Bonjour !
Voilà donc comme prévu le premier OS sur la période des maraudeurs. Un peu en avance mais je crois que c'est mieux si je ne fixe plus de date, je suis incapable de les respecter...
Il est donc sur Sirius Black (bravo à la ou le gest qui a trouvé ! ).
J'adore ce personnage et j'espère avoir été fidèle au personnage de JK Rowling.
Bonne lecture.
Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient à JKR (comme si vous ne saviez pas... )
Sirius Black
Je crois que ça a commencé à l'adolescence. A cet âge, tous, moldus ou sorciers, éprouvent ce désir d'indépendance, ce besoin de rébellion. Chez moi, cela s'est traduit par les posters immobiles représentant des motos et par l'adoration des Gryffondor. J'avais choisi cette maison car c'était l'ennemie jurée de Serpentard depuis des siècles, détestée par ma famille, les Black. Donc, la destination toute choisie pour ma révolte et moi.
A cette époque (c'est un peu un mensonge ce début de phrase, sans doute est-ce toujours vrai) j'étais arrogant, fier. Sûr de moi. Sûr que j'allais pouvoir atteindre mon objectif, sans aucun obstacle d'aucune sorte. Je savais que j'allais être renié pour cela, que je ne reverrai plus mes cousines, ni mon frère. Que je serais banni au moment même où je les aurai trahis. Mais j'aurais ma vengeance sur mes parents, sur mon éduction, sur la tradition qui a traversé les siècles. Malgré tout ce que je pourrais affirmer, je n'étais pas un Black pour rien...
Peut-être le Choixpeau aurait-il dû m'envoyer à Poufsouffle ou à Serdaigle, juste pour me remettre à ma place. Cependant, ça ne marche pas comme ça. On ne peut pas vraiment dire que je sois travailleur, loyal ou même avide de savoir. Non, moi j'étais avide de revanche, d'aventures et de tout ce qui pourrait causer du tort à mes parents.
Mais le fait est que j'ai rencontré James Potter, un petit arrogant brillant comme moi, Gryffondor jusqu'à la moelle. Dès lors, plus aucun autre choix ne s'est offert à moi. J'aurais pu suivre James jusqu'à la mort. Sauf, que c'est la mort qui est venue à lui, sans que je puisse l'accompagner dans cette dernière aventure, cette dernière blague pour les maraudeurs. James Potter rit jusqu'à son dernier souffle.
Sans doute Gryffondor a été ma plus grand lâcheté. Ca aurait aussi dû être ma plus grand honte, mon plus grand regret, mais il faut croire que je ne suis pas assez courageux pour regretter l'évènement qui m'a offert la liberté, pas assez courageux pour regretter le frère que j'ai sacrifié à ma cause.
- Black, Sirius ! appela le professeur McGonnagal. (Note de l'auteur : Oui c'était déjà elle !)
Je m'avançai. Fièrement, dignement. Conscient de tous les regards braqués sur moi, dont celui de James, attendant la sentence, le mot qui allait décider de mon destin.
Ce jour-là, quand le Choixpeau fut posé sur ma tête, il dit :
- Intéressant... Tu as de l'ambition, mais pour aller à Gryffondor... Sacré paradoxe ! Tu as du courage, mais... C'est étrange. Pas forcément assez pour Gryffondor, mais en même temps beaucoup trop pour Serpentard, ou même Poufsouffle. Et je ne suis certain que Serdaigle ne serait pas un bon choix. Hm... Ecoute, je vais t'aider. Tu iras dans la maison de ton choix. Dans la maison de tes rêves. Sache cependant qu'il te faudra devenir plus brave pour les réaliser.
- GRYFFONDOR !
J'allai donc dans ma nouvelle maison, mon nouveau foyer sans prêter attention aux murmures qui accueillaient ma rébellion. Aux applaudissements aussi, ceux de la table parée de rouge et or. A ceux-là, je répondis par une révérence, fier. Gryffondor rit. J'étais intégré. J'étais des leurs. La légende venait de débuter en j'en faisait déjà partie.
Je fus bientôt rejoint par James et nous ne nous séparâmes jamais jusqu'au jour de sa mort.
Dans les jours suivants, je ne reçus aucune beuglante, aucun signe que mes parents approuvaient ou désaprouvaient mon geste. Aucun signe que j'étais encore leur fils. La raison de cette indifférence n'est pas hardue à trouver. Je n'étais plus leur fils. A tous ceux qui leur feraient la remarque de ma maison, ils nieraient, sans aucun doute. Dans leur esprit (je ne pas dire dans leur coeur, ils n'en ont jamais montré l'existence), je resterai une honte, leur plus grande honte.
Cependant, le Choixpeau avait tort : il ne m'a pas aidé. Il m'a permit de réaliser mes rêves, mais que sont des rêves d'enfant de onze ans ? Je suis heureux de ce que je suis devenu, mais ce maudit chapeau avait raison sur la question du courage. Je n'en avait pas assez pour supporter ma famille et aider mon frère. Je l'ai abandonné, comme un lâche de la pire espèce.
Je ne suis pas tout de suite parti du 12 Square Grimaud, mais j'avais déjà déserté à ma tâche de grand frère. Je les avait déjà quittés, définitivement. Et lorsqu'à mes seize ans, je ne puis plus supporter l'odeur de pourriture et la doctrine sang-pur, je partis. Je trouvai une famille, des amis, des ennemis. A croire que notre vie avait été tracée en un instant, dans un compartiment du Poudlard Express.
Pourtant, oui, je suis heureux. D'avoir été l'ami de James. D'avoir été l'ami de Remus. Et tout cela c'est grâce à Gryffondor ! Je ne remercierai jamais assez le Choixpeau pour m'avoir offert une vie que je ne méritais pas. Pour m'avoir donné le moyen de quitter ma famille, d'échapper à la noble et très ancienne maison des Black. Toujours pur.
Mais ce choix a fait un mort parmi les anges. Le petit garçon, trop faible, trop Serpentard. On t'a obligé à faire les mauvais choix, tu as voulu sauver l'honneur que j'avais enterré.
Regulus, mon frère, je ne regretterai jamais assez de t'avoir quitté.
Voilà !
J'espère que vous avez aimé. Il est un peu plus court que d'habitude...
INDICE : Un Gryffondor jusqu'à la moelle
Il y a plusieurs possibilités mais ne cherchez pas trop loin...
