9. Beauxbâtons et Durmstrang

Rogue était rouge de colère, tous se levèrent et le suivirent la tête baissée. Certains élèves les regardaient intrigués, Iana n'avait jamais été aussi pâle et n'avait pas l'air d'être en bonne santé. Ils arrivèrent dans le cachot de Rogue. Le professeur les fit entrer et ils s'assirent devant son bureau.

- J'enlève cinquante points aux Gryffondor, cinquante points chacun !

- Mais c'est pas possible ! On n'a même pas tous ses points dans notre maison. Cria George qui refusait de se faire écraser par Rogue ainsi.

- Silence ! Hurla t-il. Vous ne méritez pas d'être ici, à Poudlard, fabriquer des... des potions pour une utilité si... si grotesque, vous n'êtes rien d'autres que des gamins de quatre ou cinq ans. Depuis six ans je vous supporte, mais, là, vous êtes allé trop loin ! Je vous aurez volontiers exclus de cette école depuis bien longtemps, toujours vous vous débrouillez ! Je vais donc trouver une punition qui va vous tenir au calme un bon moment. Tous les week-ends, pendant un... non, deux mois, vous ferez des corvées. Tous les samedis matin, je vous veux dans mon bureau, et vous obéirez à mes ordre.

- On a rien fait ! Siffla Jake qui n'arrivait plus à ce contrôler. Pourquoi nous punir ?

- Ne jouez pas le malin espèce d'idiot sans cervelle, mais dites moi, vous avez la cervelle aussi performante que celle d'un poisson rouge ! Vous avez donc purement et simplement oublié ce qu'il s'est passé dans mon bureau vendredi soir par votre faute ?

- C'était un accident ! se défendit l'élève.

- Un... accident ? Vous êtes un lâche Sullivan, vous me répugnez. Arrêtez donc de discuter mes ordres dans MON bureau ! Vous parlez d'un Gryffondor ! Pff, tous les mêmes... Suffit, je ne veux plus vous voir. Sortez d'ici ! Je vous préviens, vendredi prochain dans mon bureau sans faute, sinon, vous savez ce qui vous attend ? Et n'oubliez pas, cinquante points chacun en moins, ce qui fait un total de deux cent points.

Ako faillit exploser de rire, elle mit sa main devant sa bouche et courut à l'extérieur. Jake se sentit rougir de colère devant l'insulte de Rogue, sa plus grande envie était de prendre le chaudron qui se trouvait sur la table de derrière, de monter sur le bureau de Rogue et d'écraser le chaudron sur la face du professeur en l'envoyant s'écrouler par terre à ses pieds.

Lee sentit tout de suite le besoin de tuer de Jake, il le prit par le bras et l'éloigna le plus vite possible de Rogue. Iana avait du mal à avancer, elle n'avait jamais était aussi pâle. Souvent ils étaient convoqués dans le bureau de rogue, ils en avaient pris une grande habitude. Tous rentraient et sortaient à chaque fois avec un grand sourire. Mais depuis un mois, tout cela avait changé pour Iana, elle n'avait pas peur de Rogue, elle avait tout simplement honte. Honte de sa conduite et des « accidents » qu'il leur arrivé, honte de sa famille, « qui aurez pu faire naître un être aussi affreux que Rogue ? ». Une fois arrivaient à la porte du bureau, ils entendirent Ako exploser de rire, aucun ne compris pourquoi.

