Chapitre 2

Son réveil sonna à sept heures pile. Il tendit la main pour l'éteindre et se remis dans sa position initial, c'est à dira sur le dos, bras écartés, les yeux fixés au plafond. Cela faisait deux bonnes heures qu'il était réveillé. Et pourtant, dieu savait à quel point il avait galéré à s'endormir. S'il se souvenait bien, il avait réussi vers trois heures du matin. Pour se réveiller deux heures après. Mais pourtant, il n'était pas fatigué. Peut être à cause de la sieste de la veille, vu qu'il avait dormi toute la journée, mais il se dotait que non. Il ne devenait pas insomniaque à cause de ça. C'était plutôt à cause de qui.

Car oui, s'il n'arrivait pas à dormir, c'était bien à cause d'un quelqu'un. Et ce quelqu'un, il ne le connaissait absolument pas. A part son nom... et son physique... mais sinon, il ne le connaissait pas. Il se tourna sur le ventre, enfouissant son visage dans son oreiller. Il y avait vraiment un souci chez lui. Ok, il voulait bien l'admettre, ça lui était déjà arrivé de fantasmer sur une quelconque personne croisée dans la rue. Pas souvent, certes, et heureusement pour lui. Mais c'était déjà arrivé. Sauf que ça ne lui avait jamais donné une insomnie pareille. En générale, il arrivait à s'endormir facilement, pendant au moins six heures, ça dépendait s'il pouvait faire la grasse matinée ou non.

Il ne comprenait pas. Et dieu qu'il avait essayer de comprendre toute la nuit. Ce mec, il ne le connaissait pas. Il ne l'avait jamais vu avant hier. Et il ne pouvait se l'ôter de l'esprit depuis cette nuit. Il avait repassé en boucle dans sa tête le moment où il avait ouvert la porte et qu'il était apparût juste derrière.

Il avait d'abord vu l'ensemble de la personne, constatant qu'il était tout de noir vêtu. De la racine de ses cheveux, à la couleur de ses yeux, en passant par ses vêtements et même son piercing à la lèvre. Il pensa innocemment être tombé sur un mec gothique. Puis il avait voulu bien faire son travail en lui demandant s'il était bien le client du colis. Et l'homme avait répondu. Et bon dieu qu'il avait aimé sa voix. Tellement qu'il s'en était retrouvé troublé. Incapable d'avoir une conversation normale et de faire une phrase correcte. Il se serait bien gifler pour se remettre les idées en place s'il n'avait pas était si statique.

Il avait baissé la tête, incapable de le regarder en face. Il avait souhaité ardemment ne pas rougir devant lui. Il lui avait demandé une signature, et essaya de lever la tête, pour passer pour un pro-du-travail. Mais il ne réussit à monter que jusqu'au torse de l'autre. Et même s'il était caché sous un tee-shirt, il vit très bien qu'il était parfait. Parfait... Il rougit. Il fallait vraiment qu'il reprenne ses esprits. Être insomniaque à cause d'un inconnu. Il aurait tout vu. Il soupira et secoua la tête. Il avait assez fantasmé sur cet homme comme ça. Il fallait vraiment qu'il arrête.

Il vira ses couvertures et se leva. Il enfila son jeans et se dirigea vers la cuisine. Il ouvrit un de ses placards et en sortit une tasse. Puis il prit de la poudre chocolaté et une cuillère. Il en mit dans sa tasse, puis alla vers son frigo. Il en sortit une brique de lait et remplis sa tasse à ras bord. Il le mit au micro-onde et lie fit chauffer pendant une minute. Lorsque le décompte commença, il se donna comme défi de faire le plus de chose possible.

Il courut jusqu'à sa chambre pour enfiler un tee-shirt, puis courut jusqu'à la salle de bain se donner un coup de peigne en allant en même temps au toilette. Une fois fini, il courut jusqu'à la cuisine et appuya sur le bouton en même temps qu'il indiqua 00:00. Il sortit sa tasse et l'approcha de ses lèvres pour en boire une gorgée. Le liquide chaud lui fit du bien. Il se dépêcha de finir sa tasse et la posa dans l'évier. Il retourna dans la salle de bain pour se brosser les dents. Il alla ensuite dans sa chambre pour enfiler des chaussettes, puis alla mettre ses chaussures. Il prit sa bandoulière et regarda le plat près de son entrée. A part ses clés et quelques bouts de papier déchirées, il y avait surtout des bijoux. Des bagues plus exactement. Il les regarda et choisis de mettre une bague formant un pentacle sur le dessus à son pousse, la même à son autre pousse mais avec cette fois une lune et un soleil. Puis un simple anneau en argent, tout fin, à son annulaire gauche. Puis il prit le seul collier se trouvant dans le plat et l'enfila. C'était un simple collier portant une pierre au reflet bleu, un cristal. Son collier valait très cher en terme de prix, mais il était très cher à ses yeux, sentimentalement parlant. Car ce collier appartenait à ses parents, à son père plus précisément. Et c'était le seul lien qu'il avait encore avec eux, ce collier et ses photos.

