Quelques découvertes…
Dédicace aux irremplaçables et fidèles mousquetaires :
Paige0703, (on persévère !)
Jade181184, (Re-Coucou à la petite merveille, ce chapitre va te plaire il y a ton « personnage préféré » !)
Coljayjay (Cool ? oh !)
Val81, Daniela et CoolMhouse (Vos remarques me soufflent des idées : )
Merci pour votre intérêt, vos commentaires et vos encouragements !
Et merci à tout les lecteurs
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John retrouva son associé au petit déjeuner. Finch l'observa attentivement mais ne le trouva pas différent de d'habitude. Il se rassura, estimant qu'il était peut être simplement fatigué comme il le lui avait dit.
Reese examinait le relevé d'empreinte. Leur propriétaire n'était pas fiché et cela ne les arrangeait pas.
-« Dommage que le professeur n'ait pas voulu vous laissez appeler la police » commenta Finch.
-« Vu la façon dont s'est déroulé l'agression je ne pense pas qu'ils auraient trouvé davantage d'indice. Je reste persuadé que le type sur cette photo était concerné, il était trop observateur »
-« Ce sont peut être ses empreintes ?»
-« Je ne peux rien affirmer mais c'est ce que je pense »
-« Il va sans doute essayer de recommencer »
-« Rien de plus sur Hilda ? »
-« Non. Elle n'a aucun antécédent judiciaire, des comptes sans surprises. J'ai vérifié l'état civil de Celyna. Officiellement elle est bien la fille de Darla et Alex et rien ne permet d'en douter. Il n'est même pas possible d'envisager une dissimulation vu que cette enfant est née grâce à l'intervention du professeur »
-« Donc impossible qu'Hilda soit la mère à la place de sa sœur par exemple ? »
-« Le dossier médical est régulier. Rien ne permet de soupçonner quelque chose de ce genre »
-« Ils avaient quand même une drôle de façon de l'évoquer » émit Reese perplexe. Une pensée l'interpella « est ce que vous pourriez faire des recherches sur les enfants mentionnés dans les dossiers cryptés ? »
-« A quoi pensez-vous ? »
-« Je ne sais pas trop en fait. Je cherche la raison qui pousse Hamilton à distinguer leurs dossiers »
-« Toute les idées sont bonnes à prendre. Je verrais si ces enfants ont une quelconque particularité »
-« Je vais aller commencer la surveillance » ajouta Reese en se levant.
-« Le professeur n'est pas encore réveillé. Je l'ai en visuel. Vous avez encore un peu de temps » constata Finch.
-« Vous réclamez la présence de votre garde du corps M Wren ? » le taquina l'ex agent.
-« Vous êtes payé pour cela M Randall » rétorqua son associé.
John vint l'entourer de ses bras, posant la tête sur son épaule.
-« C'est mieux patron ? »
-« Beaucoup mieux » répondit celui-ci en se laissant aller contre lui. John ferma les yeux pour profiter de ce moment de calme. Il était bien. Juste rester tranquille et le tenir contre lui. Un instant précieux à graver dans sa mémoire. Après quelques instants un léger bip lui fit rouvrir les yeux.
Finch tendit la main vers son portable
-« C'est un sms de Miss Hamilton pour son époux »
-« Ils communiquent par sms en étant sous le même toit ? » s'étonna Reese.
-« Pour ce que j'ai pu observer cette semaine c'est le fait qu'ils communiquent qui me surprend » répondit son partenaire « Elle lui rappelle de ne pas oublier d'appeler leur fille à son internat »
-« Pas vraiment la famille modèle »
-« Non. Ils ne seraient pas plus loin l'un de l'autre s'ils étaient divorcés » estima l'informaticien
-« Mais je suppose qu'un divorce leur couterait cher ? »
-« Disons qu'il faudrait faire les comptes » constata Finch « Au départ Miss Hamilton était la plus riche mais en vingt ans la situation s'est inversée et c'est le professeur qui a désormais le plus de biens »
-« Il n'a pas intérêt à partir alors. A moins qu'ils n'aient signé un contrat ? »
-« Non. Il n'y a pas eu de contrat prénuptial ce qui est étonnant vu la disparité des patrimoines au jour des noces. Et il y a quatre ans le professeur avait entamé une procédure de divorce. Je l'ai découvert lors de mes recherches »
-« Et ? »
-« Rien. Il a tout abandonné brusquement et même, deux mois plus tard, il a prêté une forte somme d'argent à sa femme, sans intérêt, pour qu'elle finance des travaux de rénovation »
-« Qu'est ce qui a pu le faire changer d'avis à ce point ? » s'étonna Reese.
