Voilà... j'ai fait vite, non? J'espère que l'attente n'a pas été trop longue... Et puis cette fois, j'ai fait un GROS effort (et même un GIGANTESQUE!!!): en effet, ce chapitre est sensiblement plus long que les précédents... Et oui! Finalement, j'ai cédé à la pression: on me réclamait des chapitres plus loooongs... et j'ai accepté! Raaaaah... moi qui m'étais jurée d'arriver à être bien sadique, pour une fois... Faut dire que je ne suis pas de cette espèce... j'crois que je vais troquer mes cornes et ma queue de diable contre un zoliiiie paire d'ailes blanches et une pitite auréole... (les responsables de ce changement se reconnaîtront sans peine...)
Quoiqu'il en soit, avec tout le mal que je me suis donné, j'espère que ce chapitre vous plaira... (y'a plutôt intérêt, parce que sinon... ! Grrr... lol) La tournure que prend l'histoire va sans doute vous paraître aussi innattendue qu'à ce pauvre Chapelier... vous n'êtes pas au bout de vos surprises! Quant au comportement de Lucifer... ne vous inquiétez pas: il y a une raison... bien horrible, d'ailleurs. Et ce sera Bélial qui en fera les frais, évidemment...
Mais je vous laisse découvrir... Bonne lecture et à très bientôt!
Un immense merci à Xatem pour sa review: tu noteras, je l'espère, que j'ai pris tes revendications en compte! Tu n'auras pas besoin de me tapper, ni de faire une grêve de la faim (ni de la fin... hihihi!), ni de me mordre, ni de boire de l'eau ou de raquetter mes chaussures (si tu aimes les tongs... lol). C'est bon, j'ai rien oublié? Et oui, Lucifer est méchant... c'est ce que j'aime chez lui. (Des tendances sado-maso?! Naaaaaan... lol) Et tu veras: la suite sera pire... à mon avis, en tout cas. Pour ce qui est de ta question... mmmmh... je vais effectivement faire intervenir d'autre personnages durant cett histoire. Pas Alexiel, nan! Je ne peux pas la supporter... (pardon, mais ... c'est comme ça! ) Par contre, je peux te dire que deux autres Satans feront leur apparition... il y aura peut-être Kourai à la fin, pour l'épilogue... si je trouve la réplique que je cherche! Et je ne compte pas faire intervenir le miroir de Lucifer... (quoique... faudrait qu'il ouvre un peu les yeux... mdrrrr!) Allez, bone lecture pour la suite! Bisouxxx... (pour ce qui est de ta nomination au titre de Démon... je vais voir ce que je peux faire... Lulu m'a dit que si j'étais trèèèès gentille avec lui, il pourait te l'accorder... hihihihi!)
Merci gigantesque à Ephemeris pour sa review! Ca me fait toujours très plaisir! je t'ai également écoutée pour la longueur des chapitres... alors, heureuse? Profite, profite... Je pense peut-être à fusionner mes chapitres du début par la suite, surtout si je continue sur ma lancée en écrivant des actes plus longs... mais je sais pas... je verais bien! La réaction finale de Bélial... honnêtement, je ne sais pas trop. Je crois que... cette fois-ci sera une fois de trop. Ce qui suit dans ce chapitre risque fort de la détruire... je ne sais pas. Je suis désolée mais... je crois que je m'achemine vers une version plus personnelle du caractère du Chapelier, sans forcément respecter à la lettre ce qui est écrit dans les mangas. D'autant plus que c'est assez ardu: Kaori Yuki n'en dit pas beaucoup, et j'ai beau lire et relire les passages où Bélial apparait, il y a des points qui me restent obscurs... Désolée, donc, si ma représentation n'est pas fidèle à 100! D'autant plus que je mets inconsciemment des côtés de mon caractère et de mes craintes dans le perso... (j'viens de m'en rendre compte... dingue! lol) Mais bon, je te laisse lire la suite, en espérant qu'elle te plaira! Bisouxxx bien baveux... (beûrk! lol)
Cruel Amour
Histoire d'une pauvre folle.
Acte VII :
Il perçut avec satisfaction sa tristesse. Enfoui au plus profond de son corps, il savourait son malheur comme un vin rare. Mais elle ne pouvait pas pleurer : il le savait. Jamais elle ne l'avait pu. Il comptait toutefois y parvenir. Il voulait briser la carapace de glace qui emprisonnait ses larmes ; il voulait détruire l'assurance bouffonne de cette demi-femme. L'empoignant rudement par les fesses, il lui murmura :
« - Est-cela, l'amour dont tu rêvais, Bélial ?
Elle secoua la tête, emportée tant par la jouissance qui montait dans ses reins que par le désespoir qui la prenait à la gorge. Oh, bien sûr... elle savait que ça se passerait ainsi. Depuis le temps qu'elle le connaissait, elle savait qu'il n'y avait rien à espérer. Elle avait agi stupidement : elle s'était bercée d'illusions ; elle avait cru que, peut-être... Et il en avait joué.
