Chapitre 1
- «Et en vous remerciant de votre visite. Bonne journée. Au revoir.»
Sakura regarda son client partir puis se tourna vers la caisse. Elle tapa sur une touche et le tiroir s'ouvrit, lui permettant de ranger sa monnaie. Une fois cela fait, elle se dirigea vers le meuble de présentation des produits en prenant sa feuille au passage.
«Alors voyons voir. On va commencer par ceux dont on a assez de stock. Les éclairs c'est bon. Les milles-feuilles aussi. Les choux, voyons voir... Deux... Six... Douze... Ok c'est bon. Ensuite, pour les macarons je pense qu'on a assez de choix pour les saveurs... voyons voir pistache, citron, framboise et fraise, chocolat et le nouveau à la noisette... Hmm... Faut que je voit avec Elzéar si je rajoute des parfums mais sinon c'est bon.»
Elle cocha les cases sur sa feuille puis continua sa tâche.
«Ensuite ceux dont on doit refaire les stocks. Nous avons les fondants aux chocolats, ils nous en faut au moins dix, puis les fraisiers et framboisiers car on n'en a plus du tout je dirais cinq chacun, pour les cannelés je dois voir vu que ça ne rapporte pas grand chose et sinon... Ah! Les croquignolets, il faut absolument en reprendre. C'est tellement bon! Hm, calme toi Saku. C'est pas le moment de perdre la tête.»
«Ensuite, il nous faut dix part de flans, douze forêts noires, six babas au rhums et cinq gâteaux au yaourts et marbrés.»
Elle nota tout ça sur sa feuille et, après avoir vérifiée deux fois si elle ne c'était pas trompée, se retourna et partit vers la salle d'entreposage où se trouvait les ingrédients pour cuisinier toutes les pâtisseries. Elle vérifia si tout était à sa place et s'il ne manquait rien, puis partit vers le bureau de son patron. Elle toqua et attendit que celui-ci réponde avant d'entrer. Une fois à l'intérieur elle s'approcha de son patron qui était installé derrière son bureau, remplissant lui aussi plusieurs feuilles. Sûrement tout le côté financier dont Sakura ne comprenait pas grand chose.
- «Voilà j'ai tout notée.»
- «Tout est bon? Il n'y a pas de soucis?» demanda le patron sans relevé la tête de ses feuille.
- «Normalement non, j'ai tout vérifiée deux fois. Par contre je voulais voir deux petites choses avec toi. As-tu deux minutes à m'accorder El?»
- «Bien sûr, de quoi s'agit-il?»
- «Et bien il y a deux pâtisseries où je bloque un peu.» dit-elle, un peu embarrassée. «Pour les macarons, je ne sais pas si il faut en reprendre en choisissant d'autres parfums, ce qui pourrait être une bonne idée car ça voudrait dire qu'on a du choix, mais après j'ai peur que si on met trop de macarons on ne voit plus le reste des pâtisseries proposées. Et puis pour les cannelés je ne sais pas non plus quoi faire car ça ne se vend pas beaucoup, du coup ça ne nous rapporte pas grand chose, mais si on les enlèves j'ai peur de comment vont réagir les clients. Ils ne seront peut être pas content et ça nous feras de la mauvaise pub et...»
- «Sakura. Tu recommences.» coupa El avec un petit sourire. Il avait toujours trouvés ça mignon comment réagissait la jeune fille. Elle était tellement concentrée sur sa tâche qu'elle avait tendance à stresser pour des choses insignifiantes.
Sa remarque fit rougir la jeune fille.
- «Oh pardon. Je me suis encore emballée c'est ça?»
- «Oui.»
- «Hum... Désolée.»
«Pitié seigneur. Transformez moi en sourie que je puisse me cacher.»
- «Respire un bon coup, ça va passez.»
Sakura inspira profondément, puis expira lentement. Elle se sentie mieux et pût lever la tête, une fois que ses joues aient retrouvées une teinte normale.
- «Ça va mieux?»
- «Oui. Merci El.» sourit la jeune fille.
- «Il n'y a pas de quoi. Alors voyons voir. Pour les macarons nous avons déjà celui au noisette comme nouveauté. Je pense qu'il faut attendre encore un peu, quelques semaines je dirais avant d'en proposer un nouveau. Ensuite pour les cannelés je suis partagé. Il est vrai que ça ne se vend pas très bien. Mais nous avons quelques habitués qui en achètent donc... Il faut continuer d'en vendre, mais je pense qu'on peu diminuer notre production. Juste d'un tiers, ça suffira je pense.»
- «Oui. Vous avez raison. D'autant qu'avec les quelques économies que l'on fera avec les cannelés en moins, nous pourrons les gardées pour nous, du moins au début, et après lorsqu'on aura assez économisés nous pourrons faire les petits travaux dont nous avons parlés qui redonnera un coup de jeune à notre boutique.» dit Sakura, toute enjouée.
- «Hmm... Ça pourrait être une bonne idée Sakura mais je ne sais pas si ça nous donnera assez d'argent pour faire les travaux nécessaires.» répliqua son patron, semblant dans ses pensées.
- «Ah... Oui c'est vrai. Bien sûr.»
Ce n'est pas avec quelques cannelés en moins qu'on pouvait reconstruire toute une boutique. Évidement. «Imbécile.»
El, sortit enfin de ses pensées, vit l'air triste et sourit.
- «Ne t'en fais pas Sakura. C'est bien d'être enjouée et optimiste comme tu le fais. Il faut juste garder une part de réalité.»
Il aimait vraiment bien cette petite. Il avait eut raison de lui laisser sa chance. Malgré son côté enfantin, elle savait être sérieuse lorsqu'il le fallait. Elle était très aimable et souriante, un atout important dans ce métier. Vraiment, il n'a jamais été aussi content d'avoir oubliée ses lunettes ce soir là.
- «Bien. Alors quelle heure est-il? Il est bientôt deux heures. Bon écoute κορίτσι, c'est bientôt l'heure de fermeture donc tu vas aller poser cette feuille de note et tu reprendra ton travail demain. Tu as assez travaillée pour aujourd'hui.»
Sakura sourit. Elle aimait beaucoup le surnom qu'El lui avait donnée. «κορίτσι» Elle aimait bien ce surnom. Elle se souvenait que la première fois qu'il l'avait appelée comme ça, elle c'était demandée ce que ce mot voulait dire. Il lui avait répondu que c'était un mot grec, qui signifiait «jeune fille». Ce mot se lisait «korítsi». Ce n'était même pas un mot qu'on pourrait qualifier de doux. Elle ne savait pas pourquoi, mais depuis ce jour, le grec fût sa langue préférée. Elle avait essayée de l'apprendre chez elle, toute seule, elle elle ne se débrouillait pas trop mal, même si elle avait encore beaucoup de lacune.