-« Je l'ignore. Mais depuis il semble qu'ils mènent cette vie séparée sans essayer d'y mettre fin. Ils doivent y trouver leur compte »
-« Et si Hamilton avait décidé d'en finir autrement ? » suggéra l'ex agent
-« C'est une possibilité. Mais rien ne nous permet de l'étayer »
-« En revanche le kidnappeur était peut être à la solde de l'épouse ? »
-« Je ne suis pas certain que Miss Hamilton ait intérêt à voir disparaitre son époux. S'il lui arrivait malheur tout irait à sa fille. Il a prit de solides dispositions en ce sens et j'ai trouvé la preuve que son épouse les connait » affirma Finch.
-« Donc lui pourrait vouloir en finir mais elle non. Dans ce schéma il serait plus coupable que victime. En admettant que ce soit la bonne hypothèse. Reste que l'agression était dirigée contre lui »
-« Exact. Il doit y avoir autre chose »
-« J'ai l'impression que nous tournons en rond » soupira John en se redressant. Finch regretta aussitôt sa chaleur « Au bout de neuf mois pourtant » songea t-il « Je suis toujours aussi dépendant de lui. La différence est que cela ne m'inquiète plus » Il ne put s'empêcher de sourire à cette pensée. Mais il redevint sérieux en voyant le visage de John se fermer comme il consultait son téléphone. Il s'apprêtait à l'interroger lorsque celui-ci déclara :
-« J'ai un message de Léon. Il dit qu'il a dû emmener Bear chez son vétérinaire mais qu'il n'y a rien de grave »
-« Oh ! » s'exclama Finch contrarié « qu'est-il arrivé ? »
-« Il ne dit rien de plus »
-« Je vais l'appeler immédiatement » répliqua l'informaticien inquiet. Il composa rapidement le numéro. Léon décrocha à la quatrième sonnerie.
-« M Tao ? »
-« Ah salut Finch, ça va ? » répondit le comptable hésitant.
-« C'est à vous qu'il faut demander cela ? Comment va Bear ? »
-« Oh il va bien. Je l'ai noté dans le message. C'était rien du tout »
-« M Tao, cela mérite une explication ! » insista Finch d'un ton sévère.
Léon soupira.
-« Ben en fait hier on est allé au parc. Ca se passait bien et puis à un moment une fille s'est mise à crier. J'ai pas trop fait attention mais Bear s'est précipité dans sa direction. Il est comme son maître ce chien, il sait pas rester tranquille » Harold leva les yeux vers John qui leva les mains en signe de constat, un sourire entendu sur le visage. « Bon je l'ai suivit quand même et en fait on a trouvé la fille en train de se faire dépouiller par un grand type baraqué. Un vrai costaud Finch et bien énervé parce qu'elle voulait pas lâcher son sac ! Je savais pas trop quoi faire parce que je ne suis pas baraqué moi ! » se plaignit Léon « Mais Bear lui s'est jeté direct sur le gars et l'a mordu jusqu'à ce qu'il file sans demander son reste, fallait voir ça ! » Gloussa le comptable « Mais il n'est pas allé loin. Un flic l'a attrapé dix mètres plus loin et l'a coffré »
-« Mais cet homme a blessé Bear ? » interrogea Finch
-« Non, pas du tout, même pas un poil en moins ! »
-« Dans ce cas pourquoi a-t-il eu besoin de son vétérinaire ? » insista l'informaticien
Léon hésita.