« - Tu ne représentes rien pour moi. Un simple jouet. Ce n'est pas ton plaisir qui me préoccupe, mais le mien.
Il caressa sa joue.
Brutalement, il la repoussa en arrière. Elle poussa un cri de surprise et tomba à terre. Prostrée, elle n'osait lever les yeux vers lui. La rage, la honte, le chagrin... les sentiments s'entrechoquaient avec violence en elle. De dépit, elle se mordit la lèvre : pourquoi l'avait-il repoussée ? Alors qu'elle était complètement soumise, qu'elle n'aspirait qu'à lui plaire ? Les joues écarlates, elle attendait son verdict.
Drapé dans sa majestueuse nudité, il se leva calmement de son trône, un sourire sur les lèvres. Il la toisait avec une satisfaction méprisante. D'un geste ferme, il caressa la chevelure criarde. Elle tremblait. Il s'accroupit près d'elle, saisissant son menton. La fuite était impossible ; elle se résigna à plonger son regard dans le sien.
« -Allonge-toi...
Avec une douceur extrême, il prit sa main. Elle ne comprenait pas. Pourquoi cette douceur, cette tendresse ? Cela ne lui ressemblait pas. Des baisers volages papillonnaient amoureusement sur sa peau ; des caresses légères éveillaient ses sens... ce n'était plus le maître qu'elle avait connu. Etait-ce une nouvelle ruse, un piège cruel qui lui était tendu... ?
Impuissante, elle se laissa faire. La soie des coussins épousait parfaitement la cambrure de son dos ; des soupirs de volupté s'échappaient de ses lèvres entrouvertes. Lucifer l'effleurait du bout des doigts, comme s'il craignait de briser une fragile poupée de porcelaine. La boule d'inquiétude qui lui nouait la gorge fondit peu à peu, emportée par la douceur des baisers. Une langue tendre chatouillait ses joues ; elle étouffa un petit rire.
Tout cela lui semblait être comme dans un rêve : l'étrangeté de la situation ne la troublait plus. Seuls comptaient les étreintes de Lucifer, sa peau ardente, ses lèvres voraces... et son corps pressé contre le sien. Bélial nageait dans un océan de douceur. Les questions qui naissaient dans son esprit éclataient aussitôt, balayées par un désir toujours plus lancinant. Ses bras enlacèrent le dos de son maître ; elle déposa un chapelet de baiser sur la courbure de son cou, effleurant des lèvres ses mèches noires. Il eut un sourire.
Aussitôt, elle se redressa. Le regard affolée, elle le contemplait : elle ne comprenait pas. Il venait de sourire. Un vrai sourire. Pas une de ces parodies de rictus méprisant qu'il affichait dès qu'elle apparaissait devant lui. Un sourire... tendre, aimant... doux. Le genre de sourire qui lui venait aux lèvres lorsqu'il songeait à Alexiel... À cette pensée, son cœur se serra. Elle s'était jurée de ne plus y pensé, de ne même plus évoquer son souvenir. Elle secoua vivement la tête. Ne plus y penser.
Face à elle, il attendait, l'air interrogatif. Encore une nouveauté : depuis quand attendait-il sa permission pour obtenir ce qu'il voulait ? Ce n'était pas normal. La question lui brûlait les lèvres. Evitant son regard, elle murmura enfin :
- Monseigneur... que signifie... ? Je ne comprends pas...
Son sourire s'élargit encore ; si elle avait levé les yeux, elle y aurait décelé une pointe d'ironie, une lueur de triomphe. Il n'en laissa rien paraître ; l'éclat moquer disparut, aussi rapidement qu'il était venu. Au lieu de cela, il l'enlaça. Elle se laissa faire, se blottissant contre lui, tête posée sur son épaule.
- Peut-être... peut-être le moment est-il venu de conclure une trêve... ? Oublier le passé et l'enterrer à jamais... qu'en dis-tu, Bélial ?
Le mouvement de ses lèvres contre son oreille, le satin de ses doigts posés sur ses hanches... elle soupira. Les yeux mi-clos, elle répéta :
- Je ne comprends pas...
Il eut un autre sourire. Le papillon s'était pris dans la toile.
- Je sais... je sais pourquoi tu agissais ainsi, autrefois... il y a si longtemps...
Le souffle chatouillait délicieusement sa nuque.
- Lorsque tu étais encore un ange... lorsque nous étions encore aux Cieux...
Instinctivement, elle se crispa. Cette période-là... jamais elle ne l'avait avoué, mais... ces souvenirs la faisaient souffrir. La folie, la luxure, le vice, la perversion... elle le supportait. Elle l'adorait, même. Cela faisait partie d'elle. Mais au fond de son être, elle sentait que le problème était ailleurs. Jamais personne ne l'avait appréciée à sa juste valeur.