Ils ne retournèrent pas manger car ils allaient être en retard pour les cours, ils se dirigèrent donc vers la tour du Nord où les attendait Mme Trelawney. Elle leur appris à tirer les cartes avec un jeu de Tarot, et tous s'amusèrent pendant une heure et demi à se poser des questions sur leur avenir. Jake demanda à Lee de lui tirer les cartes, sa question était de savoir si Rogue allait bientôt mourir. Malheureusement, il se trouva que Rogue allait avoir une vie très agréable, même sentimental. Jake demanda aux autres de reposer la question, mais aucune des cartes ne prédit sa mort prochaine. Fred, quand à lui, demanda à Camille si un jour il arriverai enfin à passer une journée sans se faire gronder par un professeur. La question se trouva très intéressante quand Camille réussit à lire dans les cartes qu'il faudrait d'abord que Fred arrête de bavarder ou dire des sottises en cour. Mylénia posa une question sur sa vie sentimentale, mais les cartes ne dirent rien d'intéressant.

La matinée se déroula dans le plus grand calme. Tous étaient au courant de la punition qu'avaient reçus les six Gryffondor. Mandy faisait une tête d'enterrement, c'était elle et Cathy qui avaient fabriquée la potion et elles auraient dû être punis. Tous se mirent à table, Cathy décida avec Camille et Mandy de manger à la table des Gryffondor. Mylénia voulait passer un peu de temps avec son frère et s'installa à sa propre table. Les hiboux comme à leur habitude apportèrent le courrier. Iana reçu une lettre de sa mère et manqua de tomber dans les pommes. Apparemment, Rogue avait passé son week-end chez elle, ce qui ne parut pas plaire du tout à Iana. Sa sœur l'avait invité pour qu'ils passent un moment ensemble.

- Je crois qu'il n'a parlé à personne de ce qui s'est passé dans son bureau, il doit avoir trop honte. Même si il veut nous renvoyer. Tu imagine, un prof de potion se faire empoisonner par ses propres élèves ! Dit Mandy qui avait l'air très amusée.

- Oui, sûrement. Dit Iana en faisant la moue. N'empêche que notre punition ne risque pas d'être joyeuse. Imagine en plus la tête des Gryffondor quand ils vont apprendre qu'on a à nous tous seul enlevé 300 points à notre maison.

- Deux cent. Répliqua Ako.

- T'es bête ou quoi ? tu ne sais pas compter ?

- Moi oui, mais lui, il a du mal. (tous la regardèrent surpris montrant dans leur regard qu'aucun ne comprenait ce qu'elle disait). Vous n'avez pas entendu ce qu'il a dit ? A la fin du cour ! Il a dit : (Ako se força a faire une voix grave) « cinquante points chacun, ce qui fait un total de deux cent points ».

- Mais c'est très bien ça ! Un professeur de potion qui ne sait pas compter ! Cria Fred.

- Heureusement que Ako sait écouter quand on vous parle. Dit Camille. Vous auriez stressé un bon moment ! Mais, deux cent points en moins, ça fait vraiment beaucoup. J'espère que vous allez pouvoir rattraper ça.

- De toute façon, dit George avec un grand sourire. Les points que l'on remporte ou que l'on perd, on s'en fou ! Cette année, il n'y a pas le concours des maisons à cause de la Coupe des Trois sorciers. Certains profs s'amusent à en rajouter ou à en enlever juste pour faire peur à l'élève et pour qu'on évite de faire des conneries.

La discussion s'arrêta quand le repas fut servit. Fred était entrain de manger ses patates chaudes quand il remarqua que Cathy était plongée dans ses lettres qu'elle venait de recevoir. Il était rare qu'elle en reçoive, mais quand un hibou venait se poser pour lui apporter du courrier, il y avait toujours minimum trois lettres.

- Qui f'est qui t'écrife ?

- Remus et un ami. Tu sais, il était en septième année l'an dernier. Un serpentard ; Bruce, tu te souviens ? Il est aux Etats Unis. Et avale ce que tu es entrain de manger, ne parles pas la bouche pleine, c'est dégueulasse !

- Echcuse, mais, ch'est chô !Et celle là ? Pourquoi tu la caches ?

Fred sortit une lettre de sous l'assiette de Cathy. Elle n'eu pas le temps de réagir, et Fred commença à lire l'adresse.

- Rends moi ça ou je t'explose la tête.