-« C'est-à-dire… » commenca t-il « La fille était tellement contente. Je l'ai accompagné pour sa déposition et puis elle nous a invité au resto pour nous remercier. Un endroit sympa où les chiens sont admis en terrasse et … heu… Bear a peut être un peu abusé des sucreries. Mais pas tant que ça au fond » tenta t-il prudemment.
-« Pas tant que cela mais suffisamment pour avoir besoin d'une consultation » répliqua Finch mécontent.
-« C'était par prudence en fait. Mais ce sera rien du tout, une légère indigestion a dit le véto » plaida Léon tout penaud.
-« M Tao, nous vous faisions confiance ! »
-« Mais Finch il avait bien mérité une récompense pour avoir secouru cette fille ! »
-« Je suis d'accord mais devait-elle être aussi exagérée ? » gronda l'informaticien.
-« Ben c'est un chien. Il ne s'est pas rendu compte… » commença le comptable.
-« Mais vous ? » l'interrompit Finch « N'êtes-vous pas censé le surveiller ? »
Il y eut un blanc
-« Je suis désolé. J'étais un peu distrait mais je vous jure que ça ne se reproduira plus » affirma Léon
-« Mais J'y compte bien M Tao ! » répliqua Harold glacial « ne serait ce que parce que la prochaine fois je confierais Bear à un autre gardien ! »
-« Oh Finch ! On s'entend bien avec Bear » plaida Léon.
-« Je ne doute pas qu'il apprécie votre laxisme M Tao et… » L'informaticien s'interrompit comme John posait une main apaisante sur son bras. Il leva les yeux vers lui et croisa son regard amusé.
-« Je crois que Léon va retenir la leçon Finch. N'est ce pas Léon ? »
-« Ouais c'est sur » confirma le jeune homme déçu.
-« Il a été un peu négligent mais il s'est bien occupé de Bear en l'emmenant immédiatement chez son vétérinaire et il n'avait pas de mauvaises intentions. D'ailleurs il aurait pu ne rien dire et nous n'aurions rien su »
-« Pas faux » confirma Léon « Mais avec votre sixième sens » jugea t-il prudemment.
Finch sentait le regard bienveillant de son compagnon.
-« D'accord » concéda t-il finalement « Puisque cela se termine bien. Je suppose que nous pouvons oublier cet incident »
-« Merci Finch. Vous êtes chic » s'exclama joyeusement Léon.
-« Mais cela ne devra jamais se reproduire M Tao »
-« Non promis. Je vais faire gaffe ! »
-« Bien dans ce cas à plus tard M Tao »
-« A plus Finch. Salut John et merci ! »
-« Pas de quoi Léon » s'amusa Reese.
Finch raccrocha.
-« Tout de même… » Commença t-il sans pouvoir poursuivre, réduit au silence par les lèvres de son compagnon sur les siennes.
-« Bear va bien » affirma l'ex agent.
-« Je vous trouve bien prompt à prendre la défense de M Tao » constata l'informaticien.
-« Vous trouvez ? »
-« Oui. Et je pense savoir pourquoi » insista Finch.
-« Ah oui ? » demanda Reese l'air innocent.
-« Parce que c'est le genre d'incident qui pourrait tout à fait vous arriver. Vous avez tendance à trop le gâter vous aussi »
Reese le prit dans ses bras posant son front contre le sien.
-« Vous gagnez encore. A un détail près »
-« Lequel ? »
-« Dans la même situation je ne serais pas allé dîner avec la fille. Ou pas seul avec elle »
Finch ne put s'empêcher de sourire.
-« Je préfère cela » répondit-il posant la main sur la nuque de son compagnon pour l'embrasser. Finch songea brièvement que John était le seul qu'il laissait l'influencer ainsi. Le seul à l'apaiser autant aussi.
Au bout d'une minute ils entendirent le téléphone s'enclencher. L'informaticien le saisit avec un soupir.
