9. Belles mais stupides...
Il y eut un grand silence, une fois que les mangemorts furent autour des élèves, celui qui les avait guidé alla rejoindre ses alliés laissant seuls les élèves à leurs mercis. Tout à coup le vent se leva, les capes des mangemorts et de certains élèves se mirent à voler dans tous les sens, Malicia avait les cheveux dans tous les sens et dut se les tenir derrière la nuque pour continuer à espionner l'étrange groupe. A côté d'elle, Ingrid s'était recroquevillée sur elle même et se frottait vivement l'œil droit.
Sirius se protégea les yeux de la poussière qui volait dans tous les sens et bientôt tous les élèves firent de même. L'étrange fumée qui se levait non loin d'eux devint de plus en plus compact et bientôt, on ne put rien voir au travers. Le vent s'arrêta de souffler d'un coup. Sirius retira sa main, jeta quelques coups d'œils inquiets à ses amis puis aux mangemorts. Rodéric paraissait pétrifié, et Ewan s'était collé à Sam et à Walfried Gordean un élève de Serpentard. En face d'eux, une longue silhouette sombre apparut derrière le nuage de fumée noir qui se dissipait. Une capuche lui cachait le visage, il n'était rien d'autre qu'une ombre qui s'avançait vers eux. Il s'arrêta environs à deux mètres des jeunes élèves. Deux mangemorts qui se trouvaient derrière lui s'avancèrent à son niveau ; chacun de chaque côté de l'homme. Ils se mirent à genou et bientôt tous les sorciers qui constituaient le cercle firent de même dans une synchronisation parfaite.
Très vite, un des élève fit de même et les autres suivirent la cadence. Sirius se mit à genou comme les autres, il baissa la tête. Son cœur battait à cent à l'heure, le froid lui poignardait le corps, ses jambes tremblaient et il avait horriblement mal au ventre. Ca y était, ce moment à la fois si attendu et si peu arrivait. Il se trouvait devant Lord Voldemort, l'assassin de son père. Le meurtrier de centaines de personnes. Un sentiment de haine envahit le cœur du garçon, il n'avait qu'une envie, se jeter sur l'homme, le battre, lui arracher les yeux, lui faire le plus de mal possible, le tuer. Mais sa raison le calma. Ça aurait été si stupide de faire ça, comme si c'était si simple de tuer le mage noir qui était entouré de quelques mangemorts. Le calme le reprit. Il souffla un bon coup n'osant toujours pas regarder le Lord.
Malicia et Ingrid (qui avait réussit à enlever la poussière de son oeil) observaient calmement la scène. Ingrid gigotait dans tous les sens, faisant attention aux moindres gestes des mangemorts et des élèves. Elle était prête à ce jeter sur n'importe qui, si celui-ci osait toucher à un seul cheveux de ses amis et de son frère. Malicia au contraire était bien calme. Elle avait compris pourquoi ces jeunes étaient là, ils allaient recevoir la marque des ténèbres. La jeune fille savait qu'ils ne craignaient rien. Son attention était posée surtout sur le Lord. Elle savait que très peu de personnes avaient put voir son visage. Seuls ses disciples le pouvaient. Cependant, sa capuche faisait de l'ombre sur son visage et Malicia ne pouvait voir aucun trait de sa figure. La nuit était presque noire. Il y avait d'épais nuages au ciel, et aucunes étoiles, pas même la lune apparaissaient.
Voldemort fit un pas en avant et se mit à ricaner.
- Bien le bonsoir jeunes gens, dit le lord d'une voix froide et mielleuse à la fois. Je suis si fier de vous savoir à mes cotés, ainsi donc vous avez choisis votre camps, et vous avez choisis le meilleur. Vous ne le regretterez pas, je peux vous l'assurer. Rien n'est meilleur que le pouvoir et la puissance. Vous-vous battrez pour moi et vous obtiendrez le respect de tous.
Il y eu un long silence. Le lord lâcha du regard les élèves de septième années et fixa un à un ses mangemorts qui à présent se levaient et restaient droits. Il leva les bras au ciel et cria.