Il regarda son horloge. Sept heures trente-huit. Il respira un bon coup et sortit de chez lui. Il était en avance. Il pouvait prendre son temps pour aller à son travail. Aujourd'hui encore, il faisait beau. Pas de nuage, tout le monde de bon humeur, ou presque... C'était bien et en même temps, c'était barbant. Les jours se ressemblaient et pourtant n'étaient jamais les mêmes. Au fond, il ne savait pas vraiment ce qu'il voulait.

Voulait-il du changement? Probablement.

Voulait-il garder sa vie rangée? Assurément.

Il voulait garder sa vie bien rangé. Sa philosophie à lui était «métro-boulot-dodo». Enfin lui, c'était plutôt vélo que métro mais les roues de celui-ci étaient crevé et il n'avait pas encore eu le temps de les changer. Mais ce n'était pas vraiment dérangeant.

Mais il voulait aussi un changement. Un grand changement. Celui qui le bouleverserait dans ses habitudes, dans son train-train quotidien. Il voulait quelque chose. Il ne savait pas quoi, mais il le voulait.

Aaah... Enfin. Pour le moment, il avait sa petite vie, peut être pas passionnante, mais elle lui convenait. Du moins essaya-t-il de s'en persuader. Il tourna la tête machinalement en voyant une boutique et regarda l'enseigne. «Azréel». Apparemment c'était une pâtisserie. Hmm... Il avait encore un peu faim, autant rentrer et voir s'il trouverait quelque chose de bon. Il ouvrit la porte, se qui fit tinter une petite clochette. Une fille apparût de derrière le comptoir et lui sourit.

- «Bonjour et bienvenue chez Azréel. Désirez-vous quelque chose?»

- «Hm, je regarde pour l'instant.»

- «D'accord. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez moi.»

Elle lui sourit une dernière fois et se dirigea vers une pièce du fond. Il la regarda partir, fixant ses cheveux roses qui se balançaient dans son dos. Puis il dirigea son regard vers les pâtisseries, et dût admettre que tout lui mettait l'eau à la bouche. Et il les remarqua. Ses petites choses toutes petites et toutes rondes.

«Oh mon dieu. Des macarons. Ils ont des macarons!»

Il se jeta sur la vitre comme la misère du monde. Les macarons... depuis tout petit il en mangeait. Il n'était pas vraiment difficile en terme de nourriture, mais les macarons étaient vraiment sa faiblesse. Il regarda les parfums et bava presque en les regardant. Il se releva au même moment que la jeune fille revint dans la pièce.

- «Vous avez choisi?»

- «Oui. J'aimerais des macarons s'il vous plaît.»

- «Bien sûr. Quel parfums voulez-vous?»

- «Deux à la fraise, un à la noisette et trois au chocolats. Et un au citron, pour goûter.»

- «D'accord.»

Elle alla prendre une petite boite, et plaça un par un les petites pâtisseries. Puis se dirigea vers la caisse et pianota dessus.

- «Alors, cela vous fera un total de... 2€40, s'il vous plaît.»

- «Tenez.»

- «Merci. Tenez, vos macarons. Passez une excellente journée monsieur. Au revoir.»

- «Au revoir.»

Il sortit de la boutique, un macaron déjà en bouche. Hmm, qu'est-ce que c'est bon. Les macarons étaient vraiment son pêché-mignon. Il tuerais pour ses petites choses sucrées.

«Y'a pas à dire. Je béni celui qui a inventé le macaron. Si je devais choisir entre un un homme et un macaron, je choisirais le macaron direct... Même si je ne sais pas pourquoi j'utilise cette comparaison.»

Il continua de manger, un sourire heureux sur le visage. Il profita plus joyeusement de son début de journée et continua son chemin jusqu'à son travail. Il arriva à son travail tout tranquillement. Il jeta la petite boite vide à la poubelle et se dirigea vers la réserve. Il prit son carnet d'adresse, puis les colis qu'il devait livrer. Il se dirigea vers le vélo de l'établissement et les empila sur le porte bagage à l'arrière. Il les attacha puis prit le guidon et sortit à l'extérieur. Il vérifia sa première adresse et se mit en route. Sa journée commençait enfin.

*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*

- «Eh, κορίτσι, tu peu venir s'il te plaît?»

- «Oui, j'arrive παππούς!»

Sakura se dépêcha d'aller dans la pièce, et trouva son grand-père sur le sol. Mais qu'avait-il encore fait?

- «Oh pappoús... Mais qu'est-ce qui t'ai arrivé encore?»

- «Comment ça encore? Je suis juste tombé. Ça arrive à tout le monde de tombé. Même les plus habile peuvent tomber. Alors voilà, je suis tombé.»

- «Tomber? Non... Mais vautrer ça oui. Vu toutes les feuilles qui sont éparpillées, ça va prendre un temps fou pour tout remettre dans l'ordre.»

