Brother's pain

Rating : K+

Disclaimer : Rien... Je vous jure... Mais j'aimerai vraiment...

Vous avez l'habitude maintenant, je ne suis pas fière de cet O.S, mais bon, voila... Ils sont mignons... Et en même temps pas du tout... Et voila... J'ai rien à dire. Je ne sais pas qui sera le prochain, je verrai bien... Review, et Ciao !


D'un côté il y avait Feliciano. Le gentil, mignon, parfait petit Feliciano.

Il aurait aimé être parfait.

De l'autre, il y avait Lovino. L'impétueux, le belliqueux, l'indomptable Lovino.

Il aurait aimé être indomptable.

La vérité était beaucoup plus cruelle. Elle l'était toujours. C'était le principe même de la vérité. Toujours faire plus mal. Feliciano n'était pas parfait. Lovino n'avait pas un si fort caractère que ça. Eux aussi, ils pouvaient souffrir. Le candide Feliciano pouvait se montrer blessant, et Lovino pouvait être blessé. Ce n'était pas si incroyable que ça. Et cela les énervait autant l'un que l'autre que toutes les autres nations aient été surprises de les voir s'engueuler. Feliciano en bouillonnait de rage. Lovino en pleurait. Cela paraissait si invraisemblable que ça qu'il se prenne la tête de temps en temps ? Personne ne disait jamais rien à Alfred et Arthur lorsqu'ils s'engueulaient.

Ce jour-là, en réunion, Feliciano avait fait une remarque un peu stupide, pour changer, et Lovino –légèrement agacé à cause d'un stupide espagnol- l'avait repris vertement. Et le petit Feli avait littéralement explosé de rage. La fatigue y était pour beaucoup, la pauvre nation ne dormait presque plus, et son frère, dans le même état, n'avait même pas trouvé le courage de rétorquer. A la place de ça, les larmes lui étaient montées aux yeux. Comme si les deux frères avaient échangés leurs corps. Un grand silence avait emplit la pièce, chacun les regardaient avec des yeux ronds comme des soucoupes. Les deux italiens s'en foutaient royalement, se regardant dans le blanc des yeux. C'était à celui qui craquerait en premier. Mais aucun des deux n'avait vraiment le courage de s'engager dans ce combat, aussi, d'un commun accord, ils avaient décidé de se rassoir et de poursuivre la réunion comme s'il ne s'était rien passé. Mais Lovino était toujours à deux doigts de pleurer, et Feliciano ne décollérait pas. Mais Ludwig n'avait rien osé lui dire, trop surprise. Et de son côté, Antonio jetait des regards inquiets à Lovino, qui ne lui adressait même pas un regard.

Les deux Italie se sentaient minables. Ils s'étaient déjà bouffé le nez de cette façon avant, pas qu'une fois, mais jamais devant qui que ce soit. Lovino était furieux contre lui-même de s'être mis à pleurer ainsi, et la colère de Feliciano augmentait un peu plus à chaque fois qu'il se rendait compte qu'il avait osé lever la voix sur son grand-frère devant autant de monde.

Alors que Alfred avait repris son discour, bien qu'à contrecoeur et dans une ambiance plus que tendue, Lovino se leva avec une lenteur effrayante, et sans un mot, un regard ou une explication, il quitta la pièce, semblant peiner à mettre un pied devant l'autre. Antonio mis quelques secondes à comprendre ce qui venait de se passer, et il se leva rapidement, faisant tomber sa chaise en arrière, et tout en criant le nom de l'Italie du Sud, il partit comme un fou à sa suite. Feliciano, lui, serra simplement les poings, avant de se lever à son tour. C'était de sa faute, il l'avait cherché, il en avait conscience. Il s'en voulait. De la même façon que Lovino s'en voulait lorsqu'il lui criait dessus. Alors, faisant fi de la voix de Ludwig qui le rappelait, il quitta à son tour la pièce et alla s'enfermer à double tour dans la première pièce sur laquelle il tomba. Les larmes lui montèrent aux yeux, il se laissa glisser contre le battant clos, et ses doigts fins vinrent s'agriper à ses cheveux.

Il était presque sûr que Lovino pleurait en ce moment. Il le connaissait aussi bien que l'inverse était vrai. Un maigre sourire étira ses lèvres. Feliciano et Lovino ne se ressemblait absolument pas, et pourtant, il en revenait toujours à ce point. Ce moment où l'un d'eux craquaient, et se sentait obligé de faire du mal à l'autre. Ce moment où ils avaient l'impression de ne plus être vraiment eux. D'être totalement possédé par quelque chose ou quelqu'un qui les forçait à être des personnes ignobles. Ils étaient deux frères qui devait se faire du mal pour rester eux.

La voix de Ludwig parvint à Feliciano à travers la porte. De la même façon que celle d'Antonio parvenait à Lovino quelques pièces plus loin. Ils se ressemblaient tellement et en même temps étaient tellement différents... C'en était risible... D'un même geste, les deux frères relevèrent la tête et regardèrent le plafond. Pour tous, Lovino était le noir, et Feliciano le blanc. En réalité, ils n'étaient rien d'autre qu'une même entité à peine scindée en deux. Ils étaient un. Deux putains d'idiots condamné à se faire du mal pour sauver les apparences...