Elle continuait de sourire avant que la remarque de son patron la fasse réagir.
- «Quoi? Mais qu'est-ce que tu racontes? J'veux pas m'en aller. Je n'ai pas fini de vérifier les stocks et je veux être sûre qu'on a assez pour demain.»
- «Ce n'est pas grave. Je peux le faire.»
- «Mais tu dois finir de remplir tes papiers!»
- «Ils sont finit.»
- «Je ne te crois pas.»
- «Mais je ne mens pas.»
- «παππούς!»
- «Non non non. Il n'y a pas de ''pappoús'' qui tienne.»
- «Mais... Grand-père...»
- «Pas la peine de me le faire dans plusieurs langues. Allez ouste.»
Sakura soupira, puis sourit en enlaçant son patron, lui fit un petit bisous sur la joue et s'en alla chercher ses affaires dans le petit casier qu'elle possédait avant de sortir de la boutique. Cet homme était vraiment têtu comme une mule. Elle rigola en pensant à sa relation avec son patron. Qui peut se vanter d'être proche de son patron, au point de lui faire des câlins. Franchement. Sakura n'aurait jamais imaginer être aussi proche de quelqu'un autre de sa famille. Et pourtant, elle n'aurait échangée sa place pour rien au monde. Elle aimait beaucoup son παππούς et personne ne pourra changer ça.
Elle flâna encore dans la rue, se demandant bien se qu'elle pourrait faire, avant de se rappeler qu'elle devait faire quelques courses pour sa mère. Elle continua de marcher en rêvant à tout et rien et arriva à la supérette. Alors qu'est-ce que sa mère voulait déjà? Ah oui. Un peau de sauce tomate. Voyons voir, sauce hollandaise, sauce béchamel, sauce à la menthe... A la menthe? Sérieux? Bof, pourquoi après tout. Alors, à voilà sauce tomate. Voilà ça c'est bon. Qu'est-ce qu'elle voulait d'autres? Ah oui. Du jus de fraise. Alors, c'est pas ce rayon, ni celui là... Ni celui là... Mais où-est-ce qu'ils l'ont mit? Le rayon boisson a disparu. Ah non le voilà. Donc, jus d'orange, de pomme, de betterave... Passons, exotiques, fraise. Elle prit sa bouteille puis se dirigea vers les caisses. Une fois ses achats payées elle sortit du magasin et respira un bon coup.
Elle aimait beaucoup les journées comme ça. Il faisait bon, le travail se passait bien. Il n'y avait pas un nuage. C'était vraiment une sensation agréable. Elle continua sa route en prenant son temps, puis arriva enfin à destination.
- «Maman! Je suis rentrée!»
- «J'suis dans la cuisine.»
Sakura se dirigea vers celle-ci et déposa ces achats sur la table. Sa mère se retourna, posant son assiette sur l'évier.
- «Bonjour chérie. Comment c'est passé ta matinée?»
- «Ça a été. Et toi?»
- «D'accord. Moi rien de particulier. J'ai fais un peu de ménage et j'ai regardée le tirage au sort. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on deviendra millionnaire.» soupira-t-elle.
- «Ne t'inquiète pas maman. Un jour tu gagneras. J'en suis sûr.»
- «Merci ma chérie. Tiens d'ailleurs pendant que je te tiens, ce soir je fais une tourte au jambon. Ça te convient?»
- «Oui c'est bon. Par contre dis moi à quel heure je dois rentrer.»
- «Comment ça?»
- «Tu sais que je sors avec un ami ce soir. Pas longtemps bien sûr mais ça fais un moment qu'on ne c'est pas vu à cause de son emploie du temps et du mien.»
- «Ah oui c'est vrai tu m'en avais parlée. Bon voyons... Disons vingt heures trente ça te convient?»
- «C'est vrai? C'est cool! C'est bon, je serais là. Merci maman!»
Elle fit un sourire à sa mère et monta dans sa chambre. Elle passa le reste de la journée à regarder des épisodes de séries en se mettant du vernis à ongles. Puis à cinq heures elle redescendit voire sa mère dans le salon, lui fit un bisou puis s'en alla rejoindre son ami au parc.
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Aujourd'hui était une belle journée. Le soleil brillait, il faisait chaud, il faisait bon, les oiseaux chantaient, non vraiment c'était une belle journée, sans aucun nuage noir. On pouvait entendre les commerçants vanter les mérites de leurs produits...
- «Espèce de sale emmerdeuse! Reviens ici tout de suite!»
… on pouvait entendre des enfants s'amuser gaiement dans la plus mignonne des innocences...
- «Jamais! Va te faire voire vieux croûton!»
… des vieilles dames se raconter les derniers potins en fantasmant sur une star de cinéma...
- «Quoi? Reviens me le dire en face si tu l'oses!»
… ou encore un groupe d'étudiants parlant de leur dernier contrôle...
- «Crève!»
… bon ok ce n'était peut être pas si calme que ça. Pas loin du centre ville se trouvait un magasin, d'où venait les éclats de voix. Dans un des bureaux, deux personnes semblaient... quelques peu en désaccord... et se le montraient de manière totalement civilisé... Oui, bon, peut être pas en fait. Karin soupira. Étaient-ils vraiment obligés de gueuler comme des fous? Elle s'attendait à ce qu'ils se sautent dessus pour en venir aux mains. Le boucan qu'ils faisaient n'allait pas aider son mal de tête à se calmer, et les papiers administratives ne seront jamais remplis avant la fin de la journée. Karin tourna la tête pour regarder l'heure et soupira de nouveau. Il était treize heures dix-sept exactement. Donc elle était couchée seulement depuis sept minutes. C'était une heure très, très importante à connaître pour votre survie... Car c'était l'heure où la patronne se retirait dans son bureau pour dormir une petite heure. Et bien entendu, il était absolument hors de question de venir la déranger pendant sa sieste sous peine de représailles. Et avec le bruit que faisait les deux idiots, Karin doutais qu'elle ait réussi à dormir. Elle s'attendait à voir la porte s'ouvrir sur patronne d'une minute à l'autre... Et ça ne loupa pas. La porte ne s'ouvrit pas, non, elle se fracassa contre la porte et une furie blonde entra dans la pièce avec sa tête de démon. Son entrée fût accompagnée d'un silence flippant.
- «Je peux savoir qu'est-ce qu'il se passe ici?» demanda la furie blonde, sèchement. Un silence lui répondit. Karin trouvait ça drôle de voir les deux autres avoir peur. La preuve de leur «virilité» était d'autant plus nulle. L'un des deux s'avança prudemment vers elle, apeuré.
