Hurt

Rating : K

Disclaimer : Non non, rien à moi...

Bon, pour une fois je dois dire que je suis assez fier de cet O.S... Très court, soit, mais comprenez que je l'ai écris en cours et dans un couloir, donc voilà... Concernons ma publication ô combien rare, sachez que c'est un gros problème d'ordinateur, puisque je n'en ai plus à disposition comme je voudrais, et les cours me prennent beaucoup de temps, sans compter le moral qui est rarement au rendez-vous, alors même si j'ai pleins d'idées, j'écris n'importe comment... Donc voilà, pardonnez-moi. Le prochain O.S sera peut-être sur Arthur, si j'arrive à terminer un O.S sur lui (croyez bien que j'essaye mais j'en commence pleins sans en finir aucun). Bref, trop de trucs à dire, bonne lecture, reviews ça fait plaisir, tschuss !


Il y avait des jours où la douleur était insoutenable. Des jours où juste lever la main, se lever, faire un pas, était impossible. Chaque muscle était tendu à l'extrême, comme s'il allait se rompre, ses poumons semblaient remplis d'eau, une coulée de plomb glissait dans l'œsophage, les reins étaient en feu, les articulations étaient rouillées et le cœur semblait percé par une multitude de piques à glace. La douleur à l'état brut.

Le moral allait avec, évidemment. Pas envie de bouger. Pas envie de voir des gens. La moindre contrariété devenait une raison de s'énerver. Une personne saine d'esprit ne sortirait pas de son lit dans cet état. Quoiqu'une personne saine d'esprit ne ressentirait peut-être pas ce genre de douleur. Mais Francis était une nation. Il n'était pas sain d'esprit par définition. Alors malgré la douleur, il s'était rendu à la réunion des nations, comme il était censé le faire.

Il avait serré les dents si fort que sa mâchoire était resté engourdie. Et il avait attendu, sans vraiment écouter, que la réunion se termine. Non pas que cela ne l'intéresse pas, mais il était incapable de se concentrer sur autre chose que sur ses poings qu'il serrait et desserrait spasmodiquement. Personne ne remarquait rien. Francis n'était pas spécialement surpris. Chacun pour soi, et faisons semblant de nous entendre, d'être amis. Pourquoi se seraient-ils inquiétés de la pâleur excessive de la nation française ? Seul Arthur semblait un peu inquiet, mais ils avaient tous deux trop de fierté pour admettre que le cas de l'autre les inquiétait.

Alors Francis se força à tenir bon. Pas le choix de toute façon. Et une fois la réunion finie, il se leva malgré la douleur et rentra chez lui après les formules de politesse requises. Et le lendemain, ce serait la même chose. C'était le jeu de parfait hypocrite auquel il était obligé de jouer. C'était son rôle de nation.