Hello everyone !
Premièrement, la chanson utilisée pour le chapitre précédent est l'excellente chanson de AngelMJ « La disparition du Prof ».
Donc, voici le second chapitre, qui est en fait le premier vu que le premier était le prologue… BREF !
Ce chapitre est bien plus long et j'espère satisfera votre curiosité.
Merci encore à Kindred Spirit pour l'aide et l'inspiration.
Bonne lecture )
Réponses aux reviews :

Deponia :Merci beaucoup pour ces compliments ! Maître Panda a bien entendu supplié Matthieu, puisque *spoiler* il aime le Prof à la folie. xD J'aime particulièrement ta formule de politesse et sache que je te rend la pareille ! )

Narcissa-Noir84 : Hello, très chère ! Je tiens à préciser que cette fiction n'est pas très longue et qu'il y aura donc très peu de Patron/Geek. Cependant, c'est mon ship préféré dans SLG et je compte pas leur consacré un chapitre (Lemon en vue évidemment) ! J'espère bien que tu apprécieras la suite !


Be my Friend.

Maître Panda avait passé des jours entiers à s'interroger sur l'origine de ses sensations nouvelles qui le traversaient mais il ne voulait pas se rendre à l'évidence. Bien entendu, cela faisait des mois qu'il le savait mais l'avouer était autre chose. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi, ni comment il en était arrivé là… Peu importait à présent, le scientifique le détestait depuis le début de la saison 4 de l'émission de Mathieu. Si seulement leur créateur n'avait fait qu'ajouter l'Instant Panda au reste de l'émission mais non, il avait supprimé la Science Infuse, il avait retiré sa raison d'être au Prof. Pour la simple et bonne raison que cela aurait été trop lourd avec un épisode comportant les deux. L'ursidé se mordit la langue pour s'empêcher de pensée des méchancetés à l'égard de son Créateur. Après tout, Mathieu n'était pas responsable non plus, Salut Les Geeks évoluait et c'était tout à fait normal… Mais il sentait encore cette culpabilité croître au fur et à mesure des jours.

« Panda ! » Entendit-il dans les escaliers.

L'interpelé sortit de son antre et descendit dans le salon pour rejoindre le Youtuber qui l'avait appelé.

« Un problème, Math… ? » Sa voix s'éteignit lorsqu'il vit son prédécesseur tourner devant la caméra.

Il ne parvint pas à détacher son regard du Prof qui répondait à une interrogation des plus compliqué, du moins, il le supposait. Mathieu vint auprès de l'ursidé en lui offrant un doux sourire.

« Je ne sais pas ce que tu lui as dit, Panda, souffla-t-il sincèrement. Mais merci, vieux ! Ça l'a convaincu. »

Le Maître chanteur resta interdit, son regard se glissant sur les mains mobiles du scientifique. Celui-ci ne pouvait s'empêcher de gigoter lorsqu'il partait dans de grandes explications. Le cœur de l'ursidé s'emballa de nouveau et dans une grimace, il fit demi-tour pour se réfugier dans sa paisible chambre. Peut-être devrait-il voir les choses en face ? Il avait toujours eu ce sentiment envers le Prof, depuis qu'il était « né », depuis que la voix du scientifique était parvenue à ses oreilles. Sa voix était spécifique, tout comme celle du Hippie, du Patron ou du Geek. Seul le chanteur avait une voix semblable à celle de Mathieu et cela le rendait légèrement mal à l'aise. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir sa propre voix ? Comme les autres… Il était tellement différent de tous les autres… Il soupira en passant une main sur son visage. Quelle heure était-il ? Bientôt dix-sept heures. L'ursidé se décida à redescendre et vit non sans surprise que le Prof et Mathieu avait déjà terminé. Le salon était vide. Il se dirigea à la cuisine pour se préparer un thé et croisa la personnalité la plus sombre de la maison. Il grimaça légèrement à l'idée de devoir converser avec lui.

