Bonjour tout le monde !
Après un petit mois d'attente, je suis contente de pouvoir poster ce second chapitre. J'étais censée le mettre en ligne plus tôt, mais les aléas de la vie sont tels que parfois, on ne peut faire autrement que de repousser. Quoi qu'il en soit, j'espère qu'il vous plaira !
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Réponse aux reviews :
Fermentine : Ma louloute ! Haha, on verra si tu me suivras si assidument que cela. Merci pour tes gentils mots, ça me fait plaisir. C'était « naturel » que je reprenne quelques points du style de Loufoca-Granger, puisqu'à la base j'ai décidé d'écrire cette fic pour elle. C'était une sorte d'hommage. A toi de me dire au fil des lectures si j'arrive à m'en éloigner ou pas.
Quant à ton idée de menace s'installant machiavéliquement sur le monde, à toi de voir. Je ne dis rien !
Bisous ma lune adorée !
Mimbelus Mimbletonia : Merciiii ! Je pense effectivement que je peux vous surprendre, mais reste à savoir si ce sera en bien ou en mal…
Bisous bisous, et il faudra que tu m'explique cette histoire avec Krum xD
Swangranger : Merci ^^ La voilà la suite.
Maxine3482 : Coucou ! Voilà la suite, j'espère que ce qui s'y passe te plaira toujours.
ChefPopo : Haha, trop de questions. Voici les réponses !
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Disclamer : L'univers et les personnages appartiennent à J.K Rowling. Seule la présente intrigue est de moi.
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A peine le crac de transplanage retentissait dans le salon qu'une alarme s'enclenchait dans tout l'appartement. Drago sauta sur ses pieds, prêt à en découdre, tandis que Narcissa bondissait pour se mettre devant sa belle-fille. S'il devait y avoir de la castagne, elle préférait mille fois mourir plutôt que de voir Hermione dans un cercueil. Elle avait vécu avec des mangemorts une bonne partie de sa vie, elle avait acquis certains réflexes.
« Je ne comprends pas en quoi c'est un prob… » reprit directement une petite tête blonde.
Mais il s'arrêta avant la fin de sa phrase, aillant aperçu du coin de l'œil une drôle de scène et surtout parce que l'alarme lui vrillait les tympans.
« Ben, qu'est-ce que vous faites ? »
Il semblait intrigué par ce qui ressemblait à un conseil de guerre chez lui, mais la sidération qui se lisait sur le visage des membres de la troupe était davantage marquée. Finalement, Hermione leva sa baguette et l'alarme s'éteignit, sans pour autant que quelqu'un bouge.
« Désolé de débarquer comme ça. » dit alors Pansy qui jusqu'à présent se tenait en retrait. « Mais je pense que vous voudrez savoir avant de recevoir le hibou du Ministère. La magie de Scorpius s'est révélée à la sortie de la classe. Ils sont en train d'oublietter enseignants et parents d'élèves qui étaient présents. »
De la sidération on passa à l'incrédulité. Drago et Hermione regagnèrent leur baguette, tandis que Narcissa afficha un sourire en allant prendre son petit-fils dans ses bras. Ce dernier se laissa faire, content de pouvoir demander une énième fois à sa grand-mère ce qu'il allait recevoir pour Noël. Il y avait tout à parier que sa manifestation magique lui en rapporte plus, et c'était tout bénéfique pour son esprit d'enfant. Alors vraiment, il ne comprenait pas pourquoi on en faisait tout un plat.
« Si ce n'est que ça… Tu veux un verre ? » demanda-t-il à sa meilleure amie.
Maintenant qu'il avait la raison, Drago était presque déçu que ce ne soit que ça. Pendant un instant, il avait imaginé qu'un attentat venait de se produire, qu'on comptait l'assassiner lui et sa famille, pour le capturer ou même pour lui annoncer qu'il avait gagné au dernier concours qu'il avait fait, celui au dos de la boîte de céréales.
Suivant des yeux le vice-ministre alors qu'il se rapprochait d'une armoire pour y prendre un verre à apéro, puis vers une autre pour trouver de quoi servir ledit apéro, Pansy tendit la main pour réceptionner sa boisson avec un remerciement et se mit à raconter les détails de ce qui s'était passé. Comme prévu, elle était allée le chercher après l'école -il était en maternelle-, mais quand tous les petits bouts de choux s'étaient précipités hors de la classe pour rejoindre leurs parents qui attendaient dans le couloir, Scorpius, en se préparant, s'était mis à faire léviter toutes les chaussures pas encore mises.
