Le Calendrier de Sherlock
Disclaimer : L'univers et les personnages ne m'appartiennent pas et sont à sir ACD, et leurs versions modernes à Mark Gatiss et Steven Moffat. Je ne touche aucun argent pour mes écrits.
JOUR J !
I'm so excited, Sherlock BBC is here
I have lost control since this morning
I'm so excited, and I just can't hide it
And I know, I know, I know, I know, I know I want Johnlock !
Mon hymne de la journée ! Pas très bien revisité je sais, mais je m'en fiche :D.
Le dernier fanart a été choisi par moi-même, vu que je n'en avais pas assez. Je n'en suis pas très satisfaite, mais j'espère que ça vous plaira quand même :)
Enjoy !
Chapitre 8 : On sort le fusil
« - Sherlock ! Lève-toi, on est en retard ! »
Sherlock bondit presque, réveillé en sursaut par la personne qui le secouait et lui criait dans les oreilles. Pour une fois qu'il dormait tranquillement !
Se redressant en position assise, Sherlock n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il se prenait un pantalon dans la figure, ce qui l'aveugla momentanément. Enlevant rapidement l'élément indésirable, il aperçut enfin John qui s'affairait dans la chambre, et semblait chercher quelque chose.
Nu.
Sherlock fixa son regard sur les fesses appétissantes du militaire. Miam ! Il se leva, décidé à le ramener dans le lit. Mais John, le voyant venir, l'arrêta tout de suite :
« - N'y pense même pas ! La nuit dernière ne t'as pas suffi !? On l'a fais 4 fois, on a même battu notre record !
- Mais on avait quelque chose à fêter, je te rappelle » dit Sherlock en attrapant la main de John, à laquelle brillait une bague.
John se radouci et l'embrassa enfin. Mais quand une des mains trop baladeuse de Sherlock alla s'attarder près de ses fesses, John s'éloigna immédiatement, lui donnant une tape sur la main.
« - Pas aujourd'hui !
- Mais pourquoi ? Geignit Sherlock. On a tout le temps.
- Non, ne me dit pas que tu l'as effacé ! Se récria John en levant les yeux au ciel.
- De quoi ?
- Tes parents, Sherlock ! Ils viennent aujourd'hui ! »
Ah oui, peut-être. Sherlock cligna des yeux, essayant de se rappeler quand est-ce que cela avait été décidé. Il lui semblait se rappeler d'un appel il y a un mois, de sa mère au bout du fil qui lui disait qu'elle le voyait trop peu, et qu'elle voulait rencontrer son petit-ami… Avaient-ils décidé de cette visite ce jour-là ?
Enfin, connaissant sa mère, il n'avait probablement pas eu voix au chapitre.
Pendant que Sherlock réfléchissait, John réussi enfin à mettre la main sur une chemise pas trop froissé. Il se dirigea vers la salle de bain, voulant prendre une douche rapide pour se débarrasser de l'odeur de sexe qui l'imprégnait.
Sherlock reprit ses esprits en entendant le bruit de la douche. Il eut un sourire carnassier, et se dirigea vers la salle d'eau lui aussi, ses parents complètement oubliés.
Il était bien partant pour un cinquième round.
oOo
John s'affairait dans la cuisine à toute vitesse, jetant régulièrement des regards noirs à son fiancé, qui faisait profil bas en rangeant le salon. Sherlock avait réussi à obtenir son cinquième round, mais cela les avaient mis très en retard, et John l'avait engueulé en remarquant l'heure. Puis il lui avait mit l'aspirateur dans les mains, et lui avait dit de faire le ménage avec un regard noir et une voix doucereuse. Il n'avait pas eu à mettre de mots sur la menace sous-jacente, Sherlock avait très bien deviné. Et il ne tenait pas à retourner dormir sur le canapé alors qu'ils venaient à peine de se fiancer.
Et surtout, il ne voulait pas entendre les remarques de sa mère si elle voyait l'état habituel du 221B.
Aux bruits qui lui parvenait de la cuisine, John paraissait toujours très en colère. Mais Sherlock avait bien vu les coups d'œil réguliers vers l'horloge, ainsi que la main qui repassait régulièrement sa chemise, effaçant des plis imaginaires.
John avait peur de rencontrer ses parents.
« - John, ce ne sont que mes parents, essaya de le rassurer maladroitement Sherlock. Aucune raison d'avoir peur.
- Le père de ma première petite-amie a sorti un fusil quand je l'ai rencontré.
- Oh… Et bien, mon père n'a pas de fusil, si ça peut te rassurer.