- Que la cérémonie commence ! Aujourd'hui jeunes gens, vous allez recevoir la marque des ténèbres, vous me devrez allégeance et respect. Vous allez devoir exhausser chacun de mes désirs. C'est un honneur pour vous de devenir à présent l'un de mes partisans, et si l'un d'entre vous décide de changer d'avis qu'il s'en aille maintenant où il sera trop tard. La trahison est la pire des choses que l'on peut me faire alors réfléchissez, et faites le bien.
Voldemort se tut et lança un regard glacé aux élèves. Tous avaient la tête baissée, aucun n'osait le regarder, aucun n'osait bouger, et aucun ne décida de se lever pour dire qu'il changeait d'avis. Leurs vies étaient en jeu.
Voyant que personne ne s'opposait, le seigneur des ténèbres eut un petit sourire et releva la tête.
- Aujourd'hui, n'est pas un jour comme les autres, j'ai recruté beaucoup de mangemorts, il y a eu énormément de cérémonies. Mais pourtant celle-ci est bien différente des autres, car j'attendais cette soirée depuis longtemps, très longtemps.
Le sourire du Lord s'élargit, il regarda fièrement ses mangemorts puis son regard se tourna tout à coup sur un des élèves qui baissait la tête.
- Car aujourd'hui, je vais déposer ma marque sur le fils d'un de mes plus grands ennemis.
Sirius sentit alors son regard sur lui, sa respiration devint plus rapide et saccadée. Il avait horriblement mal au ventre.
- Sirius Potter, je te demande de te lever et de t'approcher.
Sirius hésita un moment. La tête toujours baissée, il prit une longue bouffée d'air et se redressa n'osant toujours pas croiser les yeux du meurtrier de son père. Les hommes encagoulés commencèrent à murmurer les uns avec les autres ne lâchant plus du regard le jeune garçon. Sirius slaloma entre les autres élèves, certains osèrent lever les yeux sur lui pour assister à la scène. Le garçon quitta le groupe des élèves et s'approcha tout près du Lord la tête toujours baissée. Voldemort était plus grand que lui, aucune odeur ne s'échappait de cet homme.
- Enfin mes rêves deviennent réalité, le fils Potter devant moi. J'ai déjà combattu tes grands-parents et ton père. Mais je ne combattrais pas avec toi, car tu vas souiller ton sang uniquement pour me rejoindre. Tu es sensé, c'est pourquoi tu auras l'honneur de recevoir la marque le premier. Demande le moi.
La haine de Sirius remontait de plus belle. Il ne savait plus où se mettre, il ne savait plus qui il était, ni pourquoi il était là. Les dents serrées, la mâchoire contractée, la tête qui le cognait, il ne se rendait même pas compte qu'il avait serré ses poings si fort que ses ongles lui déchiraient la peau et du sang s'écoulait sur sa main. Au plus profond de lui même, Sirius appelait son père. Dans ma tête tout est si confus... je t'en pris papa aide moi ! Sirius baissa encore plus la tête laissant quelques mèches de ses cheveux noirs lui recouvrir le visage. Il se mit à genou, fixant toujours le sol. A le voir ainsi, on pouvait le confondre à une marionnette ne bougeant que lorsqu'on le lui demandait en tirant sur les ficelles.
- Offrez moi votre marque, que je puisse vous servir.
La voix de Sirius était étrangement forte. Le fait de s'entendre redonna un peu plus confiance à Sirius, les seules paroles du Lord lui avaient glacées le sang et pouvoir parler était une sorte de délibération pour lui même.
- Pour toujours ? Rajouta le Lord amusé.
- Oui mon seigneur pour toujours.
- J'aime que l'on m'obéit Sirius, fils de Harry Potter. L'obéissance est si importante. Je ne peux avoir autre chose qu'une obéissance absolue.
Voldemort ricana et s'adressant à ses partisans il ajouta.
- Vous avez devant vous un Mangemort exemplaire.