- «Non mais dites donc, jeune fille. Tu me dois le respect.»

- «Mais je te respecte. La preuve, je t'aide à ramasser tes papiers au lieu de rigoler.»

- «Il n'y a aucun rapport. Et puis tu pourrais m'aider à me relever au lieu de t'occuper de ses fichus feuilles.»

- «Mais pappoús, ce n'est pas toi qui dit tout le temps que tu n'a pas besoin d'aides? Que ce n'est pas parce que tu es un personne âgé que tu n'es forcément plus capable de faire quelque chose, comme de te relever tout seul, par exemple?»

El ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit. Sakura fût fière d'elle. Elle l'avait mouchée, et pis bien comme il faut. Elle rigola en l'entendant grogner dans sa barbe inexistante, puis se décida enfin à aller l'aider. Elle posa la petite pile de feuille qu'elle avait dans les main et se dirigea vers lui. Elle lui prit la main et le releva doucement.

- «Merci κορίτσι, qu'est-ce que j'aurais fait sans toi franchement.» dit Sakura, se moquant gentiment de son grand-père.

- «Grmpf... Merci Sakura de m'avoir aidé.» dit El, tout bas, et de mauvaise foi.

- «Je sent tellement de sincérité dans ta voix, c'est fou.»

Elle rigola en le voyant se renfrogner un peu plus.

- «Dis moi, comment ta fait pour tomber comme ça? Parce que bon, ce n'est pas ton genre de tomber, enfin surtout à plat ventre.»

- «C'est rien. C'est juste que je portais ce carton contenant les fiches de paies ainsi que les recettes de la boutique et comme je ne voyait pas mes pieds je me suis empiergé dans moi-même.»

- «Tu t'es empiergé... dans toi-même.» demanda-t-elle, pas convaincu.

- «Exactement.» dit-il bûté.

- «Hm hm... Mouais. Je vais dire que je te crois aujourd'hui. Bon, range moi vite tout ça. Tu ne peux pas laisser ton bureau dans un tel désordre.»

- «Bien entendu. Mais... Tu ne m'aide pas?»

Qu'est-ce qu'il pouvait être lunatique ce vieille homme. Un moment il pouvait vous engueuler comme du poisson pourri, vous faire la tête ou on ne sait quoi d'autres, et d'un coup, il devenait tout timide, tout gentil comme un gamin. C'était vraiment dur de suivre cet homme tant il changeait de caractère. Mais bon, on ne pouvait plus changer le caractère de cette tête de mule, alors autant essayer de vivre avec, même si c'était compliquer.

- «Mais si je vais t'aider. Mais après. J'ai entendu la petite clochette. Un client est arrivé. Je vais aller le voir, encaisser ce qu'il souhaite, et je reviens. Toi, en attendant, tu commences à ranger... Aller commences à ranger. Je veux te voire ramasser ses feuilles quand je reviendrais.»

Et elle s'en alla. Tranquillement. Elzéar resta un moment bloqué par là où était partit la jeune fille, puis grogna, encore. Non mais, attendez une seconde. Il adorait Sakura. Elle était très gentille et serviable, le cœur sur la main. Mais ce n'était pas une raison pour lui parler de cette manière. Elle n'était pas ça mère quand même. Sacré nom de nom. On aura tout vu... Et puis pourquoi se laissait-il faire aussi? Il était majeur et vacciné, il avait fait la guerre lui, messieurs-dames, alors il ne recevait d'ordres de personne... Il faisait vraiment crédible assis par terre, à ramasser les feuilles. Tss, que la vie était injuste.

C'est lui qui avait soixante-quinze ans, et même s'il avait l'âge de prendre sa retraite, c'était lui le patron de cette boutique. Il n'allait pas se laisser marcher dessus. Lorsque la jeune fille reviendrait, il ferait valoir son autorité... En espérant qu'elle marche sur la jeune fille... Mouais, c'était pas gagné.

Pendant ce temps, Sakura loin de toute pensé de son supérieur, alla voir le nouveau client.

- «Bonjour. Puis-je vous aidé?»

- «Bonjour mademoiselle. Je voudrais acheter une dizaine de petits choux s'il vous plaît.»

- «Bien sûr. Je vous donne ça tout de suite.»

Elle prit un petit sachet et le remplis d'une dizaine de petits choux, comme le demandait son client. Elle faisait de son mieux pour paraître normale mais c'était assez dur. Pourquoi cet homme la fixait-il de cette manière? C'était légèrement flippant comme attitude, et gênant. Elle se dirigea vers la caisse et tapota dessus.

- «Alors, cela vous fera un total de 3€00 monsieur.»

- «Tenez.»

Lorsqu'il lui donna l'argent, il en profita pour lui caresser furtivement la main. Sakura fit comme si de rien n'était et rangea l'argent. Elle lui tendit ensuite le petit sachet et le salua poliment. L'homme lui répondit en lui lançant un regard indescriptible, puis lui fit un petit sourire en coin, et s'en alla enfin. Sakura expira tout l'air de ses poumons, n'ayant pas remarquée qu'elle retenait sa respiration.