Le Créateur... tout-puissant, il avait cherché à lui imposer ses volontés. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvait-on avoir le choix ? Ce n'était pas juste. Une naissance ne devait pas être un moment atroce, effroyable ; non... ce devait être au contraire une expérience merveilleuse. Pour elle, ça n'avait pas été le cas. Et quand enfin elle avait compris ce qu'on allait faire d'elle, elle s'était rebellée. Elle s'était enfuie... Oh, bien sûr, on l'avait rattrapée ; mais les médicaments avaient rempli leur office. Elle n'avait pas céder ; elle avait décidé seule. Et on avait fermé les yeux sur sa désobéissance... jusqu'à la déchéance finale.
Sodome et Gomorrhe... cités de lumière, joyaux de l'Orient, perles de l'Assiah. Ces villes lui avaient tout de suite plu. Jadis, elle avait aimé l'agitation désordonnée qui y régnait. Les souks chamarrés de couleurs, les ruelles étroites et poussiéreuses, les hauts minarets aux coupoles d'or. Au début, elle n'y faisait que de brèves apparitions, lorsqu'elle parvenait à s'échapper pour un temps des cieux et à fuir ses obligations. Mais ensuite... un nouveau jeu l'avait séduite. Les cultes qu'on lui rendait la ravissaient ; l'exaltation des bacchanales l'enivrait. Les humains sont aisément corruptibles... et ceux-là ne faisait pas exception. Les hommes avec les hommes ; les femmes avec les femmes... Le père et la fille ; la mère et le fils... Le vieillard et la putain ; le soldat et la marchande... Une injure à Dieu. Puis l'explosion finale, la destruction, l'anéantissement des deux cités hérétiques.
Elle avait regagné les cieux, riant de ses frasques. Sa culpabilité restait improuvée : jamais on ne su qu'elle avait tout orchestré. Et puis, pour tromper son ennui, un nouveau jeu, encore...
Ses amants... ils n'aimaient qu'une illusion, une image sulfureuse qui n'était pas vraiment elle. Ils aimaient le masque qu'elle portait, le déguisement qu'elle revêtait. C'est pour cela qu'elle n'éprouvait aucun scrupule d'avoir causé leur mort. Que les ignorants périssent, puisqu'ils ne comprenaient pas ! Sous les costumes enjôleurs et les maquillages criards se cachait une âme qui pleurait. Et ça, personne ne l'avait jamais vu.
Lucifer... elle l'avait aimé... elle l'aimait car il ne mentait pas. Il pouvait bien la détester, la haïr... qu'importe ! Il lui disait la vérité. Les masques et les ruses ne lui avaient pas dissimulés sa vraie nature. D'une certaine façon, elle avait l'impression qu'en la méprisant, il la comprenait. Et étant inaccessible, il n'en devenait que plus tentant... elle aimait les jeux dangereux ; celui-ci la comblait. Lorsqu'on l'avait banni, elle l'avait suivi sans hésiter. Désormais, c'était la seule raison de vivre qui lui restait...
Les pensées défilaient dans son esprit ; elle rouvrit les yeux. Il la fixait toujours, patient. Un baiser traînant dans son cou :
- Je sais tout cela, murmura-t-il. Je sais ce que tu redoutes... tes peurs, tes cauchemars... même ta jalousie...
Elle tressaillit. Ainsi, il savait... c'était impossible... elle le cachait si bien... La brûlure dans son cœur, lorsque son seigneur s'éloignait au bras d'une autre ; la déchirure de son âme tandis ce qu'il embrassait l'irascible Balbéro... mais surtout, la morsure amère, venimeuse, lorsqu'elle avait comprit... Alexiel. La haine... il savait tout. Tout.
- Je ne t'en veux pas, tu sais... chuchota-t-il.
Ses lèvres vinrent chatouiller sa gorge ; elle frémit. D'un doigt, il caressa la joue pâle, avant de l'embrasser à nouveau, doucement.
- Je te propose simplement... ne rêvais-tu pas d'un amour partagé ?
Elle écarquilla les yeux, stupéfaite. Son cœur manqua un battement. Il eut un nouveau sourire rassurant :
- Ne désirais-tu pas quelqu'un qui te comprenne, qui sache t'aimer pour ce que tu es vraiment... ?
Votre avis? Etait-ce assez long à votre goût? Une petite review me ferait bien plaisir... le premier qui répond aura droit à une poupée gonflable de Lucifer... (mdrrr... c'est d'un mauvais goût! Digne d'Asmodeus, ça! Je devrais me reconvertir... )
La suite ne tardera pas... enfin j'espère! En attendant, bonne nuit et à très bientôt!