- Pas besoin, Sherlock ! » cria soudain John en abattant un peu trop fort les assiettes sur la table, qui ponctuèrent son éclat de colère avec un grand bruit. « Avec leurs intelligences, ils n'auront qu'à me démontrer par a+b à quel point je ne suis pas fait pour toi... »
Lâchant l'aspirateur, Sherlock alla enlacer John, essayant de le calmer.
« - Déjà, c'est ma mère, la surdoué. Mon père… mon père est plus comme toi, en fait » dit Sherlock en fronçant les sourcils, se rendant compte qu'il avait suivi le modèle de ses parents sans le vouloir. Il ne savait pas trop quoi en penser.
« - c'est très rassurant, tiens, dit sarcastiquement le médecin.
- John, grâce à toi, je n'ai pas repris de drogue, je mange mieux, je dors mieux… Et je suis heureux. Crois-moi, ils t'aiment déjà. »
John lui sourit, et l'embrassa. Sherlock disait tellement peu ces choses-là qu'il chérissait chaque fois qu'il lui disait des mots d'amours.
Alors que Sherlock reprenait le chemin du salon, il se rendit soudain compte d'un détail dérangeant.
« - John, pourquoi tu as sorti 5 assiettes ? Pour qui est la dernière ?
- Pour Mycroft.
- QUOI !? »
oOo
La sonnette retentit à 12h pile. Les mains moites, John alla ouvrir la porte, Sherlock le suivant de près.
La première chose que se dit John, c'était que les parents de Sherlock étaient vieux. C'était bizarre d'avoir pensé que ça ne serai pas le cas, mais il les voyait comme des personnes… intemporelles, en quelque sorte. Comme Sherlock, qui ne semblait prendre aucunes rides, et ne faisait pas du tout ses 39 ans.
Mais ce n'était qu'un couple de vieilles personnes, avec des cheveux blancs et des vêtements un peu passé de mode.
Se reprenant, John tendit la main.
« - Bonjour, Mr et Mme Holmes, Mycroft.
- Je vous en prie, appelez-moi Violet ! Dit la mère de Sherlock en ignorant sa main tendue et en le serrant dans ses bras. Je suis tellement contente de vous rencontrer enfin ! »
Puis elle se tourna vers son fils, le prenant d'autorité dans ses bras.
« - Sherlock, je suis si heureuse de te revoir ! Tu as pris du poids, enfin ! John à l'air de te faire beaucoup de bien.
- Maman ! » protesta Sherlock en levant les yeux au ciel. Mais il la serra quand même contre lui.
Après que tout le monde se soit salué, Sieger Holmes ayant donné une franche poignée de main à John, ils montèrent et s'installèrent dans le salon.
« - Je vois que les félicitations sont de mise, dit Mycroft en montrant la main de John du bout de son parapluie.
La bague fut soudain le point de mire de toute l'assemblée. Les parents de Sherlock les félicitèrent avec effusion, surtout Violet, qui semblait aux anges. Elle commença à parler d'organisation, de couleurs, de fleurs, coupant sans cesse la parole à John qui essayait de lui dire qu'ils souhaitaient un mariage très simple.
Mycroft sauva John en demandant :
« - Comment s'est passé la demande ? C'était au-dessus d'un cadavre ? Lors d'une course poursuite ?
- Non, c'était chez Angelo, répondit Sherlock. Je sais aussi être romantique, Mycroft.
- Et bien, votre premier baiser n'était pas très romantique, cher frère.
- Micky, ne te moque pas de ton frère ! Réprimanda Mme Holmes – John eu un sourire goguenard en entendant le surnom du « Gouvernement ».
- Comment s'est-il passé, ce premier baiser ? Demanda Sieger en se tournant vers John.
- Oh, euh… balbutia John. J'étais en train d'autopsier un corps, et soudain, Sherlock m'a embrassé.
- Tu as oublié de préciser que le corps a été éventré, rajouta Mycroft.
- Bon, il est temps de passer à table, coupa John en jetant un regard noir à Mycroft.
Si jamais celui-ci continuait de se moquer, il allait finir par parler « accidentellement » de la relation que celui-ci entretenait avec Gregory Lestrade !
oOo
Le repas se passa très bien, rythmé par les petites chamailleries des deux frères, toujours repris par leur mère. Le dessert avalé, ils repassèrent au salon pour boire un thé.
« -Ah j'ai failli oublier ! S'exclama Mme Holmes en prenant son sac et en fouillant dedans. Je vous ai apporté ça, dit-elle en tendant un épais livre à John.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda le blond en le récupérant.