- «Hum... Tsu-Tsunade... C'est... C'est pas ce que tu crois.»
- «Pas ce que je crois? Je suis pourtant sûre d'avoir entendu des cris par ici.»
- «Des cris? Non ce n'était pas nous. C'est promis.»
- «Ah bon... Et toi tu ne dis rien?» demanda Tsunade vers l'autre personne, plus jeune.
- «Non.»
- «D'accord. Dîtes-moi vous deux, vous me prenez vraiment pour une idiote?»
- «Quoi?»
- «Vous vous battez depuis que vous travaillez ensemble et vous osez me croire assez bête pour croire à vos inepties?»
- «Moi non. Mais c'est Jiraya qui a dit que vous n'entendriez sûrement pas la dispute car vu la dose d'alcool que vous aviez ingurgitée, vous auriez ronflé comme un camion.»
- « ANKO!» cria celui-ci.
Le silence qui suivit ce cri, et cette déclaration, fût très désagréable. Karin riait sous-cape. Mieux valait évitée de se faire remarquer pour l'instant. Mais franchement, elle était entourée d'idiots.
Entre Jiraya qui n'avait pas sa langue dans sa poche et Anko qui ne savait jamais quand est-ce qu'il ne fallait pas parler, elle était servie. Et malheureusement, ou heureusement ça dépendait de quel côté vous étiez, ces deux là finissaient toujours par se retrouver devant la patronne et se prendre le pire savon de leur vie. A croire que la légendaire furie démoniaque qu'était Tsunade ne leur faisait pas peur car c'était très, voir trop souvent qu'ils subissaient des punitions qu'elles soient utiles ou non. Ça pouvait aller à une livraison à l'autre bout de la ville, à pieds, sous un soleil de canicule, jusqu'à repeindre le magasin ou monter et remonter les portes de bureau. Autant dire que ces punitions étaient autant plus nulles les une que les jeune fille regarda les deux personnes.
Anko avait un air calme collé sur le visage. Elle ressemblait à un petit ange à qui on aurait donnée le bon Dieu sans confession. Du moins pour ceux qui ne le connaissait pas. Tout ça n'était qu'une façade. Karin ne prétendait pas la connaître par cœur. Elles discutaient souvent ensemble grâce à leur travail communs, rigolaient en se racontant leurs vies mais ce n'était pas sa meilleur ami non plus. Juste une collègue avec qui elle était proche. Mais elle pouvait dire qu'elle la connaissait un peu. Et elle voyait le petit sourire en coin qu'elle arborait, preuve qu'elle était fière de sa réplique.
Lorsqu'elle se tourna, son sourire se changea en rire. Discret bien sûr, Tsunade était toujours là ne l'oublions pas. Jiraya était littéralement en train de décéder sur place. Peut-être récitait-il pleins de prières pour éviter une punition, ou alors préparait-il son testament mentalement. Elle voyait d'ici la sueur perlée sur son front, les jambes qui jouaient des castagnettes et la peur s'infiltrer dans tous les pores de sa peau. L'âme de son ami était en train de faire ses valises et de dire tchao à son réceptacle. Karin était sûre qu'elle allait bientôt voir son corps s'effondrer... Et elle a eu raison.
Jiraya se mis à genou devant Tsunade pour implorer miséricorde.
- «Je suis désolé Tsunade. Je suis désolé. J'ai rien dis. Je le pensais pas. Pardon pardon pardon...» pleura-t-il.
- «Penses-tu sincèrement que tes jérémiades vont marcher?» demanda-elle en relevant un sourcil.
- «Il a dit que c'était un ultime recours car malgré votre cœur de pierre celui-ci se fissure à chaque fois que quelqu'un pleure devant vous.» annonça tranquillement Anko.
Encore un silence, où Karin se demanda si elle devait intervenir pour essayer de garder la vie de l'homme qui allait bientôt mourir. Tsunade regarda Anko, puis l'homme à ses pieds, et annonça d'une voix faussement doucereuse.
- «D'accord je vois. Et bien tu sais quoi Jiraya. Puisque apparemment tu as une drôle image de moi, tu vas me faire le plaisir de te dépêcher d'aller travailler. Mais cette fois, au lieu d'aller dans ton bureau pour lire tes magazines pornos, tu vas faire le travail de Anko et aller livrer tous les colis qu'elle a aujourd'hui.»
- «Bien. J'y vais de ce pas.» dit-il en décampent de la pièce à vitesse grand V. Puis Tsunade se retourna vers les deux autres personnes dans la pièce et se pinça l'arrête du nez en soupirant. Cet homme allait lui donner des cheveux blancs avant l'heure. Mais qu'allait-elle faire de lui? Karin se décida à ouvrir la bouche.
- «C'est tout? Sérieux c'est ça sa punition, livrer des colis? Franchement tu aurais pût faire mieux. Elle est pourris cette punition.» s'exclama-t-elle.
Tsunade ne s'énervait jamais contre les femmes, à moins bien sûr d'avoir fait une grosse connerie. Mais ce n'était jamais aussi violent qu'avec les hommes. Et depuis le temps qu'elles se connaissaient, Karin ne craignait pas de recevoir des représailles. Tsunade se tourna vers elle, et sourie.
- «C'est vrai. Tu as raison. Mais je me suis dis qu'une petite visite chez Tatiana devrait lui faire plaisir.» dit-elle avec sourire fière.
Karine éclata de rire. Ah d'accord. Elle retire ce qu'elle a dit plus tôt. C'était une excellente idée. Elle avait hâte de voir Jiraya revenir de cette aventure avec Tatiana. Elle recommença à rire pendant que Anko regardait Tsunade, attendant calmement, mais avec appréhension, sa sentence.
- « Anko explique moi pourquoi. Pourquoi vous vous battiez?» demanda Tsunade.
- «Pour le foot.»
- «Quoi? Le foot?»
- «Oui. Nous n'étions pas d'accord sur l'équipe gagnante. Jiraya disait que Les Grenadiers allait gagner mais je pense que ce seront plutôt La Celeste y Blanco.»
- «Hein? Les Grena... La Celeste... Mais qui c'est ça?» demanda Karin, étonnée.
- «Tu ne les connais pas?»
- «Moi non. Je regarde pas le foot mais Suigetsu oui, du coup j'en entend souvent parler. Mais ces équipes là j'ai jamais entendu.»
- «Ah... Elles sont sûrement pas très connues.»
- «C'est quels pays qui jouent?» demanda Tsunade.
