, la jeune fille s'imagina lui demander de se décaler mais elle préféra se taire et l'ignorer royalement. Ce repas n'allait plus être un test, mais une véritable torture.
- Alors Emma, est-ce que tu as pu t'installer confortablement ? demanda Henry. Ta chambre te plait ?
- Oui la chambre est bien, je vous remercie.
- Si tu as des photos que tu souhaites accrocher tu peux le faire, poursuivit Cora, le dos droit. Henry et moi souhaitons que tu t'y sentes bien. Tu peux donc effectuer les arrangements qui te sembles le mieux.
- Merci.
La jeune fille ne savait pas quoi répondre d'autre. Elle n'était pas certaine de comprendre ce revirement soudain de la part de Cora et cette attitude plus que suspecte la poussait à la méfiance. Pourquoi se montrait-elle tout à coup si gentille, elle qui n'avait montré que de la froideur en face de Claire ? Emma connaissait ce genre de personne, toujours à avoir une idée derrière la tête. Ce fut à cause de ça qu'elle se renfrogna et qu'elle garda le nez baissé dans son assiette. Ça, et le fait que Regina ne cessait de la regarder avec dégoût et méchanceté.
Les Mills durent comprendre qu'elle n'avait pas envie de parler et entamèrent une discussion entre eux. Encore une chose qui surprit l'orpheline. En règle général ce repas était éprouvant et on ne la laissait pas tranquille, contrairement à cet instant. Mais elle profita de cette chance et écouta les conversations de chacun. Du moins elle se tourna volontairement du côté de Cora et de Zelena afin de ne pas accorder la moindre attention à Regina. Elle ne voulait pas lui donner ce plaisir.
- Alors Zelena, comment se passe le travaille à l'hôpital ? demanda sa mère.
- Très bien. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de choses à retenir et parfois je suis un peu perdue mais j'essaie de m'en sortir ! Et les médecins sont très pédagogiques.
- Tu y bosses depuis longtemps ? intervint Emma d'une voix mal assurée.
Elle n'était pas sûre de la réaction de Cora à ce qu'elle se mêle d'une discussion qui ne la concernait pas mais la curiosité d'en apprendre plus sur cette famille l'emportait sur la crainte.
Zelena lui accorda un sourire et secoua négativement la tête.
- Quelques mois. J'ai terminé les cours et j'ai un an à l'hôpital pendant laquelle je vais être formée. Ensuite, quand j'aurais l'aval de mes professeurs et de mon tuteur, je pourrais faire une demande afin d'être transférée à l'hôpital de Seattle pour poursuivre ma formation.
- Ce n'est pas la porte à côté. Pourquoi tu ne restes pas sur Storybrooke ?
- Les gens sont géniaux mais l'hôpital est trop petit et il n'y a pas vraiment assez de travail pour que je puisse pleinement m'épanouir. J'en ai déjà parlé avec mon tuteur et il est d'accord pour me faire toutes les lettres de recommandations.
Imaginer Zelena en sage-femme n'était pas une chose difficile. Elles ne se connaissaient que depuis quelques heures mais Emma pouvait sentir toute la douceur et la gentillesse qui émanaient d'elle. Certaines personnes étaient faites pour ce genre de métier et la rousse faisait sans aucun doute partie de ces gens-là. Ses yeux pétillaient rien que de parler de son futur métier et l'orpheline ne put empêcher un sourire de se former sur ses lèvres. Sa joie était communicative et la fit, pendant un instant, se sentir bien.
- Et toi Emma, intervint Cora, que souhaites-tu faire après tes études ? Tu as déjà une idée ?
- Oh...Je...
- Je suis certaine qu'elle n'y a même pas réfléchi, cracha une voix glaciale. Les orphelins n'ont pas le temps de penser à ce genre de chose.
Emma se figea sur sa chaise et tourna lentement la tête vers Regina. Elle aurait dû se douter qu'une fille comme elle se mêlerait de ses affaires. Mais la façon dont la brune la regardait, avec un petit sourire satisfait en coin, la mit brutalement en colère. Elle ne supportait pas ce genre de personne.
- Je te demande pardon ?
