Bonjour !
Avant toute chose, il faut absoument que je m'excuse énormément pour mon énorme retard. Entre ce chapitre et celui d'avant, je crois qu'on peut dire qu'il y a plus de deux semaines... ^^ Encore désolée. En plus, je me suis arrêtée en plein milieu d'une série...
Bref, au moins maintenant, je poste la suite, même si elle a mis beaucoup de temps à arriver. Je peux au moins clore cette série des maraudeurs.
Ce chapitre (assez long quand même, c'ets pour me faire pardonner...) sera donc sur Remus Lupin. Je n'étais d'abord pas du tout sûre que j'allais lui consacrer ce chapitre. Au début, ce devait être Lily. Mais, en manque d'idées, je me suis mise à lire des fanfic's bien sûr. L'idée de faire Remus m'est venue en lisant "In the moonlight", de Miss De Lune.
Je m'égare, tout ça pour dire que j'espère que vous aimerez et pour m'excuser pour le retard !
Disclaimer : Tout est à JK Rowling bien-sûr
Remus Lupin
Peut-on vraiment décrire cette euphorie ? Ce bonheur sans nom, comme si toutes les portes s'ouvraient à nouveau devant moi, après avoir été fermées de longues et nombreuses années. Comme si plus aucun projet, aucune idée, aucun futur ne m'était interdit. Comme si ce que j'étais n'avait pas d'importance. Comme si j'avais le droit de vivre comme n'importe quel autre.
Malheureusement, les euphories ne sont pas des bonheurs éternels. Ce ne sont pas des promesses de vie heureuse. Non, les euphories sont éphémères. Mais comment agréables !
Le premier miracle de ma vie eut lieu lorsque la lettre arriva. Inattendue. Inespérée. La meilleur surprise que l'on ne m'ai jamais faite. Immédiatement teintée de désespoir.
J'étais enfin persuadé qu'elle n'arriverait jamais. Alors, maintenant qu'elle était là...Ce devait être une erreur.
Et quand bien même c'était vrai, comment m'intégrer, comment vivre dans une école où je pouvais tuer accidentellement trois jours par moi chacune des personnes qui m'entouraient ? Jamais on ne pourrait m'accepter à Poudlard.
Puis après la déception vint Albus Dumbledore. Il convint tout le monde, même mon père, même ma mère.
Mais surtout, il me convint moi. Mes rêves pouvaient être réalisés. Mes illusions pouvaient devenir l'impossible réalité. Trop de bonheur que ça en devenait incroyable pour moi dont la vie avait toujours été teintée de tristesse et de déception. Pour cela, il me suffisait d'accepter de partir vers ce château qui hantait mes rêves. J'acceptai sans aucune hésitation.
Et je partis.
Alors que tous les autres ne parlaient que de leur prochaine maison, ça n'avait aucune importance pour moi. La seule chose qui comptait était que j'y soie. J'étais terrorisé à l'idée que mon secret soit découvert, alors je ne m'approchais de personne, de peur qu'ils le sentent, qu'ils le voient, je ne sais comment. J'étais persuadé que quelqu'un ferait les rapprochements et les déductions inévitables. J'avais peur qu'ils aient peur de moi.
Se tenir au milieu d'une foule ? Un calvaire.
Tous n'avaient de yeux que pour le chapeau chantant pendant que les miens s'étaient accrochés au bout de mes chaussures. A cet instant, j'étais encore certain d'être bientôt renvoyé. Certain que mon nom ne pouvait être inscrit sur le parchemin. Pourquoi avoir cru Dumbledore ? C'était impossible, bien-sûr. Puis vinrent les « L ». Et soudain :
« Lupin, Remus ! »
Je sursautai. Impossible, c'était impossible, non ? C'était impossible, c'était impossible, c'était...
Je m'avançai vers le chapeau comme on recule. J'avançai en voulant fuir, courir dans l'autre sens, de toutes mes forces en priant pour ne pas trébucher sur ma robe trop grande.
Pourtant, je m'assis et mis ce chapeau étrange sur ma tête. Il devait être aussi rapiécé que mes vêtements... Voire même plus !