«Il s'est passé quoi là?»

Ça lui était déjà arrivée voir des gens la fixer. Que cela soit par des hommes, des femmes ou des enfants, des jeunes ou des vieux, elle y était habituée. Car en général c'était à cause de ses cheveux. Ben oui, des cheveux roses, ce n'est pas communs, mais ces regards ne la gênait pas... Jusqu'à aujourd'hui. Car elle n'avait pas l'impression que cet homme regardait ses cheveux. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il regardait exactement, et puis elle ne pouvait pas le savoir. Elle avait passé tout ce temps à regarder ailleurs.

«Tu es stupide. Depuis quand tu te laisses intimidé par un mec? Hein, depuis quand Saku?»

Elle secoua la tête pour se remettre les idées en place. Autant oublié ce qu'il venait de se passer. Elle rejoignit Elzéar, qui était en train de ramasser ses feuilles, toujours étalée sur le sol, en grommelant. Pour pas changer.

- «Je viens t'aider.»

- «J'ai presque fini de ramasser ce coin. Tu peux faire l'autre?»

- «Bien sûr.»

Elle se dirigea vers le coin désigné et se mit au travail. Il y eût un silence pendant quelques instant, puis Elzéar prit la parole.

- «Sakura?»

- «Oui?» sursauta-t-elle.

Sakura ne sursautais jamais. Il fronça les sourcils.

- «Est-ce que tout va bien?»

- «Bien sûr. Pourquoi ça n'irait pas?»

- «Je ne sais pas, tu as l'air d'être dans la lune.»

- «Oh ce n'est rien, je... je pensais juste à un truc.»

- «Oh je vois. Et c'est ce truc qui te fait rougir?»

- «Pardon?»

- «Ton visage est tout rouge.»

Elle posa ses mains sur ses joues et sentit la chaleur sous ses doigts. Oh non.

- «Euh... c'est... je...» bafouilla-t-elle.

- «Hahaha!» rigola le vieil homme. «C'est rare de te voir dans cet état. Pourquoi rougis-tu ma petite?»

- «Je... C'est...»

- «Est-ce que par hasard le client a réussi à toucher le petit cœur que tu caches à double tour au fond de toi?»

- «Quoi? Non... Je, c'est...»

Malgré ce qu'on pouvait croire, il n'y avait aucun sujet tabou avec lui. Elzéar pouvait paraître pour un papy-grognon avec des règles strictes, il n'avait jamais supporter les sujets qui semblaient tabous autour de lui. Car pour lui, rien ne devait être tabou. Il avait toujours respecté cette règle.

- «Allons ma petite, tu es jeune, c'est normale à ton âge.»

Sakura soupira.

- «Voyons grand-père, je ne le connais pas. Ce n'est qu'un client qui m'a stressé à me fixer bizarrement. C'est tout. Et même s'il était plaisant à regarder, je le conçois, il n'y a rien d'autres.»

- «Ah oui?»

- «Oui.»

Et pour bien appuyer ses dires, elle le fixa droit dans les yeux. El la regarda fixement, puis sourit.

- «D'accord je veux bien te croire.»

- «Merci.»

Ils continuèrent leur affaire lorsqu'Elzéar rajouta quelque chose.

- «Juste Sakura.»

- «Oui?»

- «Je dis ça comme ça hein, mais, tu baves un peu.»

Un juron résonna dans la pièce pendant que le vieil homme rigola.

*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*

Non! Non, non, non et non! Ça ne peut pas continuer comme ça. Faire tomber un verre, ça peut arriver. Bousculer quelqu'un aussi. Se prendre une porte devient agaçant. Mais faire tomber tout une pile de verre, en trébuchant sur son lacet, devant tout le monde... Et tout ça le même jour? Ah non, alors vraiment, là c'était trop! Sasuke continuait de ramasser les débris, en faisant fît des rires qui continuait de résonner autour de lui, et en jetant à son frère un regard noir si celui-ci n'arrêtait pas de suite de se payer sa tête.

- «Allons Sasuke. Pas la peine de me regarder de cette manière. Je ni suis pour rien moi, si tu ne sait pas marcher.»

Sasuke préféra l'ignorer. S'il commençait à répondre, il ne s'en sortirait pas.

- «Tu ne dis rien? Moi qui m'attendais à une réplique cinglante. Je suis déçu.»

- «La ferme.»

- «Oh, Sasuke. Tu m'as habitué à mieux que ça.»

Itachi s'amusait vraiment beaucoup. Pour une fois que Sasuke n'était plus le petit frère parfait que toutes les filles aiment. Comme quoi même les princes charmants pouvaient finir par terre. D'ailleurs c'était étonnant de lui, maintenant qu'il y pensait. Sasuke avait l'air dans la lune depuis qu'il était arrivé. Les catastrophes qui lui étaient tombés dessus le lui prouvait. Qu'est-ce qu'il se passait encore chez son frère pour qu'il soit dans cette état?