Puis son regard glacial se reposa sur Sirius. Son sourire s'effaça tout à coup. Il leva sa baguette vers Sirius et il cria.
- CRUCIO !
Surpris, Sirius ne put réagir, avant de recevoir le sort il ne put lever qu'un regard effrayé et surpris sur son futur maître. Sirius se laissa tomber par terre convulsant, sa tête rejetée en arrière, la douleur envahissait son corps. Plus profonde que toute douleur imaginable, comme si du feu coulait dans toutes ses veines, comme si des lames brûlantes perçaient chaque centimètre de sa peau, comme si sa peau était écorchée, enlevée couche par couche… Cependant Sirius ne cria pas, ses yeux étaient fermés et quelques larmes s'en échappèrent.
Rodéric observait la scène dégoûté et admiratif. Il savait que le sort était horrible, il admirait son ami pour ne pas crier et hurler ses douleurs. Pleurant silencieusement, Rodéric entendu tout à coup quelqu'un crier et tourna sa tête vers la personne.
- NOOOOOOOOONNNNNNN !
Surpris, il remarqua deux jeunes filles se jeter comme des furies sur quelques mangemorts.
En entendant le Lord lancer l'un des sorts impardonnable, Malicia ne réfléchit plus. Elle se leva d'un bond, enjamba le buisson et courut comme une folle sur Voldemort. N'ayant que pour but de faire cesser le sort, de détruire cet horrible homme, de le tuer. Malicia avait oublié tous les mangemorts présents, elle avait oublié Ingrid qui courait à coté d'elle. Elle ne voyait que le seigneur des ténèbres et Sirius allongé par terre remuant de douleur dans tous les sens. Courant vers cet horrible homme, sans sortir sa baguette, elle n'avait que pour but de frapper, d'étrangler d'arracher la peau de son visage, de le défigurer. La haine lui remplissait le cœur ; la haine, la colère et la tristesse. Ces émotions la rendaient complètement folle et en particulier imprudente. La destruction serait son seul remède.
La jeune fille revint vite à la réalité quand une main attrapa son bras, la coupant dans son élan. Un des mangemorts l'avait attrapée et essaya de la retenir contre lui pour l'empêcher de s'approcher de son maître. Seulement Malicia se débattait comme une folle, elle mordait, frappait, hurlait et cognait. Il fallut trois mangemorts pour l'empêcher de traverser le cercle. Sans comprendre comment, Malicia se retrouva allongée sur le dos, son corps ne bougeant plus.
Quelques larmes coulaient sur les joues de la jeune file. Ses cheveux étaient tout ébouriffés. Malicia redressa la tête pour comprendre se qui se passait. Un mangemort lui tenait les deux poignets, chacun à côté de son visage. La tête de l'homme était juste au dessus du visage de la jeune fille mais à l'envers. Malicia pouvait observer uniquement ses deux yeux bleu clair qui montraient de la surprise. Elle les connaissait, ses yeux. Elle les avait déjà vu. Mais aucun souvenir ne lui revint. Le mangemort dévisageait Malicia avec curiosité. Deux autres hommes encagoulés lui retenaient les pieds et les jambes tandis que un quatrième était presque allongé sur elle perpendiculairement lui écrasant le ventre. Ayant du mal à respirer, la jeune fille essaya de se débattre, mais aucune force ne lui vint. Elle tourna la tête sur sa droite et aperçut Ingrid. Elle était debout contre un mangemort qui d'une main la serrait contre lui, lui immobilisant le corps et les bras et d'une autre main lui tirait les cheveux lui obligeant à incliner la tête en arrière. Une grimace défigura le visage de la jeune fille.
Voldemort abaissa sa baguette et la douleur s'arrêta. Il ne fit pas attention à se qui se passait autour de lui. L'apparition des filles ne l'avait en aucun cas déstabilisait et il continuait à prendre un malin plaisir à torturer Sirius. Le jeune garçon se remit à genou, essayant de reprendre un souffle correct. Il n'osa pas jeter un coup d'œil aux files. Il ne voulait pas croiser leurs regards, ne pas voir leurs déceptions, leurs haines.