« Bah alors, qu'est-ce qu'elle veut la peluche ? Que je lui fasse la toilette ? Je peux commencer maintenant si tu veux ! Taquina la voix grave du criminel.
- Tu es si désespéré que ça, mon pauvre Patron, que tu te sens obligé de me séduire ? Répondit le Panda ironiquement alors qu'il secouait la tête en signe de désolation.
- Avoue que ça te plairait, gamin ! Sourit le Patron de plus belle.
- Tu me désoles, soupira l'ursidé en se servant une tasse d'eau brûlante.
- Allez, je vois bien que t'es en manque, ronronna le criminel en buvant une gorgée de bière. Je pourrais te donner un coup de main dans tes petits jeux en solitaires.
- Lâche-moi la grappe, ok ? Répliqua le Panda avec patience. »

Il trempa un sachet de thé dans sa tasse et commença à remuer le liquide en s'asseyant face à son interlocuteur. Il souffla doucement pour refroidir la boisson qui infusait un parfum délicieux. Puis il leva les yeux lorsqu'il sentit un regard des plus taquins posé sur lui, le sourire qui était fiché sur le visage du Patron ne l'était pas moins d'ailleurs. Il pencha la tête en signe d'interrogation et bût une gorgée de thé.

« Comment va ce cher Prof ? S'enquit le Patron, la voix emplie de sous-entendu.
- Bien, je suppose. Pourquoi ne pas lui demander toi-même ? Répliqua l'ursidé après avoir déglutit avec agacement.
- Quelque chose te dérange, la peluche ? Continua l'homme alors qu'un sourire mesquin ne quittait plus son visage.
- Quand bien même cela serait vrai, je ne vois pas pourquoi je me confierais à toi, gronda le Panda en buvant une autre gorgée, manquant de se brûler.
- Fais comme tu veux, j'en ai rien à taper, moi. »

Sur ces mots, le criminel se leva et partit dans le salon. L'hybride resta quelques secondes, seul, devant sa tasse puis il se redressa brusquement pour rejoindre son collègue.

« Attends, j'ai…, murmura-t-il, incertain. J'ai besoin d'un conseil. »

Il se sentit soudainement idiot de demander ça à l'homme le plus obsédé du monde mais il ne pouvait pas faire autrement à cet instant. Les sentiments qui le traversaient lui pesaient trop et il devait en parler.

« Dis-moi tout, gamin ! Exigea le Patron avec un rictus dont lui seul avait le secret.
- Si tu dis un mot à qui que ce soit, je te jure que je préviens Mathieu sur tes petites visites nocturnes dans la chambre du Geek, murmura le Panda dans l'espoir de ne recevoir aucune humiliation. »

La réaction de l'homme en noir, surpris légèrement l'ursidé. Il sentit une main agrippé le col de son Kigurumi avant d'être violemment plaqué contre le mur.

« Comment tu sais ça, toi ? »

Sa question était plus un grognement qu'une véritable interrogation. Le Patron avait-il peur d'être entendu par quelqu'un d'autre ? C'était peu probable.

« Peu importe, souffla le Panda. Si Mathieu l'apprend, tu risques fortement de…
- Ta gueule, gronda le criminel. Qu'est-ce que tu veux, boule de poils ?
- C'est à propos de…, commença l'ursidé avant de baisser le regard. Comment tu fais pour dire à quelqu'un qu'il t'intéresse ? »

La prise sur son col se relâcha immédiatement alors que le Patron haussa un sourcil avec une pointe d'amusement.

« Tu veux te faire le Prof, c'est ça ? S'enquit-il avec un rictus entendu.
- Non ! Pas du tout ! S'offusqua le chanteur en rougissant.
- Bien sûr… Soupira le Patron en tirant sur sa cigarette. Et tu veux quoi ? Un cours de travaux pratiques ?
- Laisse tomber, grommela le Panda, je ne sais même pas pourquoi je t'ai demandé conseil. »

A ces mots, il se dirigea vers les escaliers avant d'être arrêté par le criminel.