- Tu es sourde en plus d'être sans parent ? Ma pauvre, on ne peut pas dire que la nature t'a gâté.
- Regina ! intervint Henry d'une voix forte.
- Excusez-moi votre Majesté, mais tout le monde n'est pas née avec une cuillère en argent dans la bouche. Je crois que tu te fais une fausse idée de la vie qu'on a quand on est orphelin.
- Quoi tu vas me dire que vous faites tous une ronde dans le salon de votre orphelinat et que vous chantiez des comptines ? railla Regina. Alors va-y, Swan, dis nous ce que tu veux faire plus tard.
Elle croisa les bras sur sa poitrine et planta ses yeux au fond des siens, les bras croisés sur sa poitrine et le menton levé en signe de défi. Et toujours ce sale petit sourire.
Emma fulminait. La colère lui brouillait les idées et son sang s'échauffait dangereusement dans ses veines. Son cœur battait sourdement dans sa poitrine tandis que ses oreilles bourdonnaient. Les jointures de ses phalanges devinrent blanches tandis qu'elle serrait férocement sa fourchette.
- Je...
Elle voulut sortir une phrase bien pensée, mais l'énervement et le fait de n'avoir aucune idée de ce qu'elle souhaitait faire bloquèrent les mots dans sa gorge. Regina dût le comprendre car son sourire s'agrandit cruellement.
- Regina, occupe-toi de ton assiette, gronda Zelena avec un regard noir avant de se tourner vers sa voisine. Emma, t'occupes pas de ce qu'elle dit.
- Ne me dis pas que tu la considère déjà comme ta sœur ?
- Regina ça suffit, ordonna Cora.
- En tout cas je ne la considère pas comme mon ennemie, répliqua pourtant la rousse. Elle ne t'a rien fais à ce que je sache, tu pourrais être gentille.
- Je n'ai pas à être gentille avec...ça. Personne ne voulait d'elle, personne n'a jamais voulu d'elle alors pourquoi est-ce que ce serait à nous de nous sacrifier pour l'accueillir ? Elle n'a qu'à se trouver un autre endroit !
- Regina !
Cette fois la voix puissante de Henry stoppa immédiatement la conversation. Pendant un instant il n'y eut plus aucun bruit, pas même celui des couverts dans les assiettes. Le temps semblait figé, Emma gardant les yeux rivés dans ceux de Regina. Son père l'avait peut-être empêcher de continuer à cracher son venin mais son regard poursuivait son discours assassin. Et avant qu'elle ne puisse vraiment comprendre ce qui arrivait, la jeune fille sentit ses yeux la brûler furieusement et une larme se former.
Il était hors de question qu'elle pleure devant cette garce. Elle ne lui donnerait pas ce plaisir.
Elle se leva brutalement, renversant au passage sa chaise, et se détourna de la table pour prendre la fuite. Sourde aux appels qui résonnaient derrière, elle se précipita dans les escaliers et atteignit en quelques secondes la porte de sa chambre qu'elle claqua avec force. Les larmes coulaient sans retenue à présent sur ses joues et la colère l'étouffait. Elle avait envie de tout détruire dans cette pièce, de passer ses nerfs et sa tristesse sur ce mobilier et de s'emparer de son sac pour se tirer de cette maison. La fuite, encore et toujours. Elle était douée la-dedans et cette option lui semblait la meilleure possible. Elle ignorait ce qu'elle avait pu faire à Regina pour qu'elle la haïsse alors qu'elles ne se connaissaient pas, mais la brune prenait un malin plaisir à la blesser. En à peine quelques heures, elle appuyait déjà sur les points les plus sensibles d'Emma au point de la faire pleurer. Ce qui était une chose rare, surtout dans une nouvelle famille. Elle ne supportait pas de montrer sa faiblesse.
Avec un cri de rage, elle s'empara d'un bibelot posé sur une étagère et le fracassa contre le mur. Regina n'était pas la seule personne à lui avoir sorti ce genre de chose mais habituellement Emma faisait la sourde oreille ou se contentait de répondre poliment aux insultes. En général, ce n'étaient que des camarades de classe qui espéraient la faire craquer. Jamais encore une de ses possibles sœurs adoptives ne s'était montrée aussi cruelle en aussi peu de temps. Elles compatissaient à sa situation, l'ignoraient ou l'acceptaient dans la famille. Mais l'attitude de la brune...