- «Les Grenadiers sont l'équipe de Haïti, soixante et une victoires et soixante-seize défaites. Et La Celeste y Blanco sont l'équipe du Guatemala, quarante-trois victoires et cinquante-deux défaites.»
- «... Ah... Ils ont des équipes eux aussi?»
- «Bien sûr.»
- «... Ah... Ils ont pas l'air très doués. Il y a plus de défaites que de victoires.» dit Karin, pensive.
- «Pourquoi vous regarder ces match là. Ils ne doivent pas être très connus.»
- «C'est vrai qu'il ne sont pas très connus mais, avec Jiraya, on aime regarder ces matchs. Pas pour leurs popularités mais juste pour le plaisir.»
- «Mouais. Moi je trouve que c'est juste une excuse pour vous disputer.»
- «Voyons Tsunade, c'est leur manière à eux de se dire «je t'aime». Tu sais bien que les garçons ne le dise pas autrement.» dit Karin, rigolant de sa propre blague.
- «Ah pitié Karin ne me met pas des images en tête, pitié.» s'indigna Tsunade. Karin rigola en voyant la tête de sa patronne, et celle de Anko qui avait légèrement pâli. Déjà qu'elle n'était pas très bronzée, ça n'allait pas arranger son teint. Bientôt elle deviendra transparent. Pendant que Karin rigolait seule dans son coin, Tsunade regarda Anko.
- «Bien. Puisqu'à cause de vous mon heure de sieste est foutu, vous allez m'aider à la remise. Il faut trier les colis et...»
- «Ola ola je t'arrête tout de suite. Je n'suis pas dans l'histoire moi. Et puis je dois finir mes papiers.»
- «Et ben t'en pis. J'ai besoin d'aide, je ne pourrais pas le faire toute seule.» dit-elle, catégorique.
- «Je vous hais les mecs.» dit Karin vers Anko, hargneuse.
Alors qu'ils se dirigeaient vers la porte du bureau, Karin faillit se la prendre lorsque celle-ci s'ouvrit .
- «Eh! Fais attention! J'étais derrière j'te signale!» s'exclama-t-elle.
- «Et comment voulais-tu que je le sache? Je ne suis pas encore devin.» demanda le nouvel arrivant, amusé.
- «Naruto! Que nous vaux l'honneur de ta visite?» demanda Tsunade avec un grand sourire.
- «Pas grand chose. Je voulais juste te prévenir que j'ai terminé ma tournée d'aujourd'hui.»
- «Ah je vois. Je suppose que tu vas rentrer chez toi du coup.»
- «C'est ça.»
- «D'accord. On se voit demain matin alors.»
- «Voilà. A demain tout le monde.» dit-il en partant.
- «Ce mec est vraiment pas sociable.» dit Anko.
- «Pour une fois je suis d'accord avec toi. Avec lui c'est seulement bonjour, merci, au revoir.»
Tsunade, elle, ne disait rien. Elle regarda la porte pensivement, puis se tourna vers les deux autres.
- «Allez à la remise et commencez je travail, je vous rejoindrez plus tard.» dit-elle en partant elle aussi.
- «Et mais... Attends! C'est pas vrai elle est déjà partit! Quand est-ce qu'elle s'arrêtera?»
- «De quoi?»
- «L'inquiétude de Tsunade.»
- «Comment ça?»
- «T'as bien remarqué que dès qu'il s'agit de Naruto, Tsunade est aux aguets.»
- «Oui. Et alors?»
- «Et bien il faudrait qu'elle arrête de s'inquiéter. Naruto n'est pas en sucre!»
- «C'est vrai. Mais tu en demandes trop. On ne peut pas empêcher une émotion de s'installer. On peut la cacher, comme le fait Naruto, ou alors la montrer, comme le fais Tsunade.»
- «Je le sais bien ça mais-»
- «Ne te tracasse pas. Je suis sûr que tôt ou tard, Naruto ira mieux.» dit Anko en s'approchant de Karin, posant ses mains sur ses épaules en la regardant droit dans les yeux. Celle-ci soupira.
- «J'espère que tu as raison.»
- «Bien sûr que j'ai raison. Me suis-je une seule fois trompé?» demanda-t-elle, faisait sourire la jeune fille.
- «Oui. Souvent.»
- «J'essaye de te réconforter et c'est comme ça que tu me remercies?» s'étonna-t-elle. Karin ne put s'empêcher de rire. Puis ils se dépêchèrent d'aller à la remise avant que Tsunade ne s'aperçoive de leurs absences.
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Du côté de notre blondinet, celui-ci marchait tranquillement jusqu'à la sortit. Il repensait à la phrase que Anko a dit juste après qu'il soit partit. «Ce mec est vraiment pas sociable.» qu'elle dit. S'il savait, à quel point elle avait raison. Et à quel point il s'en foutait aussi. Il n'avait pas besoin d'ami. Ses collègues et ses clients lui suffisait pour entretenir son lien social, comme ça il a la conscience tranquille et personne ne pourra lui dire qu'il vit comme un ermite sans jamais parler à personne. Et puis il avait un travail qui impliquait de voir des gens, alors c'était bon. Il sortit de ses pensées lorsqu'il entendit des pas le suivre.
- «Naruto!»
Et c'est repartit. Il s'arrêta et se retourna. Tsunade s'arrêta devant lui.
- «Naruto.»
- «Tsunade.»
Il attendait la question existentiel de sa patronne sur son état de santé.
- «Comment vas-tu?»
«Gagné.»
- «Ça va.»
- «...Ça va? C'est tout?»
- «Que voulez-vous que je vous dise de plus?»
- «Je sais pas... Mais pas ça va.»
- «Je n'ai rien de plus à vous dire.»
- «Tu m'énerves. Et je t'ai déjà dit d'arrêté de me vouvoyer!»
- «Non.»
Naruto voyait sa patronne commencée à être en colère, et il trouvait ça très amusant de la faire sortir de ses gonds. En le voyant sourire, Tsunade se renfrogna un peu plus. Petit con.
- «J'ai une requête à te demander.»
- «Une requête?»
- «Avant que tu t'en ailles, il faudrait que tu livres une dernière boite.» dit-elle en souriant, sourire qui disparu sur le visage de l'homme en face.
- «J'ai finis ma tournée. Je n'ai plus rien à livrer aujourd'hui.»
- «Bah en fait si.»
- «Comment ça si?»
- «Ce matin tu es partit trop vite du coup je n'ai pas pu te rattraper. J'ai retrouvée une boite près du chariot et il venait de ta pile. Quand j'ai voulue te le dire tu était déjà partit alors je l'ai mis de côté en attendant que tu rentres.»