« Surprends-le, Gamin, conseilla-t-il. Les scientifiques sont plutôt curieux non ? La surprise ça les excite. Tu peux me croire, c'est comme ça que j'ai réussi à me faire mon prof de fac. En fait, il avait une de ces… »

La Maître s'enfuit rapidement avant d'entendre trop de détails salaces sur la vie de son collègue. Bizarrement, cela ne l'étonnait pas plus que cela. Mais peut-être que ce conseil lui serait d'un grand secours.
Il inspira doucement avant de descendre les premières marches menant au laboratoire.
Son estomac se broyait au fur et à mesure qu'il dévalait l'escalier. Peut-être devait-il faire demi-tour ? Mais avant qu'il n'en ait l'idée, il se retrouvait à l'intérieur du laboratoire, poussé par son instinct.

Il déglutit difficilement, faisant quelques pas silencieux. Puis, il constata que son collègue ne l'avait pas remarqué, ni même entendu rentrer. Il retint un soupir d'apaisement et voulu s'enfuir à toutes jambes devant cette opportunité mais ses yeux s'égarèrent dans le reflet du miroir face à lui. Son ami scientifique était penché sur un livre d'astrophysique, concentré dans des recherches que lui seul semblait pouvoir comprendre. L'animal avança prudemment, mais il fût persuadé à cet instant qu'il aurait pu faire tout le vacarme du monde sans que le Prof ne se détache de son œuvre. Lorsqu'il arriva tout près de lui et que l'odeur de son ainé effleura ses sens, il se sentit apaiser. Pourtant, un autre sentiment vint à nouveau étouffer ses poumons. Un désir sans nom.
D'une main vive mais délicate, il retira les lunettes de son vis-à-vis et profita de son instant de surprise pour poser son autre main sur ses yeux. Il s'avança et sentit une chaleur s'insinuer en lui lorsque son torse se plaqua contre le dos du scientifique. Il ne voulait pas qu'il se retourne, il voulait simplement le surprendre, non ? Son prédécesseur eut un léger sursaut en seule réponse et ses lèvres s'ouvrirent pour protester.

« Qui est-ce ? S'enquit le Panda dans un murmure à l'oreille de celui-ci. »

Il avait susurré d'une voix légèrement plus grave dans l'espoir que le scientifique ne le reconnaisse pas à sa voix. L'homme fût surpris par cette soudaine approche, il leva doucement les mains pour tenter d'attraper le bras de son assaillant.

« Ne trichons pas, Professeur, proposa l'ursidé sur le même ton. »

Le scientifique eût un léger pouffement de rire et laissa ses mains retomber le long de son corps. L'hybride en fût surpris. Pourquoi riait-il ? Ce n'était pas que ce son lui déplaisait, bien au contraire, mais cela était plus qu'étonnant.

« Et bien, je dirais qu'il s'agit de vous, Maître Panda, sourit le Prof sans aucun doute. »

L'ursidé se demanda soudainement ce qu'il avait fait de travers et ce fût sans surprise qu'il laissa échapper un simple : « Mais, comment… ? »
Le scientifique se sentit ravi de cette incompréhension.

« N'oubliez pas, mon jeune ami, que j'ai la science infuse, fanfaronna-t-il alors que ses yeux étaient toujours couverts de la main de l'animal. »

Bien sûr, il n'avouerait jamais que le Panda était le seul à l'appeler ainsi, les autres se contentaient de balayer son nom par un diminutif des plus irritable : « Prof ».
Il entendit le rire de son collègue au creux de son oreille et il frémit doucement.

« C'est vrai, sourit le chanteur dans un murmure. Alors vous auriez peut-être une solution à mon problème ?
- Je serais ravi de pouvoir vous aider, Maître, répondit le scientifique en posant sa main sur celle qui couvrait son regard. »

Le Panda fit doucement glisser sa main sur la joue du Professeur avant d'effleurer son cou. Il fût satisfait de sentir l'homme frémir sous ses griffes.