- Je te déteste Regina, murmura-t-elle les poings serrés.
Elle se laissa tomber lourdement sur son lit et s'empara de son téléphone avant de chasser une larme avec un revers de main furieux. Ses doigts coururent aussitôt sur le clavier.
De Emma :
911.
Un bruit en bas lui fit tendre l'oreille. Elle parvenait à entendre quelques éclats de voix et crut reconnaître celle des deux sœurs Mills mais elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'elles se disaient. Elle n'avait même pas envie de les écouter.
Le vibreur lui fit reporter son attention sur son portable.
De Lily :
Qu'est-ce qui se passe Emma ?
De Emma :
J'ai vraiment besoin de mon chevalier en armure là tout de suite. Je me suis déjà pris la tête avec la mégère.
De Lily :
La mère ou la fille ?
De Emma :
La garce de fille. Elle a appuyé là où ça fait mal et je me suis barrée de table. Je ne pense pas que je vais supporter de vivre avec elle. J'ai déjà envie de prendre mon sac et de me tirer d'ici.
De Lily :
Je dois être envoyée dans ma famille demain matin. Patiente encore un peu et je te promet que je viendrais te rejoindre ! Fais-moi confiance. Ne laisse pas cette méchante sorcière t'atteindre. Je dois y aller !
La réponse serra le cœur de la blonde. Qu'est-ce qui était plus important pour Lily que de la réconforter ? Elles avaient instauré le message "911" pour signifier à l'autre un problème et d'habitude elle l'appelait immédiatement.
Elle voulut lui poser la question mais un toquement l'interrompit dans la rédaction de son message et elle leva les yeux vers la porte. Henry se tenait devant elle, la mine partagée en un air désolée et de la réprobation. Emma se retint de soupirer. Elle sentait déjà les remontrances.
- Je peux entrer ?
- Vous êtes chez vous, rétorqua la jeune fille en fourrant son téléphone dans sa poche.
L'homme referma la porte et s'approcha d'elle. Pendant un instant, elle crut qu'il resterait planté debout devant elle mais il s'empara finalement de la chaise et prit place dessus, les mains jointes. Un silence pesant s'installa entre eux, brisé au bout de quelques minutes.
- Tu veux en parler ?
- Non. De toute façon je sais pourquoi vous êtes ici.
- Ah oui ? s'étonna Henry.
- Vous êtes là pour me dire de préparer mes valises. Je sais que vous allez appeler Mlle Duncan pour qu'elle me ramène à Boston. Ça tombe bien, je n'avais pas encore défait mes affaires.
- Emma, je ne suis pas là pour ça. Cora et moi ne souhaitons pas que tu partes juste parce que Regina et toi vous ne vous entendez pas très bien. Mlle Duncan nous avait prévenu que l'arrivée d'un nouvel enfant pouvait parfois...perturbé les autres. Mais nous étions préparés à cette éventualité. Vous avez amplement le temps de faire connaissance.
- Alors pourquoi vous êtes là ? Je ne compte pas aller m'excuser ou quoi. C'est hors de question.
- Je suis simplement venu te voir pour discuter avec toi. Je ne te mentirais pas en te disant que je sais ce que tu ressens ou ce que ça fait que d'arriver une nouvelle fois dans une famille et qu'un enfant comme Regina fasse ce qu'elle a fait. Mais je peux te dire que son comportement n'a pas du tout été apprécié.
Emma le regardait d'un air suspect. Alors quoi, ils venaient de punir leur fille chérie pour avoir mal parlé au vilain petit canard de la bande ? Elle n'y croyait pas une seule seconde.