« Et tu es sûr que ce n'était pas volontaire ? » demanda lady Malfoy d'une voix amusée au garçonnet.
« Ah oui Narcissa, parce que je voulais juste montrer ma magie à Pansy en maintenant en l'air plus longtemps un crayon. Sauf que je l'ai lancé et il m'est retombé sur la tête. Forcément, j'ai été déconcentré. »
Sa marraine ricana légèrement, d'une part parce qu'elle se remémorait le vol plané du crayon, et d'autre part parce qu'elle trouvait particulièrement drôle les réflexions de Scorpius. Il n'était pas bête et comme sa mère, il voulait tout comprendre. Seulement, il mettait son savoir au service d'explications qu'il souhaitait tout à fait logique pour justifier ses bêtises alors que pas forcément. Et le bougre le faisait bien, il arrivait assez souvent qu'il se dédouane de la sorte. Un futur serpentard ? Il en va s'en dire que c'était ce que souhaitait Drago et ses amis de la première heure, contrairement à Hermione et les siens. L'éternelle rivalité des maisons, que voulez-vous, qui perdure bien après Poudlard.
« Moi ce qui m'intéresse, » commença Hermione. « C'est de savoir comment vous avez réussi à transplaner ici. »
En tant qu'auror, elle avait littéralement miné l'endroit contre toute intrusion, alors ce moyen de transport était bien évidement proscrit. Si Pansy avait réussi à passer outre, elle en serait vexée, la Parkison n'étant pas une sorcière particulièrement douée avec la magie, ou en tout cas pas comme elle. Cependant, pour sa plus grande surprise, c'est son fils qui prit un air d'ange cornu, tout penaud d'avoir été découvert.
« Ce n'est pas de ma faute Hermione, la dernière fois que tu as renouvelés les sortilèges, j'étais en train de lire sous ma couette et je t'ai entendu. »
« Mais et… Eh attends ! Tu lis la nuit ?! Scorpius Malefoy, la nuit, on dort ! »
« Toi et Drago, vous ne dormez pas forcément non plus. »
A cette réflexion, les parents rougirent de gêne et Pansy rigola. Cela n'empêcha pas à la petite tête blonde de continuer.
« Par contre j'ai dû louper le moment où tu as changé la configuration de l'alarme, parce que le code que j'ai donné à Pansy n'a pas marché. C'est dommage, je ne voulais pas faire louper la surprise à Narcissa. »
Franchement, après tout ce qu'il venait de raconter, est-ce qu'on pouvait vraiment arriver à lui en vouloir ? Déjà, son niveau de réflexion et d'expression pour son jeune âge avait de quoi impressionner, et ensuite, même si tout le monde était habitué, le fait qu'il appelle chacun par son prénom surprenait toujours. Normalement, les petits garçons de presque 5 ans désignaient leurs parents et leurs proches par leur titre, c'est-à-dire papa, maman, mamie, papi, marraine, etc. Eh bien Scorpius non, et lorsqu'on lui avait demandé pourquoi, il avait répondu d'une voix légèrement condescendante que c'était parce que c'était comme ça que les gens se prénommaient, et que si on les avait baptisés ainsi, c'était bien pour s'en servir.
« Quelle surprise ? Où est l'enveloppe ? »
Jetant un coup d'œil alentours, soulevant un ou deux coussins qui trainaient sur l'un des fauteuils, Narcissa finit par retrouver ce qu'elle voulait sur le sol, à moitié dissimulé sous la table basse. Elle la ramassa, s'attirant les regards et les sourires de tout un chacun et lorsqu'elle l'ouvrit, son visage s'illumina. Effectivement, il s'agissait de la dernière échographie d'Hermione, et pour avoir déjà vu ce genre de photos précédemment dans sa vie, elle savait reconnaitre ce qu'elle voyait. Prise d'émotion, elle plaqua une main contre sa bouche, ses yeux se remplissant de bonheur.
« Ils vont les appeler Lyra et Khara. » annonça Scorpius, incapable de se retenir.
Bien sûr, cela lui valu un autre regard exaspéré de la part d'Hermione, tandis que Narcissa, après avoir enregistré l'information, ne put retenir à une larme de venir perler au coin de son œil. En plus de lui offrir deux magnifiques petites-filles -il ne pouvait en être autrement-, ils perpétuaient la tradition de la famille Malfoy en ayant choisi un nom de constellation et un d'étoile. C'était l'une des raisons pour laquelle elle adorait Hermione. Quand elle avait commencé à fréquenter Drago, elle avait vraiment écouté les récits sur tout ce côté sang-pur de la société, et bien qu'elle ne soit pas toujours d'accord avec les manières, elle avait fait l'effort de chercher à comprendre et respectait. Une flexibilité de caractère qui était tout à son honneur, et qui était la raison quant aux prénoms de ses enfants.