-« Hamilton appelle sa fille » constata t-il.
La conversation fut brève et sans chaleur. Ces deux là n'avaient visiblement rien à se dire. Cela ne dura même pas cinq minutes. A la suite le médecin envoya un sms à son épouse pour l'avertir et se leva pour se préparer.
-« J'y vais » affirma Reese « s'il bouge je serais à même de le suivre »
-« D'accord »
Comme il arrivait à la porte le portable de John sonna. Il lâcha la poignée et décrocha.
-« Salut Lionel. Tu bosses aussi le dimanche ? » Ironisa t-il
-« Une urgence ! » répliqua Fusco. John sentait l'excitation dans sa voix « Il y a eu une effraction cette nuit et devine ? »
-« Quoi donc ? »
-« Ils ont vidé la maison du professeur Langdon ! »
-« Le professeur Langdon ? Celui qui séjourne au domaine ? » Demanda Reese en déclenchant le haut parleur pour que son associé puisse suivre l'échange.
-« Ouais, le type au carnet d'adresse soit disant perdu. Tu parles d'une coïncidence ! »
-« En effet, c'est troublant »
-« Je vais passer le voir, il va faire une attaque ! » rigola Fusco.
-« Ce ne sont tout de même pas les cambrioleurs que tu recherches ? »
-« Non, aucune chance. Ceux là sont brouillons, ils ont fait des dégâts. Eux je gage qu'ils auront laissé des indices »
-« J'ai un dossier sur le professeur. Je vais vous l'envoyer inspecteur »
-« Merci Finch. Pour lui on pourra peut être trouvé une piste »
-« Espérons-le. Je vais le copier de suite »
-« Je passerais en fin de matinée »
-« Ok. A plus Lionel » répondit John avant de raccrocher « Le professeur égare son carnet et se fait cambrioler deux jours plus tard » jugea t-il « c'est suspect »
-« Je le pense aussi » approuva son associé « Je vais tenter quelques recherches »
-« N'en faite pas trop tout de même » suggéra John d'un ton sérieux.
-« Promis » répondit Finch avec un sourire.
-« Et pensez à vous enfermer » ajouta Reese qui commençait sérieusement à redouter cet endroit si "tranquille"
L'informaticien saisit le message :
-« A vos ordre agent Reese » se moqua t-il
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Même s'il n'était pas passé le voir avant, Finch aurait été mis au courant de la présence de l'inspecteur Fusco en entendant les cris et les imprécations qui résonnèrent dans la chambre voisine. Le professeur était furieux et ne s'en cachait pas.
Lionel revint une demi-heure plus tard et se laissa tomber dans un fauteuil.
-« Enfin un peu de calme. Ce type aurait pu être chanteur d'opéra »
Finch lui lança un regard amusé.
-« Je ne pense pas que sa tessiture soit assez avantageuse inspecteur »
-« Vous vous y connaissez aussi en opéra ? » demanda Lionel, puis il ajouta avant que Finch puisse répondre « Quoique je ne sais pas pourquoi je demande vous vous y connaissez en tout »
-« J'ai l'impression d'entendre John » s'amusa l'informaticien.
-« Pas étonné » commenta Lionel « Y'a juste un truc que je pige pas entre vous » ajouta t-il après un instant de réflexion.
-« Quoi donc inspecteur ? » demanda Finch curieux.
-« Vu votre relation, je me demande toujours pourquoi vous continuez à l'appeler par son nom »
L'informaticien l'observa étonné. Il réalisa alors qu'effectivement cela pouvait sembler incongru « décidément l'inspecteur Fusco a le don pour mettre le doigt sur les détails » songea t-il
-« Je suppose que j'en ai trop l'habitude. Et pendant que nous travaillons c'est logique »
-« Peut être pour ceux qui ne vous connaisse pas. Parce que pour les autres ça fait longtemps que vous n'avez plus l'air d'un patron avec son employé » se moqua Fusco « Plutôt deux amis »
-« Nous sommes aussi associés inspecteur »
-« C'est ce qui ressort Finch. Donc c'est pour garder les apparences au travail. Et votre relation secrète ? »
-« Oui. Et aussi parce que j'aime l'appeler ainsi » confessa l'informaticien en rougissant un peu.