Naruto râla.
- «Tu ne pouvais pas me le dire avant?»
- «Tu viens seulement de rentrer. Au lieu de m'agresser fallait revenir avant.» s'indigna-t-elle.
- «Hmpf!» Naruto croisa les bras, boudeur.
- «S'il te plaît. Je ne peux pas le faire, si j'avais pût le faire je ne te l'aurait pas demandée.»
- «Ha d'accord c'est bon. Il est où ton paquet?»
- «Il est dans mon bureau, vient avec moi.
Ils marchèrent jusqu'au bureau de la jeune femme. Naruto râlait intérieurement. Il savait qu'il aurait dû se dépêcher au lieu de traîner dans les rues. Comme ça, à l'heure qu'il est, il aurait été chez lui. Mais non bien sûr. Il fallait que ça tombe sur lui. Encore ce karma pourri. Une fois arrivé, Tsunade lui donna le colis. Naruto le regarda. Il était assez petit. Il était sûr que c'était un livre. Tsunade le regarda, puis s'approcha de lui silencieusement.
- «Naruto.»
- «Hmm?»
- «Comment vas-tu?»
- «Rah je vous ai déjà dis-» râla Naruto avant de se faire couper.
- «Réellement.»
Il la regarda, sans savoir quoi dire.
- «Je te connais maintenant tu sais. Et, sans m'en vanter, je sais lorsque quelqu'un me ment. Et toi, tu passes ton temps à mentir.»
- «Si vous le dîtes.»
- «Naruto! Je m'inquiète pour toi.»
- «Je ne vois pas pourquoi.»
- «Oh je ne sais pas, peut être le fait que tu restes toujours tout seul.»
- «Qu'est-ce que vous en savez?»
- «Je le sais c'est tout.»
- «Ah vous le savez. Moi je pense que vous ne savez rien au contraire.»
- «Tu-»
- «Écoutez. Je ne sais pas ce que vous cherchez mais à l'avenir, je vous prierais de vous occupez de vos affaires et de me laissez faire ma vie comme je l'entend.»
- «Nar-»
- «Maintenant, si vous voulez bien m'excusez, je dois allez livrer ce colis. Bonne journée madame.»
Tsunade ne pouvait en placer une. Et lorsqu'elle aurait pût le faire, Naruto était déjà partit. Elle soupira, encore une fois. Ce garçon allait la rendre chèvre. Elle s'inquiétait et voilà se qu'elle recevait. Encore un soupir... Naruto pouvait paraître ingrat mais elle savait que c'était un gentil garçon. Mais elle ne comprenait pas pourquoi il refusait de s'ouvrir aux autres. Et c'était dure d'aider quelqu'un si on se faisait toujours rejeter. Mais ce n'était pas grave. Malgré tout ce qu'il pourrait se passer, tout ce qu'il pourrait dire, elle continuerait de le surveiller. Elle fera tout pour le protéger du mal qui semble le ronger, ce mal dont il n'a pas conscience.
Pendant ce temps, Naruto marchait tranquillement dans la rue. Il profitait du soleil et de sa chaleur. Il pensait à ce qu'il pourrait faire après avoir livrer son colis. Peut être aller boire un verre dans un bar quelconque, ou se balader dans le parc. Ou bien faire les courses car il venait de se rappeler qu'il n'avait plus grand chose dans son frigo. Enfin, il verrait bien.
Non il allait voir tout de suite en fait. Il avait encore toute la journée devant lui. Il avait le temps de le livrer ce colis, il le ferait plus tard. Il n'y avait pas le feu. «Je sais ce que je vais faire. Je vais rentrer, je vais manger des ramens et m'affaler sur mon canapé à ne rien faire. Ouais. Bon plan.» Il se dépêcha de rentrer chez lui. Une fois arriver, il retira vite fait ses chaussures et se dirigea vite vers la cuisine. Il sortit une boite de nouille instantanée, fit couler de l'eau bouillante à l'intérieur et attendit deux minutes. Une fois le délai passé, il prit la boite et se dirigea vers le salon, posa son colis sur la table basse et s'affala sur le canapé. Il mangea ses nouilles en trente secondes chrono puis, une fois finit, posa le pot à même le sol et s'allongea de tout son long. Il laissa ses pensées dériver. Il les laissa faire tant et si bien qu'il ne se rendit pas compte que le sommeil le gagnait.
Il s'endormit, oubliant totalement ses projets futures, et laissant reposer le colis, seul, sur sa table basse.
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Un long soupir retentit. Regardez ça. Il fait chaud, y'a du soleil, les oiseaux chantent, les gens sont heureux ici et là... Il ne pouvait pas y'avoir de la flotte non? Un peu de pluie ne ferait de mal à personne. Sasuke ferma rageusement ses volets. Non. C'était vraiment trop pour lui. Le soleil pouvait passer. La chaleur, c'est chiant mais ça passe aussi. Mais que tous les couples de la terre, voire de l'univers, se soit rassemblés pour se bécoter sous sa fenêtre... Vous voulez avoir sa mort sur la conscience? Regardez moi ça. C'est pas un «baiser» que ça devrait s'appeler mais un «lèche moi la face et j'en ferais autant de mon côté»... Ok ça faisait un peu long mais ça englobait bien la chose qu'il voyait. Et eux tient, c'est carrément une atteinte à la pudeur. Tout le monde les verras bientôt copuler sur ce pauvre banc. Yerk, les couples de ce style avait de quoi vous dégoûter de l'espèce humaine. Et aussi de vous rendre compte que c'est cool d'être célibataire. Il regarda l'heure. Ça va, il avait encore du temps devant lui. Il savait ce qu'il allait faire. Il allait se mettre dans son lit, se mater un bon film avec de la bonne bouffe. Voilà, c'est ça. Il alla regarder dans ses placards, puis dans son frigo. Ok. Il allait d'abord faire un tour au commerce du coin. Alors, son porte-feuille, ses chaussures, un dernier regard dans le miroir pour voir s'il n'a pas une trop mauvaise tête et on y va.