- A qui appartiens-tu Sirius ? Demanda Voldemort.
- A vous mon seigneur.
- Sais-tu qui sont ces filles ?
- ...
- Moi je sais qui elles sont.
Voldemort tourna alors la tête vers sa droite où se trouvaient les deux jeunes filles. Il les dévisagea.
-
Amenez les moi.
Le mangemort qui écrasait Malicia se
releva, les deux qui lui tenaient les pieds la lâchèrent
et celui qui lui tenait les mains se redressa et leva d'un coup la
jeune fille en tirant sur ses bras. Lui tenant fermement les mains
dans le dos, le mangemort la fit avancer vers son maître tandis
que un autre prenait un malin plaisir à trimbaler Ingrid par
les cheveux sous l'air amusé de quelques uns. Les deux
jeunes filles furent amenées juste derrière Sirius et
on les obligea à s'agenouiller. Un peu plus loin, au centre
du cercle, certains élèves s'étaient levés
inquiets dont Rodéric, Ewan et Irwin. Un mangemort s'approcha
du groupe et les obligea à se remettre à genou.
- Oui, je sais qui elles sont, continua Voldemort qui s'approchait à présent vers les filles en tournant le dos à Sirius. Après la mort de ton père, nous n'avons pas quitté des yeux Ginny Weasley, mais ça tu le sais, ton beau-père a dut tout t'expliquer. Comment aurions-nous put laisser sans surveillance les enfants de Harry Potter ? Cela aurait été si... Stupide !
Sirius repensa aux paroles de Casper. Elles étaient presque les même que celles du Lord. Il leva le regard sur sa sœur qui était à genou et pleurait silencieusement étant secouée par quelques spasmes. La jeune fille écoutait les paroles du lord, attendant son heure, elle savait qu'elle allait souffrir. Sa curiosité l'avait amené trop loin. Ingrid attendait donc sa mort, mais les paroles du lord la blessaient. Elle compris vite qui était Casper, cet homme qui l'avait élevée comme sa propre fille (Certes il l'avait fait à sa façon, mais qui lui avait apporté un peu d'amour) se trouvait être un traître. Ingrid releva un peu les yeux et croisa ceux de son frère qui la regardait désolé.
- Tout le monde ici connaît Ingrid Potter.
Tous les mangemorts sans aucune exception baissèrent la tête pour acquiescer. Voldemort se baissa et caressa d'un revers de sa main le visage de la jeune fille. Ingrid ferma les yeux dégoûtée de sentir ses doigts meurtriers sur son visage. En voyant approcher sa main, elle était prête à parier que ses mains seraient râpeuses même gluantes. Mais tout à son contraire, le Lord avait les mains douces. Il glissa deux doigts sous le menton de la jeune fille et l'obligea à se lever.
- Aussi belle que sa mère et ayant hérité des yeux de son père. Toi aussi tu es destinée à vivre de mon côté, comme ton frère. Mais ce n'était pas pour aujourd'hui, tu vas devoir attendre encore un petit moment belle Ingrid.
Il enleva sa main du visage de la jeune fille et la contempla un moment avant d'ajouter.
- Tu es courageuse, toi et ton amie. Je ne sais pas pourquoi vous avez suivi les garçons. Vous pensiez être discrètes, mais on sait que vous êtes là depuis le début. Nous ne sommes pas très loin de Poudlard, Dumbledore veille sur ses élèves, nous avons surveillé tous les alentours depuis le début. Ce vieux fou ne voit plus rien, à croire que la vieillesse lui fait perdre la vue. C'est de plus en plus facile de recruter des mangemorts sous son nez.
- ...
- Tu as peur Ingrid ?
Ingrid ne répondit pas. Elle n'avait pas peur, elle était complètement effrayée par cet homme. La voix ne lui venait pas, elle remua les lèvres et un faible ''Oui'' sortit de sa bouche.