- C'est un album photo de Sherlock, quand il était petit.
- Quoi !? John, je t'interdis de regarder ça ! » Cria Sherlock en se levant, avec l'intention de reprendre le livre des mains de John.
Trop tard cependant : John avait déjà ouvert l'album à la première page, et admirait la première photo.
« - C'est la première que l'on a prise de Sherlock, quelques heures après sa naissance » informa Violet, sans se soucier de son fils qui fulminait juste à côté.
John tourna lentement les pages de l'album, regardant le bébé des premières pages grandir sous ses yeux. Violet et Sieger se joignirent à lui, faisant des commentaires sur certaines photos.
« - ça, s'était après que l'on lui ait offert son premier kit de chimiste » indiqua Sieger en montrant une photo où l'on voyait un jeune homme d'environs 18 ans – Mycroft – courser Sherlock, alors âgé de 5 ans. « Il avait glissé du colorant dans le shampoing de Mycky, qui a eu les cheveux verts pendant une semaine.
- ça, c'était juste après qu'il ait fait exploser la salle de science de son école, dit Viola en montrant une photo, quelques pages plus loin, de Sherlock avec le bout des cheveux cramé.
- Tu as fait exploser ton école, Sherlock !? Rit John.
- Seulement la salle de science, et c'était pour une expérience ! » Se récria Sherlock, qui boudait dans un coin.
Mycroft restait remarquablement silencieux, se contentant de regarder John tourner les pages avec ennui. Mais John se doutait que s'il restait aussi silencieux, c'était pour que sa mère ne révèle pas d'anecdotes gênante sur lui.
Arrivé à la fin de l'album, Mr et Mme Holmes décidèrent qu'il était temps de partir. Après les dernières félicitations et les « au revoir » qui semblèrent s'étirer à l'infini, Sherlock referma enfin la porte d'entrée derrière ses parents et son frère, soupirant de soulagement. Il aimait ses parents, mais à petite dose seulement.
Bien décidé à profiter de la soirée avec son futur époux, Sherlock monta les escaliers quatre à quatre. Il trouva John assit sur le canapé, en train de regarder une photo de l'album. Sherlock s'assit à côté de lui, curieux de voir ce qui pouvait l'intéresser autant.
C'était une photo de lui à 7 mois, habillé d'un vêtement à rayures horizontales jaune et noire, avec une capuche sur laquelle étaient fixée de petites antennes.
« - Tu aimais déjà les abeilles, remarqua John en souriant doucement.
- Je n'aimais pas grand-chose à l'époque, juste manger et dormir. C'est ma mère qui a choisi ce vêtement. »
John ne répondit pas, toujours absorbé par la photo.
« - Tu penses que ta mère l'a gardé ? Demanda-t-il timidement.
- Sûrement, pourquoi ? Demanda le brun, curieux.
- Et bien, peut-être qu'on pourrait… le réutiliser, un jour ? » Dit John en relevant enfin les yeux vers lui, le regardant avec appréhension.
Sherlock se tendit devant ce que sous-entendait John.
« - John, je… C'est une très mauvaise idée. Je ne serai pas un bon père.
- Tu n'en sais rien ! Écoute, je sais que c'est une grande décision, que ça changera notre vie, mais tu pourrais… tu pourrais au moins y réfléchir. »
Sherlock se tourna complètement vers le médecin, le regardant intensément.
« - Je te propose un marché : pour l'instant, on se concentre sur l'organisation du mariage. Crois-moi, il nous faudra toute notre énergie pour empêcher ma mère de faire un mariage royal. On se concentre sur ça, et après, on en reparle, d'accord ? »
Un silence plana, alors que John réfléchissait à la proposition. Il savait que c'était déjà plus qu'il ne pouvait espérer de la part de Sherlock. Ça l'énervait que le détective ait si peu confiance en lui pour ça : John était persuadé qu'il serait un excellent père. Pas un père conventionnel, certes, mais un très bon père tout de même.
Mais au moins, avec cet arrangement, il aurait plusieurs mois pour lui faire changer d'avis.
« - Ok, finit-il par répondre. Mais promet-moi que tu y penseras sérieusement.
- Promis » répondit Sherlock, avant de l'embrasser et de l'entraîner vers leur chambre, l'album tombant à terre dans le mouvement.
John se laissa faire, répondant avidement au baiser.
Après tout, ils avaient toute la vie devant eux.
FIN du calendrier
Et voilà, fin ! Je vous remercie de m'avoir suivie jusque-là, pour vos follows, vos favoris et vos reviews !
Bonne année et bonne saison 4 à tous !