Oh mon dieu qu'il fait chaud. C'est horrible. Mais pourquoi je suis sortit déjà? Ah oui, j'ai plus rien à manger. Alors le commerce, le commerce... Ah, le voilà. Ensuite, on prend un panier et c'est partit. Alors première partie. Viande, fromage, fruits, légumes. Et tomates. Beaucoup de tomates. Puis la boisson. Alors jus d'orange, jus de pomme, jus de bet-... de betterave? Sérieux, ça existe ça? C'est vraiment comestible? Bon c'est pas ça que je cherche. Donc jus de betterave, fruits exotiques, tomate... Ah tomate. Aller, hop là, quatre bouteilles. Miam, c'est vraiment le meilleur truc au monde la tomate. Je béni l'inventeur de la tomate. Ensuite deuxième partie. Bonbons, bonbons, bonbons. Voilà, j'ai tout trouvé. Je vais à la caisse, je paye et je sors enfin de là. Ça y'est, j'ai fini. Et tout ça en une demi-heure. J'suis trop fière. Aller, on rentre. Oh non, pas les escaliers. Ok. J'ai quatre sacs assez lourds. Mais je ne vais pas faire plusieurs voyage. C'est pour les faibles ça. Ok. Deux sacs dans chaque mains. Je regarde les escaliers en les défiants du regard. Challenged accepted!
Putain il allait crever. «Je te maudit, inventeur de l'escalier. Je suis à deux doigts de rendre l'âme à cause de toi.» Sasuke mis du temps à reprendre son souffle mais y arrive au bout de quelques minutes. «Aller, il faut ouvrir la porte et tu pourras enfin t'affaler dans ton lit... les clés, les clés... Où sont mes clés? J'ai perdu mes clés! Ah, non, les voilà... Ouf, la peur que j'ai eu. Je me voyais déjà dormir dehors avec mes sacs.»
Il ouvrit enfin sa porte et rentra avec ses sacs. Il enleva ses chaussures, posa son porte-feuille et ses clés sur le meuble près de l'entrée et se dépêcha de tout ranger. Puis il prend ses tomates et son jus de tomates, mit son DVD dans le lecteur et s'installa sur son lit. «Ah, c'est le pied.» Il prit sa télécommande pour mettre son film en route lorsque il entendit quelqu'un toquer à la porte. «Qui ose profaner mon moment de quiétude? Je me fiche de qui se trouve derrière cette porte, il passera un mauvais quart d'heure.»
Lorsque le brun ouvrit la porte, il vit un jeune homme devant sa porte.
- «Oui, c'est pourquoi?»
- «Euh... Bonjour. C'est ici que vit Ino Yamanaka?»
«Mais qu'est-ce qu'il dit?»
- «Non.»
- «Ah. Excusez-moi je me suis trompé. Encore pardon de vous avoir dérangé.»
- «Hm.»
Sasuke referma sa porte en grommelant. Il venait de perdre de précieuses minutes à cause de cette imbécile. Enfin bref. Il n'allait pas s'énerver pour si peut. On retourne au lit et on regarde son film... J'ai dit on regarde son film. Bordel pourquoi ça ne marche pars? C'est la télécommande? C'est les piles c'est ça? Ok à la recherche des piles perdues on ne sait où. Pas de panique, il n'avait qu'à désosser un objet dont il ne se sert plus et piquer les piles qui sont à l'intérieur. Voyons, qu'est-ce qu'il pourrait prendre? Tiens ce Buzz l'Éclair ira très bien... Depuis quand avait-il ça? Ok on va prendre les piles et planquer ce jouet là où personne ne le verra. Ouais voilà. Alors, les piles c'est bon, donc le film doit marcher... Toujours pas. Raaah c'est pas vrai mais pourquoi ça ne marche pas? Pitié faites que ce soit pas le lecteur.
Il sursauta quand son téléphona se mit à sonner. The Black de Asking Alexandria résonna dans tout l'appartement. Mais c'est pas vrai il ne pouvait pas être tranquille deux minutes? C'était trop demander? Lorsqu'il vit «Belette» apparaître sur l'écran, il soupira. Qu'est-ce qu'il lui voulait? Il décrocha et parla d'un ton hargneux.
- «Quoi?»
- «Et bien. Je vois que t'es de bonne humeur.»
- «J'ai pas envie de discuter avec toi. Dis moi vite ce que tu veux pour que je puisse retourner à mes occupations.»
- «Excusez moi de vous avoir déranger, votre altesse, mais je vous appelle car vous auriez dû être à votre travail depuis une demi heure déjà.»
- «Mais qu'est-ce que tu me chantes? Je commence à dix-huit heures.»
- «Oui. C'est bien ce que je dis.»
- «Quoi?»
- «Il est trente-six.»
Sasuke regarda son horloge et fronça les sourcils.
- «T'es sûr que tu ne te trompe pas? Mon horloge m'indique quinze heures.»
- «Sasuke...»
- «Quoi?»
- «Est-ce qu'elle marche ton horloge au moins?»
- «Non mais oh! Je l'aurais remarquer si elle ne marchait pas!»
- «Regarde les aiguilles.»
Il grommela en s'approchant du mur... Et jura lorsqu'il vit qu'effectivement, elle c'était arrêtée. Il n'avait pas besoin de remettre l'appareil contre son oreille pour entendre l'autre belette se marrer.
- «Je t'interdit de rire.»
- «Comme si tu pouvais m'en empêcher.»
- «Hmpf.»
- «Aller arrête de grogner et grouille toi de te ramener. Je dirais au boss que tu as eu un souci de bagnole ou un truc du genre si jamais il me pose la question.»
Tss. Il arrivait à l'entendre sourire à travers le téléphone cet idiot.
- «Il saura que tu mens.»
- «Mais non t'inquiète.»
- «Moi je te dis que si. Mais tu t'en fou de toute façon. T'es tellement maso que t'accepteras n'importe quelle punition venant de lui.»
- «Nan mais... Qu'elle image t'as de moi sérieux?»
- «L'image de mon frangin qui kiffe un peu trop son patron.»
- «Hmpf.»
- «Tiens? Tu m'imites maintenant, c'est nouveau.»
- «La ferme! Putain j'aurais jamais dû te le dire.»
- «Je sais. En même temps j'avais pas besoin je le savais déjà.
- «Quoi?»
- «Tu deviens tellement débile lorsqu'il est là... Fallait pas être devin.»
- «Dépêche toi.»
- «Ouais ouais j'arr-... Je rêve, il m'a raccroché au nez. Il doit être vexer.»