- «Sasuke, sérieusement, qu'est-ce qu'il t'arrive?» - «

- «De quoi tu parle?»

- «Pas la peine de faire ton grincheux. Je me demandais juste ce qu'il t'arrivais. Tu n'as jamais été maladroit. Et là on dirait que t'essaye de te rattraper que ces dernière années.»

- «Hmpf... Il n'y a rien.»

- «Mon œil. Allez frangin, raconte moi tout.»

- «Non.»

- «J'te donne pas le choix.»

- «Nan.»

Il soupira. Mon dieu qu'il était têtu.

- «Pour la énième fois, je ne te donne pas le choix. Alors tu va venir avec moi, que tu le veuille ou non.» dit-il en lui agrippant le bras.

- «Nan, lâche moi. Lâche moi. Lâ-cheuh-mouaaaah!»

Itachi entraîna son frère dans les vestiaires plus loin, sous les cris de celui-ci et le regard des clients, abasourdi. Sasuke continua de crier pendant tout le trajet.

- «Mon dieu, mais jamais tu t'arrêtes de crier, ou de gesticuler dans tous les sens? Non mais tu as quel âge, vingt-deux ans ou six?»

- «Je t'emmerde. Lâche moi de suite. Je ne veux pas te parler.»

- «Non.»

Et il poussa son frère vers une chaise qui traînait dans le coin. Celui-ci s'affala dessus, et se redressa en fusillant son aîné du regard.

- «Aller. Raconte moi tout. Je veux tout savoir.»

- «Je t'ai dis non. Tu ne sauras rien.»

- «Donc il y a bien quelque chose.»

- «...»

- «Voyons, laisse moi deviner... Tu as rencontré quelqu'un. Je me trompe?»

Sasuke le regardé, les yeux écarquillés.

- «Vu ta tête je suppose que oui. Alors, qui c'est? Comment elle est? Donne moi des détails.»

- «Je ne dirais rien.»

- «Rah change de disque un peu, pourquoi tu veux pas. T'es bien au courant pour moi.»

- «Parce que pour toi c'était facile à deviner et puis je n'ai pas envie que tu te mette à le chercher partout.»

- «Oh. Donc c'est un mec.»

Merde, il c'était vendu tout seul. Quel idiot.

- «Il est comment? Blond? Brun? Grand? Petit? Allez, faut m'en dire plus. J'en sais pas assez là.»

Sasuke soupira. Itachi avait deviné donc, autant tout lui dire.

- «Ça s'est passé hier soir... Après que je sois rentré du travail. Quelqu'un a toqué à ma porte alors je suis aller ouvrir... Et il était là.»

- «Pourquoi il est venu chez toi si tard?»

- «Je ne sais pas pourquoi si tard, mais il est venu m'apporte un colis que j'avais commander. Tout ce que je sais de lui, c'est que c'est un livreur, qu'il est un peu plus grand que moi... qu'il a les cheveux blonds... et des yeux bleu...»

- «Il t'as complètement envoûté ce gars à ce que je vois.»

Malgré ce qu'on pourrait croire, il n'était pas moqueur du tout. Il était même content que soit un tant soit un peu intéressé par quelqu'un, lui, l'anti-social. Même s'il avait envie de voir cet homme en question, histoire d'être sûr que ce n'était pas un sociopathe, psychopathe ou autre. Il regarda son frère qui avait les yeux dans le vague.

- «Ouais. Complètement envoûté.»

Ces mots firent sortir Sasuke de sa transe.

- «C'est faux. Je ne suis pas envoûté. Et puis je ne le connais même pas, comment veux-tu que je sois intéressé par un parfait inconnu?»

- «Et bien pour deux raisons. De un, parce que ton mystérieux inconnu à l'air parfait justement, et de deux... Parce que t'es en train de baver.»

La phrase mit un petit temps à monter et à être analysé. Mais une fois cela fait, Sasuke écarquilla les yeux et rougit furieusement. Il passa une main sur sa bouche et sentit effectivement un liquide coulé. La honte l'envahit tellement vite qu'il se prit la tête entre les mains pour cacher son embarras. Son attitude fit rire son frère. Qu'il était chou.

- «C'est tellement mignon. Mon frère et son premier amour. C'est un jour à marquer d'une pierre blanche.»

- «Ah la ferme, ce n'est vraiment pas le moment.»

- «Il faut que tu fasses des recherches. Il ne doit pas y avoir trente-six livreurs blond aux yeux bleu dans cette ville.

- «... Ça ne sert à rien.»

- «Et pourquoi pas? T'es pas moche, t'es pas con, j'suis sûr que tu lui as tapé dans l'œil à ton mignon.»

- «Je ne pense pas. Avec mon look de pseudo-gothic, mon piercing et tout ... Non franchement laisse tomber. Et puis ça ne sert à rien de se monter la tête pour ça. On ne se connaît pas et je ne le reverrais sûrement jamais. Alors, arrêtons tout ça.»