« Mère ? Vous êtes sûr que vous allez bien ? Vous êtes toute pâle. »
« Oui, oui Drago, je vais m'asseoir un instant, c'est l'émotion. Quand je vais écrire ça à ton père… »
« Il va faire une syncope. » compléta Pansy.
Narcissa regarda la jeune femme les sourcils légèrement froncés, l'air songeur.
« Peut-être pas une lettre, alors. »
Et elle n'avait nullement envie d'aller le lui annoncer non plus. Quand elle lui avait appris que Drago, son fils unique, avait trouvé l'amour dans les bras d'une née-moldu, il s'est cassé quelques phalanges d'un pied en donnant un coup dans le mur de la salle des visites. Résultat maintenant ils l'attachaient à sa chaise à chaque fois qu'on venait le voir à Azkaban. Il était toujours amer de cet évènement.
Pendant qu'elle y pensait, les conversations avaient pris une tournure plus détendue dans le salon, les trois adultes bavardant autour de Scorpius, ravi d'être au centre de leur attention. Narcissa s'y mêla avec plaisir, revenant assez souvent sur le fait qu'il allait être un grand frère pour deux sœurs. Pas sûr que ça lui plaise vraiment, cependant. Et c'est ainsi que comme annoncée, la lettre du ministère arriva pour relater de la mésaventure à l'école.
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« Hermione ? » demanda la voix de Scorpius.
Assise sur son lit comme d'habitude depuis qu'elle était en arrêt total, Hermione releva la tête pour croiser le regard de son fils et l'inciter à parler.
« Est-ce que toi et Drago vous allez moins m'aimer ? »
Elle ne fut pas vraiment surprise de sa question, car si en public le petit garçon faisait preuve de façade, en privé, les parents avaient déjà pu remarquer un léger changement de comportement. Il faisait les choses plus lentement quand il était avec eux, essayant de gagner du temps, et multipliait les marques d'affections comme des câlins, mais également des colères. C'était surtout ce dernier point qui les avait mis sur la piste de sa grossesse, mais Scorpius n'avait pas été tout de suite en mesure d'en parler. Le fait qu'il arrive à formuler ce qu'il ressentait à ce propos était assez récent, en fait, et si la première fois l'un comme l'autre avait fondu devant ses angoisses, maintenant ce n'était plus autant le cas.
« Bien sûr que non, enfin. Tu seras toujours notre fils, tu resteras toujours notre aîné. »
« Mais vous allez avoir moins de temps. »
« Peut-être au début, le temps qu'on s'organise, mais je te promets qu'on trouvera des solutions pour que tout le monde y trouve son compte. Sois sans crainte, et n'ais pas peur de nous dire ce que tu ressens et ce que tu veux, à l'avenir, parce qu'on ne peut pas deviner. »
D'un commun accord, Drago et elle avait décidé de ne pas lui mentir, et si au début il avait été davantage effrayé en comprenant qu'effectivement, une partie du temps libre de ses parents serait accaparé par les jumelles, il en était venu à conclure qu'il pourrait les aider pour que les choses aillent plus vite et donc, pour qu'il les ait plus pour lui. Certes, il demeurait un enfant avec ses doutes et son apprentissage du monde encore à développer avant de pouvoir prétendre tout comprendre, mais il finissait en général par penser et repenser les situations jusqu'à trouver une solution qui lui convienne, même si cela n'était pas toujours correct. C'était aussi ça, être un enfant, avoir la possibilité de cultiver son imagination.
« Albus sera là samedi ? »
« Vouip. » répondit Hermione d'un ton enjoué. « D'ailleurs, à lui, on n'a pas encore trouvé de cadeau. »
D'un geste, la jeune femme se déplaça légèrement, une main sur son ventre comme pour le préserver des moindres secousses bien que cela soit inutile, et dégota un catalogue de jeux qu'elle ouvrit devant elle et Scorpius. Pour une fois, ce n'était pas des documents de travail qui envahissaient la surface du lit, mais de quoi faire ses emplettes de Noël « en ligne ». Une bonne chose quand on était bientôt enceinte jusqu'aux yeux et qu'on ne pouvait pas aller se perdre sur des marchés pour faire ses achats. C'était le petit côté chiant du truc, d'être dans son état à cette période de l'année. Cependant, elle ne l'échangerait pour rien au monde. Ainsi, en ce jeudi après-midi où le Malfoy junior avait les vacances, deux jours avant qu'ils ne fassent un Noël des amis, elle allait commander ce qu'il lui fallait.
