NdlA : ce chapitre a été retouché !
Chapitre 2 - Rescousse
Moins d'une heure plus tard, on sonna à sa porte. Après avoir regardé dans le juda, Roy ouvrit.
« Colonel, j'ai cru comprendre qu'il y avait urgence.
« Oui Lieutenant. Entrez. »
Roy fit entrer Riza Hawkeye.
« Suivez moi. »
Il se dirigea vers sa chambre, Riza sur ses talons. Il ouvrit la porte et la laissa passer.
Riza se figea littéralement sur place à la vue de la femme nue dans le lit de son Colonel.
« Colonel, si c'est une blague, elle n'est pas drôle. Puis-je savoir pourquoi vous me faites venir ? Il me semble que vous n'avez pas besoin de moi pour vous « occupez » de cette jeune femme. »
Blanche de colère, les mâchoires serrées, elle faisait déjà demi tour.
« Hawkeye attendez. Il ne s'agit pas d'une blague. Cette femme est morte. »
Riza stoppa net et se retourna.
« Pardon ? »
« Vous m'avez bien entendu, elle est morte et je ne sais absolument pas comment s'est arrivé ni qui elle est. »
Riza s'approcha du lit.
« Je me suis réveillé ce matin avec un mal de crâne pas possible et avec cette femme dans mon lit. Morte. »
Par pure précaution, Riza posa deux doigts sur la jugulaire de la femme pour vérifier qu'il n'y avait plus aucun pouls.
« J'ai besoin d'un café. Pouvez-vous m'en préparer ? »
Surpris par la question de Riza, Roy acquiesça et s'en alla dans la cuisine.
Elle vint le rejoindre quelques minutes plus tard. Roy lui tendit une tasse fumante.
« Racontez moi ce qui s'est passé hier soir et n'omettez rien, si vous me mentez, je le saurai. »
Roy s'assit après s'être servi une tasse de café.
« Je ne me rappelle plus trop bien de ce qui s'est passé. Je me souviens être parti du bureau assez tard et de mettre rendu dans un bar du centre ville.
« Seul ou accompagné ?
« Seul. Depuis que Maes n'est plus là pour m'accompagner. »
Il y eu un silence qui plana entre eux, chargé des souvenirs du défunt.
« Continuez.
« J'ai commandé quelques verres, discuté avec quelques personnes.
« Cette femme en faisait partie ?
« Je ne sais plus, c'est possible.
« Savez-vous comment elle s'appelle ?
« Non, je ne me rappelle même pas avoir parlé avec elle ! Et encore moins l'avoir ramené chez moi.
« Combien de verre avez-vous bu ?
« Bon sang Hawkeye, je n'en sais rien. Quatre ou cinq peut-être plus. Je vous l'ai dit, je ne me souviens de rien. Je me suis réveillé ce matin avec ce cadavre de femme à côté de moi et un mal de crâne à me cogner la tête contre les murs.
« Calmez vous Colonel. J'essaye juste de savoir ce qui s'est passé. Comment cette femme est arrivée dans votre lit et surtout comment elle est morte. J'ai cru sentir quelques côtes cassées, mais je n'ai détecté aucune autre blessure.
« Mon Dieu, je n'arrive pas à croire que j'ai pu faire une chose pareille ! Ce n'est pas possible.
« Moi, ce qui m'intrigue c'est pourquoi c'est moi que vous appelez dans ce genre de situation. Mais je ne pense pas que ce soit vous qui ayez tué cette femme.
« Vraiment ?
« Je vous connais plutôt bien, Colonel, je ne pense pas que vous vous rendriez coupable de meurtre même par accident et d'autre part, il n'y a aucune trace de rapport sexuel sur le corps de la victime. J'imagine que si vous aviez ramené cette personne volontairement à votre domicile, vous auriez couché avec elle. »
Riza prononça la dernière phrase en plongeant son regard dans son café.
Cette fois, le silence se fit pesant.
« Vous savez Hawkeye, je n'ai pas pour habitude de coucher avec la première venue et encore moins de la ramener chez moi. »
Riza releva son visage et le regarda droit dans les yeux.
« Quoiqu'il en soit, nous avons plus urgent à nous occuper. Il nous faut découvrir qui a commis ce meurtre et pourquoi on veut vous faire porter le chapeau. »
Au moment où elle se levait de table, on sonna à la porte d'entrée.
« Vous attendez de la visite ?
« Non, pas que je sache. »
Roy regarda dans l'œil de bœuf. Catastrophé il se tourna vers Riza.
« Des policiers. Qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ?