- Pourquoi, j'ai rien fait moi ! Je veux juste savoir qui t'écrit !

- Ca ne te regarde pas ! Hurla t-elle. (Cathy devint toute pâle).

- Non ! ne me dit pas que tu as un admirateur ou un amoureux secret !

- Rend la moi ! Ne l'ouvre pas, ce ne sont pas tes affaires !

Fred qui s'était le plus éloigné de Cathy commença avec un large sourire à ouvrir l'enveloppe. Il fut surpris quand tout à coup, quelqu'un lui arracha la lettre des mains et la rendit à Cathy. C'était Harry.

- Je doute que le courrier de Cathy intéresse beaucoup de monde. Tu ne devrais pas être fier de tes actes Fred. Voler une lettre et l'ouvrir alors qu'elle ne t'appartient même pas.

- Je voulais juste taquiner Cathy, ne m'en veux pas ! Il regarda Cathy avec de grands yeux en attendant une réponse. Je ne l'aurais pas lu de toute façon.

Cathy lui fit un signe de la tête pour lui faire comprendre qu'elle ne lui en voulait pas mais que la prochaine fois qu'il recommencerait, il risquait de ne plus jamais pouvoir respirer. Harry fit un clin d'œil à la jeune fille, Camille aurait juré qu'il savait ce que contenait l'enveloppe. Elle ne dit rien, elle commençait à avoir mal à la tête et été assez fatiguée. Elle avait aucune envie de parler avec quelqu'un et encore moins avec lui, le célèbre Harry Potter qu'elle ne connaissait qu'à peine ; surtout quand elle été atteinte de migraine.

Le mois d'octobre se déroula à grande vitesse, tous les élèves restaient calme. Fred et George ne faisaient plus de bêtises, Iana ne courait plus dans les couloirs, et Mandy et Cathy ne chantaient plus dans les couloirs des chansons de leur invention. Tous les samedi soir et les dimanche matin, Rogue donnait des corvées aux six Gryffondor, ils devaient la plupart du temps faire le ménage. L'atmosphère qui régnait dans le collège était lourde et pesante. Tous les professeurs ne donnaient que des contrôles afin d'être sûrs que les élèves apprenaient leur leçon et paraissent cultivés et bon élèves devant les classes étrangères. Personne n'avait le temps de s'amuser, et tout le monde, même les plus feignants travaillaient. Avant l'arrivé des élèves de Beauxbâtons et de Durmstrang, le château fut soumis à un nettoyage exceptionnel. Tout le monde voulaient impressionner les invités.

Le 30 octobre arriva. Jamais le château n'avait parut aussi propre et aussi bien décoré. La Grande salle avait changé de décoration, des banderoles étaient accrochées au mur et représentaient les maisons par un lion, un aigle, un blaireau et un serpent. Mais la plus spectaculaire et la plus grande était accrochée derrière la table des professeurs, elle portait les armoiries de Poudlard, c'est à dire les quatre animaux qui entouraient un grand P.

La journée passa à une vitesse folle. Mandy, Jonathan, Camille, Cathy et Mylénia finirent tous deux heures en avance. Jonathan, pour une fois accepta de rester ses dernières heures en compagnie de Mandy et Cathy. Celle-ci ne lui adressa pas la parole et ne lui jeta aucun regard. Cependant, elle ne fit pas la tête toutes les deux heures. Au contraire, elle s'amusait comme une folle avec Camille. Toutes les deux étaient debout et essayer de savoir laquelle qui arriverait à mettre l'autre par terre. Ce fut Cathy qui gagna, elle avait pris l'habitude de se battre avec certains Serpentard et de faire des bras de fer avec ses amis. Ils restèrent tous un long moment allongés dans l'herbe, pas trop loin du château. Mandy posa sa tête sur les genoux de Mylénia et s'endormit. Camille, épuisée fit de même. Jonathan, quand à lui ne tarda pas à les quitter car la seconde heure, il devait rejoindre ses amis.