Ils y étaient depuis le matin et avait déjà pu tracer une dizaine de personnes de la liste, une onzième avec Albus pour qui ils venaient de se décider pour une paire de patins à roulettes et dans la foulée, d'un skate pour James. Leur restait encore Blaise, Ginny et Théo. En pratique, parce qu'en théorie Narcissa et Astoria n'avaient pas encore de cadeaux, mais Drago avait dit qu'il s'en chargerait. Pour la première, Hermione n'avait tout simplement pas d'idées, mais pour la seconde, c'est parce qu'elle était toujours un peu mal à l'aise en sa présence. Après tout, cette fille et Drago avaient été très proche un temps, au point de se fiancer et de le rester bien six mois. C'était les circonstances qui avait fait que ça n'avait pas marché entre eux, un évènement particulièrement éprouvant pour Astoria qui avait tout remis en cause dans sa vie : sa sœur, Daphnée, était tombée gravement malade de la dragoncelle, contracté dans un autre pays sans avoir de traitements à portée de main. Elle aurait pu y passer. Quoi qu'il en soit, Astoria avait tout plaqué fiancé, carrière, maison… tout, et n'avait plus donné signe de vie jusqu'à il y a trois ans, environ. Donc certes, l'histoire avec Drago était finie depuis des années, mais Hermione ne pouvait s'empêcher de se dire que ses deux-là avaient un jour été amoureux et intimes. Elle se souvenait d'ailleurs encore de l'humeur de Drago quand il s'était retrouvé tout seul. Ça avait contribué à les rapprocher un peu plus.
« Hermione ! Il y a une tête dans la cheminée ! » s'égosilla alors Scorpius du salon où il avait finalement battu en retraite pour suivre son dessin-animé préféré.
Pestant contre l'imposteur qui n'envoyait pas de hibou ni ne venait en chair et en os, elle répondit qu'elle arrivait et entreprit de se rendre jusqu'à la cheminée. En prenant son temps, et si elle faisait attention à cause de sa grossesse, elle en faisait également pleinement exprès. Espérons que ce n'était pas une communication urgente, mais franchement, rien que d'imaginer la douleur dans les lombaires qui devait s'installer à force d'avoir la gueule dans l'âtre, ça l'amusait. Eeeeet… La victime était George Weasley ! A sa grimace, il devait vraiment être inconfortable, et alors qu'il la voyait et la saluait, Hermione prit encore quelques secondes -minutes- à prendre une chaise et à l'installer devant la cheminée, s'excusant ensuite de toute cette attente en mettant tout sur le dos de ses bébés. Dur pour elles, alors qu'elles n'étaient encore même pas nées.
« Tu sais que la cheminée est l'un des moyens les plus lents pour communiquer ? » commença Hermione. « Pourquoi tu te donnes cette peine ? Avec toi, je me méfie. »
George parut alors sourire, ce qui ressembla plus à une sorte de grimace, dans les cendres. Et quand il répondit, sa voix était obstruée, comme s'il avait un gros chat dans la bouche ou comme s'il allait clamser parce qu'il manquait d'air. C'était un peu bizarre, parfois, d'être un sorcier.
« Tu te souviens de Eddy, qui bosse à la boutique avec moi depuis cet été ? »
Hermione acquiesça, lui donnant le feu vert pour continuer.
« Ben il vient pour Noël, samedi. »
« Oh non George, on vient de faire tous les cadeaux ! » s'écria la voix plaintive de Scorpius, depuis le canapé.
Mais sa réclamation ne faisait pas foi, et Hermione balaya le commentaire en répliquant qu'une babiole ne prenait que deux minutes à être trouvé.