« Bon réfléchissons. Si tout cela est un complot pour vous faire arrêter, ce doit être notre tueur qui les a prévenu. Je ne pense pas qu'il les ai appelés en leur signalant un meurtre, il a du donner une excuse bidon. Il faut que vous arriviez à vous en débarrasser sans qu'ils puissent fouiller votre maison. »
Riza se planqua dans le couloir pendant que Roy ouvrait à ses visiteurs.
« Bonjour Messieurs. Qu'est-ce qui me vaut votre visite ?
« Bonjour Colonel. On nous a prévenu qu'il y avait eu des bruits bizarres chez vous et des cris. Nous sommes venus vérifier que tout allait bien. Peut-on entrer ?
« Je vous assure que je vais bien. La personne qui vous a renseignés a du se tromper.
« Nous souhaiterions le vérifier par nous même Colonel. Nous avons une procédure à suivre, vous comprenez ? »
La situation semblait échapper au contrôle de Mustang. Ca y est je suis foutu, ils vont trouver le cadavre…
Soudain, il entendit le bruit de pas derrière lui et une voix féminine.
« Chéri, je ne trouve plus… Oh, bonjour messieurs. »
Roy se tourna pour trouver Riza, les cheveux humides, vêtue seulement d'une serviette. En d'autres temps, il se serait cru au Paradis, mais là, il resta simplement pétrifié sur place.
Les deux hommes rougirent à la vue de la jeune femme à moitié nue.
« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-elle en s'approchant de Roy.
« Ces messieurs ont été prévenus qu'il y avait des bruits bizarres et des cris chez moi cette nuit. Ils sont venus vérifier.
« Oh, ce doit être tes voisins qui ont du appeler, je te le disais que nous avions fait trop de bruit. »
Riza se tourna vers les deux policiers : « Je suis désolée, il y avait longtemps que nous ne étions pas vu et Roy est tellement, hum…, enfin vous voyez ce que je veux dire ? Bref, nous ferons plus attention la prochaine fois. »
Elle glissa un bras autour de la taille d'un Roy complètement éberlué.
« N'est-ce pas chéri ?
« Oui, oui tout à fait.
« Bien Colonel, nous sommes désolés de vous avoir dérangé. Mais nous devions vérifier tout de même.
« Je comprends, vous ne faites que votre métier. Au revoir messieurs. »
Les deux policiers les saluèrent : « Au revoir Colonel. Madame. »
Roy referma sa porte et s'y adossa soulagé. Il regarda Riza, son sourire avait disparu.
« Merci. Je n'y serai jamais arrivé sans vous. »
Sans lui répondre Riza s'éloigna pour se rhabiller.
Elle le retrouva debout à côté du lit à regarder la femme toujours allongée.
Riza posa sa main sur son épaule.
« Ca va aller ? »
Roy hocha de la tête.
« Oui. Que faisons nous maintenant ?
« Je voudrai prendre quelques photos, nous en aurons besoin pour l'identifier. Avez-vous un polaroïd ?
« Oui, Maes m'en avait offert un. »
Riza prit l'appareil qui lui tendait Roy.
« Vous devriez aller prendre une douche, je peux me débrouiller seule pour les photos. »
Roy acquiesça, l'idée d'une douche lui semblait salutaire non seulement pour apaiser sa migraine mais aussi pour le nettoyer de la sensation d'avoir dormi à côté d'un cadavre.
Il revint dans la chambre moins d'un quart d'heure plus tard. Riza se tourna vers lui. Il était très pâle.
« Venez Colonel. Sortons d'ici. »
Ils s'assirent dans le salon. Roy sur le canapé s'était pris la tête entre ses mains.
« Je ne m'en sortirai jamais.
« Voyons Colonel. Reprenez vous. Il faut vous montrer fort et faire face. Et puis vous n'êtes pas tout seul. »
Roy releva la tête, il croisa son regard. Trente secondes passèrent. Riza cligna des yeux et se redressa. De nouveau, elle était maîtresse d'elle-même et était repassée en mode « soldat ».
Roy avait-il rêvé l'expression de la jeune femme ? Un instant il avait cru lire dans ses yeux de l'inquiétude, mais aussi de la douceur. Ce pouvait-il que Riza ressente ce que lui-même éprouvait secrètement pour elle ?
« Il faut prendre les choses dans l'ordre. Je trouve étrange que vous ne vous souveniez de rien, sans compter votre mal de tête. On a du vous droguer. Il faudrait s'en assurer. J'ai un ami qui travaille dans un labo, il pourra sûrement nous aider.