Les Gryffondor étaient en cour d'Enchantement quand la cloche sonna. Tous sortirent de cour à grande vitesse, allèrent poser leurs sacs dans la tour de Gryffondor et redescendirent dans le hall d'entrée. Tous se mirent en rang.

- Suivaient moi, s'il vous plait, dit le professeur MacGonagall. Les première année, passez devant... Ne poussez pas...

Tous s'alignèrent devant le château en rangée. Le ciel s'assombri. Ako et Iana firent remarquer qu'elles n'avaient pas vu Cathy, Mandy, Mylénia et Camille. En effet, elles n'étaient ni dans leurs rangs, ni dans d'autres. Tous attendirent au moins cinq minutes. Lee commençait à bailler et Fred et George, pour s'occuper faisaient des batailles de pouces. Iana se serrait contre Ako, le vent se levait, et le froid se fit de plus en plus intense.

Jake montra à Ako d'un signe de tête quatre personne qui courraient dans leur direction. C'était Camille, Mylénia, Mandy et Cathy. Toutes se mirent en rang, et on entendit quelques élèves leur demander d'où elles venaient. En réalité, Cathy était resté la seule éveillée, et comme elle n'avait pas de montre, elle ne vit pas le temps passer.

- Ah ! Si je ne m'abuse, la délégation de Beauxbâtons arrive ! lança Dumbledore.

- Où ? demandèrent plusieurs élèves.

- Là bas ! Cria Jake.

Quelque chose d'énorme sortit de la forêt interdite. Tous purent enfin distinguer un immense carrosse bleu pastel tiré par des chevaux ailés, tous des palominos, chacun aussi grand qu'un éléphant. Le carrosse arriva a grande vitesse et se posa au sol. Les armoiries du carrosse étaient deux baguettes d'or croisées qui lançaient chacune trois étoiles. La porte s'ouvrit et un élève, vêtu d'une robe de sorcier bleu sortit et déplia un marche pied d'or. Il fit respectueusement un pas en arrière et Une femme immense sortie du carrosse. Mandy regarda étrangement cette femme. Elle n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi grand. Elle paraissait même plus grande que Hagrid. Elle avait des yeux noirs, son nez ressemblait à un bec d'oiseau et avait les cheveux tiré en arrière et noués en chignon.

Dumbledore se mit à applaudire, et tous les élèves limitèrent. Mandy n'arriva pas à prononcer un mot, elle regarda dans la direction des Gryffondor et croisa le regard d'Ako. Mandy fit une grimace et tira la langue pour que son amie puisse comprendre ce qu'elle pensait de cette femme. Ako explosa de rire et eu de mal à s'arrêter.

La femme qui devait être la directrice des Beauxbâtons s'approcha de Dumbledore avec un grand sourire, lui qui était un homme grand, et maigre, il parut minuscule à côté d'elle.

- Ma chère Madame Maxime, dit-il, je vous souhaite la bienvenue à Poudlard.

- Mon cheur Dambleudore, répondit t-elle avec une voix grave, je suis ravie de constateu que vous aveu l'eur en parfeute santeu.

- Ma santé est parfaite, en effeut... heu... en effet.

- Je vous preusente mes euleuves, dit Madame Maxime.

Une douzaine d'élèves sortirent du carrosse et se placèrent derrière l'immense femme. Tous frissonnaient, en effet ils portaient tous des robes en soie fine et n'avaient aucune cape. Certains, plus malins que d'autres portaient des écharpes et des châles.

- A queul moment karkaroff doit-il arriveu ? demanda Madame Maxime.

- Il ne devrait pas tardeu... heu tarder. Souhaitez vous l'attendre ici ou préférez vous entrer à l'intérieur pour vous réchauffer quelque peu ?