« Merci. Et maintenant… la raison de pourquoi je me tue à être dans la cheminée. »
On y était, et à dire vrai, si Hermione releva un sourcil d'interrogation, elle se méfiait comme de la peste de ce qui allait se produire dans les secondes qui suivent. Et elle avait raison, car le jumeau Weasley disparut en rigolant, mais au lieu de produire une gentille gerbe d'étincelle en laissant l'âtre tranquille, des bonbons qui furent projetés un peu partout, pour le plus grand bonheur de Scorpius qui allait pouvoir se goinfrer, et pour le plus grand malheur d'Hermione parce qu'elle en reçut un en pleine tête. Mais franchement, elle s'attendait à mieux, c'était presque trop banal pour être vraiment intéressant. Sans doute parce que George avait habitué à des farces bien plus… complexe. Comme le kit Poudlard, par exemple, qu'il avait sorti récemment et qui était un pack surprise destiné à tout élève ou professeur de l'école, pourvu qu'ils aient envie de pimenter un peu la scolarité et la vie de Rusard et Peeves. Ainsi, on comptait des bonbons classiques comme les nougats néensang, mais avec un peu de chance, on pouvait tomber sur un marécage portatif, une patinoire dépliable, une potion d'invisibilité, des croquettes animales qui donnent au compagnon à plume ou à poil la capacité de parler -Drago avait testé ça sur Pattenrond, un jour…- et une catapulte à Peeves. Oui parce que ce salaud de Weasley avait trouvé le moyen de produire un article pour effrayer cet esprit frappeur, et à en croire les échos, cela fonctionnait vraiment. Hermione oubliait encore certainement des choses possibles dans ce pack, mais à vrai dire c'était peut-être mieux pour sa santé mentale. Pour les plus grands élèves, il y avait un kit option défi, et l'un d'eux avaient un rapport avec des culottes… Non vraiment, elle ne voulait pas savoir.
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Le samedi arriva à grand pas, et le soir du 24, l'appartement fut envahi par les familles de leurs amis. James, Scorpius et Albus étaient déjà à courir partout ou à essayer de subtiliser le plus possible de petits fours apportés par Blaise et Pansy. Il fallait juste faire attention à ce qu'ils ne prennent pas les prunes marinées à l'alcool, parce que s'ils finissaient malade, ça n'allait pas être cool.
« Drago est encore au boulot ? » demanda Harry en s'approchant d'Hermione.
« Oui, une affaire de dernière minute. Je n'ai pas tout compris à ce qu'il m'a dit en partant, mais puisqu'il y est allé, ça devait vraiment être important. »
« Il fera un bon ministre. » intervint la voix rêveuse de Luna. « Papa et moi on le soutiendra avec le chicaneur. »
« Pauvre de moi s'il devient effectivement ministre, il aurait encore moins de temps. Mais je suis sûr que ça ne sera pas avant quelques années. Kingsley n'est pas encore prêt d'arrêter. »
« Et c'est tant mieux parce qu'il a accepté de faire financer mes recherches et je suis sur le point de trouver quelque chose. » s'immisça Théo en glissant un bras autour de la taille de Luna.
Ce dernier était potionniste dans un laboratoire pharmaceutique, et il cherchait sans relâche à faire une découverte comme un vaccin, un nouveau médicament… On ne savait pas trop, en fait, il donnait parfois l'impression de poursuivre une chimère, un trait qu'il partageait sans nul doute avec Luna et qui les avait rapprochés.
« Trouve un remède contre les saloperies que George fait. » bougonna Neville. « Non mais sérieux mec, dans ton kit, il y a une fiole qui permet d'immobiliser les plantes ! »
« C'est pour les mandragores et les filets du diable. » rigola le concerné. « Les premières on sait tous qu'il y a un cours à propos, et pour les seconds, on m'a rapporté que tu en élevais dans ta serre et que les élèves ne pouvaient du coup pas venir remplir leur défi. »
En tant que professeur de botanique à Poudlard, il était aux premières loges pour subir les inventions du rouquin. Et il détestait ça, parfois, bien qu'il dût avouer qu'il avait réussi à se procurer une catapulte à Peeves et que c'était bien mieux ainsi.
« C'est n'importe quoi, tu es inconscient de ce que ça provoque aux plantes. Ça risque de les rendre plus agressives. »
« Ah, note Eddy, il faut qu'on prenne ça en compte, alors. »
« En tout cas, je trouve que ce n'est pas une mauvaise idée, ces packs, George. Ça anime. »
« Et c'est Astoria Greegrass qui dit ça, une sainte du temps de Poudlard. » ricana Pansy.
Il n'y avait pas vraiment d'animosité entre les deux femmes, elles avaient été amies sur les bancs de l'école, mais on ne pouvait pas vraiment dire que c'était très chaleureux non plus. Pansy, en tant que meilleure amie de Drago, ne se souvenait que trop bien des états d'âme du blond après le départ d'Astoria. Qu'elle ait eu des raisons ou pas, ses mesures avaient été extrêmes aux yeux de la Parkinson.
« Oh, je peux vous assurer qu'elle n'est plus si sainte que ça. » intervint Ron, un croissant au jambon s'apprêtant à être englouti dans sa main.
« Ça, tu vois, c'est le commentaire de trop. » dit Ginny en lui donnant une petite tape derrière le crâne.
Certes, Ginny n'était pas femme à avoir des sujets tabous dans une conversation, mais quand il s'agissait de ses frères, elle ne voulait rien savoir de leur intimité.