« Vous voulez qu'on sorte en la laissant là ?
« Et que voulez vous faire d'autre ?
« Je ne sais pas, prévenir la police.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée Colonel. Pas tant que nous n'en savons pas un peu plus sur cette histoire. »
Roy se rendit à son avis et ils partirent tous les deux pour le laboratoire où travaillait l'ami de Riza.
Il la suivit à travers les étages et les couloirs jusqu'à un petit laboratoire. Riza frappa un coup à la porte et entra.
Un homme blond en blouse blanche regardait dans un microscope. Lorsqu'il vit Riza, un sourire illumina son visage.
« Riza ! Qu'elle bonne surprise. Comment vas-tu ?
« Bien »
Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre.
« Ca fait longtemps.
« Je sais, j'aurai du venir te voir plus tôt, mais avec mon travail, je n'ai pas eu le temps.
« Je sais, toujours les mêmes excuses, ton travail passe avant tout. Je n'ai pas oublié…
« Barry, je te présente le Colonel Roy Mustang.
« Oh, je vois, c'est donc pour lui que tu travailles. » Répondit Barry en regardant Riza d'un air entendu tout en serrant la main de Roy.
« Oui, c'est pour lui. Et justement, nous avons besoin de tes services. Il faudrait pratiquer un examen sanguin sur le Colonel. C'est très urgent et je dois te dire confidentiel.
« Ok, je vois.
« C'est possible ?
« Que ne ferai-je pas pour toi ma belle ? Allez Colonel, venez par ici et relevez votre manche. »
Roy s'exécuta. Il s'assit et Barry lui fit les prélèvements demandés.
« Je m'y mets de suite.
« Dans combien de temps aurons-nous les résultats.
« Une heure. Ca te va ?
« Parfait. On peut attendre ici ?
« Pas de problème.»
Riza lui sourit.
Les minutes passèrent. Elles semblaient des heures à Roy, surtout que son mal de crâne ne semblait pas vouloir passer. Il ressentit le besoin de prendre l'air et de se dégourdir les jambes.
« Lieutenant. Je vais faire un petit tour. Je reviens dans quelques minutes.
« Ok, je vous attends là. »
Roy sortit du bâtiment. Le soleil était maintenant presque à son zénith. Il laissa ses rayons lui réchauffer son visage. La brise vint jouer avec ses cheveux.
A présent qu'il avait cette hache en équilibre au-dessus de sa tête, tous ses petits riens lui semblaient précieux. Qui sait ? Si ça se trouvait, il en serait bientôt privé. Pourrait-il survivre en prison ? Il n'y avait rien de moins sûr, sans compter qu'il serait confronté à bon nombre de prisonniers qu'il avait mis derrière les barreaux.
Il poussa un soupir. Les résultats devaient être prêts à présent, il regagna le petit laboratoire où il trouva Riza debout juste à côté de Barry, ils parlaient à voix basse, Riza lui souriait et semblait répondre à une remarque que Barry venait de lui faire.
Roy fut agacé par la complicité que Riza et Barry semblaient partager. Il toussa pour leur signaler sa présence.
Barry et Riza se retournèrent d'un même mouvement.
« On a les résultats ? »
« Pas encore, mais ça ne va plus tarder. »
A peine deux minutes plus tard, Barry récupéra la feuille tant attendue. Il l'a lu à voix basse.
« C'est bien ce que je pensais aux vues de ce que tu m'as dit Riza, il y a des traces de GHB dans votre sang Colonel.
« De GHB ? Qu'est-ce que c'est ?
« Le GHB ou acide gamma-hydroxybutyrique est plus connu sous le nom de drogue des violeurs. Cette drogue administrée à forte dose déclenche des effets hypnotiques et des pertes de conscience. »
Le silence se fit dans la pièce, chacun laissant les informations faire leur chemin dans son cerveau et en soupeser les conséquences.
Enfin Riza se tourna vers Mustang :
« Nous avons la preuve que vous avez été drogué hier soir. Sûrement dans le bar, quelqu'un a du mettre le GHB dans votre verre sans que vous ne vous en rendiez compte. On vous a piégé Colonel. »
Suspens !
Qui a piégé le Colonel ? Que ressent Riza pour Roy ? Et quels sont les sentiments secrets du Colonel pour son lieutenant ? Qui est Barry ? Et qui a-t-il eu entre lui et Riza ? Et qui, mais QUI est cette femme retrouvée morte dans le lit de notre héros préféré ?
Vous le saurez si j'ai suffisamment de retour pour me motiver à poster les autres chapitres…
Bises
Frip-Ouille