Il se leva et partit, pour être sûr que la conversation était bien fini. Itachi le regarda faire, sans rien dire. Il l'avait bien vu. Cette tristesse qui ne quittait que rarement le regard de son frère. Cette tristesse qui avait complètement disparu lorsqu'il parlait de ce blondinet inconnu... Il fallait qu'il le retrouve. Et vite. Ça faisait trop longtemps qu'il n'avait pas vu son frère sourire. Il ferait tout pour l'aider. Tout.

Il commencera ses petites recherches dès ce soir. Il s'en donnait la promesse. Il rendrait son frère heureux, et s'il devait passer par cet homme, alors soit.

*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*'*

Naruto marchait tranquillement dans la rue. La nuit était tombée et il faisait assez frais, ce qui lui fit du bien. Il avait passer une assez bonne journée et il souhaitait la finir en beauté en allant au bar du coin. Il ne resterait pas longtemps. Une heure ou deux tout au plus. Juste le temps de décompresser un peu. Il arriva enfin devant l'enseigne du bar et entra. Apparemment, certains avaient commencé la fête depuis bien longtemps. Vu comment certains chantaient, faux de préférences, et dansaient n'importe comment sur les tables.

«Ils sont complètement pétés.»

Il alla s'asseoir au bar et attendit que les serveur le remarque pour commander.

- «Bonsoir. Que puis-je vous servir?»

- «Bonsoir, je voudrais un soda s'il vous plaît.»

- «Wouah!» s'exclama le serveur.

Naruto le regarda bizarrement.

- «Quoi?»

- «C'est bien la première fois qu'on me répond gentiment. D'habitude les clients ne connaissent pas la politesse ici.» expliqua-t-il en prenant un verre et une canette.

- «Oh je vois. Oui je comprends. Un peu de politesse ne fais pas de mal dans ce monde brute.»

- «Exactement.» sourit le serveur.

Il lui tendit son verre de soda en souriant. Naruto le lui rendit, mais un sourire plus petit, plus discret. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé avec un inconnu aussi gentil. Pourtant, il avait de la facilité à parler et être sociale, c'est juste qu'il n'en avait pas envie. Et puis, lorsqu'il s'obligeait à l'être pour le travail on l'envoyait bouler alors autant ne pas faire semblant.

Enfin, tout ça pour dire que cette sensation de gentillesse non feinte lui faisait du bien. C'était agréable.

- «Au fait, je tiens à me présenter, comme tu as été gentil avec moi. Je m'appelle Itachi. Itachi Uchiwa»

- «Naruto Uzumaki.»

Ils se serrèrent la main. Et continuèrent de discuter. Quoi que c'était plus Itachi qui parlait de son travail et de ce qu'il se passait dans le bar. Naruto posait des questions de temps à autres pour entretenir la conversation. Il fût un peu étonné de paraître vraiment intéressé par la discution, mais il haussa les épaules. Il n'allait pas gâcher le peu de lien social qu'il arrivait à créer pour des broutilles.

Puis d'autres clients arrivèrent, obligeant Itachi à continuer son travail. Il ne voulait pas vraiment y aller car c'était un groupe de fille. Très gentille, mais l'une d'elle l'avait en ligne de mire et malgré les protestations et les excuses de ses amies, elle continuait à le coller un peu trop. Naruto comprit le problème et eût un rire discret.

- «Je t'interdis de rire.»

- «Excuse moi, mais ta tête est vraiment drôle. On dirait que tu pars à la guerre vu comment tu te motives.»

- «Oui je sais. C'est un peu ça.» soupira-t-il.

- «Si tu ne veux pas y aller, demande à quelqu'un d'autre de le faire à ta place.»

- «Mais c'est une excellente idée ça, Naruto. Je pourrais demander... Tiens, à mon frère. En plus on doit changer dans quinze minutes mais bon, un peu plus ou un peu moins... Je reviens.»

Itachi courut jusqu'où ne sait où. Naruto cligna des yeux. Itachi était partit tellement vite qu'il pouvait presque voire de la fumée derrière lui. Il rigola un peu, puis regarda l'heure. Il était resté à peu près une heure et demis. Bon, autant y aller. Il bût le fond de son verre et sortit son porte-feuille pour chercher l'argent pour payer. Il entendait au loin des protestations raisonnés de plus en plus. Ah, était-ce Itachi qui avait réussi à trouver son frère? Il ni fit pas trop attention, trop occupé à chercher la pièce manquante pour faire un compte rond. Mais s'il l'avait fait, il aurait sentit l'air changer.

Itachi avait effectivement trouvé son petit frère. Et celui-ci était très mécontent. Se faire arracher le bras et être un bouche-trou? Non merci, très peu pour lui. Sauf qu'Itachi ne lui avait pas laisser le choix et l'avait entraîné vers la grande salle où se trouvait le bar.