Pendant une douzaine de secondes, rien ne se produisit. Un silence total, dans ma tête et dans la salle. J'en étais sûr, c'était une erreur. Ils allaient m'annoncer que ma place n'était pas ici et je devrais retourner à ma vie d'exclu puisque ma place n'était nulle part sur cette terre. J'avais été stupide d'espérer. Je ne suis qu'une ignominie, une erreur de la nature.
Mais le chapeau se décida à parler, dans mon esprit.
« Ne t'inquiète pas, je ne leur dirai rien. »
Je frissonnai malgré la chaleur de la voix. Malgré la flamme des bougies. Comment pouvait-il savoir ?
« Calme toi. Je t'assure, ce n'est pas important. Tout le monde est accepté à Poudlard. »
On aurait dit la voix de Dumbledore, pleine de sagesse et de douceur, emplie des mêmes mots de réconfort, qui eurent l'effet escompté comme la première fois.
« Et ça ne m'influencera pas le moins du monde sur mon choix. La seule chose qui m'intéresse est ce qui se passe dans ta tête. Tu as peur...mais tu as aussi beaucoup de courage pour être venu. Beaucoup de sagesse aussi, tu n'es pas naïf sur ta compréhension de ce monde. Beaucoup de maturité. Mais c'est ta bravoure qui doit être reconnue... Bon courage, mon garçon, car je vais t'envoyer à... »
GRYFFONDOR !
Juste un cri dans une salle ? Non, c'était une révolution. Une révélation. Plus qu'une désignation, c'était pour moi le nom donné à un rêve. Un rêve qui se réalise. Un rêve qui disparait pour devenir réalité, la meilleure métamorphose que j'aie jamais connue. Pourtant j'en connais un rayon question métamorphoses... !
Aussitôt une libération en moi, une joie infinie. C'est la deuxième euphorie. Applaudie par la table des Gryffondor, ma nouvelle famille, mon nouveau foyer.
Je ne voulais me poser aucune question sur cet avenir préoccupant. Pour un instant, je voulais me sentir normal, comme si j'étais pareil à tous ceux dont les mains me donnaient des tapes sur les épaules. Comme si je faisais partie d'un groupe, que je n'étais plus exclu. Juste pour quelques minutes, pouvoir être insouciant, pouvoir rire avec les autres, parler avec eux. Juste un moment, pouvoir avoir onze ans à Poudlard.
Bien-sûr le bonheur m'accompagna toute cette soirée. Et quelle soirée ! De nouveaux amis. Les premiers de toute ma vie. James, Sirius et Peter... Une amitié à laquelle j'ai voulu croire malgré nos différences. Malgré ma différence.
Une amitié qui m'accompagna de longues années, années d'aventures et d'insouciance. Une amitié indestructible. Même lorsqu'ils découvrirent mon secret, ils ne reculèrent pas. Ils avancèrent même, ils avancèrent vers moi encore et encore, pour m'aider à m'accepter. Un jour, ils m'accompagnèrent même dans mes métamorphoses, prouvant dans le même temps leur talent et leur amitié sans faille.
C'est Gryffondor qui m'a offert cette chance. Celle de pouvoir vivre, presqu'en étant normal. Normal et bien entouré.
Dumbledore aussi m'y a aidé. A cette époque et aussi bien après. Des années plus tard, après le déchirement que j'avais redouté puis cru impossible. C'est quand on s'y attend le moins que le malheur s'insinue dans votre vie, comme il s'y était invité à mes six ans. Le bonheur aussi. Comme quand Dumbledore m'a offert la chance de retourner à Poudlard. , retrouver Gryffondor, les aventures et, dans les couloirs déserts parfois, l'âme des Maraudeurs.
J'espère que vous avez aimé !
Review (même si pour dire que vous n'aimez pas, ça me fait plaisir ! )
Je ne sais pas encore si je vais continer cette fanfic après, donc si un chapitre vient après, il aura sans doute beaucoup de retard. Vous êtes prévenus ! ^^
Merci beaucoup d'avoir lu !