- Tu as raison, pour mieux servir son futur maître il faut le craindre.
Voldemort se dirigea à présent vers Malicia.
- Malicia Wiest.
Lorsque le seigneur des ténèbres prononça son nom, Malicia tressaillit et son regard refusa de quitter le sol.
- Celle qui a réussit à faire chavirer le cœur de Sirius. Cela ne m'étonne pas, tu es belle Malicia. Mais totalement stupide. Si tu n'aurais pas intervenue, nous ne vous aurions rien fait. Toi aussi tu m'es destinée. Rassures toi, Ingrid et toi ne mourrez pas ce soir. Pas cette nuit.
Une larme coula sur la joue de la jeune fille et atterrit sur l'herbe.
- Casper ! Appela Voldemort en cherchant parmi les têtes encagoulées.
Un homme sortit du cercle et s'avança vers son maître. Il retira sa cagoule et se mit à genou devant le lord.
- Ecartes ces deux jeunes filles d'ici. Elles ne sont pas à leur place.
Casper se tourna Vers les deux élèves. Il empoigna Ingrid par le bras et fit de même avec Malicia l'obligeant à se lever. Il les emmena avec lui se remettant dans les rangs. Ingrid ressemblait à une vraie loque. Elle regardait dans le vide ; pensive. La tête baissée sur le côté, elle avait cessé de pleurer et réfléchissait à tout ce que Voldemort avait dit. Malicia était folle de rage. Elle dut regarder le reste de la cérémonie sans agir. Si elle le faisait elle mourrait. Ingrid et Sirius étaient importants aux yeux de Voldemort. Mais elle, n'était juste qu'un moyen qui permettait à Voldemort de faire du chantage à Sirius. Elle se laissa emporter par un torrent de pleur lorsque Voldemort posa sa marque sur Sirius. Le jeune garçon hurla de toutes ses forces, une odeur de chair brûlée arriva aux narines de Malicia tandis que non loin d'eux, un orage s'approchait. On entendait le tonnerre et les éclairs devenaient de plus en plus lumineux. Très vite, la pluie arriva. En quelques secondes tous furent trempés jusqu'aux os.
Etrangement, Voldemort parut surpris par cette pluie. Il leva les yeux au ciel et fixa un à un les élèves. Son regard se posa enfin sur Malicia qui pleurait et le dévisageait avec haine. La jeune fille ne voyait que sa silhouette, jusqu'à présent son visage avait été caché par sa capuche.
Voldemort retira alors sa capuche en arrière laissant apparaître son visage. Malicia en eut le souffle coupé. Ses yeux rouges sang la regardaient avec curiosité et avec haine. Son visage n'était pas ridé, bien au contraire, c'était un jeune homme d'une trentaine d'année pas plus. Ses cheveux étaient noirs, son visage était beau, seuls ses yeux montraient sa véritable nature.
Malicia tomba à genou. Elle n'arrivait plus à respirer. Elle leva une dernière fois le regard sur le lord puis s'écroula par terre inconsciente. Ses yeux elle les connaissait, son visage aussi, elle l'avait déjà vu.
Des voies froides, des éclats de rires, des pleurs. Le silence, un hurlement. Un meuble qu'on déplace, des pas de course, quelqu'un se ru sur l'escalier avant de s'écrouler et de redescendre en roulant.
Le feu, impossible de respirer... noir... placard... Sa grande sœur est apeurée. Les lits prennent feu, tout est rouge, on entend des pas dans l'escalier, quelqu'un s'approche de la pièce... la fumée est trop dense.. Le silence... hormis quelques vitres brisées, du bois cassé, le crépitement des flammes qui danses...
Qui dansent, tournent, volent, lèchent, se diffusent avec cette horrible chaleur, le feu, du rouge de partout, la panique... soif, le feu. Des pas, la fumée... l'étouffement... des cris, la fuite, du sang, son sang, rouge... des flammes, la soif, des pleurs, des cris...Ses yeux, les yeux... la mort.
