Wait for someone

Raiting : K

Disclaimer : Rien ne m'appartient. Mais croyez bien que j'aimerai.

Bon... Cet O.S j'en suis encore moyennement fière. Mais en même temps, Mattias bah... Il est tout le temps hyper joyeux, mais s'il se retrouve sans les nordiques... Bon bref, j'espère tout de même que ça vous plaira, j'essayerai de faire mieux pour le prochain ! Qui devrait être... Canada. Oui, je pense que ce sera lui...

"On se voit demain."

C'était la dernière phrase qu'avait prononcé Tino avant de s'éloigner avec le reste des nordiques, laissant Mattias seul. Il ne leur avait même pas demandé où ils allaient, pourquoi il ne pouvait pas aller avec eux... Il ne s'en fichait pas, loin de là, il crevait même d'envie de savoir. Mais les mots ne voulaient juste pas sortir. Son corps se mit à bouger seul, il tourna les talons, et marcha jusqu'à chez lui, le regard dans le vide. C'était devenu de plus en plus fréquent qu'il soit laissé derrière comme ça. Il avait d'abord cru qu'il avait fait quelque chose de mal. Mais si c'était une punition, elle commençait à être très sévère. Et il n'aimait pas la drôle de lueur qui brillait dans le regard de Lukas quand il le regardait. Il avait tellement peur qu'ils partent, qu'il se retrouve seul...

Il poussa la porte de sa maison, au moins cent fois plus luxueuse que celle de Lukas. Elle était vide. Silencieuse. Dénuée de vie. Il referma la porte derrière lui et s'appuya contre elle, avant de se laisser glisser jusqu'au sol. Il était finalement seul. Il leva la tête vers le plafond blanc, ses grands yeux bleus dénués de l'éclat joueur qui le caractérisait. Il n'avait plus envie de faire semblant. Plus envie de se rendre à ces stupides réunions en feignait la joie alors qu'au fond son cœur s'émiettait toujours un peu plus. Il était fatiguée de devoir rire, de devoir parler comme si de rien n'était avec Lukas, Tino, Berwald et Emil alors qu'eux se montraient de plus en plus distant. Pourquoi est-ce qu'il continuait de se forcer ?

-Quel con... souffla-t-il.

Un maigre sourire étira ses lèvres, un rire rauque et las résonna dans le couloir, et finalement, il ferma les yeux. Il allait arrêter de faire des efforts, c'était aussi simple que ça. Même s'il craignait que personne ne lui demande ce qui n'allait pas, même s'il craignait que ses amis ne s'éloignent encore plus, il ne pouvait tout simplement plus rester comme ça. Il verrait bien. Et s'il était déçu, et bien tant pis. Il en avait vu d'autres. Il continuerait d'avancer, parce qu'il n'avait pas le choix, il était une nation, il était immortel, il ne pouvait pas faire le con. Il aurait aimé pourtant. S'il avait été humain, il y avait belle lurette qu'il aurait avalé un flacon entier de médocs, histoire de voir à quoi ressemblait l'autre monde. Mais là, il ne pouvait pas, et il n'avait jamais autant détesté cette pression sur ses épaules, le poids de toutes ces vies humaines. Les vies de ses habitants. Il ne pouvait pas se montrer faible.

Il se releva très doucement, chaque muscle de son corps tendus au point d'en devenir douloureux. Il s'approcha du grand miroir qui couvrait tout un pan de mur, et se regarda. Il ne se reconnaissait pas. Sans ce sourire enfantin, il n'était plus lui. Mais il ne savait même plus s'il était lui lorsqu'il était joyeux ou lorsqu'il montrait ouvertement qu'il n'allait pas bien. Il ne voulait pas savoir.

-Alors maintenant quoi...? Je vais attendre la prochaine réunion ?

L'idée le répugnait. Il ne voulait pas rester seul aussi longtemps. Mais il se rappela du regard fuyant de Tino quelques minutes plus tôt, alors qu'il lui annonçait qu'ils partaient. Qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre à part attendre ? Rien. Il n'avait pas d'amis. Il n'avait personne. Il était seul. Il regarda autour de lui et soupira. Il allait attendre. Tant que les autres nordiques ne revenaient pas vers lui, il ne pouvait rien faire d'autre qu'attendre. Il n'était rien sans eux. Et Mattias détestait n'être rien. Alors il alla chercher une chaise qu'il posa en face du miroir, et il s'assit dessus. Et attendit. Que quelqu'un l'appel. Il attendrait qu'on ait besoin de lui. Il attendrait que Lukas revienne vers lui. Il avait le temps. Il était immortel. Du temps, c'était tout ce qu'il avait.

Alors il attendrait.