- «Pour la énième fois, non, je ne le ferais pas. Si t'as un souci de fangirlisme, c'est ton problème. Pas le miens.»

- «Allez frangin, sois sympa avec moi. Entre frangins, on doit s'entraider, non?»

- «S'entraider? Tu parles, c'est moi qui aurait des soucis après. Je le sais. Dès qu'il y a une couille quelque part, c'est pour moi.»

- «Allons Sasuke. Sois sympa.»

- «Non. Et je vais te dire, rien ne me fera changer d'avis...»

- «Ah bon? T'es sûr?»

- «...»

- «Sasuke, rien ne te fera changer d'avis? Sûr de sûr?»

- «...»

- «Sasuke?»

Sauf que Sasuke ne disait plus rien.

Sauf que Sasuke ne voyait plus rien.

Sauf que Sasuke n'entendait plus rien.

A lui seul, il représentait les Singes de la Sagesse. Son esprit était dans un brouillard épais, impossible pour lui de s'en échapper. Puis tout lui revint lentement. Les sons revenaient doucement, sa vision s'élargissait pour lui permettre de voir ce qu'il y avait autour de lui, et sa langue se délia pour enfin lui permettre de répondre à son frère, qui commençait sérieusement à s'inquiéter.

- «...-épond moi enfin. T'es en train de me foutre la trouille.»

- «... -san...»

- «Ah enfin tu répond. Sasuke, qu'est-ce qu'il t'arrive enfin. Tu m'inquiète.»

- «... Nii-san...»

- «Oui c'est moi.»

- «... Nii-san... c'est lui...»

- «... Hein? Quoi?»

- «... C'est lui...»

- «Mais, lui qui?»

Sasuke, qui jusque là avait son regard fixé sur la même personne depuis qu'il l'avait vu, cligna des yeux et se tourna vers son frère, semblant reprendre ses esprits.

- «Nii-san, c'est lui. C'est lui celui qui est venu hier soir chez moi... C'est lui mon livreur blond.»

Sasuke n'attendit pas plus longtemps et se cacha derrière le mur, amenant son frère avec lui. L'information grimpa lentement jusqu'au cerveau d'Itachi. Lorsqu'il analysa la donnée, il cria.

- «QUOI? C'est lui?»

- «Oui!»

- «Mais pourquoi tu me l'as pas dit avant? Ça fait une heure qu'on discute ensemble.»

- «Et comment je pouvais savoir qu'il était là? Et attend une seconde, pourquoi toi tu lui parles? T'as pas le droit de lui parler avant moi.»

- «Quoi, t'es jaloux?»

- «Hmpf.»

Sasuke croisa les bras boudeur. Non mais, son frère n'avait pas le droit de se moquer de lui. Il voulut lui dire sa façon de penser mais celui-ci était déjà partit.

- «Naruto!»

- «Oui c'est moi Itachi. C'est gentil d'avoir retenu mon prénom.»

Celui-ci ne releva pas la remarqua et s'accouda au bar, fixant Naruto et ayant un sourire qui lui mangea le trois-quart du visage.

- «Euh... Tu sais que tu es flippant à me regarder comme ça?»

- «Oui je m'en doute. Mais dis moi, j'ai une question mon cher Naruto.»

Naruto n'aima pas le ton mielleux du serveur. Qu'est-ce qu'il allait lui demander?

- «Oui, quoi?»

- «Est-ce que, par le plus grand des hasards, tu aurais fais une rencontre fortuite il n'y a pas longtemps?»

Naruto le regarda étrangement. Pourquoi lui demandait-il ça? Et comme par hasard lorsque la fameuse rencontre c'était passé la veille. Il ne savait pas pourquoi il lui demandais ça, alors il préféra dévier la question.

- «Hm, ça dépend. Pourquoi tu veux savoir ça?»

- «Oh et bien, je viens d'apprendre que mon frangin à rencontrer quelqu'un hier alors, je voulais savoir si c'était aussi ton cas.»

Naruto commençait à stresser. Sans vraiment savoir pourquoi.

- «Et bien, oui, j'en ai fait une.»

- «Oh, ça alors, la coïncidence de malade.» s'extasia exagérément Itachi.

- «Ok, pourquoi tu me demandes ça Itachi? Je comprend ri-» commença-t-il, mais il fût coupé par une autre voix.

- «ITACHI! Non mais je rêve, quand je te parle t'es prié de resté où tu es au lieu de me laisser tout seul! Non mais je rêve, je vais t'apprendre la politesse moi tu vas voir!»

Un autre serveur était venu se jeter sur Itachi en l'engueulant comme du poisson pourri. Mais ça il s'en fichait. Non, ce qui l'intéressait, était juste l'homme en fait. Ce joli brun au piercing noir...

- «Bordel c'est toi?»

Sasuke se statufia, et tourna très lentement la tête vers le blond de l'autre côté du bar.

Leurs yeux se fixèrent et ne se lâchaient plus.