Et puis ce n'était tout de même pas sa faute s'il avait raison. Il ricana quelques instants avant de se souvenir qu'il était en retard. Il regarda son lecteur de DVD, puis son lit avec une peine non dissimulée. Il se détourna et alla prendre ses clés. Puis il sortit de son appartement. Aller, en route pour le boulot., on va s'éclater, ouaiiis... Vous sentez l'engouement qui se dégage de lui? Heureusement que son travail ne se trouvait qu'à dix minutes à pieds de chez lui. Comme ça, plus vite il finissait son job, plus vite il pouvait rentrer chez lui. Il fouilla dans ses poches et remarqua vite qu'il avait oublié ses écouteurs, encore, et son téléphone, encore. Il fallait vraiment qu'il perde cette manie un jour. Enfin. En attendant, il regarda les gens autour de lui. Hm, ouais, non. Mauvaise idée. C'était pas intéressent. Voire tous ses gens heureux, genre la vie est belle... Bientôt ils nous chanteront Ce Rêve Bleu à la Aladdin... Affligent. Sasuke ferma les yeux. Ce n'était pas avec ce genre de réflexion qu'il allait améliorer sa sociabilité. Son frère allait encore râler. Mais t'en pis. Ce n'est pas comme s'il avait envie de changer non plus. Il aperçu le devant du bar et soupira. Ça allait encore être une longue soirée. Il en fût convaincue lorsqu'en entrant, le bruit ambiant le rendit presque sourd. Il marcha vers le bar où son frère rangeait les verres.
- «Non mais je rêve! Il n'est même pas encore huit heures que tout le monde est déjà pétés.»
- «Oui. Bonjour à toi aussi. J'ai passé un bonne journée merci de poser la question.»
- «Fais pas ton chieur.»
- «Ce n'est pas moi qui râle à peine arrivé.»
- «Hmpf.»
- «Aller grouille toi. J'ai commencé à laver quelques verres mais je dois faire mon boulot maintenant. Aller qu'est-ce que tu fais encore là? Bouge.» dit-il en sortant de derrière le bar.
- «Ouais ouais ça va j'y vais. Pas la peine de me pousser. Au fait, il a dit quoi ton mec.»
- «Hein? Qui ç-... Ce n'est pas mon mec. C'est notre patron.»
- «Ouais à d'autres. Alors il a dit quoi?»
- «Rien. Je ne l'ai pas vu. Je ne sais même pas s'il a remarqué que t'étais pas là.»
- «Hm ok.»
Sasuke alla dans les vestiaire mettre son tablier, puis se dirigea vers le bars. Aller. Encore une longue soirée à avoir la tête comme une pastèque.
Quatre heures étaient passés. Quatre heures où il se demandait s'il allait boire tout ce qui lui tombait sous la main jusqu'à se noyer ou alors prendre le micro et l'enfoncer dans la gorge de cette fille qui était plus en train d'égorger un chat que de chanter. Ou alors il l'enfonçait dans l'endroit stratégique d'un des deux mecs qui n'arrêtait pas de se gueuler dessus. Les trois options contenait une forme de violence. Ça n'allait pas l'aider tout ça. Lorsqu'il vit son frère arriver vers lui, il crût voir un drapeau au-dessus de lui en voyant un seul mot...
- «Frérot. C'est l'heure de ta pause. Je te remplace pendant ce temps.»
«Délivrance!»
Sasuke ne se le fit pas dire deux fois, il quitta illico son verre, son torchon et son bar et quitta précipitamment le bar. Il inspira plusieurs fois l'air frais qui lui fit un bien fou, puis se cala contre un mur un peu plus loin. Il laissa sa tête tombé en arrière et, en fermant les yeux, laissa son cerveau partir à la dérive.
Un lac. Une montagne. Une toile. Un air pur.
Ni plus. Ni moins. Il appréciait ce simple moment où, lors de sa pause, il pouvait penser à son endroit rêvé. Bien sûr, il pouvait le faire lorsqu'il rentrait chez lui mais ce n'étais pas pareil. C'est lorsqu'il travaillait dans ce bar, entendait le chaos qui régnait dans cet antre, c'est à cause ou grâce à cet endroit, qu'il pouvait rêver de ces quatre choses et en ressortir parfaitement serein.
Car c'est à cause de ce rêve qu'il avait ce travail.
Car c'est grâce à ce travail qu'il aura son rêve.
Et c'est ce tout, qui le faisais rester, qui l'aidait à supporter tout ce bruit, tous ces gens, et ce monde qu'il n'aimait pas.
Lorsqu'il vit que sa pause allait bientôt toucher à sa fin, il profita de ses dernières et précieuses minutes, puis rejoins calmement le bar. Il respira doucement et rentra à l'intérieur. Le bruit et le chaos l'agressa directement, mais il réussit à le supporter. Il retourna à son poste et continua sereinement. Sasuke savait que son cerveau allait bientôt se remettre en marche et qu'il aurait bientôt mal à la tête. Il le savait. Mais ce n'étais pas grave. Il avait l'habitude. Alors il fit style de rien. Continuant sa tâche en laissant partir tout doucement la quiétude qui l'habitait plus tôt.
Sasuke grognait. Le moment de quiétude était vite partit vu que des crétins avait eu dans l'idée de former un groupe et de chanter à tue tête pendant toute la soirée. Et les écouter chanter était du même effet que d'entre une perceuse, un réveil et des cris de bébé en même temps. C'est à dire que c'était d'une atrocité mortelle. Mais ça aurait pût être pire. Bah oui. Ils auraient pût se battre car tel et un tel n'étaient pas d'accord sur une chanson, qu'ils s'étaient sauter dessus pour régler leur compte en entraînant le reste du groupe ainsi que d'autres clients qui avaient l'air chaud pour se battre, que Sasuke avec l'aide des autres serveurs avaient dû allez les séparer et qu'il avait récolté un beau bleu sur l'épaule à cause d'un coup perdu... Y'a des jours où il fallait vraiment resté couchés.
Sasuke finit de nettoyer le bar. Il jeta le bois cassé, le verre brisé et les déchets dans la poubelle puis alla poser son tablier dans les vestiaires. Il prévint son frère qu'il avait finit son côté et qu'il allait rentrer en sortant la poubelle au passage. Son frangin lui répondit d'un simple «Ok. Bonne nuit et fais attention à toi sur la route.» Il prit le sac poubelle et sortit enfin dehors. Adieu, odeur d'alcool, de cigarette et de sueur. Bonjour l'air frais de la nuit et un chouïa pollué. Il resta debout quelques minutes, puis alla mettre le sac dans la benne un peu plus loin. Puis il se mit en marche vers son appartement. Il ne voulait qu'une seule chose, dormir. T'en pis pour la douche, il la prendrait le lendemain. C'était cool les bagarres en fait. Malgré qu'on devait réparés ce qui étaient cassés, on pouvait quitté son travail avec deux heures d'avance. C'était un point non négligeable. Il arriva enfin à son immeuble et y entra.
Ces escaliers le tueront un jour. Même s'ils paraissent moins long à monter vu qu'il ne portait pas de sacs de courses cette fois, mais quand même. C'est une torture. Enfin ce n'est pas grave.
«Mon lit! Comme tu m'a manqué! Viens voir papa!»