Pendant de longues minutes, Henry Mills lui expliqua que Cora parlait en ce moment même avec Regina mais qu'elle n'aurait pas dû fuir comme elle venait de le faire, manquant de respect à tout le monde autours de la table. Il ne la disputait pas, enfin pas comme un père gronderait son enfant, mais lui expliquait simplement les choses. Il semblait tellement gentil au moment de parler que Emma se mit à regretter d'être partie comme une furie. L'homme avait raison sur un point, ces gens l'accueillaient chez elle. Mais une autre part de son esprit, celle tapie dans l'ombre de son cœur, avait envie de hurler. Comment ce gars qu'elle ne connaissait même pas se permettait-il de venir lui faire la leçon ? Elle oscillait entre culpabilité et énervement.
- Regina va venir te voir, finit par annoncer Henry en se levant sous ses yeux écarquillés.
- Pour quoi faire ? Je ne veux pas d'elle ici !
- Elle doit venir s'excuser et je pense que ce serait une bonne opportunité pour partir sur un nouveau départ. Expliquez-vous, réglez vos différents. Votre rentrée est dans quelques semaines et vous serez amenés à vous voir toute la journée, autant faire en sorte que les choses se passent bien pour tout le monde, tu ne crois pas ?
Il avait raison, mais Emma préférait se mordre la langue plutôt que de l'avouer. A la place, elle rentra la tête dans les épaules et afficha sa manie renfrognée. Elle n'avait aucune envie de voir Regina ici. Elle ne voulait plus la voir du tout sous peine de perdre son calme et de lui balancer sa main dans la figure pour la gifler de toutes ses forces.
L'homme la couva du regard plusieurs secondes, comme pour jauger de son état d'esprit, puis finit par sortir de la chambre. Des protestations se firent entendre en bas mais Emma entendit distinctement la voix de Cora mettre fin à tout ça. Décidément cette femme lui fichait la trouille.
Avant qu'elle ne soit complètement préparée, Regina pénétra dans la chambre sans s'annonçer et claqua la porte derrière elle. Elle croisa immédiatement les bras sur sa poitrine et afficha un masque impassible. Elles restèrent ainsi, chacune se toisant sans rien dire ni esquisser un geste.
- Ne t'attends pas à ce que je m'excuse, Swan.
Emma aurait dû s'y attendre. D'ailleurs cette réponse n'était pas une surprise. Elle ne la connaissait pas mais Regina devait sans doute lui ressembler sur le point "ne jamais abdiquer même sous la menace".
Lentement, elle se leva et fit face à son adversaire.
- Je ne m'y attendais pas Majesté, je te rassure.
- Te voir m'est insupportable et tu ne pourrais pas me rendre un plus grand service que si tu prenais tes affaires et que tu fuguais, comme tu sais si bien faire.
- Je vois que quelqu'un a lu mon dossier.
- J'aime me renseigner sur les gens qui pénètrent dans ma maison. Mais ça, tu ne peux pas savoir ce que c'est.
L'insulte était tellement basse que la blonde faillit éclater de rire. Maintenant qu'elles étaient seules, elle avait l'impression d'être sur un pied d'égalité avec Regina et elle ne l'impressionnait plus autant. Emma avait même envie de se gifler elle-même pour avoir eu une réaction aussi enfantine et s'être laissée atteindre par ces mots.
- C'est tout ce que tu as dans ton sac Regina ? Tu n'as pas trouver mieux ?
- Ecoute-moi bien l'orpheline, grinça la brune en se rapprochant, je ne veux pas de toi ici. Ce n'est pas ta maison et tu te trompes si tu penses que tu y es la bienvenue. Ma sœur et mon père sont peut-être trop gentils pour le dire mais moi pas. Tu n'as rien à faire à Storybrooke.
- Et ta mère, elle en pense quoi ?
Elle retint un sourire de triomphe lorsqu'elle vit Regina déglutir à la mention de sa mère. Manifestement, c'était une personne qu'elle craignait pour réagir comme ça. Première faiblesse de trouvée. La première d'une longue liste.
- Ma mère te prend pour un jeune animal blessé qu'elle serait chargée de recueillir mais quand elle verra qui tu es vraiment elle te renverra aussitôt dans ton orphelinat minable avec les gens de ton espèce.
- Tu crois que parce que tu as lu mon dossier tu me connais ? Tu te trompes. Tu sais, je ne comptais pas rester ici à l'origine. Mais de voir que ma présence te torture à ce point...