« Je sens quelque chose… de très troublant, murmura-t-il doucement. Il y a des frissons qui me parcourent lorsque votre regard se pose sur moi… »

Son souffle brûlait agréablement l'oreille du scientifique alors que celui-ci retenait sa respiration. L'ursidé descendit sa main sur le ventre de l'homme avec une délectable lenteur.

« Une douleur me broie le ventre lorsque vous hurler au désespoir, finit-il par dire en le serrant plus fort contre lui. Expliquez-moi pourquoi. »

Le Prof sentit un baiser caresser sa nuque et il en frémit de désir. Il était loin de se douter des sentiments de son remplaçant. Peut-être n'avait-il jamais fais attention à l'oreille attentive, ni même aux regards soucieux du Maître chanteur. Il n'avait même jamais fais attention à ses propres émotions. Mais à cet instant, entre les griffes de l'animal, il se sentait si bien, si désirable et si important. Il laissa doucement basculer sa tête à l'avant pour dégager sa nuque, profitant de la douceur des lèvres de l'ursidé.

« Il semblerait que j'ignore ce qui vous arrive, Maître, soufflait-il doucement. Mais, je dois vous avouer que je souffre du même mal.
- Vraiment ? S'enquit le Panda en posant de doux baiser dans la nuque exposée de son prédécesseur. Dîtes-moi, qui est l'objet de votre « mal » ?
- Un Maître Chanteur, murmura le Prof. Ma science infuse ne saurait expliquer sa délicieuse voix. »

L'ursidé eût un sourire tendre avant de reposer sa main sur les yeux de son vis-à-vis. Il tira légèrement la tête du scientifique pour la plaquer contre son épaule et revint murmurer au creux de son oreille, fredonnant doucement une chanson qu'il aimait beaucoup.

Be my friend, hold me
Sois mon ami, tiens-moi
Wrap me up, unfold me
Enveloppe-moi, grandis-moi
I am small, I'm needy
Je suis faible, j'ai besoin d'affection
Warm me up, and breathe me
Réchauffe-moi, et respire-moi

Le Professeur écarquilla les yeux sous la surprise mais il ne vit que l'obscurité sous les doigts de l'animal. Il tenta alors de se retourner pour profiter du visage tendre de son chanteur mais la réponse se fit instantanément. Un bandeau sombre vint se poser sur son regard et il sentit un nœud se former à l'arrière de son crâne.

« Bandez-moi les yeux, mais laissez-moi vous faire face, demanda-t-il doucement. J'aimerais sentir votre regard, votre souffle… »

Le Panda ne pût s'empêcher de sourire avant de doucement retourner le Professeur face à lui. Il le scruta longuement, détaillant chaque partie du visage découvert de son prédécesseur. Il glissa une main sur la joue du Prof et caressa légèrement sa lèvre inférieure de son pouce. Ne pouvant résister d'avantage, il approcha lentement, laissant son souffle effleurer la bouche du scientifique.

« Mon souffle ? Murmura-t-il. Comme cela ? »

Les lèvres du professeur tremblèrent d'impatiences tandis qu'il bégayait une affirmation. Il leva une main timide et chercha le visage du Panda dans le vide, il parvint à caresser sa joue dans un effleurement. Il voulait entendre cette voix délicieuse chanter de nouveau pour lui. Mais il n'eut même pas le besoin d'en faire la demande.

Be my friend, hold me
Sois mon ami, tiens-moi
Wrap me up, unfold me
Enveloppe-moi, grandis-moi
I am small, I'm needy
Je suis faible, j'ai besoin d'affection

Le cœur du Professeur rata un battement avant qu'il ne pose ses lèvres sur celles de l'animal. Le Maître chanteur sentit son désir augmenter à nouveau, il approfondi le baiser, glissant sa langue entre les lèvres gourmandes du scientifique. A bout de souffle, il en vint à rompre leur échange.