Sasuke était prêt à voler, littéralement, vers son lit avec un I believe I can fly en fond, lorsqu'un coup à sa porte l'immobilisa. Il regarda son horloge et «Ah oui c'est vrai, elle est cassé.» Il regarda son portable et vit qu'il était environ minuit. «Qui peut bien venir me déranger à minuit?» Il se dirigea vers celle-ci et l'ouvrit au moment où son visiteur allait toquer une deuxième fois.
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Il courrait. Courrait à en perdre haleine. Mais quel idiot franchement. S'endormir en pleine journée mais il n'y avait que lui pour faire ça. Bon ok, c'est vrai qu'il était fatigué et qu'il avait plusieurs heures de sommeil à rattraper mais ce n'était pas une raison. Il s'arrêta enfin et regarda l'adresse sur le colis. Il soupira et regarda le bâtiment devant lequel il était arrivé. Il était grand. Très grand. Il profita du fait qu'un homme sortit pour rentrer à son tour dans le hall. Il regarda la feuille sur le colis, où se trouvait le nom du receveur. «4ème étage». Aller, c'est partit. Un escalier, deux escaliers, trois escaliers...
Trop haut. Beaucoup trop haut. Après avoir monter le huitième escaliers, Naruto se plia en deux, les mains sur les genoux et repris son souffle. Oh. Mon. Dieu. Mais pourquoi fallait-il qu'il y ait autant d'escalier? Les gens ne pouvaient pas vivre au rez-de-chaussé comme toute personne normale? Il se redressa, inspira profondément, expira et alla jusqu'à la porte au fond du couloir. Il vérifia une dernière fois le nom sur le colis, puis toqua enfin à la porte. Il attendit un peu, se demandant bien ce que pouvait faire le mettre des lieux lorsqu'il réalisa. Il était minuit. Il n'y avait que deux solutions. Soit la personne dormait, soit elle était sortit faire la fête où il ne savait quoi. Pourquoi est-il venu maintenant? Quel idiot franchement. Il allait pour partir lorsqu'il entendit des pas. «Ah? Il y a quelqu'un. Bon j'suis ici, autant ne pas venir pour des prunes.» Il leva son bras pour toquer mais fendit l'air lorsque la porte s'ouvrit.
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Les deux hommes se firent fassent.
Sasuke regarda celui-qui-venait-le-déranger-à-minuit minutieusement. Il était a peu près de la même taille que lui, des yeux bleus et des putains de cheveux blonds. «Ok il est pas mal, mais qu'est-ce qu'il fout là?»
Naruto se fit à peu près le même genre de réflexion. «Cheveux noirs. Yeux noirs. Tee-shirt noir Ouais j'ai affaire à un gothique. Quoi que j'aime beaucoup son piercing à la lèvre.»
Ils continuaient de se détailler lorsque Naruto se rendit compte que son bras était toujours en l'air. Il l'abaissa rapidement, un peu gêné mais essaya d'en faire abstraction. Il se racla la gorge et parla avec une voix clair... A peu près du moins.
- «Hum. Bonjour. Vous êtes bien Sasuke Uchiwa?»
- «C'est pour quoi?»
- «J'ai hum... Un colis... Pour vous.»
Il n'osait pas le regarder dans les yeux. «Non mais qu'est-ce qu'il t'arrive Naru. T'es un homme ou pas? Tu ressemble à une midinette, lève la tête. Aller!»
- «Et il me faudrait une signature... Aussi.»
«Tu as triché Naru. C'est sa tête qu'il faut regarder, pas son torse. Sa tête. Tê-te. Quoiqu'il a un joli torse, je me demande comment est le reste... NARUTO UZUMAKI OU EST-CE QUE TU REGARDES?»
Et malgré ce qu'on pourrait croire, Sasuke n'en menait pas large non plus.
«A cause de mon boulot je voit des gars tous les jours. Je ne vais pas faire ma fillette toute timide à cause de ce mec, qu'il soit sexy ou non... Qu'est-ce que je viens de dire?»
Il prit la feuille et la signa rapidement. Puis il prit le colis et leva la tête. En même temps que l'autre.
Lorsque leurs regards se croisèrent, une même pensée fusa dans leurs esprits.
«Dieu qu'il est beau!»
Naruto se racla la gorge, gêné.
- «Bon. Ben voilà. Merci de... Enfin non, au revoir. Passez une bonne soirée et... A demain. Enfin j'veux dire, à bientôt. Euh non. A plus. Juste... Bon au revoir monsieur.»
Il se détourna, difficilement, puis partit au pas de course. Sasuke referma sa porte dans un état second. Il se dirigea vers sa chambre, posa son colis sur la table de nuit, et s'allongea. Toujours dans son état de transe. Il repensait à cet homme. A ces yeux. Où plutôt son regard. Au départ il était neutre et, en une fraction de seconde, il y avait vu de la tristesse, de la solitude...
… Et puis du désir. Et surtout de l'incompréhension. Et il pouvait jurer qu'il avait eût exactement le même regard. Il regarda le colis, puis ferma les yeux, en pensant à ce qu'il venait de se passer.
Naruto lui rentra chez lui sans savoir comment. Il avait fait le trajet machinalement. Il ne comprenait absolument pas ce qu'il venait de se passer. Et puis depuis quand matait-il ses clients? Il avait déjà vu des personnes qu'on pouvait qualifiées de «beaux» mais ce n'était pas une raison. Lorsqu'il avait vu cet homme apparaître, son cerveau avait fait un black out total et ses yeux avait regardés partout là où il ne fallait pas. Depuis quand son corps ne lui répondait plus?
De toute façon il ne le reverrait plus donc, il allait oublié tout ça. Voilà. C'est mieux.
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Après de longues minutes de réflexions, les deux hommes s'endormir. Mais avant, ils eurent la même pensée.
«Qui es-tu? Et que m'as-tu fais?»
A suivre...
REVIEWS:
Axygry: Alors déjà, je te dis un grand merci. Quand j'ai vu ta review je me suis dis «Une review? J'ai une review? Moi?» Ça m'a fais un choc ^^
Ensuite je suis contente que ma façon d'écrire plaise, je n'était pas très sure de moi, surtout que je ne voulais pas que Naruto paraisse trop vulgaire donc ça me rassure. Pour la mise en page j'ai remarquée le problème, au départ il y avait des petits tirets pour le dialogue mais ils ont disparus :/ J'essaye de corriger le problème mais je ne sais pas si c'est le site ou mon ordi mais ça n'a pas l'air de marcher donc j'espère que pour les prochains chapitres je n'aurais pas d'ennui ^^
Encore merci pour ta review :D