« Bon, et si on passait à la dinde ? » coupa Blaise.
« Morval. » piqua Pansy.
« Du tout ma fleur, c'est juste qu'il est 21 heures. »
Et effectivement, quand les têtes se tournèrent pour regarder l'horloge murale, ils purent constater de l'emplacement des aiguilles.
« Ok, je fais chauffer ! Poussez-vous les minus. » rigola Ginny en faisant exprès de bousculer sur son passage jusqu'à la cuisine.
Et alors qu'ils se mettaient finalement tous à table dans la bonne humeur, Hermione poussa un petit soupir de lassitude. Drago n'était toujours pas revenu.
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A l'étage 6, suite présidentielle, une bien étrange scène était en train de se produire. Vraiment ?
Le blond n'avait aucunement dans l'idée de venir ici un 24 décembre alors qu'il recevait le soir-même, mais alors qu'il était dans les préparatifs avec sa famille, un hibou était arrivé. Il avait été intrigué en voyant qu'il s'agissait d'une enveloppe cachetée en provenance du ministère, légèrement contrarié par son contenu. Il était presque 18 heures quand il s'était excusé et avait filé pour le cœur de la sorcellerie anglaise en promettant de ne pas être trop long. Il n'avait pas perdu de temps pour gagner le bureau de Kingsley et y entra sans même frapper.
« C'est sérieux, cette histoire ? »
« Oui. »
« Mais sérieusement ? Pourquoi on n'a pas été prévenu plus tôt ? »
« Parce qu'apparemment, il y a eu une erreur au tri du courrier et qu'on n'a jamais reçu la communication. »
« On passe pour des pingouins. »
« Alors tâchons de rendre cette rencontre inoubliable. Ils seront là dans moins de deux heures. »
« Ah, et rappelez-moi pourquoi aujourd'hui, maintenant ? »
« Pour nous emmerder. » rigola Kingsley. « Oykü ne nous aime pas, elle ne va pas en rater une. Si ça se trouve ils n'ont même jamais envoyé de communiqué. »
Et c'est sur cette réflexion que commença la course à l'organisation. Puisqu'on était à la veille de Noël, Kingsley avait préféré déranger le moins de monde possible et ainsi, seul une infime partie du département de la coopération magique, lui, les assistants du ministre et quelques journalistes étaient présent. C'était suffisant, surtout que tout le monde tirait la tronche d'avoir dû se déplacer à la dernière minute.
A 19h56 cependant, tout était prêt, ou du moins quelques assistants finissaient de mettre en place les brocards dans la salle de signature alors que le ministre de la magie turc et sa suite arrivaient au rez-de-chaussée. Shacklebolt était paré à les accueillir et se tenait déjà en place, entouré de la coopération magique. Les salutations avaient commencé quand Drago, encore en train d'ajuster correctement sa robe de sorcier, se mêla à son groupe. Pouf, ni vu ni connu !
« Kingsley ! ça me fait plaisir de vous revoir. Pardonnez-moi de vous déranger à cette période de l'année, je sais que c'est jour de fête, par chez vous, mais c'était le seul moment avant la fin de l'année qui était encore libre sur mon programme. »
Drago se retint de rouler des yeux, ennuyé de cette hypocrisie dont personne n'était dupe mais dont on tairait absolument tout dans les journaux de demain. En tout cas, tout le monde tint son rôle, et la première demi-heure de politesse et de convenance se passa sans anicroche. Et la demi-heure devint une heure et demi sous l'impulsion d'Oykü, l'impitoyable Turque qui testait une fois de plus leur patience mais qui surtout, voulait s'assurer de ses avantages à signer cette nouvelle voie commerciale entre leurs deux nations.
Mais l'étrangeté de la scène, c'est lorsqu'Harry débarqua à 21h30 après l'insistance d'Hermione, et qu'il arriva au beau milieu de la séance d'apposition des signatures. Ce dernier, prenant conscience du dérangement qu'il occasionnait, s'excusa et voulu repartir, rouge de la tête au pied. Il n'en n'eut toutefois pas l'occasion, car Drago l'alpagua déjà en s'approchant rapidement de lui et en passant un bras autour de ses épaules. Un geste bien surprenant de la part du blond, mais il avait une idée derrière la tête et son agacement faisait qu'il allait la mettre à exécution sans réfléchir.