« La chanson ne vous plaisait pas ? Nargua-t-il gentiment.
- Bien au contraire, susurra l'intellectuel. J'aimerais en dévorer chaque mot.
- Et moi, je souhaite dévorer chaque parcelle de votre corps, Professeur. Murmura l'ursidé alors qu'il glissait ses mains sur les épaules du scientifique, retirant doucement sa blouse. »

Le Professeur eût un geste lent afin de retirer son bandeau mais il fût arrêter par une douce prise. Il se sentit défaillir lorsqu'un murmure s'insinua au creux de son oreille.

« Ne m'obligez pas à vous attacher les mains, Professeur. »
Il rougit brusquement et bégaya quelques secondes, son cœur accélérant entre le désir et la surprise.
« J'aimerais voir vos yeux, Maître, demanda-t-il d'une voix incertaine. »

Le chanteur se sentit hésiter, il y avait une raison pour laquelle il refusait de faire face au Prof, une raison qui expliquait pourquoi il ne voulait pas croiser son regard directement. Et cette cause le rongeait de l'intérieur. Avec délicatesse et une fausse assurance, il retourna le scientifique contre son bureau et revint se plaquer contre son dos, défaisant lentement le ruban qui lui barrait la vue. Il se pencha doucement à son oreille.

« Dommage, vous étiez très attrayant ainsi exposé. »
Le Professeur écarquilla les yeux et observa ses mains qui étaient posées sur le bureau. Elles tremblaient d'un désir délectable.
« Mais je ne peux toujours pas… »

Il fût coupé dans sa phrase lorsque deux doigts lui relevèrent doucement la tête. Le scientifique pût contempler les yeux de son nouvel amant à travers le reflet du miroir. Il se sentit frissonner sous l'intensité du regard brûlant qui le scrutait. Peut-être avait-il parlé trop vite. Le Maître chanteur déboutonna sa chemise avec une lenteur délectable, effleurant la peau laiteuse du scientifique du bout de ses griffes. Le Professeur se surpris à trembler de désir, sa main glissant à l'arrière de sa tête pour agripper la capuche de l'Ursidé alors que celui-ci mordillait la nuque de son presque amant. Leurs regards n'avaient de cesse de se croiser dans la glace argentée qui leur faisait face et même lorsque le détenteur de la science infuse baissait la tête pour libérer l'accès à sa peau nue, il finissait toujours par la redresser dans l'espoir de voir les pupilles insatiables du Panda.
Il sembla se passer une éternité avant que l'Ursidé ne décide de descendre ses mains au pantalon du scientifique. Il le déboutonna doucement, avant de remonter ses doigts sur le torse de son vis-à-vis. Celui-ci laissa échapper un grognement de frustration.

« Maître, murmura-t-il d'une voix tendue d'appréhension. Cessez de jouer, je vous prie. »

Le Panda eût un sourire éclatant, bercé par une joyeuse surprise. Il tira doucement sur la chemise du Professeur, la descendant sur ses épaules, ses avant-bras, puis ses coudes avant d'atteindre les poignets. Là, il tira sur le tissu, non pas pour le retirer mais bien pour resserrer sa prise, liant les mains de son amant entre elles.

« Maître ? S'enquit la voix légèrement inquiète du plus intelligent des Sommet. »