- Meu réchauffeu queulque peu, queulle bonne ideu, mon cheur Dambleudore, meus qui va s'occupeu de mes cheveux ?

- Vos cheveux sont ciffés à la perfection, assura galamment Dumbledore.

- Dambleudore, queul pleusantin vous feutes ! je vouleus parleu deus cheveux de mon carrosse...

- Ah, vos chevaux ! Oui, bien sûr, notre professeur de soins aux créatures magiques sera ravie de veiller à leur bien être. Dès qu'il aura réglé quelques petits problèmes que lui ont posés certains de... heu... ses protégés...

- S'occupeu deus meus eutalons neuceussite, heu... une grande force musculeure..., avertit Madame Maxime. Ils ont une vigueur peu ordineure...

De son côté, Jake qui n'arrivait pas à comprendre un seul mot de Madame Maxime ou alors très peu s'amusait à l'imiter en faisant de grands gestes ou en bougeant les lèvres sans sortir un seul mot car Madame Maxime était toute proche et il n'avait pas besoin de répéter pour que ses amis comprenne qui il imitait. Il imitait les manières des bourgeoises et avait l'air de vraiment s'amuser. Ako qui était à côté ne put se retenir, déjà qu'elle avait du mal à cause de Mandy qui lui faisait des grimaces, mais là, ce fut la totale. Elle explosa de rire et tous les regards se dirigèrent vers elle. Beaucoup d'élèves de Poudlard parurent amusés, ceux de Beauxbâtons n'apprécièrent pas du tout. Les professeurs jetèrent des regards mauvais à la jeune fille qui se tordait dans tous les sens. Madame Maxime ne compris pas tout de suite ce qu'il se passait, et Dumbledore reprit vite la conversation pour qu'elle s'occupe d'autre chose que d'Ako.

- Je puis vous assurer que Hagrid sera si prendre.

- Treus bien, vous voudreuz bien précise à ceut Agrid que meus cheveux ne boivent que du whisky pur malt. (A ces mots, Cathy eut un grand sourire et ses yeux se mirent à pétiller)

- Nous feront le nécessaire. Mlle Chan, et Mr Jordan, voulez vous je vous prit, emmener Madame maxime et se élèves dans la Grande salle ? et dans la plus grand calme si c'est possible.

Ako se redressa tout à coup et reprit enfin son souffle. Dumbledore lui lança un petit sourire, il voulait sûrement qu'elle parte pour ne pas recommencer la même scène devant les élèves de Durmstrang. Elle et Lee sortirent des rangs et accompagnèrent les étrangers.

Tous les autres élèves restèrent à l'extérieur et tous espérez voir enfin arriver la seconde école pour enfin rentrer au chaud. Un grand silence régna pendant un long moment, puis, un étrange bruit se fit entendre. C'était une sorte de grondement étouffé par de l'eau. Le bruit provenait du lac et tous dirigèrent leur regard dans cette direction. De grosses bulles se formèrent, et de grosses vagues apparurent. Une forme noire d'un mat sortit de l'eau dans un tourbillon. C'était un bateau. Il ressemblait à une épave, dans un bruit de cascade, le vaisseau apparut entièrement et s'approcha de la rive. Une fois l'encre tombée dans l'eau, les passagers descendaient un après l'autre. Tous semblaient être bâties comme Crabbe et Goyle, deux élèves plutôt obèses de quatrième année. Un homme s'approcha de Dumbledore.

- Dumbledore ! s'écria-t-il avec chaleur. Comment allez vous mon cher ami, comment allez vous ?

- Le mieux du monde, merci , professeur Karkaroff.

- Ce cher vieux Poudlard, dit Karkaroff en se joignant les mains avec un grand sourire. Quelle joie d'être ici, quelle joie, vraiment... Viktor, venez donc vous réchauffer... Ca ne vous ennuis pas, Dumbledore ? Viktor est légèrement enrhumé...