« Voilà le truc. Madame la ministre, ça fait 1h30 que vous êtes là, plus ou moins, et nous, ça fait trois heure et demi. C'est jour de fête en Angleterre, une fête où amis et famille se rassemblent. Monsieur Harry Potter, ici présent, est venu me chercher parce que ma femme, mon fils et mes proches m'attendent pour que leur réveillon soit complet. Alors arrêtez de nous retenir en chipotant sur les convenances et les petites tournures de phrases que vous n'êtes pas sûr de comprendre alors que ça fait deux mois que le contrat est prêt et sur vos bureaux. Signez ces papiers. Ou ne les signez pas, auquel cas le peuple anglais se passera des produits que vous auriez pu lui fournir. Après tout, le Royaume-Unis est un pays développé et prospère, qui entretient un très bon rapport avec son homologue moldu. Ce qui n'est pas le cas de la Turquie. Alors arrêtez de faire semblant d'hésiter, et faites ce que vous avez à faire. Dans mon cas, c'est de vous souhaiter une agréable fin de soirée. Je suis sûr que le peuple anglais comprendra ma défection à un moment comme celui-ci, car il y a parfois plus important que le business. »
Saluant alors tout le monde d'un signe de la tête poli et courtois pour l'assemblé qui était comme médusée, surtout les étrangers, Drago entraina Harry afin de quitter le bureau sous les flashs des photographes.
« T'es sûr de toi ? » demanda le survivant. « Ça va faire les gros titres, demain, et pas que du pays. »
« Je sais. Il y a ceux qui se serviront de ça pour essayer de créer un incident diplomatique, d'autres qui me soutiendront, me traiteront de con… Et alors ? Nadjep va le signer cet accord, si ce n'était pas le cas elle aurait choisi un autre moment. Tient d'ailleurs, t'étais au courant que ça devait se faire ce soir ? »
« Non. Sur le coup je me suis demandé s'il n'y avait pas une déclaration de guerre en cours. »
« Ça t'aurais fait trop plaisir, t'aurais peut-être pu survivre deux fois. » se moqua Drago.
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Noël avait battu son plein jusqu'à trois heures du matin environ. Après quoi, Ginny et Harry étaient rentrés coucher leurs enfants, suivi de George et Eddy pour qui la période en tant que commerçant était rude. Ce dernier s'était d'ailleurs montré être un invité bout en train et sociable, prenant plaisir à se mêler aux discussions et aimant en apprendre plus sur tout un chacun. Officiellement, le jumeau Weasley l'avait invité parce qu'il ne faisait rien ce soir et que le rouquin trouvait ça tristounet, mais une ou deux personnes parmi les amis se demandaient s'il n'y avait pas une autre raison. Qu'importe, ils avaient enchaîné sur une bataille explosive, plusieurs, en fait, se soldant par quelques frayeurs et dégâts capillaires. Luna et Théo s'éclipsèrent à la suite de cela, et lorsque tout le monde vota et que le jeu des actions l'emporta, Astoria prit également la poudre d'escampette, entrainant Ron dans son sillage.
Etonnamment, Neville fut le dernier à partir, peu après que cinq heures aient sonné au clocher le plus proche. Blaise et Pansy avaient déjà déserté depuis une bonne demi-heure. Et quand l'appartement fut vide et que Drago et Hermione se retrouvèrent dans les bras l'un de l'autre sous la couette, ils avaient leur batterie complètement à plat. D'un commun accord, ils décidèrent de s'offrir leur cadeau, ceux dans les petites boites en carton posées respectivement sur leur table de nuit, le lendemain.
Rien ne se passe comme prévu, cependant, et ils furent réveillés quelques heures à peine après s'être couché par des hiboux qui venaient inlassablement taper contre les carreaux des fenêtres. Si ça n'avait été que ces petits bruits, pourquoi pas, mais il s'avérait que la présence des volatiles commençait à angoisser Scorpius. Drago avait donc réceptionné le courrier, essentiellement composé de journaux, avec mauvaise grâce.
« Nom de dieu ! » s'exclama-t-il en faisant sursauter Hermione.
Elle essaya bien de lui demander la raison de son accès d'humeur, mais Malfoy était trop occupé à se redresser brusquement et à se plonger tête la première dans l'article qu'il avait sous les yeux. Du coup, sa compagne n'eut d'autres choix que de mener sa propre enquête, prenant à son tour un périodique. Au fil de la lecture, ses yeux s'écarquillèrent.
Libre circulation des personnes interrompue avec la Turquie !