Le chanteur enserra doucement sa taille dans une étreinte rassurante, sa langue dansant doucement sur l'épaule de son prédécesseur. L'homme tremblait fébrilement d'un désir presque palpable, entre ses doigts. L'Ursidé le serrait un peu plus contre lui, sa main glissant sur l'érection grandissante du Prof. Il aurait voulu lui donner plus, il aurait voulu s'offrir entièrement… Si seulement il avait pu…
Ses doigts joueurs libérèrent l'objet de ses convoitises, écartant les vêtements de son amant d'une traite. Le Professeur était devenu écarlate sous la gêne, attendrissant le regard de son chanteur. Là, l'Ursidé commença à le caresser dans un geste languissant de va et viens. Il se délectait des gémissements étouffés de son prisonnier et de l'agitation des mains emprisonnées qui agrippaient son Kigurumi sur son ventre. Sa langue parcourut la peau blanche du Professeur, embrassant chaque parcelle de son dos quand il ne les mordillait pas. Le scientifique l'appela dans un couinement erratique alors que sa main s'activait plus vite sur le membre douloureux de désir. Il sentit le corps de son amant se cambrer contre lui alors qu'un gémissement rauque franchit les lèvres roses et tremblantes du détenteur de la science infuse. Le liquide brûlant qui s'écoulait sur ses doigts lui confirma que son amant avait atteint le paroxysme du plaisir.
La tête du Professeur reposait sur son épaule alors que sa respiration anarchique tentait de se calmer pour murmurer le prénom du chanteur d'une voix chaude et satisfaite.
Maître Panda embrassa doucement la tempe du Prof, essuyant sa main souillée dans quelques mouchoirs qui trainaient sur le bureau du scientifique fou. Il en fit de même avec le membre apaisé du Professeur. Enfin, il retourna son amant face à lui et avant qu'il ne puisse dire un mot, ses lèvres furent prisonnières de la bouche exigeante de son prédécesseur. Le Panda recula doucement, à contre cœur, sentant que la langue du scientifique devenait trop entreprenante. Un sourire se dessina doucement sur son visage.

« Vous ai-je comblé, Professeur ? S'enquit-il en remarquant le regard embrumé du scientifique.
- Pourriez-vous me libérer ? Bégaya son vis-à-vis en hochant frénétiquement la tête. »

L'Ursidé s'approcha doucement, enlaçant l'intellectuel, il défit lentement le nœud et sentit deux mains se poser vivement sur son torse. Il eût un pouffement de rire désolé avant d'embrasser tendrement la joue du Professeur, il retint cependant les doigts trop audacieux.

« Reposez-vous, mon doux Professeur, murmura-t-il à l'oreille de son amant.
- Mais vous… Tenta la voix essoufflée du scientifique.
- Je saurais patienter, le coupa l'Ursidé avant de l'attirer dans un tendre baiser. »

L'agitation de l'instant ne leur avait pas permis d'entendre la porte du laboratoire s'ouvrir. Ils ne se seraient jamais douté qu'un habitant de la maison était entré depuis une vingtaine de minutes, ni même que celui-ci les avait observé avec un amusement plus que palpable. L'homme en costume noir sortit du laboratoire sans un bruit avant de monter à l'étage, ne pouvant retenir un éclat de rire. Le Hippie qui était affalé sur le canapé le regarda d'un air curieux.

« Dis, tu savais que la peluche était impuissante ? Sourit l'obsédé de la maison en retenant un autre gloussement »

Le drogué haussa les épaules.

« C'est un mec sympa, conclut-il simplement. »

Le Patron lui lança un regard indéchiffrable, tentant de comprendre le raisonnement du bouffeur de soja mais il abandonna en s'allumant une cigarette. Il se sentait toujours furieux de la révélation du Panda. Comment cette boule de poil était au courant pour lui et le gamin ? Il grogna en tirant plus fort sur sa cigarette. Le Panda n'avait pas révélé son impuissance au Prof, mais le Patron l'avait compris en voyant cette petite scène dans le laboratoire. Peut-être que ce détail serait utile à sa petite vengeance personnelle… Oh oui, tout était clair à présent… Son plan se dessinait plus précisément dans sa tête alors que l'homme en kigurumi remontait du laboratoire.

« Ca va, Patron ? Demanda la peluche dans un sourire.
- On ne peut mieux, boule de poils. On ne peut vraiment pas mieux. Nargua l'homme en noir avant d'écraser le reste de nicotine dans un cendrier. »

Dans un rire sombre, il quitta la pièce. Le kigurumi serait à la mode ce mois-ci. Il en était certain.


Voilààààà! La chanson est Breathe Me de Sia, d'où le nom de la Fiction.
Le prochain chapitre sera axé sur Le Patron et Le Geek. :D

Reviews?