-« De toute façon vous n'êtes pas comme tout le monde Finch » trancha Lionel en riant de le voir rougir.
Finch s'avança et lui donna une clé histoire de recadrer un peu la conversation avant qu'il ne soit vraiment mal à l'aise. Les taquineries de l'inspecteur pouvaient être aussi redoutables que celles de son agent !
-« Merci Finch. Et le traitement ? »
-« Très bien inspecteur. Votre thérapie fonctionne »
-« Tant mieux, je suis content pour vous »
-« Merci inspecteur »
-« Et votre enquête ici ? »
-« Nous avons des pistes mais rien de sérieux »
-« C'est qui votre client ? » demanda Fusco
-« Le professeur Hamilton »
-« Vous voulez que je fouille de mon côté ? Je ne trouverais surement rien de plus mais on ne sait jamais »
-« Tout aide est la bienvenue inspecteur »
-« Ok. Je verrais ça alors. En entendant j'y retourne. Je vais repasser à la résidence. La scène est moins nette, pas comme celles de la série de cambriolage, celles là il n'y a jamais rien à en tirer »
-« Bon courage inspecteur Fusco »
Finch le regarda partir puis reprit place devant son ordinateur. Quelque chose le troublait brusquement sans qu'il puisse réellement dire quoi. Une impression vague. Il réfléchit un instant puis décida de se concentrer sur ses fichiers.
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La journée s'étira lentement. Vers 15H Finch décida de sortir un peu. En vérité il avait surtout envie d'aller tenir compagnie à son agent. Il savait où le trouver. Le tout était de ne pas être vu sortant seul de l'immeuble. Il réussi à échapper à la surveillance du personnel, réduit le dimanche, et gagna le poste d'observation de son partenaire. Parvenu sur place il ne vit personne et s'en étonna. « Pourtant M Hamilton est dans la villa » songea t-il. Il ne put réfléchir davantage se sentant saisit par derrière sans qu'il n'ait entendu le moindre bruit.
-« Et bien M Wren, on sort sans son garde du corps ? » chuchota John à son oreille « Vous ne redoutez pas une mauvaise rencontre ? »
-« Je tente ma chance » murmura Finch.
-« Qu'est ce qui peut bien vous rendre si aventureux ? »
-« L'envie de rejoindre mon compagnon peut être ? » suggéra l'informaticien.
-« En risquant votre réputation ? » constata l'ex agent, le chatouillant de son souffle dans son cou.
-« Je comptais profiter des ombres du parc » soupira Finch frémissant.
-« Quelle audace M Wren ! » ironisa John.
-« Vous comptez me dénoncer agent Reese ? »
-« Peut être » chuchota son partenaire. Il le fit pivoter entre ses bras « Ou peut être pourrez vous acheter mon silence ? » proposa t-il d'une voix suggestive.
-« Hum. Cela dépendra de votre prix ? M Wren est un homme fidèle» répliqua Finch en glissant ses bras autour de son cou.
-« Voilà qui risque de compliquer les négociations » estima John avant de l'embrasser passionnément. Finch lui rendit son baiser avec la même intensité. Rassuré par son attitude.
John finit par l'installer près de lui dans sa cachette, un bras autour de sa taille comme Finch s'appuyait contre lui. L'esprit en alerte pour ne pas être surprit.
Finch se décida à regagner son appartement une demi-heure plus tard, satisfait. Avant de partir il l'interpella :
-« Oh, agent Reese ? »
-« Oui M Finch ? »
-« J'espère que vous ne parlerez pas de notre négociation à mon ami. Il est plutôt jaloux » plaida l'informaticien
-« Je pense que je pourrais m'abstenir M Wren » répondit John une lueur amusée dans le regard.
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A 16H Hamilton quitta la villa et se dirigea vers sa clinique. John avertit aussitôt son associé.