Elle se rapprocha jusqu'à ne plus être qu'à quelques centimètres du visage de son ennemie. Regina ne cilla pas à cette soudaine proximité, ni ne recula. Elle se contenta de la foudroyer du regard.
- ...me donne envie de tout faire pour rester, acheva Emma avec un grand sourire. Je crois que je vais me plaire ici, finalement.
- Tu devrais faire attention Swan.
- Sinon quoi ?
- Je te détruirai. Même si c'est la dernière chose que je dois faire.
Les regards s'affrontaient. Aucune ne voulait baisser les yeux devant l'autre et Emma dû avouer qu'elle trouva Regina irrésistiblement attirante à ce moment précis. Le marron de ses yeux bataillaient avec le noir et la rendait sublime tandis qu'elle sentait la chaleur de son corps près du sien, son souffle caresser son visage. Et la voir fulminer intérieurement lui procurait une agréable sensation de victoire.
- Tu as peut-être réussi à m'avoir ce soir, Mills, mais c'est la dernière.
- Je vais faire de ta vie un enfer.
- J'ai hâte de voir ça.
Le cœur de la jeune fille devenait un véritable champs de bataille occupé par tous les sentiments qu'elle ressentait. Elle se sentait puissante, excitée à l'idée de livrer bataille à Regina. Elle éprouvait de la colère, de l'agacement mais aussi de l'anxiété. Pourtant, le plus étrange fut de percevoir une chaleur nouvelle se propager dans son bas-ventre et battre lentement entre ses jambes.
La brune l'affronta visuellement plusieurs minutes durant, sûrement pour la jauger, puis finit par redresser le menton de manière royale. Emma venait de gagner cette bataille, son ennemie n'avait plus rien à répondre. Un filet de joie coula dans le cœur de la jeune fille et son sourire s'élargit. Décidément, elle venait de lui donner une bonne raison de rester chez les Mills. Elle ne se laisserait pas intimider, ni mettre à terre.
Quand Regina finit par rompre le contact et s'éloigner en direction de la porte, Emma se rendit compte qu'elle avait cessé de respirer depuis un petit moment au vu de la brûlure de ses poumons. Elle inspira rapidement et interpella son ennemie alors que celle-ci venait de poser la main sur la poignée.
- Majesté ?
Regina jeta un coup d'œil assassin par dessus son épaule, sans même donner la peine de se tourner.
- C'est à ton tour de jouer, acheva la blonde d'un air provocateur.
Elle aurait jurer avoir vu un léger sourire se dessiner sur les lèvres de la brune. Au lieu de ça, Regina sortit de la chambre.
Lorsque la porte se referma, Emma prit le temps de respirer profondément. La présence de cette garce dans la chambre avait eu sur elle un effet étrange, étouffant et en même temps...plaisant. D'une certaine manière. Ses mains tremblaient et son cœur battait la chamade dans sa poitrine.
La jeune fille se laissa tomber sur son lit et en profita pour ressortir son téléphone. Evidemment, Lily ne lui avait renvoyé aucun message, sans doute trop occupée à faire elle ne savait trop quoi, mais Emma décida de passer au dessus et tapota l'écran pour écrire un nouveau message. Un message qu'elle ne put s'empêcher de créer avec un sourire.
De Emma :
Finalement je vais rester ici. J'ai eu une discussion avec la fille Mills et je crois que je vais m'amuser. La partie commence.
Alors, ce chapitre 2 vous a-t-il plut ?
On peut dire que ça chauffe entre Regina et Emma ! ^^ Alors pour ceux qui m'ont demandé en MP, le Swanqueen sera slow donc n'attendez pas à ce qu'elles se jettent l'une sur l'autre tout de suite ^^ Je ne sais pas non plus combien de chapitre la fiction comprendra mais je sais déjà tout ce qui va s'y passer donc on verra !
J'espère avoir vos avis sur ce chapitre et je vous remercie pour m'avoir lu !
En espérant qu'il vous a plut, je vous à dis à Vendredi prochain ! (et à lundi pour ceux qui suivent "Il était une fois" !)