«Mais qu'est-ce qu'il fait là?» ou «Je le fixe comme si je ne l'avais pas vu depuis des années.» ou encore «Pourquoi réagir ainsi? Je ne le connais pas.» traversèrent en même temps les pensées de l'un et de l'autre.

- «Bien, puisque apparemment vous vous connaissez de vu, laissez moi faire les présentation. Le petit brun là, c'est mon cher petit frère. Il s'appelle Sasuke Uchiwa. Sasuke, le mignon petit blond devant toi, c'est Naruto Uzumaki.»

Il n'y eut qu'un silence.

«Oh mon dieu, je connais son prénom.» pensa Sasuke.

Les deux continuèrent à se regarder, puis Naruto se racla la gorge gêné.

- «Hum... Salut.»

Il lui tendit la main, gêné au possible, sans savoir réellement pourquoi. Sasuke regarda la main tendu puis approcha doucement la sienne.

- «... Salut.»

Une décharge électrique les traversa lorsque leurs mains se touchèrent. Puis il se mirent à rougir comme pas possible.

Itachi, qui regardait silencieusement la scène, sourit doucement. Ils étaient vraiment trop mignon ces deux là.

- «Bien, je suppose que vous voulez discutez. Sasuke, je te laisse partir maintenant. Mais d'abord, enlève moi ce tablier.»

Joignant le geste à la parole, il arracha presque le tablier de son frère, puis attrapa le bras des deux et les jeta hors du bar.

- «Eh, nii-san!»

- «Allons allons, ne me remercie pas c'est normal. Vous vouliez discutez non? Apprendre à vous connaître, ce qu'aime l'autre, tout ça tout ça. Ben c'est le moment.» sourit-il.

- «Itachi!»

- «A plus les mecs.»

- «Ita-»

Il n'eut pas le temps de finir qu'Itachi avait déjà fermer la porte. Il y eut un silence gêné. Naruto se racla la gorge en se dandinant sur un pied. Il ne savait vraiment pas quoi faire là. D'accord, il avait passé toute sa nuit à penser à ce mec, mais bon il n'avait pas imaginer le revoir dès le jour-même. Mon dieu mais que devait-il faire?

- «Je... Je m'excuse.»

Naruto tourna la tête vers lui. Quoi?

- «Pourquoi tu t'excuses?»

- «Pour le comportement de mon frère. Il peut être un vrai gamin des fois.»

- «Oh ça? Ce n'est pas grave t'inquiète.»

- «Tu es sûr?»

- «Oui t'inquiète.»

Sasuke sourit, soulagé, sans savoir que son sourire faisait rater plusieurs battement de cœur à son homologue.

- «Tu sais, je ne m'attendais pas à te revoir.» dit Sasuke, toujours souriant mais un peu gêné.

Naruto ne s'attendait pas vraiment à ça, mais il sourit aussi.

- «Oui, moi non plus. Je pensais que tu ne serais qu'un client parmi t'en d'autres, quelqu'un que je ne recroiserais plus jamais.»

- «C'est peut être parce que je ne suis pas n'importe qui qu'on s'est revu.»

Sasuke était fière de lui. Car si leur discution donnait l'impression que tout allait bien, à l'intérieure il ne souhaitait qu'une chose c'était de courir partout en criant comme une fille. Un comportement très non-Uchiwesque. Mais t'en pis. Il le ferait quand il sera tout seul, pour être sûr que personne ne le verrait.

Naruto le regarda, devenant aussi rouge qu'une brique.

- «Non. Tu n'es pas n'importe qui.» chuchota-t-il.

Cette fois ce fût au tour de Naruto de courir partout à l'intérieur de lui. Oh mon dieu mais qu'est-ce qu'il racontait.

- «Bon je... Je dois y aller. Demain je dois me lever tôt alors...» commença-t-il, lentement. Honnêtement, il ne voulait pas partir. Mais alors, vraiment pas. Mais s'il restait longtemps, il allait sûrement aller trop loin. Et il ne le voulait pas. Et puis il fallait vraiment reprendre ses esprits, sacré nom de nom.

Sasuke eût à peu près les même pensées, alors il acquiesça.

Naruto lui souhaita une bonne soirée puis se détourna. Puis fit trois pas.

- «Non attend. Est-ce que je peux... te demander quelque chose?» demanda-t-il à Sasuke.

- «Oui bien sûr. Que veux-tu?» demanda Sasuke, intrigué.

- «Est-ce que... Est-ce que je peux avoir ton numéro?» demanda-t-il en rougissant.

«S'il te plaît Naru arrête de rougir. Tu n'es pas une fichu brique.»

Sasuke se figea quelques secondes, puis acquiesça lentement. Il s'échangèrent leur numéro, puis se quittèrent pour de bon cette fois-ci.

Le soir même, ils se couchèrent avec exactement la même pensée.

«J'ai son numéro. Et je veux le revoir.»


A suivre...

REVIEWS:

Mzak: Merci :) J'espère que la suite t'a plût ^^