-« Finch, Hamilton va dans son bureau. Pouvez-vous le surveiller de l'intérieur ? »
-« Bien sur M Reese »
-« Il est entré et pour l'instant il est installé devant son ordinateur »
-« Je l'ai en visuel » John entendit le bruit de ses doigts sur le clavier « J'ai accès à son ordinateur. Il consulte les dossiers cryptés »
-« Celui des Vermeer ? »
-« Oui en effet. Et celui d'un autre couple dont l'enfant doit naître ces prochains jours »
-« Qu'est ce qui peut bien l'intéresser autant ? » murmura Reese perplexe.
Après un quart d'heure, le professeur se leva et se dirigea vers le fond de la pièce. Il revint éteindre son ordinateur puis se déplaça dans le bureau. Reese le vit retourner au fond mais, comme la veille, il ne réapparut pas
-« Finch je l'ai perdu de vue. Vous le suivez ? »
-« Je ne le vois plus moi non plus M Reese. Mais j'ai au moins un indice sur la façon dont il disparaît. Il y a une porte dissimulée au fond de la pièce »
-« Un accès secret ? »
-« Oui et M Hamilton vient de l'emprunter. Peut être pour retourner chez lui ? Ce qui expliquerait que vous ne l'ayez pas vu sortir la dernière fois et qu'il se soit trouvé dans sa chambre lorsque je l'ai localisé. Toutefois le bureau étant dans la pénombre je n'ai pas vu comment il actionne le mécanisme »
-« Vous avez vu où il se trouvait avait de disparaître ? »
-« A côté du miroir »
-« Le miroir, évidement ! » jugea l'ex agent, en pied, très haut, idéal pour dissimuler une porte et en même temps un élément de décoration qui n'attire pas l'attention. « Très bien. J'y retournerais cette nuit. Le mécanisme ne devrait pas être trop compliqué à découvrir»
-« Probablement pas » jugea Finch.
-« Je reste devant la clinique. Pouvez-vous observer la villa ? »
-« Je vous préviens s'il réapparaît »
Finch le rappela une demi-heure plus tard pour signaler que leur numéro était de retour dans le bureau adjacent à sa chambre.
-« Donc, quel que soit ce qui se cache derrière cette porte il y a au moins un accès qui lui permet de regagner la maison sans repasser par la clinique »
-« Je ne pense pas qu'il s'agisse juste de rentrer chez lui. Il doit y avoir autre chose »
-« Oui et je parierais que cette chose a un rapport avec les fichiers codés »
-« Ce ne serait pas étonnant »
-« Nous en saurons plus cette nuit. Vous pourrez désactiver l'alarme ? »
-« Sans problème M Reese »
-« Bon je retourne à la villa. A tout à l'heure au dîner ? »
-« A plus tard » soupira Finch l'esprit déjà tourné vers les futures investigations de la nuit prochaine.
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Le dîner fut tendu. Finch ne pouvant s'empêcher d'échafauder mille scénarios sur la visite domiciliaire de la clinique. Trouvant chaque fois largement de quoi s'inquiéter pour son partenaire.
Evidemment Reese se moqua de ses inquiétudes dans le but de le détendre. Ce qui ne fut pas vraiment une réussite.
-« Je me suis déjà introduit dans son bureau. Que voulez vous que je trouve de dangereux ? »
-« Peut-on savoir ? » marmonna Finch buté « La dernière pièce secrète que vous avez découvert n'était pas spécialement agréable »
-« Vous pensez qu'il a une galerie lui aussi ? Dans ce cas je vais appeler Lionel, il apprécie ce genre d'endroit »
-« J'ai un doute là-dessus M Reese »
-« Je peux le comprendre. Lui n'a pas de rempart contre les cauchemars qui pourraient venir le hanter » affirma John en lui volant un baiser. Finch ne put s'empêcher de sourire. Il fit un effort pour garder un visage neutre, au moins jusqu'à ce qu'il retourne assurer la surveillance.