Un jeune élève s'approcha de son maître, il était grand et avait un démarche de canard. Fred avait une grande envie de rigoler en voyant sa dégaine, mais il se calma aussitôt en s'apercevant que c'était Viktor Krum. Beaucoup d'élèves le reconnurent, et on pouvait entendre dans les rangs certains élèves murmurer :

- Regarde, c'est Krum ! je n'y crois pas !

- Où ça, pousse toi, je suis trop petite.

- Oh ! il est trop beau, gloussèrent quelque filles. Tu crois qu'il accepterai de signer un autographe ?

Tous traversèrent le hall d'entrée, et entrèrent dans la Grande Salle. Chacun se posèrent à leur table. Les élèves de Beauxbâtons s'étaient installés à la table des Serdaigle trois filles avaient gardées leur châles sur la tête et regardaient avec un air maussade le plafond de la Grande Salle. Les élèves de Durmstrang s'installèrent à la table des Serpentard, Marcus Flint avait raison quand il disait qu'il connaissait des élèves de ce collège. En effet, à la table des Serpentard beaucoup d'élèves de Durmstrang et de Poudlard se connaissaient. Même Mylénia connaissait certaines filles de ce collège, et une d'entre elle vint s'asseoir auprès d'elle avec une de ses amies. Mylénia avait l'air enchantée, elle et Drago avaient l'air de connaître au moins la moitié d'entre eux. Une fois attablés, les élèves de Durmstrang enlevèrent leur fourrures, et parurent beaucoup plus maigre qu'auparavant.

L'amie de Mylénia se montra très bavarde, et ni Camille, ni Cathy ne purent placer un seul mot dans leur discussion. Cependant, elles ne lui en voulurent pas car elles comprenaient tout à fait que Mylénia retrouvait une vieille amie d'enfance et qu'elles avaient beaucoup de chose à se dire. Un jeune garçon s'était assis à côté de Cathy, et Camille qui fut très surprise fut à son tour entourée de garçons qu'elle ne connaissait pas. Elle baissa la tête et s'avançant vers Cathy qui était en face d'elle, elle lui chuchota :

- Je ne savait pas qu'il y avait autant d'élèves de septième année à Durmstrang, il y a plus de garçons que de fille.

Cathy lui fit un signe de la tête et lui montra Viktor Krum.

- Tu savais toi, qu'il continuait ses études ?

- Qui ça ?

- Ne me dit pas que tu ne connais pas Viktor Krum ?

- Qui ?

- M'enfin, tu es bien allé à la Coupe du Monde ! Tu sais bien qui est Viktor Krum !

- Ah oui ! Ca y est, je me rappel. Non, je ne savais pas qu'il faisait encore des études. Tu sais, moi et le Quidditch, on fait deux, j'y suis seulement allée parce que je voulais rester avec ma famille.

- Salut !

Les deux filles sursautèrent de surprise et regardèrent le garçon qui venait de leur adresser la parole comme si c'était un loup garou. Le jeune garçon était un élève de Durmstrang, il était à côté de Camille et apparemment, avait une grande envie de discuter avec elles.

- Vous parliez de Viktor ? Continua le garçon. Vous savez, c'est un bon copain. Il s'adressa à Camille. Alors comme ça, tu ne te souviens même pas de lui alors que tu l'as vu jouer à la Coupe du Monde ? tu es une drôle de fille !

- Euh... je ne suis tout simplement pas fan du Quidditch. C'est tout.

- C'est bien dommage, ça aurait pu être un sujet de conversation assez passionnant. Je me présente, je m'appel Bruce, et toi ?

- Camille.

Camille rougit mais parut enchantée de faire la connaissance de Bruce.

- C'est bizarre, mais pourquoi tu n'as pas d'accent comme les autres, ton anglais est vraiment super !

- C'est parce que je suis Anglais, je fais juste mes études à Durmstrang. Si j'avais sut, j'aurais fait mes études ici, l'endroit est super !