Il y a deux mois maintenant, l'accord pour la nouvelle voie commerciale entre le Royaume-Unis et la Turquie sorcière trouvait son point final. En jeu, des milliers de galions et la possibilité pour tout un chacun de trouver de nouveaux articles sur les rayons des boutiques mais surtout, l'extension des choix d'exportations pour les entreprises qui aurait à coup sûr permis une légère hausse du bénéfice annuel. Oui mais voilà, les papiers étaient encore à signer et si cela relevait de la simple formalité, tout a basculé.
Hier soir, quelques minutes avant vingt-heures, la ministre turque Oykü Nadjep mettait pied à terre avec sa suite au ministère de la magie anglaise. Pour l'accueillir, notre ministre Kingsley Shacklebolt, le vice-ministre Drago Malfoy et quelques membres du département de la coopération internationale étaient présents. Le tout entouré de journalistes, cette rencontre a commencé par les convenances habituelles, M. Shacklebolt proposant à ses homologues de leur offrir une visite des locaux avant de les mener à son propre bureau afin de procéder aux signatures. Seulement, au moment venu, de nombreuses questions furent posées, trahissant une certaine nervosité de la part de la représentante de la Turquie sorcière.
C'est dans ce climat que Drago Malfoy, sans doute lassé d'attendre de pouvoir partir réveillonner, intervint avec des mots comme « pays développé, prospère, sociable » en parlant de l'Angleterre, et comparant la nation comme le contraire de la Turquie sur ces points-là. Suite à quoi, après avoir invoqué le fait que Noël était une fête importante, il quitta les lieux.
Suite à cela, Mme Nadjep signa les papiers et partit. Ce n'est qu'une fois de retour sur le sol Turc qu'elle prit la mesure de clore les voies de transports magique entre l'Angleterre et la Turquie, ponctuant sa décision par un bref communiqué :
« Cher sorciers et sorcières. Ce soir a eu lieu la signature de l'accord commercial entre notre pays et le Royaume-Unis. Seulement, il s'est avéré que leurs traditions avaient plus d'importance que le respect, comme l'a si bien expliqué leur vice-ministre Drago Malfoy. A ce titre, il me semble respecter leurs coutumes en bloquant tout accès entre notre pays et le leur et ce, pour qu'ils ne soient pas dérangé dans leurs célébrations. »
Si certains expatriés qui avaient prévu de prendre un porteauloin pour revenir passer Noël et Nouvel-an avec leur famille et vice-versa ont réussi à se tourner vers les moyens de transports moldus, ce n'est pas le cas de tout le monde et plusieurs demandes de rapatriements ont déjà été enregistrées. Du côté de la population Turque, la communauté semble approuvée et appuyée la mesure. Reste à savoir quand Mme Nadjep a prévu de la lever et comment notre gouvernement réagira-t-il.
Un fou-rire nerveux quitta la gorge d'Hermione tandis que Drago avait fini par se lever et se préparait maintenant rapidement à la salle de bain. L'eau de la douche coulait mais la future maman ne s'en préoccupa pas, attrapant plutôt un second journal pour parcourir avidement ces pages. Tous relataient plus ou moins la même chose, mais il y en avait clairement qui prenaient à revers l'affaire pour tacler Drago. Finalement, les petites boîtes allaient attendre avant d'être offerte, le vice-ministre partant à toute vitesse pour le Ministère tandis qu'Hermione maudissait une énième fois de ne pas pouvoir y aller également. Résultat des courses, si elle s'occupa de Scorpius, elle se rongea les sangs jusqu'au soir.
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« Alors la famille, vous êtes tous prêts ? » demanda un homme d'une trentaine d'année aux Malfoy qui se tenaient face à lui.
Dos au papier beige, la maman réajusta le petit bonnet mauve de sa fille tandis que le papa passait un bras autour des épaules de son fils. Ils donnèrent ensuite le signal et l'appareil photo crépita pour immortaliser l'instant, figeant les visages d'Hermione, Drago, Scorpius et Lyra tels qu'ils étaient actuellement. Une famille au complet.
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Et voilà ! Qu'est-ce que vous en avez pensé, est-ce que vous vous attendiez à quelque chose dans ce style ? Est-ce que vous avez envie de lire la suite ? Donnez-moi vos avis, c'est important pour que je puisse m'améliorer !
Et il est de mise de féliciter Mimbelus Mimbletonia et ChefPopo pour avoir trouvé réponse à l'une des questions laissé au bas du dernier chapitre concernant la surprise à Narcissa : des jumeaux ! Jumelles, dans le cas présent. J'aimerais vous offrir une petite récompense et puisque j'aime les défis, voilà ce que je vous propose : Vous pouvez m'imposer un ou plusieurs mots que je devrai insérer dans le prochain chapitre.
Merci d'avoir pris le temps de lire, on se revoit bientôt
