Reflect

Rating : K+

Disclaimer : Toujours rien à moi… Mais je vous jure que si un jour je peux ne serait-ce qu'avoir Feliciano, je serais trèèèèèèès contente ! Je ne suis pas payée non plus… j'aimerai mais non.

La même rengaine, hein, je ne suis pas très fière de cet O.S… (l'innovation, mesdames et messieurs…) Le prochain O.S devrait être sur America… Sauf si je décide de poster celui sur les deux Italie avant… Je verrais. Bref, bonne lecture, review, tout ça tout ça… Tschuss !

Il y avait ces soirs où Matthew restait des heures à regarder dans le vide. Non pas qu'il ne savait pas quoi faire, il avait toujours quelque chose à faire, mais il n'avait juste pas le courage pour ça. Le courage pour rien, en réalité. C'était comme ça. Parfois, son manque de présence l'accablait plus que ce qu'il aurait cru. Il essayait de rester fort, mais définitivement, il n'était pas Alfred. Il n'était pas capable de sourire en toute circonstance, et peu importe ce que les autre pensent. Il n'était pas comme ça. Définitivement.

Il n'était pas Alfred.

C'était un constat assez logique en fait. Ils n'étaient même pas vraiment frères. Et pourtant, il y avait encore des fois où Matthew se demandait s'il n'était pas une part d'Alfred. Pour finalement conclure que c'était impossible. Alors il fixait son plafond, comme si ce dernier pouvait lui donner des réponses.

Pourquoi existait-il ?

Pourquoi personne ne le remarquait-il ?

Sa vie avait-elle un sens ?

Certainement, mais il était fatigué de chercher. Pas assez de courage pour ces conneries. Alors il se contentait de vivre ainsi, prétendant que son manque de présence ne le gênait pas, et que réparer les conneries de l'Amérique ne le gênait pas. Que des conneries. Il se mentait à lui-même, mais honnêtement, c'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour atténuer la douleur. La douleur de n'être vu par personne, de ne pas avoir d'amis, d'être sans cesse confondu avec son frère... Tout compte fait, il n'était personne. Le reflet à peine existant d'Alfred. C'était ça.

Il était un reflet.

Une ombre qui n'en était pas vraiment une. Quelque chose qui n'était pas indispensable. Quelque chose qui n'avait pas de volonté propre. Il était le reflet d'Alfred. Le reflet qui corrigeait ses erreurs.

Canada se redressa dans son lit et tendit ses mains devant lui. Il avait l'impression de bouger. Il était presque sûr que c'était bien ses terminaisons nerveuses qui le faisaient se mouvoir. Et pourtant... Pourtant, il savait que n'importe qui entrant dans cette pièce ne le verrait pas. Alors quoi ? Quand on a l'impression d'exister mais que ce n'est pas vraiment ça, que doit-on faire ? Dieu si seulement Matthew le savait... Il aurait tout donné pour être quelqu'un.

Une larme coula sur sa joue et s'échoua sur les draps. Il fut rapidement prit de violent sanglot, et il se recroquevilla.

S'il fallait qu'il vive comme un reflet, il préférait peut-être mourir...